QCM : Hépatite B : dépistage et traitements (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle était la prévalence du portage chronique du VHB en France en 2016 ?

0,3 %
2,2 pour 100 000 personnes
5 %
10 %

0,3 %

Explication

La prévalence du portage chronique du VHB en France était de 0,3 % en 2016. La valeur de 5 % correspond à la part de la population déjà en contact avec le virus, tandis que 2,2 pour 100 000 est une mesure de mortalité.

2. Après une exposition au VHB, un patient demande quelle durée d’incubation est attendue et quelle plage reste possible. Quelle réponse est correcte ?

Plus de 6 mois, comme pour définir la chronicité.
Environ 90 jours, avec une plage de 30 à 180 jours.
Environ 30 jours, avec une plage de 30 à 90 jours.
Environ 180 jours, avec une plage de 90 à 180 jours.

Environ 90 jours, avec une plage de 30 à 180 jours.

Explication

L’incubation dure en moyenne 90 jours et peut varier de 30 à 180 jours. Les valeurs de 30 et 180 jours sont des bornes de la plage, tandis que six mois correspond au critère de persistance de l’Ag HBs pour définir une hépatite chronique.

3. Chez une personne infectée par le VHB, l’Ag HBs reste détectable sept mois après le début de l’infection. Comment classer cette évolution ?

Une hépatite B aiguë, car seuls 10 % des patients restent infectés.
Une hépatite B aiguë, car la persistance de l’Ag HBs peut durer jusqu’à un an.
Une hépatite B chronique, définie par une cirrhose apparue après plusieurs années.
Une hépatite B chronique, définie par la persistance de l’Ag HBs au-delà de six mois.

Une hépatite B chronique, définie par la persistance de l’Ag HBs au-delà de six mois.

Explication

La persistance de l’Ag HBs pendant plus de six mois définit l’hépatite B chronique, qui concerne 10 % des infections. Une cirrhose est une complication ultérieure et la proportion de 10 % décrit la fréquence de chronicité, pas son critère diagnostique.

4. Une personne vivant avec une hépatite B partage un logement avec un proche. Quel comportement présente un risque de transmission du VHB ?

Partager une poignée de main avec la personne infectée
Partager une pièce sans contact avec du sang
Partager un rasoir portant des traces de sang infecté
Partager un repas préparé par la personne infectée

Partager un rasoir portant des traces de sang infecté

Explication

Le VHB se transmet lorsqu’un contact entre personnes vivant sous le même toit expose au sang infecté; les contacts bénins du quotidien ne le transmettent pas. Partager un repas, une poignée de main ou une pièce sans exposition au sang relève de contacts bénins.

5. Que permet d’évaluer l’élastométrie hépatique dans le bilan diagnostique d’une infection par le VHB ?

Le degré de fibrose hépatique
La fonction de synthèse hépatique
La présence de nodules hépatiques
L’activité de réplication virale

Le degré de fibrose hépatique

Explication

L’élastométrie sert à évaluer la fibrose du foie. La recherche de nodules hépatiques relève plutôt de l’écho-Doppler hépatique.

6. Comment les analogues nucléos(t)idiques freinent-ils la réplication du VHB ?

Ils stimulent une réponse immunitaire cytotoxique qui détruit les cellules infectées.
Ils bloquent la fixation de l’Ag HBs sur les récepteurs des cellules hépatiques.
Ils empêchent l’incorporation de nucléos(t)ides lors de l’élongation de l’ADN viral par l’ADN polymérase.
Ils inhibent la maturation des particules virales après leur sortie des cellules hépatiques.

Ils empêchent l’incorporation de nucléos(t)ides lors de l’élongation de l’ADN viral par l’ADN polymérase.

Explication

En empêchant l’incorporation de nucléos(t)ides pendant l’élongation de l’ADN viral, ces médicaments inhibent la réplication du VHB. La stimulation de la réponse immunitaire cytotoxique relève de la pathogénicité du virus, et non du mécanisme décrit pour les analogues.

7. Quel est l’objectif du ténofovir chez une femme enceinte ayant une ADNémie VHB supérieure à 200 000 UI/mL, sans indication personnelle de traitement ?

Réduire le risque de transmission du VHB à l’enfant en le prenant dès le troisième trimestre jusqu’à 12 semaines après l’accouchement
Remplacer la vaccination du nouveau-né en le prenant jusqu’à la naissance
Prévenir la cirrhose chez la mère en le prenant dès le premier trimestre jusqu’à l’accouchement
Éliminer l’Ag HBs chez la mère en le prenant pendant toute la grossesse

Réduire le risque de transmission du VHB à l’enfant en le prenant dès le troisième trimestre jusqu’à 12 semaines après l’accouchement

Explication

Le ténofovir est recommandé à partir du troisième trimestre et poursuivi jusqu’à 12 semaines après l’accouchement pour prévenir la transmission mère-enfant chez les femmes concernées. Il ne remplace pas la vaccination du nouveau-né, qui constitue une mesure distincte de prévention.

8. Quand l’interféron alfa pégylé est-il contre-indiqué en raison d’une affection thyroïdienne ?

Lors d’une surveillance régulière de la fonction thyroïdienne
En présence d’une dysthyroïdie stabilisée sous traitement
Après la résolution d’un trouble thyroïdien ancien
En présence d’une dysthyroïdie non contrôlée

En présence d’une dysthyroïdie non contrôlée

Explication

Une dysthyroïdie non contrôlée figure parmi les contre-indications à l’interféron alfa pégylé. Un trouble thyroïdien stabilisé n’est pas la situation précise identifiée comme contre-indication dans ces éléments.

9. En quoi le risque associé à l’interféron alfa en présence de théophylline diffère-t-il de celui lié à son association avec de fortes doses de méthadone ?

Il peut réduire les effets de la théophylline, tandis qu’avec la méthadone il provoque une neutropénie.
Il peut modifier le métabolisme de la théophylline, tandis qu’avec la méthadone il peut prolonger l’intervalle QT.
Il peut entraîner une rétinopathie avec la théophylline, tandis qu’avec la méthadone il provoque une hyperthyroïdie.
Il peut prolonger l’intervalle QT avec la théophylline, tandis qu’avec la méthadone il modifie son métabolisme.

Il peut modifier le métabolisme de la théophylline, tandis qu’avec la méthadone il peut prolonger l’intervalle QT.

Explication

L’interféron alfa peut modifier le métabolisme cellulaire de médicaments comme la théophylline, ce qui justifie la surveillance de sa concentration; à fortes doses, la méthadone est plutôt associée à un risque de prolongation de l’intervalle QT. La prolongation du QT n’est pas le risque indiqué pour la théophylline.

10. Pourquoi le suivi est-il rapproché pendant les douze mois suivant l’interruption d’un traitement antiviral contre le VHB ?

Pour mesurer l’apparition d’une résistance liée à la poursuite du traitement
Pour détecter une éventuelle réactivation du VHB après l’arrêt du traitement
Pour dépister à intervalles trimestriels un carcinome hépatocellulaire chez tous les patients
Pour confirmer chaque trimestre la disparition définitive de l’Ag HBs

Pour détecter une éventuelle réactivation du VHB après l’arrêt du traitement

Explication

La surveillance trimestrielle pendant douze mois vise à repérer une réactivation virale après l’interruption du traitement, avant de passer à un suivi semestriel. Le dépistage du carcinome hépatocellulaire est semestriel chez les patients à haut risque, mais ce n’est pas la raison du suivi trimestriel post-thérapeutique.

11. Lorsqu’on estime la circulation du VHB dans la population française, quel chiffre décrit la proportion de personnes ayant été en contact avec le virus au moins une fois ?

Environ 5 % de la population
Environ 2,2 % de la population
Environ 0,3 % de la population
Environ 50 % de la population

Environ 5 % de la population

Explication

Environ 5 % de la population française a été en contact avec le VHB au moins une fois, ce qui correspond à l’exposition cumulée au virus. Le chiffre de 0,3 % désigne plutôt la prévalence du portage chronique en 2016.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Hépatite B : dépistage et traitements.

En France, quelle était la prévalence du portage chronique du VHB en 2016 ?

0,3 %.

Combien de temps dure l’incubation de l’hépatite B, et quelle est sa plage ?

90 jours, avec une plage de 30 à 180 jours.

Quelle est la présentation la plus fréquente de l’hépatite B aiguë ?

Elle est asymptomatique.

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