QCM : Analyse transactionnelle et thérapies corporelles (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel contexte et dans quel pays naissent les psychothérapies humanistes, avant de se diffuser ensuite dans l’Occident ?

Aux États-Unis, dans le contexte socioculturel des années 1970
Aux États-Unis, dans le contexte socioculturel des années 1960
En Europe, dans le contexte socioculturel des années 1960
Dans l’ensemble de l’Occident, dans le contexte socioculturel des années 1960

Aux États-Unis, dans le contexte socioculturel des années 1960

Explication

Le mouvement du potentiel humain apparaît aux États-Unis dans le contexte socioculturel des années 1960, puis se développe dans tout l’Occident. L’Occident correspond à sa zone de diffusion, les années 1970 décalent sa naissance et l’Europe ne correspond pas à son lieu d’origine.

2. Une psychologue met au premier plan l’expérience vécue, les motivations positives et les décisions personnelles, tandis qu’elle décrit la psychanalyse comme centrée sur les pulsions, les conflits et les défenses. Quelle opposition exprime-t-elle ?

L’humanisme privilégie les pulsions et les conflits, tandis que la psychanalyse insiste sur le développement de soi
L’humanisme privilégie les décisions personnelles et les conflits, tandis que la psychanalyse insiste sur l’expérience vécue
L’humanisme privilégie l’expérience et les défenses, tandis que la psychanalyse insiste sur les motivations positives
L’humanisme privilégie l’expérience et le développement de soi, tandis que la psychanalyse insiste sur les pulsions et les conflits

L’humanisme privilégie l’expérience et le développement de soi, tandis que la psychanalyse insiste sur les pulsions et les conflits

Explication

La psychologie humaniste valorise l’expérience vécue, les motivations positives, le développement de soi et la décision personnelle, contrairement à la conception de la psychanalyse qu’elle critique. Les pulsions et les conflits sont attribués à tort à l’humanisme dans la première confusion, tandis que les défenses et les motivations positives sont interverties dans les autres.

3. Une personne consulte pour soulager sa souffrance psychique, mais souhaite aussi développer ses capacités et s’épanouir. Quel objectif correspond à la psychologie humaniste ?

Soulager sa souffrance psychique sans viser d’autre objectif personnel
Adapter son comportement aux attentes de son groupe social
Favoriser la réalisation de son potentiel et son épanouissement au-delà du soulagement
Analyser ses conflits pour expliquer ses symptômes et ses défenses

Favoriser la réalisation de son potentiel et son épanouissement au-delà du soulagement

Explication

La psychologie humaniste vise la réalisation du potentiel humain et l’épanouissement individuel, au-delà du seul soulagement de la souffrance. Se limiter au traitement des symptômes réduit cet objectif, l’analyse des conflits renvoie à l’approche psychanalytique critiquée, et l’adaptation sociale n’est pas l’objectif indiqué.

4. Dans un atelier thérapeutique, le groupe sert de cadre de rencontre, les participants prennent en compte leur corps et leurs émotions, et l’activité soutient leur développement personnel. Quel ensemble de principes cet atelier illustre-t-il ?

Rencontre et expérience communautaire, approche globale, développement du potentiel
Analyse individuelle des conflits, approche corporelle sectorisée, soulagement des symptômes
Expérience communautaire, séparation du corps et des émotions, recherche de conformité
Étude de la dynamique du groupe, approche intellectuelle, adaptation sociale

Rencontre et expérience communautaire, approche globale, développement du potentiel

Explication

Les axes communs incluent le groupe comme support de rencontre et d’expérience communautaire, une approche intégrant notamment corps et émotions, et la possibilité de développer son potentiel. Traiter le groupe comme objet d’étude confond sa fonction, l’approche intellectuelle écarte la vision globale, et la conformité ne correspond pas à la réalisation de soi.

5. Un programme de psychologie affirme que l’expérience vécue doit primer, que la personne ne doit pas être réduite à ses pulsions, que le sens compte et que les forces positives de l’être humain fondent sa dignité. Quel programme décrit-il ?

Le programme psychanalytique fondé sur l’expérience, la réduction aux pulsions, le sens et les forces positives
Le programme humaniste fondé sur l’objectivation, le réductionnisme, le sens et les déficits
Le programme humaniste fondé sur l’expérience, le non-réductionnisme, le sens et les forces positives
Le programme comportementaliste fondé sur l’expérience, le non-réductionnisme, les symptômes et les déficits

Le programme humaniste fondé sur l’expérience, le non-réductionnisme, le sens et les forces positives

Explication

Le programme humaniste met en avant la primauté de l’expérience vécue et du sens, le non-réductionnisme et la dignité humaine éclairée par l’étude des forces positives. La réduction aux pulsions contredit le non-réductionnisme, l’objectivation inverse la priorité accordée à l’expérience, et les déficits remplacent les forces positives.

6. Une personne a satisfait ses besoins physiologiques et se sent en sécurité, mais ne dispose pas encore de liens sociaux ni de reconnaissance. Quel besoin vient ensuite dans la hiérarchie de Maslow ?

Le besoin d’appartenance à un groupe
Le besoin de sécurité
Le besoin de réalisation de soi
Le besoin d’estime et de reconnaissance

Le besoin d’appartenance à un groupe

Explication

Après les besoins physiologiques et de sécurité, Maslow situe les besoins d’appartenance, puis ceux d’estime et enfin la réalisation de soi. L’estime placée trop tôt inverse deux étapes, la réalisation de soi saute les niveaux intermédiaires et la sécurité est déjà satisfaite dans la situation.

7. Une personne dont les besoins de base sont satisfaits recherche la création, la découverte et des expériences intenses. À quel type de motivation cette recherche correspond-elle chez Maslow ?

À une motivation d’abondance
À une motivation par déficit
À un besoin physiologique
À un besoin d’estime et de reconnaissance

À une motivation d’abondance

Explication

Chez Maslow, les motivations d’abondance répondent aux méta-besoins de création, de découverte et d’expériences intenses. La motivation par déficit concerne les besoins de base, tandis que l’estime et les besoins physiologiques relèvent de catégories distinctes.

8. Une thérapie humaniste se centre sur l’expérience vécue ici et maintenant, mais mobilise aussi l’inconscient, les traumatismes infantiles et le transfert. Quelle caractérisation convient à cette approche ?

Une approche qui écarte les notions psychanalytiques au profit du seul passé
Une approche centrée sur les traumatismes infantiles plutôt que sur le vécu présent
Une approche centrée sur le présent qui conserve souvent des notions psychanalytiques
Une approche qui reprend intégralement la méthode psychanalytique

Une approche centrée sur le présent qui conserve souvent des notions psychanalytiques

Explication

Les thérapies humanistes privilégient une approche simple centrée sur l’expérience ici et maintenant, tout en conservant souvent des notions psychanalytiques. Une rupture complète nie cette continuité, une reprise intégrale confond notions et méthode, et la réduction au passé contredit l’accent mis sur le vécu présent.

9. Au cours d’une séance, une personne prend conscience d’une émotion, d’une sensation corporelle et de son rapport à son environnement. Dans la théorie de Perls, qu’est-ce qui émerge ainsi dans sa conscience ?

Une sensation corporelle isolée de ses émotions et de son environnement
Un besoin déjà satisfait qui a cessé d’apparaître dans la conscience
Une forme ou un mouvement qui rend perceptibles plusieurs aspects de son expérience
Une interprétation intellectuelle sans rapport avec ses sensations vécues

Une forme ou un mouvement qui rend perceptibles plusieurs aspects de son expérience

Explication

La Gestalt est une forme ou un mouvement qui émerge dans la conscience et rend perceptibles les besoins, les émotions, les sensations corporelles et la relation à l’environnement. La réduire à une sensation isolée ou à une interprétation intellectuelle en omet des dimensions, et un besoin satisfait correspond à une Gestalt refermée.

10. Une personne ressent un désir insatisfait qui devient sa préoccupation dominante. Après l’avoir satisfait, elle voit cette préoccupation s’atténuer et une autre apparaître. Comment décrire cette séquence selon Perls ?

La Gestalt se ferme avant la satisfaction, puis le même désir demeure au premier plan
La satisfaction fait apparaître la figure, puis le besoin insatisfait devient le fond
Le désir devient une figure sur le fond, puis la Gestalt se ferme et une autre émerge
Le désir devient une figure sur le fond, puis la Gestalt reste ouverte après sa satisfaction

Le désir devient une figure sur le fond, puis la Gestalt se ferme et une autre émerge

Explication

Un besoin insatisfait émerge comme figure sur le fond de l’expérience et constitue une Gestalt ouverte; une fois satisfait, il se referme et laisse place à une autre Gestalt. Dire qu’elle reste ouverte après satisfaction omet la fermeture, tandis que les autres propositions inversent l’ordre du processus ou maintiennent l’ancien désir.

11. En séance, un thérapeute aide une personne à reconnaître une tension liée à un désir insatisfait et à la comprendre à partir de son vécu présent. Quelle démarche correspond à l’objectif de la Gestalt-thérapie ?

Reconnaître et satisfaire ici et maintenant le besoin insatisfait en reliant vécu et compréhension
Faire disparaître la tension sans identifier le désir qui la bloque
Expliquer le besoin par le passé sans chercher à le satisfaire dans le présent
Comprendre la tension de façon abstraite en la séparant du vécu de la personne

Reconnaître et satisfaire ici et maintenant le besoin insatisfait en reliant vécu et compréhension

Explication

La Gestalt-thérapie vise à reconnaître et satisfaire ici et maintenant les besoins et désirs insatisfaits qui bloquent le sujet, en associant vécu et compréhension de la tension. L’analyse du passé seule déplace le centre de l’intervention, la suppression sans reconnaissance néglige le besoin et l’abstraction dissocie compréhension et expérience.

12. En séance, une personne peine à identifier ses besoins et retient ses émotions. Quelle démarche correspond à la pratique gestaltiste décrite ?

Déduire les besoins par un examen intellectuel sans mobiliser le corps
Reconstituer les causes passées des tensions avant d’aborder les émotions
Favoriser la conscience sensorielle et corporelle ainsi que l’expression des émotions
Déterminer les besoins du patient à sa place et lui proposer des objectifs

Favoriser la conscience sensorielle et corporelle ainsi que l’expression des émotions

Explication

La Gestalt-thérapie mobilise la prise de conscience sensorielle et corporelle et l’expression des désirs réprimés pour aider la personne à repérer ses besoins et son autorégulation. L’explication historique confond cette démarche avec la recherche du « pourquoi » ; l’examen intellectuel néglige la dimension corporelle ; décider à la place du patient contredit son rôle actif.

13. Une personne parle de tensions ressenties dans le présent. Quelle question le thérapeute gestaltiste privilégie-t-il pour explorer son expérience ?

« Quelle interprétation de cette tension dois-je vous proposer ? »
« Quel diagnostic décrit le mieux cette tension ? »
« Comment cette tension se manifeste-t-elle dans votre expérience maintenant ? »
« Quel événement ancien a causé cette tension ? »

« Comment cette tension se manifeste-t-elle dans votre expérience maintenant ? »

Explication

La Gestalt-thérapie privilégie le « comment » de l’expérience présente plutôt que le « pourquoi » des causes historiques. Chercher l’événement ancien inverse cette distinction ; poser un diagnostic ou imposer une interprétation ne cible pas le vécu actuel comme le fait la question proposée.

14. Une patiente estime que, puisqu’elle n’a pas choisi l’origine de ses troubles, elle n’a aucun rôle dans leur traitement. Quelle position correspond à la Gestalt-thérapie ?

Elle n’est pas responsable de l’origine, mais elle est active et responsable dans leur traitement
Le thérapeute est responsable de l’origine comme du traitement des troubles
Elle n’a aucun rôle dans le traitement puisque l’origine lui échappe
Elle est responsable de l’origine et doit aussi conduire seule leur traitement

Elle n’est pas responsable de l’origine, mais elle est active et responsable dans leur traitement

Explication

La Gestalt-thérapie distingue l’origine des troubles de la manière dont la personne participe à leur traitement : elle n’est pas responsable de leur origine, mais demeure responsable et active dans le processus. Rendre la personne responsable de l’origine confond ces deux aspects ; attribuer le traitement au thérapeute ou retirer tout rôle au patient nie son activité.

15. Un animateur veut étudier les phénomènes internes à un groupe, tandis qu’un autre veut favoriser l’évolution personnelle des participants par leur expérience collective. Quelle association est correcte ?

T-groups et groupes de rencontre pour un objectif thérapeutique identique
T-groups pour l’efficacité collective ; groupes de rencontre pour l’étude de l’autorité
T-groups pour l’évolution personnelle ; groupes de rencontre pour les phénomènes du groupe
T-groups pour les phénomènes du groupe ; groupes de rencontre pour l’évolution personnelle

T-groups pour les phénomènes du groupe ; groupes de rencontre pour l’évolution personnelle

Explication

Les T-groups étudient les phénomènes internes au groupe, alors que les groupes de rencontre de Rogers visent l’évolution personnelle des participants à travers leur expérience du groupe. Inverser les objectifs confond les deux dispositifs ; réduire les groupes de rencontre à l’efficacité collective les rapproche à tort des T-groups ; leur attribuer un objectif identique efface leur distinction.

16. Lors d’un groupe de rencontre organisé pendant les loisirs, quel type d’expérience ce cadre cherche-t-il à rendre possible ?

Analyser les émotions par la discussion sans expérimenter leur expression
S’exercer aux rôles professionnels et aux exigences du travail collectif
Rejouer les relations familiales dans un cadre soumis à leurs contraintes
Explorer sensations, émotions et expressions de soi masquées par les contraintes sociales

Explorer sensations, émotions et expressions de soi masquées par les contraintes sociales

Explication

Les groupes de rencontre offrent, dans un cadre de loisir hors des milieux familial ou professionnel, la possibilité d’expérimenter sensations, émotions et expressions de soi souvent masquées par les contraintes sociales. Le travail professionnel et les relations familiales réintroduisent les contextes dont le groupe s’écarte ; une analyse uniquement intellectuelle néglige l’expérience vécue recherchée.

17. Une participante dit ressentir de la tristesse, mais exprime devant le groupe une joie qu’elle ne ressent pas. Quel objectif des groupes de rencontre est le plus directement concerné ?

Accroître la congruence entre ce qui est ressenti et ce qui est exprimé
Accroître l’intensité des émotions sans modifier leur expression
Accroître l’analyse de la dynamique collective plutôt que l’expression personnelle
Accroître la conformité de l’expression aux attentes du groupe

Accroître la congruence entre ce qui est ressenti et ce qui est exprimé

Explication

Rogers appelle congruence une meilleure adéquation entre l’expérience ressentie et son expression, objectif associé à l’authenticité de soi dans les groupes de rencontre. La conformité privilégie les attentes sociales ; l’intensité émotionnelle ne garantit pas l’accord entre ressenti et expression ; l’analyse de la dynamique collective renvoie davantage aux T-groups.

18. Après une catharsis intense dans un groupe de rencontre, l’animateur propose à la participante de mettre verbalement en forme ce qu’elle a vécu. Quelle interprétation est la plus juste ?

L’élaboration verbale rend inutile l’expérience émotionnelle vécue
La catharsis constitue à elle seule le changement thérapeutique
Le retour verbal transforme la séance en étude des phénomènes du groupe
La catharsis est suivie d’un accompagnement verbal et d’une élaboration

La catharsis est suivie d’un accompagnement verbal et d’une élaboration

Explication

Une catharsis intense ne constitue pas à elle seule le changement : un travail thérapeutique bien conduit la fait suivre d’un accompagnement verbal et d’une élaboration. Tenir la catharsis pour suffisante est précisément la confusion à éviter ; substituer l’élaboration à l’expérience ou assimiler ce retour à l’étude de la dynamique collective déforme le rôle de cette étape.

19. Un groupe de rencontre dure quatre jours, dans un climat émotionnel intense et avec une fatigue croissante. Selon l’hypothèse des groupes-marathons, quel effet est attendu de cette situation ?

Une amélioration du contrôle qui réduit les réactions affectives
Un affaiblissement des défenses qui facilite l’expression émotionnelle
Un renforcement des défenses qui limite l’expression émotionnelle
Une disparition des interactions qui empêche toute expression émotionnelle

Un affaiblissement des défenses qui facilite l’expression émotionnelle

Explication

La durée, l’intensité affective, la fatigue et la situation nouvelle sont supposées affaiblir les défenses et faciliter l’expression émotionnelle. Le renforcement des défenses inverse ce mécanisme; la disparition des interactions et l’amélioration du contrôle ne sont pas les effets décrits.

20. Après une rencontre très intense, un groupe-marathon mal conduit est interrompu brusquement. Quel risque cette fin peut-elle présenter pour une personne fragile ?

Une baisse de l’intensité affective sans réaction personnelle
Une intégration immédiate des liens établis pendant le groupe
Un sentiment d’isolement accompagné de réactions douloureuses
Un apaisement durable grâce à la fin des relations de groupe

Un sentiment d’isolement accompagné de réactions douloureuses

Explication

Après une rencontre intense, l’arrêt soudain peut provoquer de l’isolement et des réactions douloureuses chez des personnes fragiles. Une transition accompagnée ne correspond pas à l’interruption brusque; le risque n’est pas attribué à une intensité insuffisante ni à une intégration immédiate.

21. Quelle description caractérise l’analyse transactionnelle ?

Une théorie des relations interindividuelles sans pratique thérapeutique ni visée de changement
Une pratique de modification des comportements sans théorie de la personnalité ni analyse des relations
Une théorie de la personnalité et une pratique thérapeutique qui rendent compte des relations interindividuelles et visent à les modifier
Une méthode thérapeutique centrée sur les conflits intrapsychiques plutôt que sur les relations interindividuelles

Une théorie de la personnalité et une pratique thérapeutique qui rendent compte des relations interindividuelles et visent à les modifier

Explication

L’analyse transactionnelle associe une théorie de la personnalité à une pratique thérapeutique qui analyse et vise à modifier les relations interindividuelles. La réduire à une théorie descriptive omet la pratique, tandis que les autres formulations écartent soit les relations, soit la théorie de la personnalité.

22. Quel psychiatre et psychanalyste américain a développé l’analyse transactionnelle ?

Erik Erikson
Sigmund Freud
Eric Berne
Paul Federn

Eric Berne

Explication

Eric Berne a développé l’analyse transactionnelle; Paul Federn et Erik Erikson sont mentionnés comme ses maîtres, tandis que Freud représente la tradition psychanalytique dont le modèle s’inspire.

23. Une personne décrit son état du moi « Parent » comme un ensemble d’expériences vécues et de comportements observables. Comment cette notion se distingue-t-elle de l’instance freudienne du Moi ?

L’état du moi désigne une instance inconsciente sans manifestations comportementales
L’état du moi désigne la même instance psychique que le Moi freudien
L’état du moi désigne un ensemble concret d’expériences et de comportements observables
L’état du moi désigne une fonction sociale extérieure à l’expérience vécue

L’état du moi désigne un ensemble concret d’expériences et de comportements observables

Explication

En analyse transactionnelle, un état du moi est un ensemble concret d’expériences vécues qui se manifeste dans des comportements observables; il ne se confond donc pas avec l’instance freudienne du Moi. Le réduire à une instance inconsciente ou à un rôle social méconnaît cette définition.

24. Quels sont les trois états du moi distingués par Berne ?

Le Surmoi, l’Adulte et l’Enfant
Le Parent, le Moi et l’Enfant
Le Parent, l’Adulte et l’Enfant
Le Parent, l’Adulte et l’Inconscient

Le Parent, l’Adulte et l’Enfant

Explication

Berne distingue les états du moi Parent, Adulte et Enfant. Le Moi, l’Inconscient et le Surmoi sont des notions psychanalytiques qui ne remplacent pas les noms de ces trois états.

25. Chez une personne, les défenses psychiques s’accompagnent d’une musculature rigide ; quel concept désigne ce versant somatique des défenses ?

La cuirasse musculaire
Les anneaux segmentaires
La cuirasse caractérielle
La décharge bio-énergétique

La cuirasse musculaire

Explication

La cuirasse musculaire désigne la rigidité des muscles qui exprime le versant somatique des défenses et contribue à leur maintien. La cuirasse caractérielle concerne les comportements rigides, les anneaux segmentaires sont une description reichienne des blocages, et la décharge désigne un processus différent.

26. Dans une explication inspirée de Reich, un thérapeute décrit des blocages répartis en segments qui entravent la circulation des excitations affectives le long de la colonne vertébrale ; combien d’anneaux musculaires cette conception prévoit-elle ?

Sept anneaux
Quatre anneaux
Un anneau par vertèbre
Trois anneaux

Sept anneaux

Explication

Dans le modèle de Reich, la cuirasse musculaire comporte sept anneaux qui entravent le libre parcours des excitations affectives le long du corps. Les quatre temps désignent un rythme distinct, tandis que les autres nombres ne correspondent pas à cette conception.

27. Une séance bio-énergétique comprend déjà des exercices de décharge motrice et émotionnelle ; quel apprentissage Lowen ajoute-t-il pour compléter le travail ?

La verbalisation des conflits psychiques
La suppression des exercices émotionnels
Le réapprentissage des mécanismes de recharge
L’analyse des résistances caractérielles

Le réapprentissage des mécanismes de recharge

Explication

Lowen complète les exercices de décharge motrice et émotionnelle par le réapprentissage des mécanismes de recharge. L’analyse des résistances et la verbalisation relèvent d’autres démarches, tandis que supprimer la décharge ne décrit pas cet ajout.

28. En psychothérapie, quel objectif relie le relâchement musculaire au contrôle du tonus ?

Provoquer une décharge émotionnelle par l’activité musculaire
Régulariser les rythmes physiologiques sans objectif psychique
Interpréter les conflits à partir des relations transférentielles
Acquérir un certain contrôle et une détente psychiques

Acquérir un certain contrôle et une détente psychiques

Explication

La relaxation s’appuie sur les liens entre tonus musculaire et vie émotionnelle pour favoriser, par le contrôle du tonus, un certain degré de contrôle et de détente psychiques. L’interprétation des conflits caractérise plutôt le courant intégratif, et la seule régulation physiologique ne reprend pas l’objectif psychique.

29. Une méthode de relaxation travaille la perception corporelle, les relations thérapeutiques, le transfert et la verbalisation des conflits ; à quel courant appartient-elle ?

À la méthode physiologique de Jacobson
Au courant intégratif d’inspiration psychanalytique
Au courant physiologique
Au training autogène de Schultz

Au courant intégratif d’inspiration psychanalytique

Explication

Le courant intégratif privilégie la perception corporelle, les dimensions relationnelles et transférentielles, ainsi que la verbalisation des conflits. Le courant physiologique cible le contrôle tonique et les rythmes physiologiques ; Schultz et Jacobson désignent des méthodes particulières.

30. Une personne pratique des exercices répétés de détente musculaire et vasculaire pour se mettre à distance de son environnement sans induction extérieure ; quelle méthode utilise-t-elle ?

L’hypnose classique
La méthode de Jacobson
Le training autogène de Schultz
Le courant intégratif de relaxation

Le training autogène de Schultz

Explication

Le training autogène de Schultz est une méthode d’auto-hypnose fondée sur des exercices répétés de détente, visant une déconnexion psychique et physique ainsi qu’une mise à distance de l’environnement. L’hypnose classique comporte une induction extérieure, tandis que Jacobson et le courant intégratif correspondent à d’autres approches.

31. Un praticien choisit une relaxation à dominante physiologique et cherche l’apaisement psychique en diminuant l’activité musculaire et le niveau tonique ; quelle méthode correspond à cet objectif ?

La bio-énergétique de Lowen
La méthode de Jacobson
Le training autogène de Schultz
Le courant intégratif de relaxation

La méthode de Jacobson

Explication

La méthode de Jacobson vise l’apaisement psychique par la suppression de l’activité musculaire et la diminution du niveau tonique. Schultz utilise l’auto-hypnose, Lowen travaille notamment la recharge bio-énergétique, et la verbalisation des conflits caractérise le courant intégratif.

32. Selon l’hypothèse de Janov, une personne développe une névrose après que des mesures éducatives ont contrarié ses besoins fondamentaux d’amour et de gratification. Comment Janov nomme-t-il la douleur qui s’accumule alors ?

La douleur réprimée
La névrose d’adaptation
Le « pôle primaire » de douleur
Le traumatisme infantile précoce

Le « pôle primaire » de douleur

Explication

Janov appelle « pôle primaire » la douleur accumulée lorsque des besoins fondamentaux d’amour et de gratification sont contrariés. « Névrose d’adaptation » confond la conséquence avec la douleur, « douleur réprimée » désigne ce à quoi les personnes s’accommodent, et « traumatisme infantile précoce » renvoie aux expériences rejouées en thérapie.

33. Une patiente entreprend une thérapie du cri primal pour travailler des douleurs originelles. Quelle démarche correspond à cette méthode ?

Décharger les émotions douloureuses sans revenir sur leur origine
Explorer les souvenirs conscients de l’adolescence par le récit
Retrouver et rejouer des traumatismes précoces, les abréagir émotionnellement et les comprendre
Interpréter les rêves récents pour éclairer les conflits actuels

Retrouver et rejouer des traumatismes précoces, les abréagir émotionnellement et les comprendre

Explication

La méthode invite à retrouver et rejouer des traumatismes précoces, parfois jusqu’à la naissance ou à la vie intra-utérine, puis à abréagir les douleurs originelles et à les comprendre. L’interprétation des rêves et l’exploration limitée à l’adolescence ne correspondent pas à cette démarche; une décharge sans compréhension omet une étape essentielle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 82 flashcards sur Analyse transactionnelle et thérapies corporelles.

Où et quand les psychothérapies humanistes apparaissent-elles ?

Aux États-Unis, dans le contexte socioculturel des années 1960.

Quelle référence est associée à la distinction humaniste avec la psychanalyse ?

Huber, W., 1993.

Quelles motivations la psychologie humaniste privilégie-t-elle ?

Les motivations positives.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Analyse transactionnelle et thérapies corporelles.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM