QCM : Analgésie et anesthésie du travail (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe compare des moyens non pharmacologiques et pharmacologiques pour soulager la douleur du travail. Cochez les propositions exactes :

Le mouvement et le positionnement maternel sont classés parmi les méthodes pharmacologiques.
L’inhalation et l’analgésie systémique non opioïde appartiennent aux méthodes non pharmacologiques.
L’acupuncture, l’acupression et l’audioanalgésie sont des approches non pharmacologiques.
La relaxation, la respiration et le massage relèvent des méthodes non pharmacologiques.
L’analgésie épidurale et les blocs nerveux périphériques figurent parmi les méthodes pharmacologiques.

L’acupuncture, l’acupression et l’audioanalgésie sont des approches non pharmacologiques. · La relaxation, la respiration et le massage relèvent des méthodes non pharmacologiques. · L’analgésie épidurale et les blocs nerveux périphériques figurent parmi les méthodes pharmacologiques.

Explication

La relaxation, la concentration sur la respiration, le massage, l’acupuncture, l’acupression et l’audioanalgésie sont non pharmacologiques. L’épidurale et les blocs nerveux périphériques sont pharmacologiques ; l’inhalation et l’analgésie systémique non opioïde le sont également, tandis que mouvement et positionnement sont non pharmacologiques.

2. Concernant le mécanisme d’action des opioïdes et leurs effets associés :

Les opioïdes parentéraux provoquent fréquemment une hypertension maternelle plutôt qu’une hypoventilation.
Les opioïdes réduisent l’excitabilité des neurones nociceptifs en se liant principalement aux récepteurs périphériques.
Les opioïdes augmentent l’excitabilité des neurones centraux transmettant les impulsions nociceptives.
Les opioïdes se lient aux récepteurs centraux et diminuent l’excitabilité des neurones nociceptifs.
Les analgésiques systémiques comprennent les opioïdes, mais pas les médicaments non opioïdes.

Les opioïdes se lient aux récepteurs centraux et diminuent l’excitabilité des neurones nociceptifs.

Explication

La liaison aux récepteurs opioïdes du système nerveux central réduit l’excitabilité des neurones transmettant les impulsions nociceptives. Les opioïdes traversent le placenta, les analgésiques systémiques incluent aussi les non-opioïdes et les effets maternels cités comprennent l’hypoventilation, non l’hypertension.

3. Au cours du travail, quelles propositions sont exactes concernant les non-opioïdes et Entonox ?

Les AINS sont évités pendant la grossesse pour prévenir la fermeture prématurée du canal artériel fœtal.
Les AINS préviennent la fermeture prématurée du canal artériel et l’hypertension pulmonaire fœtale.
Entonox associe à parts égales du protoxyde d’azote et de l’oxygène.
Entonox est un mélange contenant 70 % de protoxyde d’azote et 30 % d’oxygène.
Le paracétamol est le seul non-opioïde couramment proposé pendant le travail.

Les AINS sont évités pendant la grossesse pour prévenir la fermeture prématurée du canal artériel fœtal. · Entonox associe à parts égales du protoxyde d’azote et de l’oxygène. · Le paracétamol est le seul non-opioïde couramment proposé pendant le travail.

Explication

Les AINS sont évités afin de prévenir la fermeture prématurée du canal artériel fœtal et l’hypertension pulmonaire; Entonox est un mélange à 50:50. Le paracétamol est le seul non-opioïde couramment proposé pendant le travail. Les AINS sont associés aux risques à prévenir, et non à leur prévention; les proportions d’Entonox ne sont pas 70:30.

4. Une parturiente inhale du protoxyde d’azote; cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

À faible concentration, le protoxyde d’azote agit comme analgésique.
Sa faible solubilité sanguine entraîne un début d’action après plusieurs minutes.
Sa faible solubilité sanguine permet un début d’action en moins de 60 secondes.
À concentration élevée, le protoxyde d’azote conserve un effet analgésique sans effet anesthésique.
Les effets secondaires comprennent notamment une fièvre et une rétention urinaire.

À faible concentration, le protoxyde d’azote agit comme analgésique. · Sa faible solubilité sanguine permet un début d’action en moins de 60 secondes.

Explication

À faible concentration, le protoxyde d’azote est analgésique, et sa faible solubilité sanguine permet une apparition de l’effet en moins de 60 secondes. À concentration élevée, il a un effet anesthésique; les effets secondaires rapportés sont notamment nausées, vomissements, vertiges et somnolence.

5. Une patiente présente une céphalée après une analgésie neuraxiale. Concernant les complications neuraxiales :

Le nerf sciatique remplace le nerf fibulaire commun parmi les nerfs obstétricaux fréquemment lésés.
Les céphalées rachidiennes peuvent toucher jusqu’à 70 % des patientes concernées.
La prise en charge des céphalées repose sur la position assise et la restriction hydrique.
Le nerf obturateur figure parmi les nerfs obstétricaux fréquemment lésés.
La toxicité systémique peut associer acouphènes, désorientation et convulsions.

Les céphalées rachidiennes peuvent toucher jusqu’à 70 % des patientes concernées. · La toxicité systémique peut associer acouphènes, désorientation et convulsions.

Explication

Les céphalées rachidiennes peuvent concerner jusqu’à 70 % des patientes, et leur prise en charge comprend antalgiques, décubitus et hydratation. Les acouphènes, la désorientation et les convulsions sont des manifestations possibles de la toxicité systémique; les autres propositions substituent des nerfs ou des mesures de prise en charge qui ne sont pas indiqués.

6. Lors d’un accouchement, la péridurale ne couvre pas adéquatement les nerfs sacrés et des forceps bas sont envisagés. Concernant les blocs périphériques :

Le bloc pudendal peut compléter l’analgésie de la deuxième étape lorsque la couverture sacrée est insuffisante.
La bradycardie fœtale est un effet fréquent du bloc paracervical, rapporté dans 15 % des cas.
Un hématome après injection intraveineuse constitue une complication possible des blocs périphériques.
Le bloc pudendal peut être utilisé pour accompagner la réalisation de forceps bas.
Le bloc paracervical peut être envisagé à la première étape si l’analgésie neuraxiale est contre-indiquée.

Le bloc pudendal peut compléter l’analgésie de la deuxième étape lorsque la couverture sacrée est insuffisante. · La bradycardie fœtale est un effet fréquent du bloc paracervical, rapporté dans 15 % des cas. · Un hématome après injection intraveineuse constitue une complication possible des blocs périphériques. · Le bloc pudendal peut être utilisé pour accompagner la réalisation de forceps bas. · Le bloc paracervical peut être envisagé à la première étape si l’analgésie neuraxiale est contre-indiquée.

Explication

Le bloc pudendal peut compléter l’analgésie sacrée en deuxième étape et être utilisé pour des forceps bas; le bloc paracervical concerne la première étape lorsque l’analgésie neuraxiale est contre-indiquée. Les complications comprennent l’hématome après injection intraveineuse, et la bradycardie fœtale est fréquente avec le bloc paracervical, dans 15 % des cas.

7. Une patiente nécessite une anesthésie locale pour réparer une déchirure après l’accouchement. À propos des anesthésiques locaux, cochez les propositions exactes :

Une anesthésie locale peut être utilisée pour réparer une déchirure survenue après l’accouchement.
Les complications systémiques de l’anesthésie locale sont rares lorsqu’elle est correctement administrée.
Un anesthésique local bloque la génération et la propagation des impulsions dans les tissus excitables.
La bupivacaïne, la ropivacaïne et la lidocaïne appartiennent à la famille des amides.
La chloroprocaïne à 2–3 % appartient à la famille des amides plutôt qu’à celle des esters.

Une anesthésie locale peut être utilisée pour réparer une déchirure survenue après l’accouchement. · Les complications systémiques de l’anesthésie locale sont rares lorsqu’elle est correctement administrée. · Un anesthésique local bloque la génération et la propagation des impulsions dans les tissus excitables. · La bupivacaïne, la ropivacaïne et la lidocaïne appartiennent à la famille des amides.

Explication

Les anesthésiques locaux bloquent la génération et la propagation des impulsions; bupivacaïne, ropivacaïne et lidocaïne sont des amides. L’anesthésie locale sert notamment à réparer une déchirure après l’accouchement, et ses complications systémiques sont rares lorsqu’elle est correctement administrée; la chloroprocaïne à 2–3 % est un ester.

8. En urgence, une tête fœtale est coincée lors d’une dystocie et une relaxation utérine rapide est souhaitée. Concernant l’anesthésie générale, quelles propositions sont exactes ?

Le coincement de la tête lors d’une dystocie peut justifier une anesthésie générale en urgence.
L’intubation accroît le risque d’aspiration et d’hypoxie associé à l’anesthésie générale.
Une relaxation utérine rapide peut être utile lors d’un coincement fœtal.
La relaxation utérine rapide est notamment recherchée pour prévenir une inversion utérine.
Les saignements utérins associés à l’anesthésie générale sont traités par l’éphédrine.

Le coincement de la tête lors d’une dystocie peut justifier une anesthésie générale en urgence. · L’intubation accroît le risque d’aspiration et d’hypoxie associé à l’anesthésie générale. · Une relaxation utérine rapide peut être utile lors d’un coincement fœtal.

Explication

Le coincement de la tête lors d’une dystocie est une situation d’urgence pouvant justifier l’anesthésie générale, qui procure une relaxation utérine rapide utile lors d’un coincement fœtal. L’intubation augmente les risques d’aspiration et d’hypoxie; la relaxation peut aussi être utile lors d’une inversion, tandis que les saignements utérins sont traités par Pitocin, et non par éphédrine.

9. Pour une césarienne sans urgence, l’équipe compare les modalités anesthésiques et planifie le soulagement postopératoire. Concernant ces choix :

L’anesthésie générale permet à la mère d’interagir rapidement avec le bébé après la naissance.
Après une intervention, la prise en charge peut poursuivre l’analgésie péridurale avant les antalgiques oraux.
L’anesthésie générale est privilégiée pour une césarienne sans urgence car elle conserve la conscience maternelle.
L’anesthésie régionale est privilégiée pour la césarienne car elle est décrite comme sûre et efficace.
Après l’accouchement, la douleur est prise en charge par la poursuite systématique de la péridurale.

Après une intervention, la prise en charge peut poursuivre l’analgésie péridurale avant les antalgiques oraux. · L’anesthésie régionale est privilégiée pour la césarienne car elle est décrite comme sûre et efficace.

Explication

Pour une césarienne, l’anesthésie régionale est privilégiée car elle est décrite comme sûre et efficace et permet une interaction rapide avec le bébé. Après une intervention, la prise en charge peut inclure une administration systémique ou la poursuite de la péridurale avant le passage aux antalgiques oraux; l’anesthésie générale entraîne une perte de conscience et n’est pas présentée comme le choix privilégié hors urgence.

10. Une équipe accompagne une femme en travail qui exprime ses préférences pour soulager la douleur. Quelle proposition décrit la conduite attendue ?

Les soignants réservent le soutien aux femmes ayant choisi une intervention clinique.
Les soignants contestent son choix, mais ne limitent pas l’analgésie aux actes cliniques.
Les soignants choisissent la méthode de soulagement sans consulter la femme.
Les soignants soutiennent son choix et ne limitent pas l’analgésie aux interventions cliniques.
Les soignants écartent les approches de gestion de la douleur hors de la clinique.

Les soignants soutiennent son choix et ne limitent pas l’analgésie aux interventions cliniques.

Explication

Les soignants doivent soutenir les femmes dans leur choix de prise en charge de la douleur. L’analgésie du travail ne doit pas être limitée aux interventions cliniques. Contester le choix de la femme ne correspond pas à la conduite attendue, même si l’analgésie n’est pas restreinte aux actes cliniques.

11. Une patiente présente une coagulopathie et refuse une analgésie neuraxiale ; quelles propositions sont exactes concernant les contre-indications absolues ?

Une prolongation de la deuxième étape du travail constitue une contre-indication absolue à cette analgésie.
Une chirurgie antérieure de la colonne vertébrale constitue une contre-indication absolue à cette analgésie.
Une hypotension maternelle constitue une contre-indication absolue à cette analgésie.
Une maladie neurologique préexistante constitue une contre-indication absolue à cette analgésie.
La coagulopathie constitue une contre-indication absolue à l’analgésie régionale neuraxiale.

La coagulopathie constitue une contre-indication absolue à l’analgésie régionale neuraxiale.

Explication

La coagulopathie figure parmi les contre-indications absolues. Une maladie neurologique préexistante et une chirurgie antérieure de la colonne vertébrale sont des contre-indications relatives ; l’hypotension et la prolongation du deuxième stade sont des complications, non des contre-indications absolues.

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Quelles sensations l’anesthésie abolit-elle ?

Toute sensation, notamment la douleur, le toucher, la température et la pression.

Quand commence et quand s’achève la première étape du travail ?

Elle va du début des contractions douloureuses régulières à la dilatation complète du col.

Entre quels événements se déroule la deuxième étape du travail ?

De la dilatation complète du col à l’expulsion du fœtus.

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