★ À maîtriser
La première étape du travail s’étend du début des contractions douloureuses régulières jusqu’à la dilatation complète du col.
La deuxième étape du travail va de la dilatation complète du col à l’expulsion du fœtus.
Pendant la première étape, la distension de l’utérus et du col ainsi que l’ischémie des tissus utérin et cervical produisent une douleur viscérale transmise par les segments T10 à L1.
Pendant la deuxième étape, la distension du vagin, du périnée et du plancher pelvien produit une douleur principalement somatique transmise par le nerf pudendal, de S2 à S4.
Compléments
La troisième étape du travail correspond à la période allant de l’accouchement du fœtus à l’expulsion du placenta.
Les contractions utérines les plus fortes, fréquentes et intenses surviennent généralement à la fin de la première étape, lorsque le col est complètement dilaté.
Première étape viscérale (T10–L1), deuxième étape somatique (S2–S4)
★ À maîtriser
📌 La prise en charge de la douleur du travail doit être individualisée, car chaque femme vit une expérience unique.
Compléments
Les méthodes non pharmacologiques comprennent : la relaxation et la concentration sur la respiration, le massage, notamment avec aromathérapie, l’acupuncture, l’acupression, l’audioanalgésie, le mouvement et le positionnement maternel
Les méthodes pharmacologiques comprennent : l’analgésie systémique non opioïde, l’analgésie systémique opioïde, l’analgésie par inhalation, les blocs nerveux périphériques, l’analgésie épidurale, la rachianesthésie, seule ou associée à une péridurale, l’anesthésie locale, l’anesthésie générale
★ À maîtriser
Les opioïdes se lient aux récepteurs opioïdes du système nerveux central et réduisent l’excitabilité des neurones transmettant les impulsions nociceptives.
Tous les opioïdes traversent le placenta à des degrés divers, et leurs effets peuvent persister jusqu’à 72 heures après l’accouchement chez le nouveau-né.
Le rémifentanil est un opioïde synthétique à action ultrarapide, dont la demi-vie est de 3 minutes grâce à son métabolisme par les estérases plasmatiques en un métabolite inactif.
📌 Les AINS sont à éviter pendant la grossesse afin de prévenir la fermeture prématurée du canal artériel fœtal et l’hypertension pulmonaire.
Compléments
Les analgésiques systémiques sont largement utilisés chez les parturientes à faible risque et comprennent les non-opioïdes et les opioïdes.
Les opioïdes parentéraux peuvent provoquer chez la mère somnolence, nausées, vomissements, rétention urinaire et hypoventilation.
Chez le fœtus et le nouveau-né, les opioïdes peuvent déprimer la respiration, réduire la variabilité et les accélérations du rythme cardiaque fœtal, et entraîner mauvaise alimentation, hypothermie et vigilance réduite après la naissance.
Le rémifentanil traverse facilement le placenta, mais il est largement métabolisé par le fœtus.
Le rémifentanil peut être administré à une dose initiale de 10 à 20 mcg, puis par incréments de 10 mcg.
Les non-opioïdes utilisés ou envisagés pour la douleur comprennent le paracétamol, les AINS, les antispasmodiques, les sédatifs et les antihistaminiques; le paracétamol est le seul non-opioïde couramment proposé pendant le travail.
La faible solubilité sanguine du protoxyde d’azote permet une apparition de l’effet en moins de 60 secondes et une action de courte durée; il peut être utilisé à toutes les étapes du travail.
À faible concentration, le protoxyde d’azote agit comme analgésique et, à concentration élevée, il a un effet anesthésique.
Les effets secondaires du protoxyde d’azote comprennent :
Entonox agit rapidement ; les opioïdes peuvent prolonger leurs effets chez le nouveau-né
★ À maîtriser
L’analgésie régionale neuraxiale est considérée comme la méthode de référence du soulagement de la douleur en obstétrique, et la péridurale en est la technique principale.
🔄 La mise en place d’une péridurale suit ces étapes :
L’analgésie péridurale peut fournir une anesthésie efficace tout en permettant à la patiente de participer au travail et à l’accouchement.
📌 Les contre-indications absolues à l’analgésie régionale comprennent le manque de matériel ou de médicaments de réanimation, le refus de la patiente, l’allergie à l’anesthésique local, la coagulopathie et l’hypovolémie sévère.
Compléments
La technique combinée rachidienne-péridurale associe une injection intrathécale unique, parfois avec un anesthésique local, à la pose d’un cathéter épidural lombaire; elle combine un début d’action rapide et une durée prolongée pendant le travail et l’accouchement.
L’analgésie neuraxiale produit une perte de douleur et de sensation sous T8 à T10, avec des degrés variables de bloc moteur.
Les indications rapportées comprennent :
Les complications infectieuses de l’analgésie neuraxiale comprennent la méningite et l’abcès épidural.
Les céphalées rachidiennes peuvent toucher jusqu’à 70 % des patientes; leur prise en charge comprend des antalgiques, la position couchée et l’hydratation.
Les nerfs fréquemment lésés sont :
Les manifestations possibles de la toxicité systémique comprennent :
Une hypotension neuraxiale est significative lorsqu’elle s’accompagne de signes cliniques maternels, comme des étourdissements, ou fœtaux, comme une bradycardie; son traitement comprend des liquides intraveineux ou une petite dose d’éphédrine de 5 mg.
Les complications fœtales mentionnées comprennent :
📌 Les contre-indications relatives à l’analgésie régionale comprennent une maladie neurologique préexistante, notamment démyélinisante, et une chirurgie rachidienne antérieure.
Aiguille, cathéter, dose d’essai, perfusion
📌 Le bloc paracervical peut être utilisé à la première étape lorsque la péridurale ou la rachianesthésie est contre-indiquée, mais il est rarement employé aujourd’hui en raison de ses effets indésirables.
📌 Le bloc pudendal peut compléter l’analgésie de la deuxième étape lorsque la péridurale ne couvre pas adéquatement les nerfs sacrés et peut être utilisé pour les forceps bas.
Les complications des blocs périphériques comprennent : l’hématome après injection intraveineuse, l’infection, la toxicité maternelle due à l’absorption rapide du médicament
La bradycardie fœtale est un effet secondaire fréquent du bloc paracervical et survient dans 15 % des cas.
Les anesthésiques locaux cités comprennent :
L’anesthésie locale est utilisée avant une épisiotomie et pour réparer une épisiotomie ou une déchirure après l’accouchement.
📌 L’anesthésie locale présente rarement des complications systémiques lorsqu’elle est correctement administrée.
★ À maîtriser
📌 L’anesthésie régionale est privilégiée pour la césarienne car elle est décrite comme sûre et efficace et permet à la mère d’interagir rapidement avec le bébé, tandis que l’anesthésie générale entraîne une perte de conscience et est utilisée en situation urgente.
Compléments
📌 L’anesthésie générale est indiquée dans certaines urgences, comme le coincement de la tête lors d’une dystocie, ou lorsque l’anesthésie régionale est contre-indiquée.
L’anesthésie générale permet une relaxation utérine rapide, utile notamment lors d’une inversion utérine, d’une version céphalique interne ou externe, ou d’un coincement fœtal.
Les complications de l’anesthésie générale comprennent la dépression respiratoire fœtale, le risque accru d’aspiration et d’hypoxie lié à l’intubation et les saignements utérins traités par Pitocin.
Après l’accouchement, la douleur peut être prise en charge par des analgésiques oraux; après une intervention, la prise en charge peut inclure une administration systémique ou la poursuite de la péridurale avant le passage aux antalgiques oraux.
★ À maîtriser
Compléments
📌 En cas de lésion cardiaque régurgitante, l’anesthésie régionale est préférée à l’anesthésie générale, car elle améliore l’approvisionnement sanguin.
📌 Les soignants doivent soutenir les femmes dans leur choix de prise en charge de la douleur, et l’analgésie du travail ne doit pas être limitée aux seules interventions cliniques.
Douleur selon l’étape du travail
| Étape | Type de douleur | Voie ou territoire |
|---|---|---|
| Première étape | Viscérale | T10 à L1 |
| Deuxième étape | Viscérale et somatique, surtout somatique | Nerf pudendal, S2 à S4 |
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1. Une équipe compare des moyens non pharmacologiques et pharmacologiques pour soulager la douleur du travail. Cochez les propositions exactes :
2. Concernant le mécanisme d’action des opioïdes et leurs effets associés :
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Quelles sensations l’anesthésie abolit-elle ?
Toute sensation, notamment la douleur, le toucher, la température et la pression.
Quand commence et quand s’achève la première étape du travail ?
Elle va du début des contractions douloureuses régulières à la dilatation complète du col.
Entre quels événements se déroule la deuxième étape du travail ?
De la dilatation complète du col à l’expulsion du fœtus.
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