QCM : Normes biologiques usuelles — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels paramètres sont notamment mesurés par un ionogramme sanguin ?

La saturation, la PaCO₂ et le pH artériels
La pression artérielle, la fréquence cardiaque et la température
Le sodium, le potassium, le chlore et les bicarbonates
Le débit urinaire, la diurèse et la clairance rénale

Le sodium, le potassium, le chlore et les bicarbonates

Explication

L’ionogramme sanguin évalue notamment plusieurs électrolytes, dont le sodium, le potassium, le chlore et les bicarbonates. Les autres propositions regroupent des constantes cliniques ou des paramètres relevant d’autres examens.

2. Une natrémie mesurée à 150 mmol/L évoque-t-elle principalement quelle situation ?

Une alcalose respiratoire
Un excès d’eau
Une déshydratation
Une perte isolée de potassium

Une déshydratation

Explication

La natrémie normale se situe entre 135 et 145 mmol/L, et son élévation peut évoquer une déshydratation. Un excès d’eau est plutôt associé à une baisse de la natrémie.

3. Quelle situation peut expliquer une kaliémie élevée et exposer à un risque rythmique ?

Une carence en sodium
Une diminution des apports protéiques
Une insuffisance rénale
Une hyperventilation aiguë

Une insuffisance rénale

Explication

Une hyperkaliémie peut être liée à une insuffisance rénale, à certains médicaments ou à une lyse cellulaire, avec un risque de troubles du rythme. Les autres situations ne correspondent pas aux causes indiquées d’une hausse de la kaliémie.

4. Une baisse des bicarbonates sanguins oriente-t-elle vers quel trouble acido-basique ?

Une alcalose métabolique sans mécanisme compensatoire
Une acidose métabolique ou une compensation
Une hyperkaliémie due à une lyse cellulaire
Une déshydratation associée à une hypernatrémie

Une acidose métabolique ou une compensation

Explication

Les bicarbonates sanguins normaux sont compris entre 22 et 30 mmol/L, et leur diminution peut orienter vers une acidose métabolique ou une compensation. Une hausse des bicarbonates évoque plutôt une alcalose métabolique ou une compensation.

5. Que mesure principalement l’ionogramme urinaire des 24 heures ?

La pression de filtration mesurée dans les glomérules
L’excrétion urinaire de plusieurs solutés sur une journée
La quantité d’oxygène transportée par le sang artériel
La concentration instantanée des gaz dans le sang veineux

L’excrétion urinaire de plusieurs solutés sur une journée

Explication

Cet examen mesure l’excrétion urinaire de paramètres tels que le sodium, le potassium, le chlore, le phosphore, l’urée et l’acide urique sur 24 heures. Les autres propositions concernent des examens sanguins ou des mesures physiologiques différentes.

6. Comment interpréter une excrétion urinaire de sodium élevée dans le contexte d’un recueil de 24 heures ?

Elle peut refléter des apports élevés ou des pertes rénales
Elle confirme une absence d’excrétion rénale de potassium
Elle traduit habituellement une diminution de l’apport alimentaire en sodium
Elle indique une rétention hydrosodée liée à des pertes extra-rénales

Elle peut refléter des apports élevés ou des pertes rénales

Explication

Une excrétion urinaire élevée de sodium peut correspondre à des apports importants ou à des pertes rénales. Une excrétion basse peut plutôt s’observer lors d’apports faibles, d’une rétention hydrosodée ou de pertes extra-rénales.

7. Que signifie la présence de glucose dans les urines alors que sa norme d’excrétion est de 0 mmol/24 h ?

Elle confirme une excrétion urinaire physiologique
Elle correspond à une glycosurie à explorer
Elle correspond à une cétonurie liée au jeûne
Elle indique une absence d’albumine dans les urines

Elle correspond à une glycosurie à explorer

Explication

Le glucose urinaire est normalement absent, et sa présence correspond à une glycosurie qui doit être interprétée. La cétonurie concerne l’acétone, tandis que l’albuminurie concerne l’albumine.

8. Comment qualifier un pH artériel supérieur à la plage normale de 7,38–7,42 ?

Une hypoxémie
Une alcalémie
Une acidémie
Une hypoventilation

Une alcalémie

Explication

Une hausse du pH sanguin correspond à une alcalémie, tandis qu’une baisse correspond à une acidémie. L’hypoventilation décrit une modification ventilatoire et l’hypoxémie concerne l’oxygénation.

9. Quelle interprétation correspond à une PaCO₂ artérielle de 50 mmHg ?

Une alcalose métabolique provoquée par une hausse des bicarbonates
Une tendance respiratoire alcalinisante liée à une hyperventilation
Une tendance respiratoire acidifiante liée à une hypoventilation
Une augmentation de la saturation veineuse en oxygène

Une tendance respiratoire acidifiante liée à une hypoventilation

Explication

La PaCO₂ artérielle normale est de 35 à 45 mmHg, et son élévation évoque une hypoventilation ou une composante respiratoire acidifiante. Une PaCO₂ basse oriente au contraire vers une hyperventilation et une tendance alcalinisante.

10. Une diminution du bicarbonate artériel en dessous de 22 mmol/L peut-elle évoquer quel trouble ?

Une acidose métabolique ou une compensation
Une saturation artérielle normale en oxygène
Une alcalémie provoquée par une baisse du pH
Une hypoventilation avec hausse de la PaCO₂

Une acidose métabolique ou une compensation

Explication

Le bicarbonate artériel normal se situe entre 22 et 26 mmol/L, et sa diminution peut évoquer une acidose métabolique ou une compensation. La hausse de la PaCO₂ correspond plutôt à une composante respiratoire acidifiante.

11. Quelle plage correspond à la saturation normale en oxygène du sang veineux ?

68–78 %
35–45 %
22–26 %
92–100 %

68–78 %

Explication

La saturation veineuse normale en oxygène se situe entre 68 et 78 %, tandis que la saturation artérielle normale est comprise entre 92 et 100 %. Les autres plages correspondent à d’autres paramètres des gaz du sang.

12. Chez un adulte, quelle valeur correspond à une glycémie à jeun normale ?

1,8–2,4 g/L, soit 10–13,3 mmol/L
1,2–1,6 g/L, soit 6,5–9 mmol/L
0,3–0,6 g/L, soit 1,7–3,3 mmol/L
0,7–1,1 g/L, soit 3,9–6 mmol/L

0,7–1,1 g/L, soit 3,9–6 mmol/L

Explication

La glycémie à jeun normale se situe entre 0,7 et 1,1 g/L, ce qui correspond à 3,9–6 mmol/L. Les autres intervalles décrivent des valeurs trop basses ou trop élevées pour la normale à jeun.

13. Une glycémie mesurée 60 minutes après une prise alimentaire respecte le seuil fourni si elle est de :

2,4 g/L, soit environ 13,3 mmol/L
1,7 g/L, soit environ 9,4 mmol/L
2,0 g/L, soit environ 11,1 mmol/L
1,5 g/L, soit environ 8,3 mmol/L

1,5 g/L, soit environ 8,3 mmol/L

Explication

À 60 minutes, la glycémie doit rester inférieure à 1,6 g/L, soit moins de 9 mmol/L. Une valeur de 1,7 g/L dépasse donc le seuil, même si elle reste proche de celui-ci.

14. Quels éléments sont notamment évalués par une numération formule sanguine ?

Les hématies, l’hémoglobine, les leucocytes et les plaquettes
La CRP, la vitesse de sédimentation, le fibrinogène et la ferritine
Les hormones thyroïdiennes, le cortisol, l’insuline et l’aldostérone
La glycémie, la créatinine, les transaminases et la bilirubine

Les hématies, l’hémoglobine, les leucocytes et les plaquettes

Explication

La numération formule sanguine évalue notamment les hématies, l’hémoglobine, l’hématocrite, le volume globulaire moyen, les leucocytes et les plaquettes. Les autres groupes correspondent à d’autres catégories d’analyses biologiques.

15. Quelle interprétation distingue correctement la polyglobulie de l’anémie ?

La polyglobulie diminue les leucocytes, tandis que l’anémie augmente l’hématocrite
La polyglobulie augmente les hématies ou l’hémoglobine, tandis que l’anémie les diminue
La polyglobulie augmente le volume globulaire moyen, tandis que l’anémie augmente les plaquettes
La polyglobulie diminue les hématies ou l’hémoglobine, tandis que l’anémie les augmente

La polyglobulie augmente les hématies ou l’hémoglobine, tandis que l’anémie les diminue

Explication

La polyglobulie se caractérise par une augmentation des hématies ou de l’hémoglobine, alors que l’anémie correspond à leur diminution. Le volume globulaire moyen et les plaquettes ne permettent pas à eux seuls de définir cette opposition.

16. Un volume globulaire moyen de 100 μ³ correspond à quelle anomalie ?

Une leucopénie
Une macrocytose
Une thrombopénie
Une microcytose

Une macrocytose

Explication

Le volume globulaire moyen normal est de 85–95 μ³ ; une valeur élevée, comme 100 μ³, correspond à une macrocytose. La microcytose désigne au contraire une diminution de ce volume.

17. Quelle association présente des valeurs normales cohérentes pour les leucocytes et les plaquettes ?

Leucocytes : 150–400 milliers/mm³ ; plaquettes : 4–10 milliers/mm³
Leucocytes : 4–10 milliers/mm³ ; plaquettes : 150–400 milliers/mm³
Leucocytes : 0,7–1,1 milliers/mm³ ; plaquettes : 85–95 milliers/mm³
Leucocytes : 12–18 milliers/mm³ ; plaquettes : 20–80 milliers/mm³

Leucocytes : 4–10 milliers/mm³ ; plaquettes : 150–400 milliers/mm³

Explication

Les valeurs normales indiquées sont de 4–10 milliers/mm³ pour les leucocytes et de 150–400 milliers/mm³ pour les plaquettes. Les autres associations inversent les paramètres ou proposent des intervalles qui ne correspondent pas à ces normes.

18. Quelle affirmation décrit correctement la CRP ?

Une CRP inférieure à 5 mg/L est normale, mais une hausse reste non spécifique
Une CRP inférieure à 20 mg/L est normale, et une hausse confirme une infection
Une CRP supérieure à 5 mg/L est normale, et une baisse confirme une inflammation
Une CRP comprise entre 20 et 40 mg/L est normale, mais une hausse indique une anémie

Une CRP inférieure à 5 mg/L est normale, mais une hausse reste non spécifique

Explication

La CRP normale est inférieure à 5 mg/L, et son augmentation peut accompagner une inflammation ou une infection sans être spécifique. Une CRP élevée ne constitue donc pas, à elle seule, une preuve certaine d’infection.

19. Pourquoi une vitesse de sédimentation élevée ne suffit-elle pas à prouver une infection ?

Parce qu’elle mesure directement les bactéries présentes dans le sang et les tissus
Parce qu’elle peut aussi augmenter avec l’inflammation, l’anémie, l’âge ou la grossesse
Parce qu’elle diminue habituellement lors d’une infection et augmente avec la glycémie
Parce qu’elle reste stable malgré l’inflammation, l’anémie, l’âge et la grossesse

Parce qu’elle peut aussi augmenter avec l’inflammation, l’anémie, l’âge ou la grossesse

Explication

La vitesse de sédimentation est peu spécifique : elle peut augmenter dans plusieurs situations, notamment l’inflammation, l’anémie, l’âge ou la grossesse. Son élévation ne permet donc pas d’attribuer isolément le résultat à une infection.

20. Une troponine mesurée à 0,8 μg/L doit être interprétée comment ?

Comme un signe principalement évocateur d’une atteinte musculaire périphérique
Comme une preuve isolée d’infarctus indépendamment des symptômes et de l’ECG
Comme un indice possible de lésion myocardique à confronter à la clinique et à l’ECG
Comme une valeur normale compatible avec l’absence d’atteinte myocardique

Comme un indice possible de lésion myocardique à confronter à la clinique et à l’ECG

Explication

Une troponine supérieure à 0,6 μg/L peut indiquer une lésion myocardique, mais son interprétation dépend de la clinique et de l’ECG. La valeur biologique ne constitue donc pas, à elle seule, une preuve diagnostique définitive.

21. Pourquoi une LDH élevée fournit-elle une information limitée dans un bilan cardiaque ?

Parce qu’elle reflète avec précision une nécrose myocardique d’origine cardiaque
Parce qu’elle confirme une atteinte cardiaque lorsque sa valeur dépasse 350
Parce qu’elle peut traduire une souffrance cellulaire sans préciser l’organe atteint
Parce qu’elle reste normale lors des destructions cellulaires d’origine extracardiaque

Parce qu’elle peut traduire une souffrance cellulaire sans préciser l’organe atteint

Explication

La LDH peut augmenter lors d’une souffrance ou d’une destruction cellulaire, mais elle est peu spécifique. Une élévation supérieure à l’intervalle indiqué ne permet donc pas d’attribuer isolément l’anomalie au cœur.

22. Quelle interprétation convient à une ASAT élevée chez une personne présentant aussi des lésions musculaires ?

Elle indique une cytolyse hépatique même lorsque les signes musculaires sont marqués
Elle correspond principalement à une cholestase lorsque l’ALAT reste inférieure à 40 UI/L
Elle peut provenir du foie ou du muscle et doit être interprétée avec les autres données
Elle confirme une atteinte hépatique dès qu’elle dépasse la limite de 40 UI/L

Elle peut provenir du foie ou du muscle et doit être interprétée avec les autres données

Explication

L’ASAT peut être d’origine hépatique ou musculaire, tandis que les ALAT et ASAT inférieures à 40 UI/L sont les valeurs indiquées comme normales. Une ASAT élevée ne suffit donc pas à conclure à une cytolyse hépatique sans autres éléments.

23. Une bilirubine totale mesurée à 22 μmol/L peut notamment être associée à quelles situations ?

Une cholestase, une hémolyse ou une atteinte hépatique
Une hypertriglycéridémie, une myopathie ou une déshydratation
Une insuffisance musculaire, une hypoglycémie ou une acidose
Une élévation des ALAT, une hypertension ou une carence martiale

Une cholestase, une hémolyse ou une atteinte hépatique

Explication

La bilirubine totale est normalement inférieure à 17 μmol/L et son élévation peut avoir plusieurs origines, dont la cholestase, l’hémolyse et l’atteinte hépatique. L’attribuer à une seule cause, comme une atteinte hépatique certaine, serait donc trop réducteur.

24. Quelle démarche est la plus adaptée lorsqu’un paramètre du bilan hépatique, musculaire ou lipidique est hors norme ?

Poser un diagnostic en se fondant sur cette valeur avant d’examiner le contexte clinique
Le confronter aux symptômes, aux traitements, aux antécédents et aux autres paramètres biologiques
Attribuer l’anomalie à l’organe correspondant au nom du paramètre mesuré
Écarter les symptômes lorsque l’anomalie biologique dépasse nettement l’intervalle de référence

Le confronter aux symptômes, aux traitements, aux antécédents et aux autres paramètres biologiques

Explication

Une valeur biologique hors norme ne suffit pas à établir un diagnostic et doit être confrontée au contexte clinique et biologique. Se fonder sur cette seule valeur risque de confondre une anomalie non spécifique avec une maladie précise.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Normes biologiques usuelles.

Que mesure l’ionogramme sanguin principalement ?

Les concentrations sanguines de plusieurs ions et molécules comme sodium, potassium, chlore, bicarbonates, calcium, magnésium, phosphates, protéines, acide urique, urée, fer et créatine.

Quelle est la valeur normale de la natrémie ?

Elle est de 135–145 mmol/L.

Que peut indiquer une hausse de la natrémie ?

Une déshydratation.

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