QCM : Obésité infantile : diagnostic et prise en charge — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément fait partie des contre-indications à la chirurgie bariatrique chez l’adolescent ?

Une obésité commune d’évolution stable
Une stéatose hépatique isolée
Un IMC supérieur à 40 kg/m2
Des conduites addictives non prises en charge

Des conduites addictives non prises en charge

Explication

Les conduites addictives figurent parmi les contre-indications citées, au même titre que certains troubles psychiatriques non stabilisés. Une stéatose isolée ou un IMC élevé ne sont pas des contre-indications en soi.

2. Quelle condition est un critère d’éligibilité à la chirurgie bariatrique chez l’adolescent ?

Un âge d’au moins 15 ans avec stade de Tanner au moins IV
Un IMC supérieur à 30 kg/m2 sans comorbidité
Une durée d’obésité inférieure à 6 mois
Un âge d’au moins 12 ans sans autre condition

Un âge d’au moins 15 ans avec stade de Tanner au moins IV

Explication

Les critères mentionnés incluent un âge d’au moins 15 ans, avec des exceptions particulières dès 13 ans, et un stade pubertaire de Tanner au moins IV. L’indication ne repose pas sur l’âge seul ni sur un IMC modérément élevé sans comorbidité.

3. Quelle proportion approximative d’enfants serait concernée par le surpoids ou l’obésité dans les données rapportées ?

Environ 1 enfant sur 2
Environ 1 enfant sur 20
Environ 1 enfant sur 10
Environ 1 enfant sur 4

Environ 1 enfant sur 4

Explication

Les données rapportées indiquent qu’environ un enfant sur quatre serait en surpoids ou obèse. Les autres propositions s’éloignent nettement de cette estimation.

4. Quelle complication hépatique de l’obésité infantile est présentée comme la plus fréquente et pouvant évoluer vers une fibrose puis une cirrhose ?

La stéatose hépatique non alcoolique
La cholestase néonatale
L’hépatite virale chronique
La lithiase biliaire

La stéatose hépatique non alcoolique

Explication

La stéatose hépatique non alcoolique est la complication hépatique la plus fréquente chez l’enfant obèse et peut évoluer vers une NASH, puis une cirrhose. Les autres propositions ne correspondent pas à cette évolution typique.

5. Quel facteur augmente la probabilité de persistance de l’obésité jusqu’à l’âge adulte ?

Une obésité parentale
Une activité physique élevée
Un rebond d’adiposité tardif
Une taille normale à l’enfance

Une obésité parentale

Explication

L’obésité parentale fait partie des facteurs qui augmentent la probabilité de persistance à l’âge adulte. L’âge, la sévérité de l’obésité et les antécédents familiaux sont mis en avant.

6. Chez les adolescents obèses, quelle est la fourchette estimée de persistance de l’obésité à l’âge adulte ?

20 à 50 %
50 à 70 %
80 à 95 %
5 à 10 %

50 à 70 %

Explication

La persistance de l’obésité est estimée à 50 à 70 % chez les adolescents obèses. Chez les enfants prépubères obèses, elle est plus basse, autour de 20 à 50 %.

7. Quel est le seuil utilisé sur les courbes PNNS pour définir le surpoids chez l’enfant ?

IMC ≥ 95e percentile
IMC ≥ 97e percentile
IMC ≥ 90e percentile
IMC ≥ seuil IOTF 30

IMC ≥ 97e percentile

Explication

Sur les courbes PNNS, le surpoids est défini par un IMC supérieur ou égal au 97e percentile. Le seuil IOTF 30 est utilisé pour définir l’obésité.

8. Quel élément fait partie de l’évaluation de la sévérité de l’obésité chez l’enfant ?

L’âge au rebond d’adiposité
La couleur des cheveux
Le groupe sanguin
La latéralité manuelle

L’âge au rebond d’adiposité

Explication

L’âge au rebond d’adiposité, ainsi que son existence ou non, participe à l’évaluation de la sévérité. La source insiste aussi sur l’histoire pondérale et la dynamique de la courbe.

9. Quelle évolution de la prévalence du surpoids et de l’obésité infantile est décrite dans les pays développés depuis 2004 ?

Une disparition des formes sévères
Une augmentation uniquement chez les adolescents
Une stabilisation globale
Une diminution nette et continue

Une stabilisation globale

Explication

La prévalence du surpoids et de l’obésité est décrite comme stabilisée depuis 2004 dans les pays développés. En revanche, l’obésité sévère continue d’augmenter.

10. Quelle caractéristique évoque le plus une obésité monogénique plutôt qu’une obésité commune chez l’enfant ?

Une augmentation pondérale isolée avec accélération staturale normale
Une obésité très précoce, très sévère et associée à une hyperphagie
Une prise de poids progressive après l’adolescence avec activité physique réduite
Une obésité modérée sans retentissement alimentaire particulier

Une obésité très précoce, très sévère et associée à une hyperphagie

Explication

Les obésités monogéniques sont rares, précoces, très sévères et souvent marquées par une hyperphagie. L’obésité commune, au contraire, est plus liée à l’environnement et à la susceptibilité génétique.

11. Quel élément constitue un signe d’alerte supplémentaire lors du suivi de la corpulence ?

Une baisse isolée de la taille assise
Une stabilité de l’IMC sur plusieurs mois
Un rapport tour de taille/taille > 0,5
Un rapport tour de taille/taille < 0,3

Un rapport tour de taille/taille > 0,5

Explication

Un rapport tour de taille/taille supérieur à 0,5 est cité comme signe d’alerte. À l’inverse, une stabilité de l’IMC n’est pas un signal d’aggravation.

12. Quel syndrome est classiquement associé à une obésité précoce avec transmission autosomique récessive et atteintes multisystémiques ?

Le syndrome de Cushing
Le syndrome de Prader-Willi
L’hypothyroïdie congénitale
Le syndrome de Bardet-Biedl

Le syndrome de Bardet-Biedl

Explication

Le syndrome de Bardet-Biedl est décrit comme autosomique récessif et associé à une obésité précoce avec d’autres atteintes, notamment rétiniennes et malformatives. Le syndrome de Prader-Willi est une autre cause syndromique, mais il ne suit pas ce mode de transmission.

13. Quel examen est indiqué en première intention pour rechercher un syndrome d’apnée obstructive du sommeil chez l’enfant obèse ?

L’échographie abdominale
La spirométrie simple
Le dosage de la leptine
La polysomnographie

La polysomnographie

Explication

La polysomnographie est l’examen de référence pour explorer un trouble respiratoire du sommeil chez l’enfant obèse. Les autres examens peuvent avoir d’autres indications, mais ne confirment pas un syndrome d’apnée du sommeil.

14. Quelle description correspond à une phase statique de l’histoire pondérale ?

Une absence totale de courbe d’IMC
Une augmentation rapide et continue de l’IMC
Une perte de poids brutale et durable
Une trajectoire pondérale relativement stable

Une trajectoire pondérale relativement stable

Explication

La phase statique correspond à une trajectoire pondérale moins évolutive, avec une relative stabilité. La phase dynamique, à l’inverse, se traduit par une évolution active du poids ou de l’IMC.

15. Quel profil oriente plutôt vers une obésité commune que vers une endocrinopathie ?

Prise de poids avec accélération staturale
Prise de poids avec ralentissement statural
Prise de poids avec absence d’accélération staturale
Prise de poids associée à un freinage de la croissance

Prise de poids avec accélération staturale

Explication

Dans l’obésité commune, la prise de poids s’accompagne habituellement d’une accélération staturale parallèle. Un ralentissement ou une absence d’accélération staturale doit faire évoquer une cause endocrinienne.

16. Dans quel cas le bilan thyroïdien devient-il indispensable chez un enfant obèse ?

En cas de ralentissement de la croissance ou d’absence d’accélération staturale
Seulement si l’enfant a plus de 15 ans
Dès qu’un enfant présente un IMC élevé isolé
Uniquement en présence de constipation

En cas de ralentissement de la croissance ou d’absence d’accélération staturale

Explication

Le bilan thyroïdien est généralement inutile, sauf en cas de ralentissement de la croissance ou d’absence d’accélération staturale. Dans ce contexte, il devient nécessaire pour rechercher une endocrinopathie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Obésité infantile : diagnostic et prise en charge.

Obésité infantile — définition ?

Excès de masse grasse chez l'enfant ou l'adolescent.

Prévalence stabilisée — quand ?

Depuis 2004 dans les pays développés.

Surpoids sévère — tendance ?

Augmentation continue de sa prévalence.

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