QCM : Organisation et prise en charge des urgences — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal du SAMU-Centre 15 dans l’organisation des urgences ?

Accueillir les patients en salle d’attente et classer leur dossier administratif
Réaliser exclusivement les gestes de réanimation sur place
Orienter uniquement vers les services de psychiatrie
Assurer une écoute médicale permanente et adapter la réponse à l’appel

Assurer une écoute médicale permanente et adapter la réponse à l’appel

Explication

Le SAMU-Centre 15 assure la régulation médicale avec une écoute permanente et l’adaptation de la réponse à l’appel. Ce n’est pas le service d’accueil hospitalier ni une équipe de réanimation sur place.

2. Que désigne le service d’urgences dans l’organisation hospitalière ?

L’unité qui réalise uniquement le transport médicalisé interhospitalier
Le service chargé uniquement des appels téléphoniques de régulation
La porte d’entrée hospitalière qui accueille, évalue, traite et oriente les patients
Le secteur qui prend en charge seulement les pathologies chroniques

La porte d’entrée hospitalière qui accueille, évalue, traite et oriente les patients

Explication

Le service d’urgences est la porte d’entrée hospitalière : il accueille, évalue, traite et oriente jusqu’à la décision d’aval. Le transport médicalisé relève plutôt du SMUR.

3. Quelle différence décrit le mieux une urgence ressentie ?

La perception du patient avant toute évaluation médicale
La situation triée comme prioritaire à l’arrivée aux urgences
L’urgence confirmée après examen clinique par un médecin
La détresse vitale mise en évidence par la régulation

La perception du patient avant toute évaluation médicale

Explication

L’urgence ressentie correspond à la perception du patient avant l’évaluation médicale. L’urgence avérée est, elle, évaluée par le médecin après interrogatoire et examen clinique.

4. Quel est l’objectif principal du triage hospitalier à l’arrivée ?

Décider uniquement de l’hospitalisation systématique
Remplacer l’examen clinique par des examens complémentaires
Prioriser l’orientation vers le secteur de soins adapté
Poser immédiatement un diagnostic complet

Prioriser l’orientation vers le secteur de soins adapté

Explication

Le triage sert à prioriser l’orientation vers le bon secteur de soins dès l’arrivée. Il ne vise pas d’emblée un diagnostic complet.

5. Dans une situation de catastrophe, qu’est-ce qu’une CUMP ?

Une cellule d’urgence médico-psychologique mobilisée pour une prise en charge médico-psychologique
Un centre de coordination des transports sanitaires
Une unité chirurgicale dédiée aux traumatismes graves
Un dispositif réservé aux urgences somatiques simples

Une cellule d’urgence médico-psychologique mobilisée pour une prise en charge médico-psychologique

Explication

La CUMP est une cellule d’urgence médico-psychologique mobilisée lors d’événements à fort retentissement émotionnel ou désorganisant les secours. Elle n’est pas un service chirurgical.

6. Au-delà de quel délai la prise en charge n’entre plus dans le recours CUMP et doit plutôt s’orienter vers un CMP ou un CMPEA ?

Au-delà de 24 à 48 heures
Au-delà d’un mois
Au-delà de 4 semaines
Au-delà de 7 jours

Au-delà d’un mois

Explication

Si la prise en charge est différée au-delà d’un mois, il n’y a plus de recours CUMP et l’orientation vers CMP/CMPEA est privilégiée. La phase immédiate et post-immédiate sont plus précoces.

7. Quel traitement est l’adrénaline de référence dans le choc anaphylactique ?

Noradrénaline en perfusion continue d’emblée
Mélange d’antihistaminique et de corticoïde seul
Adrénaline par voie intramusculaire à 0,5 mg
Adrénaline par voie intraveineuse à faible débit

Adrénaline par voie intramusculaire à 0,5 mg

Explication

Dans le choc anaphylactique, l’adrénaline est indiquée par voie intramusculaire à 0,5 mg. Les antihistaminiques ou corticoïdes seuls ne constituent pas le traitement initial de référence.

8. Quel critère définit le choc septique dans ce cadre ?

Un lactate supérieur à 2 mmol/L malgré un remplissage adéquat
Une réaction immunologique aiguë avec bronchospasme
Une pression artérielle moyenne fixée à 65 mmHg
Une baisse de 20 % de la masse sanguine totale

Un lactate supérieur à 2 mmol/L malgré un remplissage adéquat

Explication

Le choc septique est caractérisé par une élévation du lactate au-delà de 2 mmol/L malgré un remplissage adéquat. Cela traduit une hypoperfusion tissulaire persistante.

9. Que signifie la présence de lignes B à l’échographie pulmonaire ?

Une absence totale d’aération pulmonaire
Un pneumothorax certain
Un syndrome interstitiel pulmonaire
Un épanchement péricardique

Un syndrome interstitiel pulmonaire

Explication

Les lignes B sont des artefacts verticaux traduisant un syndrome interstitiel pulmonaire. L’absence de glissement pleural oriente davantage vers un pneumothorax.

10. Quel profil échographique correspond à un poumon sans lignes B avec glissement pleural présent ?

Profil B
Profil C
Profil D
Profil A

Profil A

Explication

Le profil A associe glissement pleural présent et absence de lignes B, ce qui correspond à un examen pleuro-pulmonaire normal. Le profil B, lui, nécessite des lignes B.

11. Dans l’arrêt cardio-respiratoire, à quel moment l’échographie sous-xiphoïdienne est-elle réalisée de façon compatible avec la réanimation ?

Uniquement après plusieurs cycles de réanimation terminés
Pendant une analyse du rythme, massage arrêté, pendant moins de 10 secondes
Pendant une compression continue sans interruption
Après le retour d’une circulation spontanée

Pendant une analyse du rythme, massage arrêté, pendant moins de 10 secondes

Explication

La coupe sous-xiphoïdienne est utilisée pendant l’analyse du rythme, avec arrêt du massage et une durée maximale de 10 secondes. Elle ne doit pas interrompre la réanimation de manière prolongée.

12. Quel couple d’éléments oriente le plus vers une embolie pulmonaire lors d’un arrêt cardio-respiratoire à rythme non choquable ?

Surcharge du ventricule droit avec collapsus du ventricule gauche
Collapsus isolé du ventricule gauche sans autre anomalie
Absence de glissement pleural avec lignes B diffuses
Épanchement péricardique avec collapsus du ventricule droit

Surcharge du ventricule droit avec collapsus du ventricule gauche

Explication

En rythme non choquable, une surcharge du ventricule droit associée à un collapsus du ventricule gauche fait évoquer une embolie pulmonaire. L’épanchement péricardique avec collapsus du ventricule droit évoque plutôt une tamponnade.

13. Quel abord vasculaire adulte doit être réalisé sous guidage échographique en urgence ?

La voie veineuse centrale
La voie veineuse périphérique courte
La voie intra-osseuse
La ponction capillaire

La voie veineuse centrale

Explication

Chez l’adulte, le guidage échographique est indiqué de façon obligatoire pour la pose d’une voie veineuse centrale en urgence. La voie artérielle adulte, elle, est seulement recommandée sous échographie.

14. Chez l’enfant, quel abord vasculaire en urgence nécessite aussi un guidage échographique ?

La voie veineuse périphérique
Le cathéter ombilical
La voie veineuse centrale
La voie artérielle radiale

La voie veineuse centrale

Explication

Le guidage échographique est obligatoire pour la pose d’une voie veineuse centrale chez l’enfant en urgence. Cela vise à améliorer la sécurité et la fiabilité du geste.

15. Quel profil échographique pleuro-pulmonaire correspond à un examen normal avec glissement pleural présent et absence de lignes B ?

Profil D
Profil C
Profil B
Profil A

Profil A

Explication

Le profil A associe un glissement pleural présent et l’absence de lignes B, ce qui correspond à un poumon “OK”. Le profil B, au contraire, traduit un syndrome interstitiel.

16. Quelle définition correspond au profil B en échographie pleuro-pulmonaire ?

Une condensation alvéolaire bilatérale avec épanchement pleural
Une absence totale de glissement pleural sur un seul hémithorax
Au moins 3 lignes B dans au moins 2 zones de chaque poumon
Un poumon normal et un poumon sans artefact B

Au moins 3 lignes B dans au moins 2 zones de chaque poumon

Explication

Le profil B est défini par au moins 3 lignes B dans au moins 2 zones de chaque poumon. Cette configuration oriente vers un syndrome interstitiel, selon le contexte clinique.

17. Quelle attitude est la plus conforme à la stratégie d’imagerie en urgence lorsqu’une exploration n’est pas immédiatement indispensable ?

La réaliser systématiquement avant tout examen clinique
L’utiliser pour remplacer l’évaluation clinique initiale
La discuter après l’interrogatoire, l’examen clinique et la hiérarchisation des hypothèses
La réserver uniquement aux patients déjà stabilisés au domicile

La discuter après l’interrogatoire, l’examen clinique et la hiérarchisation des hypothèses

Explication

L’imagerie n’est pas systématique en première intention : elle se discute après le recueil clinique et la hiérarchisation des hypothèses, surtout si la prise en charge risque de dépasser deux heures. Elle ne remplace pas l’examen clinique.

18. Dans une situation d’urgence, quel principe est retenu pour l’injection iodée en l’absence de contre-indication absolue démontrée ?

Elle impose systématiquement une dialyse préventive
La balance bénéfice-risque prime, avec un seuil pratique de clairance de créatinine supérieur à 30 mL/min
Elle n’est possible que si la clairance est supérieure à 90 mL/min
L’injection est interdite dès qu’il existe le moindre antécédent rénal

La balance bénéfice-risque prime, avec un seuil pratique de clairance de créatinine supérieur à 30 mL/min

Explication

Le texte indique qu’il n’existe pas de contre-indication absolue démontrée et qu’un seuil pratique de clairance de créatinine supérieur à 30 mL/min est cité pour limiter le risque rénal. La décision repose donc sur la balance bénéfice-risque.

19. Dans le fonctionnement d’une équipe, que signifie la fonction de décision ?

Établir les résultats biologiques avant toute discussion
Diffuser la conclusion une fois la décision prise aux autres intervenants
Réaliser uniquement les actes techniques au lit du patient
Proposer une méthode de travail pour résoudre le problème clinique

Diffuser la conclusion une fois la décision prise aux autres intervenants

Explication

La fonction de décision consiste à conclure puis à diffuser cette décision aux autres membres de l’équipe. La fonction d’organisation correspond, elle, à la proposition d’une méthode de travail.

20. Que permet d’estimer en pratique un rapport de vraisemblance positif élevé ?

La fréquence de la maladie dans la population générale
Le caractère définitif du diagnostic sans autre examen
Une augmentation de la probabilité post-test de la pathologie suspectée
La sensibilité du test isolément

Une augmentation de la probabilité post-test de la pathologie suspectée

Explication

Un rapport de vraisemblance positif élevé augmente fortement la probabilité post-test de la maladie suspectée. Il ne mesure pas directement la prévalence ni la sensibilité du test.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Organisation et prise en charge des urgences.

Urgence — définition ?

Situation mettant en jeu le pronostic vital ou fonctionnel

Maillage sanitaire — objectif ?

Réduire délai d’intervention en urgence

SAMU Centre 15 — rôle ?

Régulation médicale et écoute permanente

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Consultez la fiche de révision complète sur Organisation et prise en charge des urgences.

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