QCM : Outils et stratégies en addictologie — 69 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à un binge drinking chez une femme selon le seuil indiqué ?

Boire 4 verres standards à plusieurs reprises sur une semaine.
Boire au moins 4 verres standards en environ 2 heures.
Boire au moins 5 verres standards en environ 2 heures.
Boire au moins 3 verres standards répartis sur toute une journée.

Boire au moins 4 verres standards en environ 2 heures.

Explication

Chez la femme, le binge drinking correspond à au moins 4 verres standards consommés en environ 2 heures, avec une alcoolémie d’au moins 0,8 g/L. Le seuil de 5 verres concerne l’homme.

2. Quelle différence distingue l’usage simple de l’usage à risque ?

L’usage simple entraîne une addiction progressive, tandis que l’usage à risque se limite à une consommation contrôlée.
L’usage simple implique une intoxication, tandis que l’usage à risque correspond à une consommation sans effet dommageable.
L’usage simple n’entraîne pas de dommages, tandis que l’usage à risque expose à des conséquences immédiates ou différées.
L’usage simple provoque des complications psychiques, tandis que l’usage à risque concerne les consommations sans conséquence.

L’usage simple n’entraîne pas de dommages, tandis que l’usage à risque expose à des conséquences immédiates ou différées.

Explication

L’usage simple n’entraîne ni complications ni dommages, alors que l’usage à risque peut exposer à l’intoxication, aux violences ou à l’addiction. Une consommation à risque n’est donc pas dépourvue de conséquences.

3. Quelle proportion des foyers français est connectée, et quelle part du temps est passée sur smartphone ?

79 % des foyers sont connectés et 93 % du temps est passé sur smartphone
93 % des foyers sont connectés et 79 % du temps est passé sur smartphone
93 % des foyers sont connectés et 26,7 % du temps est passé sur smartphone
84 % des foyers sont connectés et 70 % du temps est passé sur smartphone

93 % des foyers sont connectés et 79 % du temps est passé sur smartphone

Explication

Les données indiquent que 93 % des foyers français sont connectés et que 79 % du temps est passé sur smartphone. Les valeurs 79 % et 93 % ne doivent donc pas être inversées.

4. Comment évolue le risque lié au tabagisme pendant la grossesse ?

Il reste identique quelle que soit la quantité de cigarettes consommées
Il augmente avec la dose, notamment pour plusieurs complications obstétricales
Il apparaît uniquement lorsque la consommation dépasse un seuil élevé
Il concerne principalement les infections maternelles sans effet fœtal

Il augmente avec la dose, notamment pour plusieurs complications obstétricales

Explication

Le risque tabagique est dose-dépendant et concerne notamment la grossesse extra-utérine, la fausse couche, le retard de croissance et la mort inattendue du nourrisson. Une faible consommation ne signifie donc pas une absence de risque.

5. Quelle proportion de patients schizophrènes fument selon les données épidémiologiques disponibles ?

Environ 70 à 80 %
Environ 40 à 50 %
Environ 20 à 30 %
Environ 90 à 95 %

Environ 70 à 80 %

Explication

Les données indiquent que 70 à 80 % des patients schizophrènes fument, soit une proportion très supérieure à celle de la population générale. L’estimation de 40 à 50 % sous-évalue donc la fréquence observée dans cette population.

6. Quel ordre de grandeur correspond aux décès annuels attribués directement au tabac et à l’alcool en France ?

Plus de 80 000 pour le tabac et 49 000 pour l’alcool.
Environ 10 000 pour le tabac et 20 000 pour l’alcool.
Environ 49 000 pour le tabac et 80 000 pour l’alcool.
Environ 120 000 pour le tabac et 5 000 pour l’alcool.

Plus de 80 000 pour le tabac et 49 000 pour l’alcool.

Explication

Le tabac est associé à plus de 80 000 décès annuels et l’alcool à 49 000 décès directs. Pour l’alcool, le chiffre augmente lorsque les causes indirectes sont intégrées.

7. Quelle situation correspond le mieux à la définition d’une addiction comportementale ?

Un comportement répété avec perte de contrôle, détresse et altération du fonctionnement
Une activité occasionnelle qui entraîne une contrariété brève mais sans perte de contrôle
Une utilisation fréquente qui procure du plaisir sans conséquence fonctionnelle notable
Une pratique intensive choisie qui reste compatible avec une vie sociale satisfaisante

Un comportement répété avec perte de contrôle, détresse et altération du fonctionnement

Explication

Une addiction comportementale associe répétition, dommages ou détresse significatifs, perte de contrôle et altération fonctionnelle persistante. Une implication intensive choisie sans détresse ni altération fonctionnelle ne suffit pas à établir ce diagnostic.

8. Quel résultat est associé à l’ouverture de salles de consommation à moindre risque ?

Une disparition des besoins d’accompagnement social après la consommation
Une diminution des pratiques infectieuses à risque et des recours aux urgences
Une augmentation des overdoses liée à l’accès facilité aux substances
Une multiplication par trois des seringues abandonnées dans l’espace public

Une diminution des pratiques infectieuses à risque et des recours aux urgences

Explication

Les SCMR sont associées à moins de pratiques à risque infectieux, moins d’overdoses, moins de recours aux urgences et trois fois moins de seringues abandonnées. Elles ne suppriment cependant pas les besoins d’accompagnement social ou médical.

9. Dans le cycle de l’addiction sexuelle décrit par Carnes, quelle séquence est la plus conforme au modèle ?

Conflit relationnel, consommation de substances, retrait social, mise en acte, puis indifférence
Détresse physique, évitement sexuel, soulagement, mise en acte, puis disparition de l’anxiété
Faible estime de soi, fantaisies compensatrices, mise en acte, culpabilité, puis lutte infructueuse
Euphorie initiale, abstinence spontanée, culpabilité, mise en acte, puis amélioration durable

Faible estime de soi, fantaisies compensatrices, mise en acte, culpabilité, puis lutte infructueuse

Explication

Le modèle de Carnes part d’une faible estime de soi ou d’une dépression, suivie de fantaisies compensatrices, d’une mise en acte, de culpabilité et d’une tentative infructueuse d’arrêt. Cette lutte renforce ensuite l’anxiété et la faible estime de soi.

10. Quelle conduite est recommandée pour un traitement de substitution par méthadone ou buprénorphine pendant la grossesse ?

Réduire progressivement le traitement pour éviter le sevrage néonatal
Arrêter le traitement dès que la grossesse est confirmée
Adapter la dose au risque de sevrage selon la posologie reçue
Maintenir un taux stable sans diminuer ni interrompre le traitement

Maintenir un taux stable sans diminuer ni interrompre le traitement

Explication

La méthadone ou la buprénorphine doit maintenir un taux stable et ne doit pas être diminuée ou arrêtée pour prévenir le syndrome de sevrage néonatal. Le risque de ce syndrome n’est pas corrélé à la posologie du traitement de substitution.

11. Quel bilan historique est associé aux traitements de substitution des opiacés ?

Près de 3500 vies sauvées entre 1995 et 2003 et cinq fois moins de surdoses d’héroïne entre 1994 et 2002
Près de 500 vies sauvées entre 1995 et 2003 et deux fois moins de surdoses d’héroïne entre 1994 et 2002
Près de 3500 vies sauvées entre 1994 et 2002 et cinq fois moins de surdoses de cocaïne entre 1995 et 2003
Près de 3500 vies sauvées entre 2002 et 2010 et cinq fois moins de surdoses d’héroïne entre 1995 et 2003

Près de 3500 vies sauvées entre 1995 et 2003 et cinq fois moins de surdoses d’héroïne entre 1994 et 2002

Explication

Les traitements de substitution ont été associés à près de 3500 vies sauvées entre 1995 et 2003 et à une division par cinq des surdoses liées à l’héroïne entre 1994 et 2002. Les périodes concernent donc deux indicateurs distincts et ne doivent pas être interverties.

12. Quel mécanisme et quelle limite caractérisent la naloxone lors d’une intoxication opioïde ?

Elle déplace les opioïdes des récepteurs, mais son effet dure au plus environ une heure
Elle détruit les opioïdes dans le sang et protège durablement contre leur réapparition
Elle bloque la respiration réflexe et agit plus longtemps que la plupart des opioïdes
Elle stimule les récepteurs opioïdes et son action persiste plusieurs jours

Elle déplace les opioïdes des récepteurs, mais son effet dure au plus environ une heure

Explication

La naloxone est un antagoniste compétitif qui déplace les opioïdes fixés sur leurs récepteurs, mais sa demi-vie est courte, d’environ trente minutes à une heure au maximum. Son effet peut donc s’estomper avant celui de l’opioïde consommé.

13. Quel effet du cannabis est particulièrement préoccupant chez une personne vulnérable aux troubles psychotiques ?

Une disparition progressive des symptômes avec l’augmentation des prises
Une induction possible de symptômes psychotiques, modulée par la dose
Une sédation constante sans effet sur les perceptions
Une réduction prévisible des perceptions délirantes

Une induction possible de symptômes psychotiques, modulée par la dose

Explication

Le cannabis peut induire des symptômes psychotiques dans environ 15 % des cas, avec des effets plus marqués selon la vulnérabilité et la dose. Le considérer comme une substance uniquement sédative ignore ce risque psychomimétique.

14. Quelle évolution caractérise le passage du high de cocaïne au crash ?

Le high provoque une fatigue profonde, puis le crash entraîne euphorie et hypervigilance
Le high diminue l’intérêt sexuel, puis le crash augmente la tachypsychie et l’appétit
Le high entraîne une anxiété isolée, puis le crash provoque énergie accrue et idées de grandeur
Le high stimule et désinhibe, puis le crash associe dysphorie, fatigue et irritabilité

Le high stimule et désinhibe, puis le crash associe dysphorie, fatigue et irritabilité

Explication

Le high associe notamment euphorie, énergie accrue, tachypsychie et désinhibition, tandis que le crash se manifeste par dysphorie, anxiété, fatigue et irritabilité. L’euphorie et l’hypervigilance appartiennent donc à la phase stimulante plutôt qu’au crash.

15. Quelle caractéristique distingue principalement la dépendance tabagique d’une simple consommation de tabac ?

Une consommation sociale accompagnée d’une préférence pour certaines marques
Une consommation régulière sans modification de l’humeur ni du comportement
Une exposition occasionnelle entraînant une tolérance rapidement réversible
Une perte de contrôle associée à un syndrome de sevrage et au craving

Une perte de contrôle associée à un syndrome de sevrage et au craving

Explication

La dépendance tabagique est une maladie chronique définie par la perte de contrôle, le syndrome de sevrage et le craving. Une simple consommation ne comporte pas nécessairement de syndrome de sevrage ni de perte de contrôle.

16. Comment définir une conduite addictive ?

Une consommation répétée entraînant nécessairement une dépendance physique durable.
Une consommation occasionnelle provoquant une intoxication sans conséquence ultérieure.
Une consommation de substances psychoactives exposant à des répercussions immédiates ou différées.
Une consommation contrôlée dont les effets favorisent principalement les interactions sociales.

Une consommation de substances psychoactives exposant à des répercussions immédiates ou différées.

Explication

Une conduite addictive désigne une consommation de substances psychoactives pouvant entraîner des répercussions immédiates ou différées. Elle ne suppose pas nécessairement une dépendance physique durable.

17. Selon la formule de Widmark, comment estime-t-on l’alcoolémie à partir de l’alcool absorbé ?

En divisant le poids corporel par l’alcool absorbé puis par un coefficient fixe
En multipliant la quantité d’alcool absorbé par le volume total d’eau corporelle
En ajoutant au nombre de verres consommés un coefficient indépendant du poids
En divisant la quantité d’alcool absorbé par l’eau totale estimée selon le poids et le sexe

En divisant la quantité d’alcool absorbé par l’eau totale estimée selon le poids et le sexe

Explication

La formule de Widmark divise la quantité d’alcool absorbé en grammes par l’eau totale en litres, elle-même estimée avec un coefficient de 0,6 chez les femmes et de 0,7 chez les hommes. Les autres formulations inversent la relation ou négligent l’estimation de l’eau corporelle.

18. Quel est l’objectif central de l’entretien motivationnel ?

Obtenir une décision rapide en présentant les risques de façon particulièrement insistante
Augmenter la motivation intrinsèque du patient en l’aidant à résoudre son ambivalence
Convaincre le patient par une argumentation principalement élaborée par le soignant
Remplacer les préférences du patient par un programme comportemental standardisé

Augmenter la motivation intrinsèque du patient en l’aidant à résoudre son ambivalence

Explication

L’entretien motivationnel est une communication directive et centrée sur le patient qui vise sa motivation intrinsèque et la résolution de son ambivalence. La persuasion impose davantage les arguments du soignant au lieu d’explorer les raisons propres du patient.

19. Selon le modèle multiplicatif du risque addictif, comment évolue le risque lorsqu’un produit plus addictogène rencontre une vulnérabilité et une exposition plus importantes ?

Il dépend principalement de l’exposition, les deux autres facteurs ayant un rôle secondaire.
Il augmente, car ces trois composantes se multiplient.
Il reste stable, car la vulnérabilité individuelle détermine le risque.
Il diminue, car une exposition fréquente entraîne une adaptation protectrice.

Il augmente, car ces trois composantes se multiplient.

Explication

Le risque addictif est modélisé par le produit de trois composantes : produit, vulnérabilité et exposition. Une augmentation de plusieurs composantes accroît donc le risque dans ce modèle.

20. Pourquoi les nouvelles substances psychoactives peuvent-elles poser rapidement des problèmes sanitaires et réglementaires ?

Leurs structures sont identiques à celles des drogues classiques, ce qui facilite leur analyse
Elles sont dépourvues d’effets psychoactifs et sont étudiées depuis plusieurs décennies
Elles sont toujours fabriquées légalement et présentent des risques toxicologiques bien établis
Leurs effets ressemblent à ceux de drogues connues, mais leurs structures modifiées sont peu documentées

Leurs effets ressemblent à ceux de drogues connues, mais leurs structures modifiées sont peu documentées

Explication

Les nouvelles substances psychoactives recherchent des effets proches de ceux des drogues classiques tout en présentant une structure légèrement différente. Cette situation peut entraîner un manque initial de données pharmacotoxicologiques, des difficultés analytiques et un vide juridique.

21. Quelle succession décrit correctement les phases de la prise en charge du sevrage tabagique ?

Préparation, sevrage avec arrêt effectif, puis suivi pour prévenir la reprise
Information générale, traitement symptomatique, puis arrêt sans phase de suivi
Sevrage immédiat, diagnostic biologique, puis préparation à une éventuelle réduction
Suivi initial, diminution progressive, puis préparation sans contrôle des dépendances

Préparation, sevrage avec arrêt effectif, puis suivi pour prévenir la reprise

Explication

La prise en charge comprend une préparation, une phase de sevrage avec arrêt effectif et contrôle des dépendances, puis un suivi destiné à prévenir la reprise. Les autres séquences omettent ou déplacent des étapes essentielles.

22. Que désigne l’efficacité personnelle dans le contexte du changement comportemental ?

La capacité du soignant à imposer une stratégie thérapeutique
La rapidité avec laquelle un comportement problématique disparaît
La connaissance précise des conséquences médicales du comportement
La confiance d’un individu dans ses capacités à changer

La confiance d’un individu dans ses capacités à changer

Explication

L’efficacité personnelle correspond au degré de confiance qu’une personne accorde à ses propres capacités à changer et favorise le passage à l’action. Elle ne se réduit ni aux compétences du soignant ni à la connaissance des risques.

23. Selon Custer, dans quel ordre évoluent les phases du jeu pathologique ?

Désespoir, gains, puis pertes
Réduction, abstinence, puis rechute
Pertes, préparation, puis gains
Gains, pertes, puis désespoir

Gains, pertes, puis désespoir

Explication

Custer décrit une évolution en trois phases : une phase de gains, suivie d’une phase de pertes, puis d’une phase de désespoir. Les autres séquences ne correspondent pas à ce modèle évolutif.

24. Lequel de ces éléments caractérise le trouble de l’usage de l’alcool ?

Une conduite addictive avec craving, perte de contrôle et poursuite malgré les conséquences
Une consommation occasionnelle sans difficulté à réduire les prises
Une intoxication aiguë définie par un taux d’alcoolémie précis
Une mesure quantitative limitée au nombre de verres consommés chaque semaine

Une conduite addictive avec craving, perte de contrôle et poursuite malgré les conséquences

Explication

Le trouble de l’usage de l’alcool décrit une conduite addictive comprenant notamment le craving, la perte de contrôle et la poursuite des consommations malgré leurs conséquences. Il ne se réduit donc pas à un simple décompte quantitatif des verres.

25. Quel effet est associé à la consommation d’une cigarette par jour pendant toute la grossesse ?

Le risque de mort inattendue du nourrisson est doublé
Le risque de mort inattendue du nourrisson diminue de moitié
Le risque augmente uniquement en cas de tabagisme paternel
Le risque reste inchangé lorsque la consommation est quotidienne mais faible

Le risque de mort inattendue du nourrisson est doublé

Explication

Dès une cigarette quotidienne pendant toute la grossesse, le risque de mort inattendue du nourrisson est doublé. Le tabagisme passif paternel ou maternel augmente également ce risque, ce qui contredit l’idée d’un effet limité à la mère fumeuse.

26. Quels éléments fondent l’alliance thérapeutique dans la prise en charge des troubles alimentaires ?

La confiance, l’empathie, le non-jugement et un engagement commun au changement
La priorité donnée à la famille, avec une participation limitée du patient au traitement
La surveillance des repas, sans nécessité d’une relation de confiance entre les acteurs
La distance professionnelle, la confrontation directe et des objectifs imposés au patient

La confiance, l’empathie, le non-jugement et un engagement commun au changement

Explication

L’alliance thérapeutique repose sur une relation de confiance entre soignant, patient et famille, ainsi que sur l’empathie, le non-jugement et un engagement commun. Une approche imposée ou centrée sur la surveillance ne correspond pas à cette définition.

27. Quelle addiction aux écrans est officiellement reconnue dans le cadre présenté ?

L’addiction générale aux écrans
L’addiction aux achats en ligne
La dépendance aux réseaux sociaux
Le trouble du jeu vidéo

Le trouble du jeu vidéo

Explication

Le trouble du jeu vidéo est la forme d’addiction aux écrans officiellement reconnue dans le cadre présenté. Cela ne signifie pas qu’une addiction générale aux écrans soit reconnue de la même manière.

28. Quelle caractéristique distingue principalement l’addiction d’un usage simplement régulé ?

La survenue possible d’effets psychoactifs après la consommation.
La répétition d’un comportement dans des contextes sociaux variés.
La perte de contrôle malgré la connaissance de conséquences négatives.
La recherche d’un plaisir ou d’un soulagement lors de la consommation.

La perte de contrôle malgré la connaissance de conséquences négatives.

Explication

L’addiction associe un comportement répété et incontrôlable, poursuivi malgré ses conséquences négatives connues. La recherche de plaisir ou de soulagement peut aussi exister dans d’autres usages et ne suffit donc pas à la définir.

29. Pourquoi faut-il rechercher un sous-dosage des traitements substitutifs nicotiniques au troisième trimestre ?

Parce que les substituts nicotiniques provoquent alors systématiquement un surdosage
Parce que la nicotine cesse de franchir la barrière placentaire à ce stade
Parce que le métabolisme de la nicotine et le volume sanguin augmentent
Parce que la consommation antérieure devient sans intérêt pour ajuster le traitement

Parce que le métabolisme de la nicotine et le volume sanguin augmentent

Explication

Au troisième trimestre, l’augmentation du métabolisme de la nicotine et du volume sanguin peut réduire l’exposition au traitement et favoriser un sous-dosage. La posologie est donc ajustée progressivement selon la consommation antérieure et la réponse clinique.

30. Qu’est-ce qui définit le chemsex ?

L’usage de drogues dans l’intention de magnifier la sexualité
La pratique de relations sexuelles sans recours à des substances psychoactives
La consommation de drogues lors d’une soirée sans objectif sexuel particulier
L’usage de médicaments destiné à réduire toute activité sexuelle

L’usage de drogues dans l’intention de magnifier la sexualité

Explication

Le chemsex associe une consommation de drogues à l’intention de magnifier la sexualité, souvent entre hommes. Une consommation sans objectif de majoration sexuelle ne correspond pas à cette définition.

31. Quelle affirmation décrit correctement l’addiction sexuelle ?

Elle implique nécessairement une consommation de drogues avant les rapports sexuels
Elle peut être désignée par plusieurs termes, sans dénomination consensuelle unique
Elle se définit par une fréquence sexuelle élevée, même sans souffrance ni perte de contrôle
Elle correspond à l’absence de toute sexualité considérée comme normale

Elle peut être désignée par plusieurs termes, sans dénomination consensuelle unique

Explication

L’addiction sexuelle recouvre plusieurs appellations, notamment hypersexualité et trouble du comportement sexuel compulsif, sans consensus terminologique unique. Une fréquence élevée ou une sexualité atypique ne suffit pas sans souffrance ou perte de contrôle cliniquement significative.

32. Quelle différence caractérise les soins séquentiels par rapport aux soins parallèles et coordonnés pour les comorbidités psychiatriques ?

Les soins séquentiels délèguent les deux troubles à des proches formés aux addictions
Les soins séquentiels associent uniquement un traitement psychiatrique et une surveillance médicale
Les soins séquentiels traitent les deux troubles simultanément avec une équipe commune
Les soins séquentiels traitent successivement les deux troubles, sans simultanéité organisée

Les soins séquentiels traitent successivement les deux troubles, sans simultanéité organisée

Explication

Les soins séquentiels prennent en charge les deux troubles l’un après l’autre. Les soins parallèles et coordonnés les traitent simultanément, avec une coopération entre les intervenants.

33. Quel élément fait partie du bilan pré-thérapeutique d’une infection par le VHC ?

La réalisation d’un électroencéphalogramme et d’un bilan auditif complet
La recherche d’une allergie alimentaire et l’évaluation de la force musculaire
La mesure de la densité osseuse et l’exploration détaillée de la vision
La recherche d’interactions médicamenteuses et d’obstacles à l’observance

La recherche d’interactions médicamenteuses et d’obstacles à l’observance

Explication

Le bilan pré-thérapeutique vérifie notamment les comorbidités, les interactions médicamenteuses et les obstacles à l’observance. Les examens sensoriels ou neurologiques proposés ne correspondent pas aux éléments centraux de ce bilan.

34. Quelle pratique est interdite aux professionnels dans une salle de consommation à moindre risque ?

Orienter un usager vers des soins médicaux ou sociaux
Enregistrer les substances apportées et déclarées par les usagers
Surveiller l’état de santé des usagers pendant leur consommation
Aider directement un usager à réaliser son injection

Aider directement un usager à réaliser son injection

Explication

Les professionnels peuvent superviser la consommation et proposer des orientations, mais l’aide professionnelle à l’injection est interdite. Cette interdiction se distingue de la supervision, qui fait partie du fonctionnement de la SCMR.

35. Quelle recommandation distingue correctement la consommation quotidienne de la consommation en une seule occasion ?

Jusqu’à 3 verres par jour pour les hommes, 2 pour les femmes, et 4 lors d’une occasion.
Jusqu’à 4 verres par jour pour les hommes, 3 pour les femmes, et 2 lors d’une occasion.
Jusqu’à 2 verres par jour pour les hommes, 3 pour les femmes, et 4 lors d’une occasion.
Jusqu’à 3 verres par jour pour les hommes et les femmes, avec 4 lors d’une occasion.

Jusqu’à 3 verres par jour pour les hommes, 2 pour les femmes, et 4 lors d’une occasion.

Explication

La recommandation distingue une limite quotidienne de 3 verres pour les hommes et 2 pour les femmes, avec 4 verres au maximum en une seule occasion. Elle prévoit aussi un jour d’abstinence par semaine.

36. Quel comportement illustre le critère consistant à jouer pour recouvrer ses pertes ?

Réduire progressivement les mises lorsque l’anxiété liée au jeu apparaît
Demander à un proche de contrôler l’accès aux moyens de paiement
Interrompre une session après une perte pour limiter les conséquences financières
Augmenter les mises après une perte afin de récupérer l’argent perdu

Augmenter les mises après une perte afin de récupérer l’argent perdu

Explication

Jouer pour recouvrer ses pertes consiste à revenir au jeu, souvent avec des mises importantes, dans l’espoir de récupérer l’argent perdu. Interrompre le jeu ou en limiter l’accès correspond au contraire à des stratégies de protection.

37. Quel effet cardiovasculaire aigu de la cocaïne est particulièrement documenté ?

Elle réduit de moitié le risque de syndrome coronarien aigu durant l’heure suivant la prise
Elle provoque principalement une insuffisance veineuse sans association avec l’infarctus
Elle multiplie par 24 le risque de syndrome coronarien aigu durant l’heure suivant la prise
Elle multiplie par 24 le risque de syndrome coronarien aigu plusieurs semaines après la prise

Elle multiplie par 24 le risque de syndrome coronarien aigu durant l’heure suivant la prise

Explication

La cocaïne multiplie par 24 le risque de syndrome coronarien aigu dans l’heure qui suit la prise et constitue une cause majeure d’infarctus avant 50 ans. Le risque décrit est donc aigu et cardiovasculaire, plutôt qu’un effet veineux retardé.

38. Comment évolue approximativement le risque de dépendance à la cocaïne entre la première année et le long terme ?

Il passe d’environ 2 % durant la première année à environ 10 % à long terme
Il reste proche de 6 à 7 % pendant la première année comme à long terme
Il passe d’environ 20 % durant la première année à environ 6 à 7 % à long terme
Il passe d’environ 6 à 7 % durant la première année à environ 20 % à long terme

Il passe d’environ 6 à 7 % durant la première année à environ 20 % à long terme

Explication

Le risque de dépendance à la cocaïne est estimé à 6–7 % pendant la première année et à 20 % à long terme. La valeur à long terme est donc supérieure à l’estimation de la première année.

39. Quel tableau clinique évoque le plus typiquement une overdose opioïde ?

Une fièvre avec diarrhée, tremblements et accélération du rythme cardiaque
Une dépression respiratoire avec trouble de la conscience, bradypnée et myosis
Une douleur thoracique avec toux, cyanose isolée et hypertension
Une agitation avec respiration rapide, dilatation pupillaire et hyperthermie

Une dépression respiratoire avec trouble de la conscience, bradypnée et myosis

Explication

L’overdose opioïde associe typiquement une dépression respiratoire, un trouble de la conscience, une bradypnée et un myosis. L’agitation et la dilatation pupillaire orientent davantage vers d’autres intoxications stimulantes.

40. Quelle définition décrit le mieux un traitement de substitution aux opiacés ?

Un traitement des dépendances aux opiacés qui réduit le craving et s’intègre à un suivi médico-psychosocial
Un traitement général des dépendances qui agit de la même façon sur l’alcool et les stimulants
Une intervention pharmacologique centrée sur la désintoxication sans accompagnement psychologique ou social
Un sevrage bref destiné à supprimer toute dépendance grâce à une interruption rapide des opioïdes

Un traitement des dépendances aux opiacés qui réduit le craving et s’intègre à un suivi médico-psychosocial

Explication

Le traitement de substitution vise les dépendances aux opiacés, stabilise les désordres neurobiologiques et réduit le craving et la consommation problématique dans une prise en charge idéalement médico-psychosociale. Il ne correspond ni à un sevrage rapide ni à un traitement de toutes les addictions.

41. Quelle valeur de monoxyde de carbone expiré correspond au seuil d’abstinence tabagique ?

Une valeur inférieure à 7 ppm
Une valeur supérieure à 20 ppm
Une valeur comprise entre 7 et 15 ppm
Une valeur comprise entre 15 et 20 ppm

Une valeur inférieure à 7 ppm

Explication

Une valeur de monoxyde de carbone expiré inférieure à 7 ppm correspond au seuil d’abstinence. Une valeur située entre 7 et 15 ppm peut plutôt évoquer un tabagisme passif ou une intoxication exogène.

42. Quelle stratégie est adaptée à un usager de drogues guéri du VHC qui poursuit des pratiques d’injection à risque ?

Réaliser une biopsie annuelle avant d’envisager un nouveau traitement antiviral
Interrompre le dépistage après la guérison et attendre l’apparition de symptômes hépatiques
Reporter tout traitement antiviral tant qu’un traitement de substitution n’est pas commencé
Poursuivre le dépistage une à deux fois par an et traiter une éventuelle réinfection

Poursuivre le dépistage une à deux fois par an et traiter une éventuelle réinfection

Explication

Chez les personnes exposées à un risque persistant, le dépistage doit être poursuivi une à deux fois par an, et le traitement reste indiqué en cas d’infection. La guérison ne protège pas d’une réinfection et ne justifie pas l’arrêt de la surveillance.

43. Quelle affirmation décrit correctement l’usage ponctuel d’une substance psychoactive pendant la grossesse ?

Il concerne la mère sans exposition possible du fœtus
Il devient sans risque lorsque la consommation reste occasionnelle
Il indique une dépendance installée nécessitant un sevrage immédiat
Il peut être nocif sans être équivalent à une dépendance

Il peut être nocif sans être équivalent à une dépendance

Explication

Même ponctuel, un usage peut être nocif pendant la grossesse, sans pour autant signifier une dépendance. La consommation occasionnelle peut exposer le fœtus, car les substances franchissent la barrière placentaire.

44. Quel ensemble d’actions caractérise le dispositif AMéLYON pour faciliter le repérage des consommations à risque ?

Des dépistages biologiques, des hospitalisations et des prescriptions de substitution
Des formations, une équipe ressource, une hotline et des actions d’aller-vers
Des campagnes publicitaires, des contrôles policiers et des sanctions judiciaires
Des consultations pédiatriques, des vaccinations et des visites postnatales

Des formations, une équipe ressource, une hotline et des actions d’aller-vers

Explication

AMéLYON associe des formations, une équipe ressource territoriale, une hotline, des permanences, des consultations d’information, des actions d’aller-vers et des conseils techniques. Les hospitalisations et les sanctions judiciaires ne constituent pas le cœur de ce dispositif de repérage.

45. Quelle distinction caractérise les jeux de hasard pur et les jeux à semi-contrôle ?

Les premiers produisent des gains réguliers, tandis que les seconds reposent sur des pertes imprévisibles
Les premiers comportent une stratégie dominante, tandis que les seconds excluent toute compétence du joueur
Les premiers reposent surtout sur le hasard, tandis que les seconds donnent une illusion de maîtrise partielle
Les premiers exigent une expertise technique, tandis que les seconds dépendent d’un tirage totalement aléatoire

Les premiers reposent surtout sur le hasard, tandis que les seconds donnent une illusion de maîtrise partielle

Explication

Les jeux de hasard pur reposent principalement sur le hasard. Les jeux à semi-contrôle, comme le poker ou les paris sportifs, peuvent faire surestimer le rôle de l’expérience ou des compétences malgré l’importance persistante du hasard.

46. Par quelles méthodes la cirrhose liée à une infection chronique par le VHC peut-elle être recherchée ?

Par l’examen clinique, les analyses, l’imagerie, les biomarqueurs et parfois la biopsie
Par la charge virale, l’électrocardiogramme, l’imagerie cérébrale et la biopsie
Par le génotypage viral, l’échographie cardiaque, les urines et la biopsie
Par les symptômes digestifs, la radiographie thoracique, la glycémie et la biopsie

Par l’examen clinique, les analyses, l’imagerie, les biomarqueurs et parfois la biopsie

Explication

La recherche de cirrhose repose sur les signes cliniques, les anomalies biologiques, l’imagerie, les biomarqueurs sériques et, si nécessaire, la biopsie hépatique. La charge virale ou les examens cardiaques ne constituent pas les éléments principaux de cette évaluation.

47. Quel facteur peut rendre l’évaluation des consommations incertaine chez une femme enceinte ?

La peur du jugement et du placement peut limiter les déclarations
La présence d’une équipe spécialisée supprime les biais de déclaration
La surveillance échographique permet de mesurer précisément chaque consommation
La consommation d’un seul produit rend l’entretien clinique impossible

La peur du jugement et du placement peut limiter les déclarations

Explication

La honte, la culpabilité et la peur du jugement ou du placement peuvent conduire à minimiser les consommations déclarées. L’échographie et l’intervention d’une équipe spécialisée améliorent l’évaluation, mais ne mesurent pas directement chaque usage.

48. Dans le modèle transthéorique de DiClemente et Prochaska, que signifie le stade de contemplation ?

Une décision ferme d’agir prochainement
La mise en œuvre effective d’un nouveau comportement
Le maintien durable du changement déjà obtenu
Une réflexion ambivalente sur la possibilité de changer

Une réflexion ambivalente sur la possibilité de changer

Explication

La contemplation correspond à une réflexion ambivalente concernant le changement. La préparation renvoie plutôt à une décision d’agir prochainement, tandis que l’action désigne la mise en œuvre du changement.

49. Pourquoi l’association du GHB ou de la GBL avec l’alcool ou des benzodiazépines est-elle particulièrement dangereuse ?

Elle réduit la durée d’action des substances et protège des complications
Elle augmente le risque d’une overdose
Elle transforme les stimulants en produits dépresseurs du système nerveux
Elle empêche l’absorption digestive des substances consommées

Elle augmente le risque d’une overdose

Explication

L’association du GHB ou de la GBL avec l’alcool ou les benzodiazépines expose à une overdose. Ces produits peuvent donc aggraver le risque au lieu de neutraliser les effets des substances.

50. Quel mécanisme cognitif fait croire au joueur qu’il peut influencer un résultat principalement déterminé par le hasard ?

La tolérance au risque
L’illusion de contrôle
La neutralisation de la stimulation sensorielle
La prévention de la rechute

L’illusion de contrôle

Explication

L’illusion de contrôle donne au joueur l’impression qu’il peut influencer le résultat, alors que le hasard reste déterminant. Elle constitue ainsi un facteur addictif distinct de la fréquence des séquences ou de la rapidité des résultats.

51. Quelle attitude correspond aux principes de l’entretien motivationnel face à la résistance du patient ?

Réfuter directement les objections afin d’obtenir une adhésion immédiate au traitement
Éviter les contradictions exprimées pour préserver une relation thérapeutique stable
Explorer les contradictions avec empathie et composer avec la résistance sans confrontation
Insister sur les conséquences négatives jusqu’à ce que le patient accepte le changement

Explorer les contradictions avec empathie et composer avec la résistance sans confrontation

Explication

L’entretien motivationnel associe empathie, exploration des contradictions entre comportement et valeurs, gestion non conflictuelle de la résistance et renforcement de l’efficacité personnelle. La confrontation directe risque au contraire d’accroître la résistance.

52. Quel tableau évoque un crack lung après consommation de crack ?

Fièvre, hémoptysie, hypoxémie et détresse respiratoire aiguë
Polyurie, tremblements, hyperglycémie et troubles visuels transitoires
Rash cutané, diarrhée, arthralgies et élévation isolée des transaminases
Bradycardie, constipation, myosis et somnolence progressivement croissante

Fièvre, hémoptysie, hypoxémie et détresse respiratoire aiguë

Explication

Le crack lung est un syndrome pulmonaire aigu associant fièvre, hémoptysie, hypoxémie et détresse respiratoire. Le myosis, la constipation et la somnolence évoquent plutôt une intoxication opioïde.

53. Quel seuil temporel et quelle fréquence caractérisent les accès hyperphagiques et les comportements compensatoires dans la boulimie ?

Chaque jour pendant au moins deux semaines
Au moins deux fois par semaine pendant un an
En moyenne au moins une fois par semaine pendant trois mois
En moyenne une fois par mois pendant six mois

En moyenne au moins une fois par semaine pendant trois mois

Explication

Dans la boulimie, les accès hyperphagiques et les comportements compensatoires surviennent en moyenne au moins une fois par semaine pendant trois mois. Le critère concerne donc à la fois une fréquence et une durée précises.

54. Chez une personne ayant une infection chronique par le VHC, quelle évaluation est recommandée avant l’accès au traitement antiviral ?

Une mesure de la charge virale, sans recherche complémentaire de cirrhose
Une biopsie hépatique systématique avant toute prescription antivirale
Une évaluation non invasive de la cirrhose, sans exiger d’histologie hépatique
Une évaluation limitée aux symptômes, sans examen de la fibrose hépatique

Une évaluation non invasive de la cirrhose, sans exiger d’histologie hépatique

Explication

Une évaluation formelle et non invasive de la cirrhose est recommandée, tandis que l’histologie hépatique n’est pas requise pour accéder au traitement. La biopsie peut compléter le bilan dans certaines situations, mais elle n’est pas systématique.

55. Comment le DSM-5 classe-t-il un trouble de l’usage comportant 5 critères ?

Comme un trouble de l’usage sévère.
Comme un trouble de l’usage léger.
Comme un trouble de l’usage de sévérité moyenne.
Comme une consommation sans trouble de l’usage.

Comme un trouble de l’usage de sévérité moyenne.

Explication

Selon le DSM-5, 4 ou 5 critères correspondent à un trouble de l’usage de sévérité moyenne. La forme légère repose sur 2 ou 3 critères, tandis que la forme sévère en requiert au moins 6.

56. Quel mécanisme explique principalement l’entretien de la dépendance à la nicotine ?

La nicotine se fixe aux récepteurs nicotiniques et active le système dopaminergique de récompense
La nicotine augmente l’oxygénation cérébrale et supprime les symptômes liés au manque
La nicotine agit sur les muscles respiratoires et provoque directement une tolérance comportementale
La nicotine bloque les récepteurs nicotiniques et réduit durablement la libération de dopamine

La nicotine se fixe aux récepteurs nicotiniques et active le système dopaminergique de récompense

Explication

La nicotine se lie aux récepteurs nicotiniques, ce qui active le système dopaminergique de récompense et renforce la dépendance. Le sevrage correspond au contraire à la diminution de l’apport nicotinique et à l’apparition de symptômes.

57. Quelle affirmation décrit correctement le rapport des sociétés humaines aux substances psychoactives ?

Toutes les sociétés ont expérimenté des substances psychoactives à des fins variées.
Certaines sociétés ont rejeté toute substance psychoactive pour des raisons culturelles.
Les usages hédoniques des substances sont apparus avec les sociétés modernes.
Les substances psychoactives ont été utilisées principalement à des fins médicales.

Toutes les sociétés ont expérimenté des substances psychoactives à des fins variées.

Explication

Les sociétés humaines ont expérimenté des substances psychoactives à des fins hédoniques, spirituelles ou médicales. L’usage ne se limite donc ni à la médecine ni aux périodes récentes.

58. Qu’est-ce qui définit le mieux une salle de consommation à moindre risque ?

Un centre de sevrage imposant l’arrêt immédiat de toute consommation
Une structure médico-sociale supervisant des consommations dans un cadre moins risqué
Un espace policier destiné au contrôle des substances détenues par les usagers
Un local hospitalier réservé à l’injection de médicaments prescrits

Une structure médico-sociale supervisant des consommations dans un cadre moins risqué

Explication

Une SCMR est une structure médico-sociale où des usagers consomment des substances illicites dans des conditions moins risquées, sous supervision professionnelle. Elle peut accueillir l’injection, le sniff ou la fumée et ne se limite donc pas à l’injection.

59. À quel moment la pharmacovigilance évalue-t-elle principalement la balance bénéfice-risque des médicaments ?

Après la commercialisation, dans les conditions réelles d’utilisation
Avant l’autorisation de mise sur le marché, lors des essais précliniques
Après le retrait du médicament, pour analyser les prescriptions passées
Pendant la fabrication, par le contrôle de la conformité industrielle

Après la commercialisation, dans les conditions réelles d’utilisation

Explication

La pharmacovigilance intervient après la commercialisation afin d’identifier les risques dans les conditions réelles d’utilisation et d’éviter une exposition injustifiée. L’évaluation pré-AMM intervient avant l’autorisation de mise sur le marché et relève d’une autre étape.

60. Quelle distinction oppose correctement la boulimie et l’hyperphagie boulimique ?

La boulimie implique une restriction énergétique, contrairement à l’hyperphagie boulimique
La boulimie survient sans souffrance, contrairement à l’hyperphagie boulimique
La boulimie comporte des comportements compensatoires, contrairement à l’hyperphagie boulimique
La boulimie exclut les accès hyperphagiques, contrairement à l’hyperphagie boulimique

La boulimie comporte des comportements compensatoires, contrairement à l’hyperphagie boulimique

Explication

La boulimie associe des accès hyperphagiques à des comportements compensatoires, tandis que l’hyperphagie boulimique en est dépourvue. La restriction énergétique et la peur intense de prendre du poids caractérisent plutôt l’anorexie mentale.

61. Quelle évolution peut résulter de la répétition des prises dans le processus addictif ?

Le plaisir augmente durablement, puis le wanting est remplacé par une consommation régulée.
Le learning précède la tolérance, puis le must do se transforme en plaisir accru.
La tolérance apparaît, puis le liking évolue vers le wanting et le must do.
Le wanting disparaît, puis le liking devient une forme de tolérance physique.

La tolérance apparaît, puis le liking évolue vers le wanting et le must do.

Explication

La répétition des prises favorise la tolérance, puis le plaisir ressenti peut évoluer vers l’incitation à rechercher le produit et enfin vers le must do, correspondant au craving compulsif. Le wanting ne désigne donc pas le plaisir lui-même.

62. Quelle séquence correspond à la prise en charge d’une crise addictive aux urgences ?

Évaluer la motivation, interrompre les traitements habituels, puis stabiliser les fonctions vitales
Prévenir le sevrage, organiser la sortie, puis rechercher les complications somatiques
Réaliser l’intervention addictologique, puis stabiliser l’état clinique et traiter le sevrage
Stabiliser l’état clinique global, prévenir les complications du sevrage, puis intervenir sur l’addiction

Stabiliser l’état clinique global, prévenir les complications du sevrage, puis intervenir sur l’addiction

Explication

La prise en charge commence par la stabilisation de l’état clinique global, se poursuit par la prévention des complications du sevrage, puis comprend l’intervention addictologique. Commencer par l’intervention addictologique ferait passer la sécurité clinique avant la stabilisation nécessaire.

63. Pourquoi le sevrage alcoolique doit-il être accompagné médicalement ?

Parce qu’il peut entraîner des crises épileptiques et un delirium tremens potentiellement mortel
Parce qu’il provoque nécessairement une intoxication aiguë prolongée chez toute personne abstinente
Parce qu’il se complique principalement d’une dépendance immédiate aux vitamines administrées
Parce qu’il empêche habituellement toute hydratation spontanée pendant plusieurs semaines

Parce qu’il peut entraîner des crises épileptiques et un delirium tremens potentiellement mortel

Explication

Le sevrage alcoolique peut provoquer des crises épileptiques et un delirium tremens potentiellement mortel, ce qui justifie une surveillance et un accompagnement. Une simple abstinence sans dépendance ni risque de complication ne présente pas le même danger.

64. Pourquoi l’induction de la méthadone doit-elle commencer à faible dose avec une augmentation progressive ?

Parce que l’accumulation peut accroître le risque de surdose jusqu’au cinquième ou sixième jour
Parce que l’effet thérapeutique disparaît avant le deuxième jour sans augmentation rapide des doses
Parce que la méthadone provoque un sevrage retardé lorsque la dose reste stable plusieurs jours
Parce que l’élimination est complète après quelques heures et impose des prises très rapprochées

Parce que l’accumulation peut accroître le risque de surdose jusqu’au cinquième ou sixième jour

Explication

Lors de l’induction, la méthadone peut s’accumuler et augmenter le risque de surdose jusqu’au cinquième ou sixième jour, ce qui justifie une augmentation prudente. Une élimination très rapide ne correspond pas à cette dynamique d’accumulation.

65. Que signifie un résultat de dépistage du VHC avec anticorps positifs et ARN positif ?

Il signale un résultat impossible à interpréter sans dosage des anticorps
Il confirme l’absence d’infection antérieure connue
Il indique une infection ancienne résolue
Il indique une infection actuelle

Il indique une infection actuelle

Explication

La présence simultanée d’anticorps positifs et d’un ARN positif indique une infection actuelle par le VHC. Des anticorps positifs avec un ARN négatif évoquent plutôt une infection antérieure.

66. Dans le modèle de Berridge et Robinson, que désigne le wanting ?

Le plaisir subjectif éprouvé pendant la consommation.
L’incitation à rechercher un stimulus récompensant.
La tolérance qui apparaît après des prises répétées.
L’apprentissage produit par les effets de la récompense.

L’incitation à rechercher un stimulus récompensant.

Explication

Le wanting correspond à l’incitation à rechercher le stimulus, tandis que le liking désigne le plaisir ressenti. Le learning concerne les effets de la récompense sur l’apprentissage.

67. Chez une personne présentant une comorbidité psychiatrique, quelle évolution de la consommation de tabac est la plus probable ?

Une initiation plus précoce et une dépendance plus importante
Une dépendance réduite malgré une motivation fluctuante
Une initiation plus tardive et un arrêt généralement facilité
Une consommation comparable avec moins de complications médicales

Une initiation plus précoce et une dépendance plus importante

Explication

La comorbidité psychiatrique est associée à une initiation plus précoce, à une consommation plus forte, à une dépendance accrue et à un arrêt plus difficile. Elle ne protège donc pas contre les difficultés de sevrage ni contre les complications associées.

68. Quelle différence pharmacologique distingue la méthadone de la buprénorphine ?

La méthadone est un antagoniste, tandis que la buprénorphine est un agoniste pur
La méthadone est un agoniste pur, tandis que la buprénorphine est un agoniste partiel
La méthadone est un agoniste partiel, tandis que la buprénorphine est un antagoniste pur
La méthadone et la buprénorphine sont deux antagonistes ayant les mêmes effets respiratoires

La méthadone est un agoniste pur, tandis que la buprénorphine est un agoniste partiel

Explication

La méthadone agit comme agoniste pur des récepteurs opioïdes, alors que la buprénorphine est un agoniste partiel. Cette propriété de la buprénorphine limite davantage les effets dépresseurs cardiovasculaires et respiratoires.

69. Quel rôle jouent principalement Internet et les écrans dans les comportements addictifs numériques ?

Ils limitent l’accès aux jeux d’argent, aux achats et à la pornographie
Ils provoquent directement une dépendance identique chez tous les utilisateurs
Ils facilitent l’engagement dans des comportements ou contenus spécifiques
Ils remplacent les comportements problématiques par une consommation sans risque

Ils facilitent l’engagement dans des comportements ou contenus spécifiques

Explication

Internet et les écrans sont surtout des vecteurs qui facilitent l’accès à certains comportements ou contenus, comme les jeux d’argent ou la pornographie. Ils ne constituent pas en eux-mêmes une addiction générale identique pour tous.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Outils et stratégies en addictologie.

Quelles substances ont été expérimentées dans toutes les sociétés ?

Toutes les substances psychoactives.

Qu'est-ce qu'une conduite addictive ?

Une consommation de substances psychoactives exposant à des répercussions liées à ces consommations.

Comment se définit l'addiction ?

Un comportement répété et incontrôlable recherché pour plaisir ou soulagement malgré conséquences négatives.

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Consultez la fiche de révision complète sur Outils et stratégies en addictologie.

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