QCM : Paramètres vitaux — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quoi servent principalement les paramètres vitaux ?

Apprécier les grandes fonctions vitales et repérer des signes d’alerte
Identifier les habitudes alimentaires et estimer les besoins nutritionnels
Déterminer le traitement médical et prévoir son efficacité clinique
Évaluer la mobilité articulaire et mesurer la force musculaire globale

Apprécier les grandes fonctions vitales et repérer des signes d’alerte

Explication

Les paramètres vitaux sont des éléments mesurables ou observables qui renseignent sur le fonctionnement des grandes fonctions vitales et permettent de repérer des signes d’alerte. L’identification des habitudes alimentaires relève d’une autre évaluation clinique.

2. Quelles fonctions sont notamment évaluées par les paramètres vitaux ?

Les fonctions cognitive, musculaire, dermatologique, nutritionnelle, génétique et posturale
Les fonctions cérébrale, respiratoire, digestive, urinaire, cardiaque et de thermorégulation
Les fonctions reproductive, lymphatique, osseuse, articulaire, sensorielle et hormonale
Les fonctions visuelle, auditive, locomotrice, immunitaire, musculaire et cutanée

Les fonctions cérébrale, respiratoire, digestive, urinaire, cardiaque et de thermorégulation

Explication

Les paramètres vitaux concernent notamment les fonctions cérébrale, respiratoire, digestive, urinaire, cardiaque et de thermorégulation. Les autres ensembles proposés mélangent des fonctions qui ne constituent pas cette liste de référence.

3. Comment peut-on définir la pression artérielle mesurée au niveau d’une artère ?

La pression du sang revenant des veines vers l’oreillette droite
La pression du sang éjecté du ventricule gauche vers l’aorte
La pression de l’air exercée sur la paroi externe du thorax
La pression produite par les contractions des muscles périphériques

La pression du sang éjecté du ventricule gauche vers l’aorte

Explication

La pression artérielle correspond à la pression du sang éjecté par le ventricule gauche vers l’aorte, généralement évaluée au niveau de l’artère humérale. La pression veineuse concerne le retour du sang et ne définit pas la pression artérielle.

4. Quelle distinction décrit correctement les pressions systolique et diastolique ?

La systolique survient pendant le relâchement, la diastolique pendant la contraction ventriculaire
La systolique survient pendant la contraction, la diastolique pendant le relâchement ventriculaire
La systolique mesure le retour veineux, la diastolique mesure le débit respiratoire
La systolique indique la température, la diastolique indique l’oxygénation sanguine

La systolique survient pendant la contraction, la diastolique pendant le relâchement ventriculaire

Explication

La pression systolique est exercée lors de la contraction ventriculaire, tandis que la pression diastolique est exercée lors du relâchement. Le fait que la systolique soit le maximum et la diastolique le minimum ne change pas cette distinction physiologique.

5. Lors d’une mesure manuelle de la pression artérielle, comment repère-t-on les valeurs systolique et diastolique ?

Le premier bruit indique la systolique et la disparition des bruits indique la diastolique
La valeur systolique se lit avant le gonflage et la diastolique après le retrait du brassard
La disparition des bruits indique la systolique et le premier bruit indique la diastolique
Le premier bruit indique les deux valeurs après un gonflage bref du brassard

Le premier bruit indique la systolique et la disparition des bruits indique la diastolique

Explication

Après avoir gonflé le brassard puis dégonflé progressivement, le premier bruit correspond à la pression systolique et la disparition des bruits à la pression diastolique. Inverser ces repères constitue la confusion classique entre les deux valeurs.

6. Dans quelle situation faut-il choisir un autre bras pour mesurer la pression artérielle ?

Lorsque le patient est assis au repos depuis quelques minutes avant la mesure
Lorsque le bras est détendu et placé à hauteur du cœur pendant la mesure
Lorsque le brassard est adapté à la circonférence du bras du patient
Lorsque le bras est hémiplégique, perfusé ou porteur d’une fistule artério-veineuse

Lorsque le bras est hémiplégique, perfusé ou porteur d’une fistule artério-veineuse

Explication

Un brassard ne doit pas être placé sur un bras hémiplégique, perfusé, porteur d’une fistule artério-veineuse ou situé du côté d’une mastectomie avec curage ganglionnaire. Le repos et l’adaptation du brassard sont au contraire des conditions favorables à une mesure correcte.

7. Que désigne le pouls lors de son évaluation clinique ?

La pression exercée par le sang dans les cavités veineuses centrales
La mesure de la quantité d’air inspirée pendant une minute complète
La température enregistrée à la surface de la peau après un effort
La perception des battements cardiaques au niveau d’une artère distale

La perception des battements cardiaques au niveau d’une artère distale

Explication

Le pouls est la perception qualitative et quantitative des battements cardiaques au niveau d’une artère distale. La quantité d’air inspirée correspond à une évaluation respiratoire et ne définit pas le pouls.

8. Quelle fréquence cardiaque est considérée comme normale chez l’adulte au repos ?

De 100 à 130 battements par minute
De 90 à 110 battements par minute
De 30 à 50 battements par minute
De 60 à 80 battements par minute

De 60 à 80 battements par minute

Explication

Chez l’adulte, la fréquence cardiaque normale se situe entre 60 et 80 battements par minute. Les intervalles plus élevés proposés correspondent notamment à l’enfant ou au nourrisson, tandis que l’intervalle le plus bas est inférieur à la référence adulte.

9. Quelle méthode permet d’évaluer correctement le pouls périphérique ?

Placer le pouce sur l’artère, compter quelques secondes et multiplier systématiquement le résultat
Repérer une artère, la comprimer légèrement avec l’index et le majeur, puis compter une minute
Palper l’artère avec la paume, compter les battements pendant trente secondes et mesurer leur température
Appuyer fortement avec trois doigts, compter les battements pendant dix secondes et ignorer leur rythme

Repérer une artère, la comprimer légèrement avec l’index et le majeur, puis compter une minute

Explication

La prise du pouls nécessite de repérer une artère, de la comprimer légèrement avec les doigts, puis de compter pendant une minute en évaluant aussi l’intensité et la régularité. Le pouce est à éviter parce qu’il possède ses propres battements perceptibles.

10. Comment interpréter une fréquence de 110 pulsations par minute chez un adulte ?

Il s’agit d’une tachycardie, car la fréquence dépasse 100 pulsations par minute
Il s’agit d’une fréquence normale, car la limite adulte atteint 130 pulsations par minute
Il s’agit d’une bradycardie, car la fréquence se situe sous la valeur habituelle de repos
Il s’agit d’une arythmie, car toute fréquence supérieure à 100 est irrégulière

Il s’agit d’une tachycardie, car la fréquence dépasse 100 pulsations par minute

Explication

Une fréquence supérieure à 100 pulsations par minute correspond à une tachycardie. Une bradycardie est inférieure à 50 pulsations par minute, tandis qu’une arythmie dépend de l’irrégularité du rythme et non de la seule fréquence.

11. Comment définit-on la température corporelle ?

Le niveau d’humidité présent à la surface de la peau
La mesure de l’énergie dépensée par l’organisme au repos
La quantité de chaleur produite par les muscles en activité
Le degré de chaleur de l’organisme exprimé en degrés Celsius

Le degré de chaleur de l’organisme exprimé en degrés Celsius

Explication

La température corporelle indique le degré de chaleur de l’organisme et s’exprime en degrés Celsius. La chaleur produite par les muscles constitue un facteur possible, mais ne définit pas la température corporelle.

12. Quelle proposition distingue correctement la thermogénèse de la thermolyse ?

La thermogénèse refroidit la peau, tandis que la thermolyse réchauffe les muscles
La thermogénèse mesure la température, tandis que la thermolyse indique sa normalité
La thermogénèse produit de la chaleur, tandis que la thermolyse en favorise la perte
La thermogénèse élimine de la chaleur, tandis que la thermolyse en assure la production

La thermogénèse produit de la chaleur, tandis que la thermolyse en favorise la perte

Explication

La thermogénèse augmente la chaleur corporelle, alors que la thermolyse la diminue par la peau, la transpiration et la respiration. Confondre ces deux mécanismes revient à inverser leur effet sur la température.

13. Une température corporelle de 36,0 °C correspond à quel état ?

Une hyperthermie
Une hypothermie
Un état apyrétique
Un état fébrile

Une hypothermie

Explication

Une température inférieure ou égale à 36,2 °C correspond à une hypothermie. L’état apyrétique se situe entre 36,3 °C et 37,4 °C, tandis que les états fébrile et hyperthermique commencent à des valeurs supérieures.

14. Comment définit-on la fréquence respiratoire ?

Le nombre de mouvements respiratoires réalisés en une minute
Le volume d’air inspiré et expiré pendant une minute
Le nombre de battements cardiaques observés durant une respiration
La durée moyenne nécessaire pour réaliser une inspiration complète

Le nombre de mouvements respiratoires réalisés en une minute

Explication

La fréquence respiratoire correspond au nombre de mouvements respiratoires effectués en une minute, chaque mouvement comprenant une inspiration et une expiration. Elle ne mesure ni le volume d’air ni la fréquence cardiaque.

15. Quelles caractéristiques décrivent une respiration normale ?

Elle est rapide, irrégulière, profonde et bruyante, avec deux inspirations successives
Elle est calme, régulière, souple et silencieuse, avec inspiration et expiration
Elle est lente, saccadée, rigide et sonore, avec expiration puis apnée prolongée
Elle est variable, forcée, bruyante et superficielle, avec plusieurs temps respiratoires

Elle est calme, régulière, souple et silencieuse, avec inspiration et expiration

Explication

Une respiration normale est calme, régulière, souple et silencieuse, et comprend un temps inspiratoire puis un temps expiratoire. Une respiration bruyante, irrégulière ou forcée signale une caractéristique différente de la normalité.

16. Quelle méthode permet de mesurer correctement la fréquence respiratoire d’un patient au repos ?

Lui annoncer le comptage, lui demander d’accélérer puis compter durant trente secondes
Lui demander de retenir son souffle, puis mesurer les mouvements après une inspiration
Le laisser au repos dix minutes, observer discrètement et compter durant une minute
Le faire marcher cinq minutes, placer une main sur le thorax et compter durant deux minutes

Le laisser au repos dix minutes, observer discrètement et compter durant une minute

Explication

La mesure se fait après dix minutes de repos, en posant une main sur le thorax et en comptant discrètement les mouvements pendant une minute. Annoncer explicitement l’observation peut modifier la respiration du patient.

17. Quelle distinction entre polypnée et tachypnée est correcte ?

La polypnée est irrégulière et silencieuse, tandis que la tachypnée est régulière et apnéique
La polypnée est lente et profonde, tandis que la tachypnée est lente et superficielle
La polypnée décrit une difficulté en position couchée, tandis que la tachypnée désigne une douleur thoracique
La polypnée est rapide et superficielle, tandis que la tachypnée est rapide et profonde

La polypnée est rapide et superficielle, tandis que la tachypnée est rapide et profonde

Explication

La polypnée associe une fréquence augmentée à une respiration rapide et superficielle, tandis que la tachypnée associe une fréquence augmentée à une respiration profonde. Leur différence porte donc sur la profondeur respiratoire, et non sur la présence d’une difficulté en position couchée.

18. Que mesure l’oxymétrie de pouls ?

L’oxygène transporté par l’hémoglobine dans les capillaires sanguins
La concentration de dioxyde de carbone présente dans les alvéoles pulmonaires
La pression exercée par le sang sur les parois des artères périphériques
La quantité totale d’oxygène dissous dans le plasma artériel

L’oxygène transporté par l’hémoglobine dans les capillaires sanguins

Explication

L’oxymétrie de pouls mesure de manière transcutanée et non invasive l’oxygène transporté par l’hémoglobine dans les capillaires sanguins. Elle ne mesure pas directement la pression artérielle ni la concentration de dioxyde de carbone.

19. Comment la saturation pulsée en oxygène, ou SpO2, est-elle exprimée et mesurée ?

En respirations par minute, avec un stéthoscope et un chronomètre
En degrés Celsius, avec un thermomètre muni d’une sonde auriculaire
En pourcentage, avec un saturomètre composé d’un moniteur et d’un capteur
En millimètres de mercure, avec un tensiomètre et un brassard

En pourcentage, avec un saturomètre composé d’un moniteur et d’un capteur

Explication

La SpO2 s’exprime en pourcentage et se mesure à l’aide d’un saturomètre comprenant un moniteur et un capteur. Les autres unités et instruments correspondent à d’autres paramètres physiologiques.

20. Quelle interprétation de la SpO2 est correcte chez un adulte sans BPCO et chez un patient atteint de BPCO ?

Une valeur de 100 à 105 % est généralement normale, tandis que 80 à 85 % peut être tolérée en cas de BPCO
Une valeur de 90 à 95 % est généralement normale, tandis que 75 à 80 % peut être tolérée en cas de BPCO
Une valeur de 85 à 90 % est généralement normale, tandis que 95 à 100 % indique une BPCO stabilisée
Une valeur de 95 à 100 % est généralement normale, tandis que 85 à 90 % peut être tolérée en cas de BPCO

Une valeur de 95 à 100 % est généralement normale, tandis que 85 à 90 % peut être tolérée en cas de BPCO

Explication

La SpO2 normale est comprise entre 95 et 100 %, tandis qu’une valeur de 85 à 90 % peut être tolérée chez certains patients atteints de BPCO. Cette tolérance liée à la BPCO ne remplace pas la norme générale applicable aux autres patients.

21. Comment peut-on définir la diurèse dans le cadre des soins ?

La concentration des urines observée à chaque miction
La fréquence des mictions relevée sur une période donnée
La quantité d’urines émises pendant une durée prescrite
Le volume d’eau absorbé par une personne durant la journée

La quantité d’urines émises pendant une durée prescrite

Explication

La diurèse correspond au volume d’urines produit pendant une durée déterminée par la prescription médicale. La fréquence des mictions décrit le nombre d’émissions, mais pas leur quantité totale.

22. Quels éléments la surveillance de la diurèse permet-elle notamment d’évaluer ?

La fonction rénale, certains traitements et le bilan des liquides
La glycémie, la vision et la sensibilité cutanée
La force musculaire, la mobilité et le risque de chute
La capacité respiratoire, la température et la saturation en oxygène

La fonction rénale, certains traitements et le bilan des liquides

Explication

La surveillance de la diurèse renseigne sur la fonction rénale, l’efficacité de certains traitements, les entrées et sorties, ainsi que l’aspect des urines. Les autres propositions concernent d’autres domaines de surveillance clinique.

23. Lors d’un recueil des urines sur 24 heures, quelle procédure respecte le protocole de collecte ?

Jeter les mictions nocturnes, puis conserver celles émises pendant la journée
Jeter la première miction, puis conserver les suivantes jusqu’à l’heure de départ
Mesurer la première miction, puis interrompre le recueil après douze heures
Conserver la première miction, puis jeter la dernière à la fin du recueil

Jeter la première miction, puis conserver les suivantes jusqu’à l’heure de départ

Explication

Le recueil commence après avoir fait uriner la personne à l’heure fixée et jeté cette première miction; toutes les émissions suivantes sont conservées jusqu’à la même heure le lendemain. La dernière miction appartient donc à la période recueillie.

24. Quelle association entre l’aspect des urines et son interprétation est correcte ?

Des urines foncées peuvent évoquer une déshydratation
Une odeur fruitée peut évoquer une urine légèrement ammoniacale
Des urines rouges peuvent évoquer une pyurie
Des urines troubles peuvent évoquer une hématurie

Des urines foncées peuvent évoquer une déshydratation

Explication

Des urines foncées traduisent une concentration pouvant être liée à la déshydratation. Les urines rouges évoquent plutôt une hématurie, les urines troubles une pyurie et l’odeur fruitée la présence d’acétone.

25. Quelle formule permet de calculer l’indice de masse corporelle chez l’adulte ?

IMC=(poids en kg)2taille en mIMC = \frac{(\text{poids en kg})^2}{\text{taille en m}}
IMC=poids en kg(taille en m)2IMC = \frac{\text{poids en kg}}{(\text{taille en m})^2}
IMC=taille en m(poids en kg)2IMC = \frac{\text{taille en m}}{(\text{poids en kg})^2}
IMC=poids en kg×(taille en m)2IMC = \text{poids en kg} \times (\text{taille en m})^2

$$IMC = \frac{\text{poids en kg}}{(\text{taille en m})^2}$$

Explication

L’IMC se calcule en divisant le poids exprimé en kilogrammes par le carré de la taille exprimée en mètres. Inverser les grandeurs ou multiplier par la taille ne donne pas la formule de l’IMC.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Paramètres vitaux.

Que sont les paramètres vitaux ?

Un ensemble d'éléments mesurables ou observables évaluant les fonctions vitales.

Quelles fonctions les paramètres vitaux évaluent-ils ?

Les fonctions cérébrale, respiratoire, digestive, urinaire, cardiaque et de thermorégulation.

Quel décret a intégré les compétences de recueil des paramètres vitaux au Code de la santé publique ?

Le décret 2004-802 du 29 juillet 2004.

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