QCM : Pathologies infectieuses néonatales (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui définit une infection bactérienne secondaire du nouveau-né ?

Une infection transmise par le placenta avant la naissance, quel que soit le germe en cause
Une infection apparaissant après la naissance et transmise exclusivement par un autre nouveau-né
Une infection acquise après la naissance à partir de l’environnement ou des soins, par exemple via un cathéter ou une ventilation mécanique
Une infection transmise pendant l’accouchement par passage dans une filière génitale infectée

Une infection acquise après la naissance à partir de l’environnement ou des soins, par exemple via un cathéter ou une ventilation mécanique

Explication

Une infection bactérienne secondaire est acquise après la naissance à partir d’un germe de l’environnement ou des soins, notamment par cathéter ou ventilation mécanique. La transmission placentaire décrit une infection acquise avant la naissance, et non une infection secondaire.

2. Chez un nouveau-né asymptomatique, quel rôle est attribué à la CRP à H48 après le début d’une antibiothérapie ?

Remplacer l’évaluation par la CRP à H24 chez tous les nouveau-nés
Établir à elle seule la présence certaine d’un germe dans un site stérile
Aider à décider de poursuivre ou d’arrêter le traitement déjà commencé
Déterminer le moment auquel les prélèvements périphériques doivent être effectués

Aider à décider de poursuivre ou d’arrêter le traitement déjà commencé

Explication

La CRP à H48 aide à décider de poursuivre ou d’arrêter l’antibiothérapie déjà commencée. La CRP à H24 contribue à l’évaluation, mais ne remplace pas cette fonction décisionnelle attribuée à H48.

3. Quelle mesure préventive concernant le vaccin ROR est recommandée pour prévenir la rubéole ?

Vacciner hors grossesse et prévoir une contraception pendant les trois mois qui suivent la vaccination
Vacciner hors grossesse et prévoir une contraception un mois avant et deux mois après la vaccination
Vacciner pendant la grossesse et prévoir une contraception un mois avant et deux mois après la vaccination
Vacciner hors grossesse et prévoir une contraception deux mois avant et un mois après la vaccination

Vacciner hors grossesse et prévoir une contraception un mois avant et deux mois après la vaccination

Explication

La prévention repose sur la vaccination par ROR hors grossesse, avec une contraception requise un mois avant et deux mois après le vaccin. Une contraception deux mois avant puis un mois après inverse les durées recommandées.

4. Quel ensemble de manifestations peut faire partie du tableau clinique d’une infection materno-fœtale néonatale ?

Une hypertension persistante associée à une anomalie osseuse congénitale
Une perte auditive isolée avec une coloration cutanée habituelle
Une éruption isolée accompagnée d’une croissance pondérale accélérée
Des troubles respiratoires ou thermiques, un ictère précoce ou un teint grisâtre

Des troubles respiratoires ou thermiques, un ictère précoce ou un teint grisâtre

Explication

Les manifestations possibles couvrent plusieurs systèmes, notamment les troubles respiratoires ou thermiques, l’ictère précoce et le teint grisâtre. Une anomalie isolée telle qu’une perte auditive n’est pas citée parmi ces signes cliniques possibles.

5. Quelle combinaison décrit correctement le streptocoque B dans les infections materno-fœtales ?

Il est responsable de 20 à 25 % des infections certaines et son portage vaginal concerne 50 % des femmes enceintes.
Il est responsable de 50 % des infections certaines et son portage vaginal concerne 3 à 8 % des femmes enceintes.
Il est responsable de 15 % des infections certaines et son portage vaginal concerne 3 à 8 % des femmes enceintes.
Il est responsable de 50 % des infections certaines et son portage vaginal concerne 20 à 25 % des femmes enceintes.

Il est responsable de 50 % des infections certaines et son portage vaginal concerne 20 à 25 % des femmes enceintes.

Explication

Le streptocoque B est responsable de 50 % des infections materno-fœtales certaines, tandis que son portage vaginal concerne 20 à 25 % des femmes enceintes. Les valeurs de 3 à 8 cas pour 1 000 renvoient à la fréquence de l’infection néonatale, pas au portage du streptocoque B.

6. Quelles voies peuvent transmettre la tuberculose congénitale, par opposition à la tuberculose néonatale postnatale ?

La voie cutanée transplacentaire ou l’ingestion de liquide amniotique contaminé ; après la naissance, la voie aérienne
La voie hématogène transplacentaire ou l’ingestion de liquide amniotique contaminé ; après la naissance, la voie digestive
La voie hématogène transplacentaire ou l’ingestion de liquide amniotique contaminé ; après la naissance, la voie aérienne
La voie aérienne transplacentaire ou l’ingestion de lait contaminé ; après la naissance, la voie hématogène

La voie hématogène transplacentaire ou l’ingestion de liquide amniotique contaminé ; après la naissance, la voie aérienne

Explication

La tuberculose congénitale peut être transmise par voie hématogène transplacentaire ou par ingestion de liquide amniotique contaminé, tandis que la forme postnatale se transmet par voie aérienne. La voie digestive après la naissance confond la transmission par liquide amniotique avec la transmission postnatale.

7. Quelle situation définit une infection materno-fœtale possible ?

Des anomalies cliniques avec un prélèvement périphérique positif à un seul pathogène
Des anomalies cliniques et/ou biologiques sans prélèvement microbiologique documentant l’infection
La présence confirmée d’un germe dans le sang ou le liquide cérébrospinal
Un critère obstétrical majeur isolé en l’absence d’anomalie néonatale

Des anomalies cliniques et/ou biologiques sans prélèvement microbiologique documentant l’infection

Explication

Une infection possible repose sur des anomalies cliniques et/ou biologiques sans documentation par un prélèvement microbiologique. Un prélèvement périphérique positif à un seul pathogène oriente plutôt vers une infection probable.

8. Un nouveau-né présente un symptôme inhabituel, mais aucun signe clinique reconnu comme spécifique d’infection ; quelle conduite est indiquée ?

Écarter l’infection si le nouveau-né ne présente pas de fièvre
Suspecter une infection materno-fœtale et organiser une hospitalisation urgente
Attendre l’apparition d’un signe clinique spécifique avant toute prise en charge
Surveiller à domicile jusqu’à l’obtention d’un résultat microbiologique

Suspecter une infection materno-fœtale et organiser une hospitalisation urgente

Explication

Aucun signe clinique n’est spécifique ni constant, et tout symptôme anormal chez le nouveau-né doit faire suspecter une infection materno-fœtale avec hospitalisation urgente. L’absence de fièvre ne permet donc pas d’écarter cette suspicion.

9. Quelle voie constitue la voie la plus fréquente de contamination fœtale ?

La voie respiratoire, par inhalation de germes présents dans l’environnement maternel.
La voie hématogène transplacentaire, qui transporte les germes par le sang maternel.
La voie transvaginale, lors du passage dans la filière génitale à l’accouchement.
La voie ascendante transcervicale, qui ensemence le liquide amniotique.

La voie ascendante transcervicale, qui ensemence le liquide amniotique.

Explication

La voie ascendante transcervicale ensemence le liquide amniotique et constitue la voie de contamination fœtale la plus fréquente. La voie hématogène transplacentaire existe également, mais elle n’est pas celle qui est décrite comme la plus fréquente.

10. Quelles catégories d’atteintes composent la triade de la rubéole congénitale ?

Des atteintes cardiaques, cutanées et auditives, comme une persistance du canal artériel, un purpura et une surdité de perception
Des atteintes cardiaques, oculaires et auditives, comme une persistance du canal artériel, une cataracte et une surdité de perception bilatérale
Des atteintes oculaires, auditives et rénales, comme une cataracte, une surdité de perception et une hypotrophie fœtale
Des atteintes cardiaques, neurologiques et digestives, comme une persistance du canal artériel, une hydrocéphalie et un ictère

Des atteintes cardiaques, oculaires et auditives, comme une persistance du canal artériel, une cataracte et une surdité de perception bilatérale

Explication

La triade associe des atteintes cardiaques, oculaires et auditives, illustrées par la persistance du canal artériel, la cataracte et la surdité de perception bilatérale. L’hydrocéphalie est plutôt un signe décrit parmi les atteintes possibles de la toxoplasmose congénitale.

11. Quel traitement est indiqué pour la syphilis congénitale ?

Pénicilline G à 100 000–150 000 UI/kg/j par voie intraveineuse pendant 5 jours
Aciclovir à 60 mg/kg/j par voie intraveineuse pendant 14 à 21 jours
Pénicilline G à 100 000–150 000 UI/kg/j par voie intramusculaire pendant 14 jours
Céfotaxime et gentamicine par voie intraveineuse pendant 14 jours

Pénicilline G à 100 000–150 000 UI/kg/j par voie intramusculaire pendant 14 jours

Explication

Le traitement indiqué est la pénicilline G à 100 000–150 000 UI/kg/j par voie intramusculaire pendant 14 jours. L’aciclovir intraveineux est le traitement de l’herpès néonatal, et non de la syphilis.

12. Un nouveau-né présente des anomalies cliniques et un prélèvement périphérique positif à un seul pathogène, sans germe identifié dans un site stérile ; quelle catégorie correspond à ce tableau ?

Une infection materno-fœtale possible
Une infection materno-fœtale certaine
Une infection materno-fœtale probable
Une colonisation périphérique sans catégorie infectieuse

Une infection materno-fœtale probable

Explication

La catégorie probable associe des anomalies cliniques et/ou biologiques à un ou plusieurs prélèvements microbiologiques périphériques positifs à un seul pathogène. Une infection possible comporte des anomalies comparables, mais sans documentation microbiologique.

13. Quel schéma constitue le traitement probabiliste initial d’une infection bactérienne néonatale ?

Une association d’ampicilline, de céfotaxime et de gentamicine, réévaluée après 48 heures
Une association de gentamicine et de ceftriaxone, maintenue sans adaptation bactériologique
Une association d’ampicilline et de gentamicine, réévaluée après 24 heures
Une association de céfotaxime et de ceftriaxone, réévaluée après 48 heures

Une association d’ampicilline, de céfotaxime et de gentamicine, réévaluée après 48 heures

Explication

Le traitement probabiliste initial associe trois antibiotiques : ampicilline, céfotaxime et gentamicine, puis est adapté aux résultats bactériologiques après 48 heures. L’association de deux antibiotiques correspond à une bithérapie, et non au schéma initial décrit ici.

14. Une infection atteint l’embryon à 10 semaines d’aménorrhée : comment qualifie-t-on cette atteinte et quel risque caractéristique présente-t-elle ?

Une fœtopathie, associée principalement à un risque de naissance prématurée après 12 SA
Une fœtopathie, associée à un risque majeur de malformations congénitales ou d’avortement
Une embryopathie, associée à un risque majeur de malformations congénitales ou d’avortement
Une embryopathie, associée principalement à un risque d’atteinte après la naissance sans malformation

Une embryopathie, associée à un risque majeur de malformations congénitales ou d’avortement

Explication

Une agression infectieuse de l’embryon jusqu’à 12 SA est une embryopathie, susceptible d’entraîner des malformations congénitales ou un avortement. Le terme fœtopathie désigne une atteinte survenant après 12 SA.

15. Quelle caractéristique des souches d’Escherichia coli portant l’antigène capsulaire K1 est associée à un risque particulier ?

Un tropisme pulmonaire accru.
Une résistance accrue à la transmission transplacentaire.
Un tropisme méningé accru.
Une affinité accrue pour le placenta sans atteinte méningée.

Un tropisme méningé accru.

Explication

Les souches d’Escherichia coli portant l’antigène capsulaire K1 présentent un tropisme méningé accru. Une affinité placentaire sans atteinte méningée ne rend pas compte de cette caractéristique.

16. Quel agent est responsable de la syphilis congénitale et par quelle voie est-elle transmise ?

Une bactérie de l’environnement, transmise lors des soins néonatals
Le tréponème pâle, transmis par voie transplacentaire
Le virus de la varicelle, transmis par voie transplacentaire
Le virus HSV-2, transmis par passage dans une filière génitale infectée

Le tréponème pâle, transmis par voie transplacentaire

Explication

La syphilis congénitale est due au tréponème pâle et se transmet par voie transplacentaire, avec un risque indiqué après 24 semaines d’aménorrhée. Le HSV-2 est un agent de l’herpès néonatal, et non de la syphilis.

17. Quelle manifestation peut être observée dans la syphilis congénitale précoce ?

Une pneumopathie virale associée à une éruption grave après une varicelle maternelle
Une kératite interstitielle associée à une surdité après l’âge de deux ans
Un pemphigus palmo-plantaire associé à des manifestations cutanéo-muqueuses
Une hépatite associée à une coagulopathie dans une forme généralisée d’herpès

Un pemphigus palmo-plantaire associé à des manifestations cutanéo-muqueuses

Explication

La syphilis congénitale précoce peut provoquer des manifestations cutanéo-muqueuses, dont un pemphigus palmo-plantaire. La kératite interstitielle et la surdité caractérisent plutôt la forme tardive.

18. Qu’est-ce qui définit une infection materno-fœtale ?

Une infection bactérienne acquise par le nouveau-né plusieurs jours après l’accouchement.
Une infection bactérienne transmise de la mère à l’enfant avant ou pendant l’accouchement.
Une infection fongique contractée par la mère pendant la grossesse sans transmission à l’enfant.
Une infection virale transmise de l’enfant à la mère après la naissance.

Une infection bactérienne transmise de la mère à l’enfant avant ou pendant l’accouchement.

Explication

L’infection materno-fœtale est bactérienne et résulte d’une transmission de la mère à l’enfant avant ou pendant l’accouchement. Une infection acquise plusieurs jours après la naissance ne répond pas à cette définition, même si elle peut toucher le nouveau-né.

19. Quel traitement probabiliste initial convient à une infection bactérienne secondaire du nouveau-né ?

Associer le céfotaxime et la gentamicine, puis adapter le traitement à l’antibiogramme et à la localisation
Administrer la gentamicine seule, puis ajouter le céfotaxime en cas d’échec clinique
Associer l’aciclovir et la pénicilline G, puis adapter selon les sérologies maternelles
Associer trois antibiotiques d’emblée, puis conserver ce traitement quel que soit l’antibiogramme

Associer le céfotaxime et la gentamicine, puis adapter le traitement à l’antibiogramme et à la localisation

Explication

Le traitement initial associe le céfotaxime et la gentamicine, puis s’adapte aux résultats de l’antibiogramme et à la localisation de l’infection. La trithérapie probabiliste correspond à l’infection materno-fœtale, pas à l’infection bactérienne secondaire.

20. Laquelle de ces situations figure parmi les critères majeurs d’infection materno-fœtale ?

Une température maternelle d’au moins 38 °C avant ou au début du travail
Un liquide amniotique méconial
Une prématurité spontanée à partir de 35 semaines d’aménorrhée
Une ouverture de la poche des eaux durant 12 à 18 heures

Une température maternelle d’au moins 38 °C avant ou au début du travail

Explication

Une température maternelle d’au moins 38 °C avant ou au début du travail fait partie des critères majeurs. Une ouverture de la poche des eaux durant 12 à 18 heures est, elle, un critère mineur.

21. En présence d’une chorioamniotite, quelle conduite adopter pour le nouveau-né ?

Le garder et attendre la confirmation microbiologique avant de commencer l’antibiothérapie.
Le transférer et attendre les résultats biologiques avant de débuter l’antibiothérapie.
Le garder et commencer l’antibiothérapie sans attendre les résultats biologiques.
Le surveiller sans traitement et commencer l’antibiothérapie si des signes apparaissent.

Le garder et commencer l’antibiothérapie sans attendre les résultats biologiques.

Explication

Une chorioamniotite impose de garder le nouveau-né et de commencer l’antibiothérapie sans attendre les résultats biologiques; si le transfert est retardé, le traitement peut débuter dès la salle d’accouchement. Attendre une confirmation microbiologique retarderait la prise en charge indiquée.

22. Une mère présente une varicelle deux jours avant l’accouchement : quelle conduite thérapeutique est indiquée pour le nouveau-né exposé ?

Surveiller l’apparition d’une éruption sans traitement antiviral, car le risque est faible
Administrer du céfotaxime et de la gentamicine comme traitement antiviral initial
Administrer de l’aciclovir par voie intraveineuse en raison du risque de forme sévère
Administrer de la pénicilline G par voie intramusculaire pour prévenir une atteinte pulmonaire

Administrer de l’aciclovir par voie intraveineuse en raison du risque de forme sévère

Explication

Une varicelle maternelle survenant entre cinq jours avant et deux jours après l’accouchement expose le nouveau-né à une forme sévère, pour laquelle l’aciclovir intraveineux est indiqué. Le céfotaxime et la gentamicine sont des antibiotiques utilisés dans le traitement probabiliste d’infections bactériennes secondaires.

23. Quel schéma d’aciclovir est indiqué pour traiter l’herpès néonatal ?

Aciclovir intraveineux à 60 mg/kg/j en une dose pendant 5 à 7 jours
Aciclovir oral à 60 mg/kg/j en deux doses pendant 7 à 10 jours
Aciclovir intraveineux à 30 mg/kg/j en trois doses pendant 14 à 21 jours
Aciclovir intraveineux à 60 mg/kg/j en trois doses pendant 14 à 21 jours

Aciclovir intraveineux à 60 mg/kg/j en trois doses pendant 14 à 21 jours

Explication

Le traitement indiqué est l’aciclovir intraveineux à 60 mg/kg/j, réparti en trois doses pendant 14 à 21 jours. La voie orale ne correspond pas au schéma thérapeutique indiqué pour l’herpès néonatal.

24. À quel moment de la grossesse le risque de transmission de la rubéole est-il maximal, et quel ordre de grandeur peut-il atteindre avant 12 SA ?

Au premier trimestre, avec un risque d’environ 50 % avant 12 SA
Au premier trimestre, avec un risque d’environ 90 % avant 12 SA
Au troisième trimestre, avec un risque d’environ 90 % avant 12 SA
Au deuxième trimestre, avec un risque d’environ 90 % après 12 SA

Au premier trimestre, avec un risque d’environ 90 % avant 12 SA

Explication

Le risque de transmission de la rubéole est maximal au premier trimestre et atteint environ 90 % avant 12 SA. Un risque élevé attribué au troisième trimestre confond la période la plus à risque avec une période plus tardive de la grossesse.

25. Quel traitement est indiqué pour une infection néonatale à Chlamydia ?

Érythromycine ou josamycine par voie orale, à 50 mg/kg/j pendant 3 à 5 jours
Érythromycine ou josamycine par voie intraveineuse, à 50 mg/kg/j pendant 10 à 15 jours
Amoxicilline par voie orale, à 50 mg/kg/j pendant 10 à 15 jours
Érythromycine ou josamycine par voie orale, à 50 mg/kg/j pendant 10 à 15 jours

Érythromycine ou josamycine par voie orale, à 50 mg/kg/j pendant 10 à 15 jours

Explication

Le traitement repose sur l’érythromycine ou la josamycine administrée par voie orale à 50 mg/kg/j pendant 10 à 15 jours. Une durée de quelques jours ne correspond pas à la durée prévue pour ce traitement.

26. Pourquoi la prématurité augmente-t-elle le risque qu’une infection néonatale devienne rapidement grave ?

Elle réduit les défenses du nouveau-né, favorisant la diffusion rapide de l’infection.
Elle augmente l’exposition aux germes pendant le passage dans la filière génitale.
Elle provoque directement une inflammation du liquide cérébrospinal chez le nouveau-né.
Elle rend le placenta moins apte à filtrer les agents pathogènes après la naissance.

Elle réduit les défenses du nouveau-né, favorisant la diffusion rapide de l’infection.

Explication

La prématurité, comme une pathologie surajoutée, diminue les moyens de défense du nouveau-né et favorise une diffusion rapide ainsi qu’une évolution grave de l’infection. L’exposition pendant le passage dans la filière génitale concerne une voie de contamination materno-fœtale, et non le mécanisme de vulnérabilité décrit ici.

27. Quel tableau clinique est caractéristique d’une forme neurologique de toxoplasmose congénitale ?

Une atteinte cardiaque avec persistance du canal artériel, cataracte et surdité de perception bilatérale
Une encéphalomyélite avec cataracte, surdité de perception et hypotrophie fœtale
Une encéphalomyélite avec hydrocéphalie, choriorétinite et calcifications cérébrales
Une hépatosplénomégalie avec rash cutané et persistance du canal artériel

Une encéphalomyélite avec hydrocéphalie, choriorétinite et calcifications cérébrales

Explication

La forme neurologique peut associer une encéphalomyélite, une hydrocéphalie, une choriorétinite et des calcifications cérébrales. Les atteintes cardiaques, oculaires et auditives constituent plutôt la triade associée à la rubéole congénitale.

28. Chez un enfant atteint de syphilis congénitale après l’âge de deux ans, quels éléments composent la triade de Hutchinson ?

Éruption grave, pneumopathie virale et atteinte cutanée vésiculeuse
Coryza syphilitique, syphilides érythémato-papuleuses et pemphigus palmo-plantaire
Hépatite, coagulopathie et détresse respiratoire
Dents de Hutchinson, kératite interstitielle et surdité liée à la huitième paire crânienne

Dents de Hutchinson, kératite interstitielle et surdité liée à la huitième paire crânienne

Explication

La triade de Hutchinson associe les dents de Hutchinson, une kératite interstitielle et une surdité liée à la huitième paire crânienne. Le coryza, les syphilides et le pemphigus palmo-plantaire sont des manifestations précoces.

29. Quelle association clinique peut caractériser la forme généralisée de l’herpès néonatal ?

Kératite, surdité et anomalies dentaires
Coryza, syphilides et pemphigus palmo-plantaire
Hépatite, coagulopathie et détresse respiratoire
Éruption vésiculeuse isolée sans atteinte viscérale

Hépatite, coagulopathie et détresse respiratoire

Explication

La forme généralisée de l’herpès néonatal peut associer une hépatite, une coagulopathie et une détresse respiratoire. La kératite, la surdité et les anomalies dentaires relèvent de la syphilis congénitale tardive.

30. Quel tableau associe des signes évocateurs de chorioamniotite ?

Température maternelle inférieure à 38 °C hors travail, tachycardie fœtale inférieure à 160/min et germes absents du liquide amniotique.
Fièvre maternelle supérieure à 38 °C hors travail, tachycardie fœtale supérieure à 160/min et syndrome inflammatoire maternel.
Fièvre du nouveau-né après la naissance, tachycardie maternelle et syndrome inflammatoire fœtal.
Fièvre maternelle supérieure à 38 °C pendant le travail, bradycardie fœtale et absence de syndrome inflammatoire.

Fièvre maternelle supérieure à 38 °C hors travail, tachycardie fœtale supérieure à 160/min et syndrome inflammatoire maternel.

Explication

Les signes évocateurs comprennent notamment une fièvre maternelle supérieure à 38 °C hors travail, une tachycardie fœtale supérieure à 160/min et un syndrome inflammatoire maternel; des germes identifiés dans le liquide amniotique sont aussi évocateurs. Une fièvre survenant pendant le travail ne correspond pas au critère de fièvre hors travail donné ici.

31. Quelle dose d’ampicilline est indiquée dans le traitement d’une infection bactérienne néonatale, hors adaptation méningée ?

50 mg/kg/24 h
100 mg/kg/12 h
100 mg/kg/24 h
3 à 5 mg/kg/24 h

100 mg/kg/24 h

Explication

La dose indiquée pour l’ampicilline est de 100 mg/kg/24 h, les doses méningées étant doublées. La dose de 3 à 5 mg/kg/24 h correspond à l’aminoside, et non à l’ampicilline.

32. Quelle fréquence est associée à l’infection néonatale, cause majeure de morbidité et de mortalité néonatales ?

15 à 25 cas pour 1 000 naissances
20 à 30 cas pour 1 000 naissances
3 à 8 cas pour 1 000 naissances
1 à 2 cas pour 100 naissances

3 à 8 cas pour 1 000 naissances

Explication

L’infection néonatale concerne 3 à 8 nouveau-nés pour 1 000 naissances et constitue une cause majeure de morbidité et de mortalité. La fréquence de 15 à 25 pour 1 000 correspond à une confusion avec des proportions de portage bactérien exprimées en pourcentage.

33. Quel élément permet de classer une infection materno-fœtale comme certaine ?

Des anomalies cliniques et biologiques sans documentation microbiologique
La mise en évidence d’un germe dans un site normalement stérile, confirmée par au moins un prélèvement
Un prélèvement vaginal périphérique positif à un seul pathogène
Une CRP élevée associée à des signes cliniques évocateurs chez le nouveau-né

La mise en évidence d’un germe dans un site normalement stérile, confirmée par au moins un prélèvement

Explication

La preuve d’un germe dans un site normalement stérile, comme le sang ou le liquide cérébrospinal, établit une infection certaine. Une CRP élevée seule peut contribuer à l’évaluation, mais ne prouve pas une infection certaine.

34. Une infection par un germe atteint le fœtus à 20 semaines d’aménorrhée : de quel type d’atteinte s’agit-il ?

D’une fœtopathie infectieuse, survenant au premier trimestre jusqu’à 12 SA
D’une embryopathie infectieuse, survenant au premier trimestre jusqu’à 12 SA
D’une embryopathie infectieuse, survenant au deuxième ou au troisième trimestre après 12 SA
D’une fœtopathie infectieuse, survenant au deuxième ou au troisième trimestre après 12 SA

D’une fœtopathie infectieuse, survenant au deuxième ou au troisième trimestre après 12 SA

Explication

Une agression infectieuse du fœtus après 12 SA, notamment au deuxième ou au troisième trimestre, est une fœtopathie. La confusion la plus probable consiste à employer « embryopathie », qui concerne l’embryon jusqu’à 12 SA.

35. Quel résultat hématologique est évocateur d’une infection materno-fœtale néonatale ?

Une thrombocytose supérieure à 150 000 cellules par mm³
Une neutropénie inférieure à 1 500 cellules par mm³
Une neutrophilie supérieure à 1 500 cellules par mm³
Une leucocytose comprise entre 5 000 et 25 000 globules blancs par mm³

Une neutropénie inférieure à 1 500 cellules par mm³

Explication

Une neutropénie inférieure à 1 500 cellules par mm³ figure parmi les anomalies hématologiques évocatrices. Une numération leucocytaire comprise entre 5 000 et 25 000 globules blancs par mm³ ne correspond pas aux seuils de leucopénie ou d’hyperleucocytose indiqués.

36. À quel moment apparaît généralement la conjonctivite néonatale à Chlamydia, et quelle évolution peut suivre ?

Vers J20–J25, puis parfois une rhinite et une pneumopathie interstitielle entre 5 et 10 jours
Entre 5 et 10 jours après la naissance, puis parfois une rhinite et une pneumopathie interstitielle vers J20–J25
Entre 5 et 10 jours après la naissance, puis parfois une pneumopathie interstitielle sans rhinite vers J15
Dès la naissance, puis parfois une pneumopathie interstitielle avec rhinite au cours de la première semaine

Entre 5 et 10 jours après la naissance, puis parfois une rhinite et une pneumopathie interstitielle vers J20–J25

Explication

La conjonctivite apparaît généralement entre 5 et 10 jours après la naissance et peut être suivie d’une rhinite puis d’une pneumopathie interstitielle vers J20–J25. Une présentation vers J20–J25 correspond plutôt à l’apparition tardive de la pneumopathie qu’à celle de la conjonctivite.

37. Quelle durée de traitement est indiquée pour une méningite néonatale ?

21 jours
8 jours
15 jours
De 15 à 21 jours

De 15 à 21 jours

Explication

La durée indiquée pour une méningite est de 15 à 21 jours. Une durée de 8 jours correspond à une septicémie, tandis que les durées de 15 ou de 21 jours sont précisées pour certains germes.

38. Quelle mesure contribue à la prévention bactérienne des infections materno-fœtales ?

Administrer une antibioprophylaxie à toutes les femmes enceintes dès le début de la grossesse
Dépister le streptocoque B après la naissance et traiter le nouveau-né si le résultat est positif
Dépister le streptocoque B entre 34 et 36 semaines d’aménorrhée et administrer une antibioprophylaxie selon les facteurs de risque
Remplacer le dépistage des infections sexuellement transmissibles par le traitement des seuls symptômes maternels

Dépister le streptocoque B entre 34 et 36 semaines d’aménorrhée et administrer une antibioprophylaxie selon les facteurs de risque

Explication

La prévention comprend le dépistage du streptocoque B entre 34 et 36 semaines d’aménorrhée, ainsi qu’une antibioprophylaxie en cas de portage ou d’antécédent d’infection à streptocoque B. Un dépistage après la naissance ne correspond pas à la mesure préventive maternelle décrite.

Révisez avec les flashcards

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Quelle est la fréquence de l’infection néonatale pour 1 000 naissances ?

De 3 à 8 cas.

Quelle place l’infection néonatale occupe-t-elle parmi les causes de morbidité et de mortalité néonatales ?

C’est une cause majeure.

Quels facteurs diminuent les moyens de défense du nouveau-né ?

La prématurité et une pathologie surajoutée.

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