QCM : Pharmacologie vétérinaire et déontologie (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine scientifique étudie les interactions entre un médicament et l’organisme, notamment ses effets et ses contre-indications ?

La toxicologie environnementale
La pharmacologie
La pharmacovigilance
La physiologie générale

La pharmacologie

Explication

La pharmacologie analyse les interactions entre les médicaments et l’organisme, ainsi que leurs effets, leurs voies d’administration et leurs interactions. La pharmacovigilance se concentre principalement sur la surveillance des effets indésirables.

2. Dans le devenir d’un médicament, quelle étape correspond au passage du médicament vers les vaisseaux sanguins ?

La distribution
L’absorption
L’action au site cible
L’élimination

L’absorption

Explication

L’absorption est le passage du médicament vers le sang. La distribution intervient ensuite, lorsque le médicament passe du sang vers les tissus.

3. Que représente la demi-vie d’un médicament ?

La durée nécessaire pour atteindre son effet thérapeutique maximal
Le temps séparant deux administrations successives du médicament
Le temps nécessaire pour réduire de moitié sa concentration sanguine
La durée pendant laquelle le médicament reste fixé à son site cible

Le temps nécessaire pour réduire de moitié sa concentration sanguine

Explication

La demi-vie correspond au temps nécessaire pour que la concentration sanguine du médicament diminue de moitié. Elle ne désigne pas directement le délai d’action ni l’intervalle d’administration.

4. Dans quelle situation parle-t-on d’interaction médicamenteuse ?

Lorsqu’un médicament atteint rapidement son site d’action dans l’organisme
Lorsqu’un médicament provoque un effet nocif à dose thérapeutique
Lorsqu’une substance est éliminée par les émonctoires
Lorsque plusieurs médicaments modifient l’action thérapeutique de l’un d’eux

Lorsque plusieurs médicaments modifient l’action thérapeutique de l’un d’eux

Explication

Une interaction médicamenteuse survient lorsque des médicaments administrés ensemble ou successivement modifient l’action thérapeutique de l’un ou de plusieurs d’entre eux. Un effet nocif non recherché correspond plutôt à un effet indésirable.

5. Quelle distinction décrit correctement une forme pharmaceutique et une voie d’administration ?

La forme correspond au site cible, tandis que la voie correspond à la dose administrée
La forme est le trajet du médicament, tandis que la voie est sa composition chimique
La forme est la présentation du médicament, tandis que la voie est son trajet d’administration
La forme désigne l’effet thérapeutique, tandis que la voie désigne sa vitesse d’élimination

La forme est la présentation du médicament, tandis que la voie est son trajet d’administration

Explication

La forme pharmaceutique est la présentation pratique du médicament, choisie en fonction de la voie d’administration. La voie désigne le trajet par lequel le médicament est administré, et non sa composition.

6. Quelle affirmation caractérise correctement la voie orale en médecine vétérinaire ?

Elle est réservée aux médicaments administrés par une ligne dorsolombaire
Elle constitue la principale voie et accepte des formes solides, semi-consistantes ou liquides
Elle évite le tube digestif et utilise principalement des solutions intraveineuses
Elle constitue une voie peu utilisée et repose principalement sur des formes injectables

Elle constitue la principale voie et accepte des formes solides, semi-consistantes ou liquides

Explication

La voie orale est la principale voie d’administration en médecine vétérinaire et peut utiliser des formes solides, semi-consistantes ou liquides. Les formes injectables relèvent des voies parentérales.

7. Comment le pour-on se distingue-t-il du spot-on ?

Le pour-on est placé dans le rumen, tandis que le spot-on est mélangé à l’aliment
Le pour-on est administré par voie orale, tandis que le spot-on est appliqué sur la muqueuse rectale
Le pour-on est injecté dans un muscle, tandis que le spot-on est administré dans une articulation
Le pour-on couvre une ligne dorsolombaire, tandis que le spot-on vise une petite zone cutanée

Le pour-on couvre une ligne dorsolombaire, tandis que le spot-on vise une petite zone cutanée

Explication

Le pour-on est appliqué le long d’une ligne dorsolombaire allant de la base du cou à la base de la queue. Le spot-on est appliqué sur une petite zone cutanée, souvent en un seul point.

8. Quelle organisation digestive caractérise les bovins, ovins et caprins ?

Un seul pré-estomac et trois compartiments correspondant à l’intestin grêle
Trois pré-estomacs et une caillette correspondant à l’estomac véritable
Quatre estomacs véritables dépourvus de compartiments pré-gastriques
Deux pré-estomacs et une caillette correspondant à une glande digestive

Trois pré-estomacs et une caillette correspondant à l’estomac véritable

Explication

Les ruminants possèdent le rumen, le réticulum et l’omasum comme pré-estomacs, ainsi qu’une caillette qui est l’estomac véritable. La caillette ne fait donc pas partie des pré-estomacs.

9. Pourquoi un bolus peut-il rester dans le rumen ?

Parce qu’il est injecté directement dans la paroi du rumen par voie intramusculaire
Parce qu’il est fixé à la caillette par une enveloppe résistant au passage intestinal
Parce qu’il est assez lourd pour tomber au fond ou assez volumineux pour ralentir son transit
Parce qu’il est dissous immédiatement par la salive avant d’atteindre le rumen

Parce qu’il est assez lourd pour tomber au fond ou assez volumineux pour ralentir son transit

Explication

Un bolus reste dans le rumen grâce à une masse suffisante pour tomber au fond ou à un volume qui ralentit son passage. Il s’agit d’une forme galénique placée dans le rumen, et non d’un produit injecté.

10. Quel profil de libération peut présenter le principe actif d’un bolus placé dans le rumen ?

Une libération limitée à la mastication puis interrompue dans le rumen
Une libération déclenchée après le passage direct du bolus dans l’intestin
Une libération immédiate suivie d’une disparition en quelques secondes
Une libération continue ou discontinue pendant plusieurs semaines

Une libération continue ou discontinue pendant plusieurs semaines

Explication

Dans le rumen, un bolus peut libérer son principe actif pendant plusieurs semaines, selon un rythme continu ou discontinu. Sa présence prolongée dans le rumen permet cette libération étendue.

11. Quelle distinction s’applique au prémélange médicamenteux et à l’aliment médicamenteux ?

Le prémélange est une forme injectable, tandis que l’aliment médicamenteux est une forme cutanée
Le prémélange est incorporé à l’aliment, qui devient ensuite l’aliment médicamenteux
Le prémélange est administré directement, tandis que l’aliment médicamenteux sert à le diluer
Le prémélange est produit par le rumen, tandis que l’aliment médicamenteux est produit par la caillette

Le prémélange est incorporé à l’aliment, qui devient ensuite l’aliment médicamenteux

Explication

Le prémélange médicamenteux est la forme destinée à être mélangée à un aliment, et cet aliment contenant le prémélange est appelé aliment médicamenteux. Le prémélange n’est donc pas l’aliment final administré à l’animal.

12. Pourquoi une même molécule peut-elle produire des résultats différents chez deux espèces animales ?

Son absorption, son activité thérapeutique et son élimination peuvent varier selon l’espèce.
Sa dénomination commerciale change systématiquement selon l’espèce traitée.
Sa conservation modifie nécessairement l’efficacité selon l’espèce concernée.
Son principe actif devient différent après administration à chaque animal.

Son absorption, son activité thérapeutique et son élimination peuvent varier selon l’espèce.

Explication

Les différences physiologiques entre espèces peuvent modifier l’absorption, l’action thérapeutique et l’élimination d’une même molécule. La dénomination, le principe actif et la conservation ne constituent pas l’explication générale de cette variabilité.

13. Quel effet la morphine produit-elle chez le cheval, contrairement au chien et au lapin ?

Elle produit un effet narcotique plus intense que chez les rongeurs.
Elle provoque une toxicité digestive comparable à celle du paracétamol.
Elle peut provoquer une excitation plutôt qu’un effet narcotique.
Elle entraîne une absence complète d’effet pharmacologique observable.

Elle peut provoquer une excitation plutôt qu’un effet narcotique.

Explication

Chez le cheval, la morphine peut avoir un effet excitant, alors qu’elle produit un effet narcotique chez le chien et le lapin. Les autres propositions confondent cette réponse spécifique avec une absence d’effet, une intensité accrue ou un autre médicament.

14. Quelle comparaison décrit correctement la tolérance au paracétamol chez le chien et le chat ?

Il est très toxique chez le chien et relativement bien toléré chez le chat.
Il est relativement bien toléré chez le chien et très toxique chez le chat.
Il possède une tolérance comparable chez le chien et le chat.
Il est bien toléré chez les deux espèces lorsqu’une dose identique est utilisée.

Il est relativement bien toléré chez le chien et très toxique chez le chat.

Explication

Le paracétamol est relativement bien toléré chez le chien, tandis qu’il est très toxique chez le chat. Cette différence montre qu’un profil de sécurité favorable chez une espèce ne s’applique pas automatiquement à une autre.

15. Un médicament administré à une dose sûre chez une espèce peut-il être donné à la même dose à une autre espèce sans précaution ?

Non, car les différences interespèces peuvent rendre cette dose toxique.
Oui, si les deux espèces ont un poids corporel comparable.
Non, car la molécule perd nécessairement son activité chez l’autre espèce.
Oui, car une dose sûre conserve généralement le même effet biologique.

Non, car les différences interespèces peuvent rendre cette dose toxique.

Explication

Les différences d’absorption, d’activité et d’élimination empêchent d’extrapoler directement une dose d’une espèce à une autre. Un poids comparable ne suffit pas à garantir une sécurité équivalente, et la molécule ne perd pas nécessairement son activité.

16. Dans quel ordre la cascade de prescription vétérinaire doit-elle être appliquée ?

Médicament vétérinaire adapté, alternatives autorisées, médicament humain ou étranger autorisé, puis préparation magistrale.
Médicament vétérinaire étranger, médicament humain, alternative vétérinaire, puis médicament adapté.
Préparation magistrale, médicament humain, médicament étranger, puis médicament vétérinaire adapté.
Médicament humain, préparation magistrale, médicament vétérinaire adapté, puis alternative étrangère.

Médicament vétérinaire adapté, alternatives autorisées, médicament humain ou étranger autorisé, puis préparation magistrale.

Explication

La cascade commence par le médicament vétérinaire autorisé pour l’espèce et l’indication, puis prévoit des solutions de remplacement jusqu’à la préparation magistrale en dernier recours. Commencer par une préparation magistrale inverse l’ordre réglementaire.

17. Quel ensemble d’informations permet de constituer une ordonnance vétérinaire complète ?

Le nom de l’animal, une indication orale de dose, le nom de la clinique et une estimation de la durée.
L’identité et le numéro d’ordre du vétérinaire, le propriétaire, l’animal ou le lot, la date, le médicament, la posologie, la durée et la signature.
L’identité du propriétaire, le diagnostic supposé, le fabricant, le numéro de lot et la date de livraison.
Le nom du médicament, le poids approximatif de l’animal, le prix, la date d’achat et le mode de paiement.

L’identité et le numéro d’ordre du vétérinaire, le propriétaire, l’animal ou le lot, la date, le médicament, la posologie, la durée et la signature.

Explication

Une ordonnance complète identifie le vétérinaire, le propriétaire et l’animal ou le lot, puis précise la date, le médicament, la posologie, la durée et la signature. Une indication orale ou des informations commerciales ne remplacent pas ces mentions réglementaires.

18. Quelle affirmation décrit la validité et le renouvellement d’une ordonnance vétérinaire ?

Elle est valable un an, mais son renouvellement est interdit pour certaines catégories de substances et certains antibiotiques critiques.
Elle est valable un an et son renouvellement est possible pour les antibiotiques d’importance critique.
Elle est valable deux ans, mais son renouvellement est interdit pour tout médicament vétérinaire.
Elle est valable six mois et son renouvellement est autorisé pour toutes les catégories de médicaments.

Elle est valable un an, mais son renouvellement est interdit pour certaines catégories de substances et certains antibiotiques critiques.

Explication

L’ordonnance vétérinaire est valable un an, mais son renouvellement est interdit pour les substances anabolisantes, anti-catabolisantes, bêta-mimétiques et les antibiotiques d’importance critique. La durée de deux ans et le renouvellement des antibiotiques critiques ne correspondent pas à la règle indiquée.

19. Dans quelle situation un vétérinaire peut-il préparer et délivrer un médicament à un animal ?

Lorsqu’un autre vétérinaire lui transmet une demande sans lien avec sa propre surveillance.
Lorsqu’il connaît l’espèce concernée, même si aucun suivi sanitaire n’est assuré.
Lorsqu’un propriétaire lui demande le médicament, même sans relation de soins avec l’animal.
Lorsqu’il soigne personnellement l’animal ou en assure régulièrement le suivi, et que le médicament se rattache à ces soins.

Lorsqu’il soigne personnellement l’animal ou en assure régulièrement le suivi, et que le médicament se rattache à ces soins.

Explication

La préparation et la délivrance sont liées aux soins personnellement dispensés par le vétérinaire ou au suivi sanitaire régulier qu’il assure. La simple demande du propriétaire ou la connaissance de l’espèce ne suffit pas à établir ce lien.

20. À quelle fréquence minimale le vétérinaire réalise-t-il le bilan sanitaire d’un élevage ?

Tous les six mois, afin de remplacer les protocoles de soins existants.
Au minimum tous les deux ans, afin d’évaluer l’élevage et de définir des mesures préventives.
À chaque visite de suivi, afin de renouveler systématiquement l’expertise complète de l’élevage.
À la demande du propriétaire, sans périodicité minimale lorsque l’élevage paraît sain.

Au minimum tous les deux ans, afin d’évaluer l’élevage et de définir des mesures préventives.

Explication

Le bilan sanitaire est une expertise réalisée au minimum tous les deux ans pour évaluer l’état sanitaire, établir des mesures préventives et construire un protocole adapté. Il se distingue des visites de suivi, qui sont régulières et ne remplacent pas cette périodicité minimale.

21. Quelles conditions permettent une prescription sans examen systématique chez certains animaux de rente ?

L’élevage dispose d’un stock de médicaments et le vétérinaire intervient uniquement en cas d’urgence.
Le vétérinaire effectue une visite annuelle, sans obligation de bilan sanitaire ni de protocole établi.
Le propriétaire connaît les traitements habituels et transmet régulièrement les symptômes observés au vétérinaire.
Le vétérinaire assure des soins réguliers, réalise le bilan sanitaire et les visites régulières, puis établit des protocoles de soins.

Le vétérinaire assure des soins réguliers, réalise le bilan sanitaire et les visites régulières, puis établit des protocoles de soins.

Explication

Cette possibilité suppose une relation de soins réguliers, comprenant le bilan sanitaire, les visites régulières et la mise en place de protocoles de soins. La seule description des symptômes par le propriétaire ou la possession de médicaments ne remplit pas ces conditions.

22. Que doit préciser une ordonnance destinée à des animaux de rente ou à leurs produits destinés à la consommation humaine ?

La valeur marchande des produits obtenus après le traitement.
Le délai de conservation de l’ordonnance dans le dossier commercial.
La fréquence des contrôles sanitaires réalisés par l’éleveur.
Le temps d’attente applicable, y compris lorsqu’il est nul.

Le temps d’attente applicable, y compris lorsqu’il est nul.

Explication

L’ordonnance doit mentionner le temps d’attente pour les animaux ou produits destinés à la consommation humaine, même lorsque ce temps est nul. Les informations commerciales ou administratives proposées ne remplacent pas cette mention obligatoire.

23. Quel est l’objet principal de la pharmacovigilance vétérinaire ?

Surveiller les effets des médicaments chez les animaux et les êtres humains, puis évaluer les informations recueillies
Étudier les interactions générales entre les médicaments et l’organisme dans toutes les espèces
Mesurer la vitesse d’absorption des médicaments administrés aux animaux et leur transformation hépatique
Contrôler la fabrication des médicaments vétérinaires et vérifier leur conformité avant leur commercialisation

Surveiller les effets des médicaments chez les animaux et les êtres humains, puis évaluer les informations recueillies

Explication

La pharmacovigilance vétérinaire surveille principalement les effets, notamment indésirables, des médicaments chez les animaux et les humains, puis évalue scientifiquement les données recueillies. L’étude générale des interactions médicament-organisme relève plutôt de la pharmacologie.

24. Un vétérinaire observe un effet indésirable grave lié à un médicament qu’il n’a pas prescrit : quelle obligation s’applique ?

Il peut classer l’événement sans suite si le traitement avait été prescrit par un autre vétérinaire
Il doit informer le détenteur de l’animal, mais la déclaration relève ensuite du fabricant du médicament
Il peut attendre une confirmation du prescripteur avant de transmettre toute déclaration officielle
Il doit signaler l’effet indésirable, même s’il n’est pas le prescripteur du médicament

Il doit signaler l’effet indésirable, même s’il n’est pas le prescripteur du médicament

Explication

Tout vétérinaire doit signaler un effet indésirable grave ou inattendu pouvant être lié à un médicament vétérinaire, y compris lorsqu’il n’en est pas le prescripteur. Limiter cette obligation au seul prescripteur constitue la confusion à éviter.

25. Comment faut-il conserver les substances dangereuses, toxiques ou inscrites sur la liste I ?

Dans une armoire ou un local fermé à clé, avec une conservation séparée pour les substances de la liste II
Dans une pièce accessible au personnel, avec un rangement commun pour les substances des listes I et II
Dans un local ventilé sans serrure, avec les substances de la liste II placées sur une étagère distincte
Dans un réfrigérateur professionnel fermé, tandis que les autres produits restent rangés dans la même armoire

Dans une armoire ou un local fermé à clé, avec une conservation séparée pour les substances de la liste II

Explication

Les substances dangereuses, toxiques ou de la liste I doivent être conservées dans une armoire ou un local fermé à clé, tandis que celles de la liste II doivent être séparées des autres produits. La ventilation ou la réfrigération ne remplace pas ces exigences de sécurité.

26. Quelle caractéristique correspond à la définition d’un médicament vétérinaire ?

Il est destiné à l’animal et sert principalement à améliorer ses performances sans modifier une fonction physiologique
Il est destiné à l’être humain, mais peut être utilisé chez l’animal lorsqu’aucun traitement vétérinaire n’est disponible
Il est destiné à l’animal et peut prévenir, diagnostiquer ou traiter une affection par une action pharmacologique, immunologique ou métabolique
Il est réservé au diagnostic vétérinaire et agit par une méthode administrative plutôt que par un mécanisme biologique

Il est destiné à l’animal et peut prévenir, diagnostiquer ou traiter une affection par une action pharmacologique, immunologique ou métabolique

Explication

Un médicament vétérinaire est destiné à l’animal et peut exercer une action curative, préventive ou diagnostique, ou modifier une fonction physiologique par une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. Une finalité limitée au diagnostic ou à la performance ne rend pas compte de cette définition.

27. Qu’est-ce qui caractérise un médicament générique par rapport au médicament de référence ?

Il est fabriqué à partir d’une matière première différente et doit faire l’objet d’études supplémentaires de similarité
Il reprend le même conditionnement commercial, sans exigence particulière concernant sa composition ou son absorption
Il contient une substance active différente, mais produit des effets thérapeutiques comparables chez l’animal traité
Il contient les mêmes principes actifs, présente la même forme pharmaceutique et possède une bioéquivalence démontrée

Il contient les mêmes principes actifs, présente la même forme pharmaceutique et possède une bioéquivalence démontrée

Explication

Le médicament générique possède les mêmes principes actifs et la même forme pharmaceutique que le médicament de référence, avec une bioéquivalence démontrée. Les études supplémentaires liées à des différences de fabrication concernent plutôt le médicament biologique similaire.

28. À quoi correspond le temps d’attente après l’administration d’un médicament à un animal destiné à produire des denrées ?

À l’intervalle séparant la prescription du médicament et sa délivrance par le professionnel autorisé
À la période pendant laquelle l’animal doit rester isolé afin d’éviter la transmission d’une maladie infectieuse
À la période entre la dernière administration et le moment où les produits animaux peuvent être consommés avec des résidus suffisamment faibles
À la durée nécessaire entre la première administration et l’observation des premiers effets thérapeutiques chez l’animal traité

À la période entre la dernière administration et le moment où les produits animaux peuvent être consommés avec des résidus suffisamment faibles

Explication

Le temps d’attente s’étend de la dernière administration jusqu’au moment où les produits issus de l’animal peuvent être consommés avec des résidus médicamenteux suffisamment faibles. Il ne désigne ni le délai d’apparition de l’effet thérapeutique ni une période d’isolement sanitaire.

29. Quel ensemble associe correctement les exemples de temps d’attente indiqués pour les différentes denrées animales ?

Lait : 28 jours ; viande, graisse et abats : 7 jours ; œufs : 500 degrés-jours ; poisson : 7 jours
Lait : 500 degrés-jours ; viande, graisse et abats : 28 jours ; œufs : 7 jours ; poisson : 7 jours
Lait : 7 jours ; viande, graisse et abats : 500 degrés-jours ; œufs : 28 jours ; poisson : 7 jours
Lait : 7 jours ; viande, graisse et abats : 28 jours ; œufs : 7 jours ; poisson : 500 degrés-jours

Lait : 7 jours ; viande, graisse et abats : 28 jours ; œufs : 7 jours ; poisson : 500 degrés-jours

Explication

Les valeurs indiquées sont de 7 jours pour le lait, 28 jours pour la viande, la graisse et les abats, 7 jours pour les œufs, et 500 degrés-jours pour le poisson. Les autres ensembles permutent ces valeurs entre les catégories de denrées.

30. Lequel de ces actes relève de la médecine animale ?

Réaliser habituellement une implantation sous-cutanée sans disposer de l’autorisation professionnelle requise
Délivrer un certificat administratif sans procéder à l’évaluation de l’état de santé de l’animal
Déterminer l’état de santé d’un animal, diagnostiquer ou traiter une maladie et prescrire un médicament par voie parentérale
Porter atteinte à l’intégrité physique de l’animal dans un but thérapeutique ou zootechnique

Déterminer l’état de santé d’un animal, diagnostiquer ou traiter une maladie et prescrire un médicament par voie parentérale

Explication

L’acte de médecine animale comprend notamment la détermination de l’état de santé, le diagnostic, le traitement et la prescription ou l’administration parentérale de médicaments. L’atteinte à l’intégrité physique dans un but thérapeutique ou zootechnique caractérise plutôt l’acte de chirurgie animale.

31. Quelle situation correspond à un acte de chirurgie animale ?

Une évaluation de l’état de santé réalisée pour établir un diagnostic sans intervention sur les tissus de l’animal
Une intervention qui porte atteinte à l’intégrité physique de l’animal dans un but thérapeutique ou zootechnique
Une prescription médicamenteuse destinée à prévenir une maladie ou à soulager une douleur chez l’animal
Une consultation visant à recueillir les symptômes et à choisir une stratégie de traitement médical

Une intervention qui porte atteinte à l’intégrité physique de l’animal dans un but thérapeutique ou zootechnique

Explication

L’acte de chirurgie animale se définit par une atteinte à l’intégrité physique de l’animal poursuivant un objectif thérapeutique ou zootechnique. Le diagnostic, la prescription et la consultation relèvent de la médecine animale lorsqu’ils n’impliquent pas cette atteinte physique.

32. Quelle pratique peut relever de l’exercice illégal de la médecine ou de la chirurgie animale lorsqu’elle est habituellement accomplie par une personne non autorisée ?

Assister un vétérinaire lors d’un acte dans le cadre des tâches confiées et sous son encadrement professionnel
Réaliser des consultations, diagnostics, prescriptions, certificats ou implantations sous-cutanées sans autorisation
Observer une consultation afin de se familiariser avec l’organisation d’un établissement vétérinaire
Transporter un animal vers une structure de soins à la demande de son détenteur

Réaliser des consultations, diagnostics, prescriptions, certificats ou implantations sous-cutanées sans autorisation

Explication

L’exercice illégal comprend notamment les consultations, diagnostics, prescriptions, ordonnances, certificats et implantations sous-cutanées pratiqués habituellement par une personne non autorisée. L’assistance encadrée et l’observation ne constituent pas, par elles-mêmes, l’accomplissement autonome de ces actes.

33. Un chien présente une boiterie liée à une fracture nécessitant une intervention chirurgicale : quelle conduite correspond au champ de l’ostéopathie animale ?

Traiter la fracture par des mobilisations manuelles externes
Associer des manipulations et un traitement médicamenteux
Corriger la lésion osseuse par une technique instrumentale
L’orienter vers une prise en charge vétérinaire adaptée

L’orienter vers une prise en charge vétérinaire adaptée

Explication

L’ostéopathie animale vise les troubles fonctionnels et ne prend pas en charge les pathologies organiques nécessitant une intervention médicale ou chirurgicale. Les manipulations manuelles ne remplacent donc pas le traitement vétérinaire d’une fracture.

34. Quelle caractéristique décrit correctement les manipulations d’ostéopathie animale ?

Elles sont instrumentales, internes et fortement contraintes
Elles sont chirurgicales, directes et réalisées sous anesthésie
Elles sont manuelles, externes et non forcées
Elles sont médicamenteuses, ciblées et progressivement invasives

Elles sont manuelles, externes et non forcées

Explication

Les manipulations d’ostéopathie animale sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes, non instrumentales et non forcées. Une intervention instrumentale ou chirurgicale relève d’un autre cadre de prise en charge.

35. Lorsqu’une technique accompagne la mobilité naturelle d’une structure, comment est-elle qualifiée ?

De manipulation directe
De mobilisation forcée
De correction instrumentale
De manipulation indirecte

De manipulation indirecte

Explication

La manipulation indirecte accompagne la mobilité de la structure, alors que la manipulation directe s’y oppose. Une technique qui suit le mouvement naturel correspond donc à la première notion.

36. Après plusieurs séances, les signes d’un animal persistent et s’aggravent : quelle obligation déontologique s’applique à l’ostéopathe animal ?

Attendre une nouvelle évolution avant de modifier la prise en charge
Orienter le propriétaire vers un vétérinaire
Poursuivre les séances en adaptant progressivement les gestes
Proposer au propriétaire un médicament destiné à compléter les soins

Orienter le propriétaire vers un vétérinaire

Explication

La persistance ou l’aggravation des signes impose d’orienter le propriétaire vers un vétérinaire. Poursuivre les manipulations sans réévaluation médicale risque de retarder une prise en charge nécessaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Pharmacologie vétérinaire et déontologie.

Qu'étudie la pharmacologie concernant les médicaments et l'organisme ?

Les interactions entre un médicament et l’organisme.

Quelles étapes composent le devenir d’un médicament dans l’organisme ?

Absorption, transport, distribution, action, élimination.

Que désigne la biodisponibilité d’un médicament ?

La quantité de principe actif atteignant le sang et son site d’action.

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