QCM : Phénoménologie et schizophrénie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que vise la réduction phénoménologique dans l’étude de l’expérience vécue ?

Comparer les symptômes observés afin d’établir une classification diagnostique
Transformer les vécus en critères quantifiables et reproductibles
Rechercher les traits essentiels qui définissent l’essence commune d’un phénomène
Mettre entre parenthèses les présupposés pour décrire l’expérience telle qu’elle se donne

Mettre entre parenthèses les présupposés pour décrire l’expérience telle qu’elle se donne

Explication

La réduction phénoménologique suspend les présupposés et les a priori afin de revenir aux choses mêmes et de décrire le vécu dans sa manière de se donner. La recherche des traits essentiels relève plutôt de la réduction eidétique, tandis que les deux autres réponses décrivent des démarches critériologiques ou nosographiques.

2. Quel aspect Bleuler met-il au premier plan lorsqu’il décrit le groupe des schizophrénies en 1908 ?

Les symptômes neurologiques associés à une altération localisée des fonctions cérébrales
L’évolution déficitaire progressive avec une perte croissante des capacités intellectuelles
Les troubles relationnels comprenant les associations, l’affectivité, l’ambivalence et l’autisme
La succession d’épisodes thymiques séparés par des périodes de rémission complète

Les troubles relationnels comprenant les associations, l’affectivité, l’ambivalence et l’autisme

Explication

Bleuler fonde sa description sur plusieurs troubles relationnels, notamment ceux des associations, de l’affectivité, de l’ambivalence et de l’autisme. L’évolution déficitaire constitue plutôt l’axe privilégié par Kraepelin, ce qui explique la confusion fréquente entre les deux conceptions.

3. Quelle différence caractérise l’approche critériologique par rapport à l’approche phénoménologique ?

La première décrit les vécus singuliers, tandis que la seconde établit des seuils diagnostiques indépendants
La première étudie les prototypes expérientiels, tandis que la seconde mesure la fréquence des symptômes observables
La première suspend les présupposés, tandis que la seconde recherche les traits essentiels des phénomènes
La première privilégie des critères quantifiables et reproductibles, tandis que la seconde examine la qualité et l’interdépendance des vécus

La première privilégie des critères quantifiables et reproductibles, tandis que la seconde examine la qualité et l’interdépendance des vécus

Explication

L’approche critériologique cherche des critères quantifiables, indépendants et reproductibles, alors que l’approche phénoménologique s’intéresse aux prototypes, à la qualité de l’expérience et à l’interdépendance des vécus. La suspension des présupposés et la recherche des traits essentiels renvoient à des opérations phénoménologiques distinctes, non à la différence générale demandée ici.

4. Quel ensemble de conditions correspond aux critères diagnostiques de la schizophrénie selon le DSM-5 ?

Au moins deux symptômes caractéristiques, dont un délire, une hallucination ou un discours désorganisé, avec un retentissement et une durée minimale de six mois
Un symptôme psychotique isolé, accompagné d’une altération fonctionnelle durant au moins trois mois
Deux symptômes négatifs, associés à une humeur dépressive persistante et à une hospitalisation
Des hallucinations récurrentes sans dysfonctionnement social, à condition qu’elles apparaissent avant l’âge de trente ans

Au moins deux symptômes caractéristiques, dont un délire, une hallucination ou un discours désorganisé, avec un retentissement et une durée minimale de six mois

Explication

Le DSM-5 exige au moins deux symptômes caractéristiques, dont au moins un délire, une hallucination ou un discours désorganisé, ainsi qu’un dysfonctionnement et des perturbations présentes pendant six mois, avec un mois de symptômes caractéristiques. La présence isolée d’un symptôme psychotique ou de symptômes négatifs ne suffit donc pas.

5. Que désigne la figure de la perte du contact vital avec la réalité dans la psychiatrie phénoménologique ?

Une atteinte globale de la vitalité qui altère la subjectivité profonde, pouvant s'accompagner d'un surinvestissement logique.
Une difficulté à percevoir la réalité extérieure en raison d'une déconnexion sensorielle.
Une perte de la capacité à distinguer le rêve de la réalité dans l'expérience quotidienne.
Une désorientation spatio-temporelle liée à une défaillance cognitive générale.

Une atteinte globale de la vitalité qui altère la subjectivité profonde, pouvant s'accompagner d'un surinvestissement logique.

Explication

La perte du contact vital avec la réalité chez Minkowski correspond à une atteinte globale de la vitalité qui affecte la subjectivité profonde, souvent associée à une altération de la perception de soi et du monde. La deuxième option décrit une difficulté sensorielle, mais ne couvre pas la notion de vitalité et de subjectivité profonde.

6. Selon la définition de Husserl, à quoi correspond l'intentionnalité dans l'expérience subjective ?

La capacité du sujet à se détacher de ses expériences pour une analyse objective.
L'aptitude du sujet à se souvenir de ses expériences passées.
La tendance du sujet à projeter ses expériences dans le futur.
La relation entre le sujet qui vit une expérience et l’objet même de cette expérience.

La relation entre le sujet qui vit une expérience et l’objet même de cette expérience.

Explication

L'intentionnalité husserlienne désigne la relation entre le sujet qui vit une expérience et l’objet de cette expérience, soulignant que toute conscience est conscience de quelque chose. La réponse incorrecte évoque une autre dimension de la cognition, mais ne correspond pas à la définition d'intentionnalité.

7. Quel est le principal objectif de l’échelle EASE dans l’évaluation des patients schizophrènes ?

Évaluer la gravité des symptômes positifs comme les hallucinations et les délires.
Diagnostiquer la schizophrénie en se basant uniquement sur des critères biologiques.
Mesurer les expériences anomales du soi et de l’ipséité pour mieux comprendre la subjectivité du patient.
Comparer les troubles cognitifs avec les troubles affectifs chez les patients schizophrènes.

Mesurer les expériences anomales du soi et de l’ipséité pour mieux comprendre la subjectivité du patient.

Explication

L’échelle EASE vise à explorer les expériences anomales du soi et de l’ipséité, permettant une meilleure compréhension de la subjectivité du patient schizophrène. Elle ne se limite pas à une évaluation symptomatique classique ni à un diagnostic biologique.

8. Quelle est la période durant laquelle Bleuler a décrit pour la première fois le groupe des schizophrénies en 1908 ?

1850-1860
1890-1900
1908-1910
1920-1930

1908-1910

Explication

Bleuler a publié sa description du groupe des schizophrénies en 1908, établissant ainsi une base pour la compréhension clinique de cette psychose. Les autres périodes ne correspondent pas à cette publication historique.

9. En quoi la démarche de rétablissement, telle que décrite par Pachoud, diffère-t-elle de la simple notion de guérison normative ?

Le rétablissement se concentre sur l’inscription sociale et le sentiment durable de bien-être, tandis que la guérison normative vise la disparition des symptômes.
Le rétablissement implique uniquement une amélioration symptomatique, alors que la guérison normative concerne l’intégration sociale.
Le rétablissement repose sur une démarche individuelle sans considération sociale, contrairement à la guérison normative.
Le rétablissement est une étape médicale, alors que la guérison normative est une démarche purement psychologique.

Le rétablissement se concentre sur l’inscription sociale et le sentiment durable de bien-être, tandis que la guérison normative vise la disparition des symptômes.

Explication

Le rétablissement, selon Pachoud, est une démarche personnelle qui inclut l’inscription sociale et la construction d’un sentiment de bien-être durable, contrairement à une simple guérison symptomatique qui se limite à la disparition des symptômes.

10. Qui est crédité comme étant le principal initiateur de la description du groupe des schizophrénies en 1908, basé sur des troubles relationnels tels que les associations, l’affectivité, l’ambivalence et l’autisme?

Jaspers
Bleuler
Schneider
Kraepelin

Bleuler

Explication

Eugen Bleuler est l’auteur de la description du groupe des schizophrénies en 1908, en mettant en avant des troubles relationnels. Kraepelin a plutôt défini la démence précoce, et Schneider a identifié les symptômes de premier rang, tandis que Jaspers a contribué à la psychopathologie générale.

11. Quelles sont les principales conséquences de la transdisciplinarité sur la recherche en psychiatrie ?

Elle juxtapose plusieurs regards spécialisés sans interaction entre disciplines.
Elle favorise la collaboration active et le croisement des méthodes dans un projet collectif.
Elle limite la recherche à une seule discipline pour approfondir ses concepts et méthodes.
Elle permet de dépasser les frontières disciplinaires pour développer des savoirs et des méthodes propres autour d’objets non strictement disciplinaires.

Elle permet de dépasser les frontières disciplinaires pour développer des savoirs et des méthodes propres autour d’objets non strictement disciplinaires.

Explication

La transdisciplinarité dépasse les frontières disciplinaires pour créer de nouveaux savoirs autour d’objets qui ne relèvent pas d’une seule discipline, favorisant ainsi l'innovation. La juxtaposition et la collaboration restent des caractéristiques de la pluridisciplinarité et de l’interdisciplinarité, respectivement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Phénoménologie et schizophrénie.

Quelles sont les quatre troubles relationnels décrits par Bleuler en 1908?

Les associations, l’affectivité, l’ambivalence et l’autisme.

Quels symptômes de premier rang a décrit Schneider en 1946?

Les voix discutant, commentant, l’influence des pensées, contrôle de la volonté, pensées volées, insérées, diffusion de pensées.

Quelles sont les trois usages contemporains de la phénoménologie selon Jaspers?

La sémiologie anglo-saxonne, la description des vécus chez Jaspers, et la perspective philosophique.

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