QCM : Psychologie clinique des psychoses (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de l’épistémologie ?

Classer les symptômes selon leur fréquence dans une population
Décrire les signes cliniques associés aux différentes maladies
Examiner de manière critique les postulats, les méthodes et les conclusions d’une science
Mesurer l’efficacité thérapeutique des traitements médicaux

Examiner de manière critique les postulats, les méthodes et les conclusions d’une science

Explication

L’épistémologie examine l’origine logique, la valeur et la portée scientifique et philosophique des postulats, méthodes et conclusions scientifiques. La sémiologie, et non l’épistémologie, étudie les signes des maladies.

2. Dans la conception de Canguilhem, qu’est-ce qui caractérise l’homme normal ?

Son aptitude à appliquer les mêmes règles dans tous les contextes
Son adaptation aux critères médicaux établis par la société
Son respect constant de normes biologiques définies à l’avance
Sa capacité à créer des normes adaptées aux situations qu’il rencontre

Sa capacité à créer des normes adaptées aux situations qu’il rencontre

Explication

Pour Canguilhem, la vie est normative : l’homme normal peut créer les normes les plus adaptées à chaque situation. Une personne soumise à des normes fixes ne correspond donc pas à cette conception de la normalité.

3. Comment Canguilhem caractérise-t-il l’état pathologique ?

Comme une simple différence statistique par rapport à la moyenne biologique
Comme la présence d’une autre norme biologique et une incapacité à être normatif
Comme une disparition complète de toute norme biologique et sociale
Comme une transgression volontaire des règles médicales définissant la santé

Comme la présence d’une autre norme biologique et une incapacité à être normatif

Explication

Canguilhem définit le pathologique par l’existence d’une autre norme biologique et par la difficulté à produire de nouvelles normes adaptées. Il ne le réduit donc pas à une absence totale de norme.

4. À quelle période Freud inaugure-t-il un premier partage des compétences entre psychanalyse et psychiatrie ?

Entre 1850 et 1870
Entre 1900 et 1920
Entre 1920 et 1940
Entre 1950 et 1970

Entre 1900 et 1920

Explication

Freud inaugure ce premier partage des compétences entre 1900 et 1920. Les autres périodes proposées ne correspondent pas à la datation indiquée.

5. Dans la comparaison de Freud, que représentent respectivement la psychiatrie et la psychanalyse ?

La psychiatrie ressemble à la neurologie, tandis que la psychanalyse ressemble à la pharmacologie
La psychiatrie ressemble à la physiologie, tandis que la psychanalyse ressemble à la chirurgie
La psychiatrie ressemble à l’histologie, tandis que la psychanalyse ressemble à l’anatomie
La psychiatrie ressemble à l’anatomie, tandis que la psychanalyse ressemble à l’histologie

La psychiatrie ressemble à l’anatomie, tandis que la psychanalyse ressemble à l’histologie

Explication

Freud compare la psychiatrie à l’anatomie, qui étudie les formes extérieures, et la psychanalyse à l’histologie, qui examine les tissus et les cellules constitutifs. Inverser ces deux disciplines constitue précisément la confusion à éviter.

6. Quelle contribution appartient à la psychanalyse dans l’étude des troubles psychiques ?

Classer les maladies mentales selon des signes observables et des critères diagnostiques
Décrire les comportements pathologiques à partir de leur fréquence dans une population
Relier les troubles psychiques à des lésions neurologiques et à des mécanismes organiques
Explorer le sens singulier du symptôme et concevoir le délire comme une tentative de guérison

Explorer le sens singulier du symptôme et concevoir le délire comme une tentative de guérison

Explication

La psychanalyse étudie les formations de l’inconscient, le sens singulier du symptôme et le délire comme tentative de guérison. Le rattachement prioritaire aux lésions neurologiques relève plutôt de l’orientation organique de la psychiatrie.

7. Quelle opposition décrit correctement les orientations de la psychiatrie et de la psychanalyse ?

La psychiatrie privilégie la pathogenèse organique, tandis que la psychanalyse développe une psychogenèse fondée sur le transfert
La psychiatrie analyse la relation à l’Autre, tandis que la psychanalyse relie les troubles à la neurologie
La psychiatrie étudie le sens singulier des symptômes, tandis que la psychanalyse classe leurs manifestations extérieures
La psychiatrie privilégie la psychogenèse transférentielle, tandis que la psychanalyse développe une pathogenèse organique

La psychiatrie privilégie la pathogenèse organique, tandis que la psychanalyse développe une psychogenèse fondée sur le transfert

Explication

La psychiatrie s’oriente vers une pathogenèse organique en lien avec la neurologie et la médecine, alors que la psychanalyse développe une psychogenèse fondée sur la relation transférentielle. Les autres propositions inversent ces champs ou leur attribuent des méthodes différentes.

8. Quelle conséquence la conception d’Henri Ey entraîne-t-elle pour l’examen psychiatrique ?

Le diagnostic doit être établi avant toute rencontre pour éviter l’influence de la relation clinique
Le diagnostic doit reposer sur une observation distante afin de préserver l’objectivité de l’examinateur
Le diagnostic doit s’appuyer principalement sur le classement des signes sans engager la relation thérapeutique
Le diagnostic doit s’élaborer avec une prise de contact thérapeutique plutôt qu’une observation du malade comme objet

Le diagnostic doit s’élaborer avec une prise de contact thérapeutique plutôt qu’une observation du malade comme objet

Explication

Pour Henri Ey, l’élaboration du diagnostic est inséparable de la prise de contact thérapeutique et le malade ne doit pas être réduit à un objet observé. Une observation distante et détachée de la rencontre contredit cette conception de l’examen psychiatrique.

9. Quelle différence distingue la clinique du regard de la clinique du transfert ?

La clinique du regard catalogue les signes, tandis que la clinique du transfert les inscrit dans l’économie psychique et la relation à l’Autre
La clinique du regard analyse la psychogenèse, tandis que la clinique du transfert décrit les manifestations sans les relier au sujet
La clinique du regard recherche les conflits inconscients, tandis que la clinique du transfert mesure les symptômes selon leur fréquence
La clinique du regard interprète la relation à l’Autre, tandis que la clinique du transfert recense les signes observables

La clinique du regard catalogue les signes, tandis que la clinique du transfert les inscrit dans l’économie psychique et la relation à l’Autre

Explication

La clinique du regard repère et catalogue les signes, tandis que la clinique du transfert cherche leur place dans l’économie psychique et dans la relation du sujet à l’Autre. Les autres réponses attribuent à chaque approche la démarche caractéristique de l’autre.

10. En sémiologie psychiatrique, qu’est-ce qu’un signe clinique ?

Un ensemble organisé de manifestations constituant un état pathologique
Une expérience intérieure décrite par le patient
Une interprétation théorique destinée à orienter le traitement
Une observation clinique objective réalisée par le professionnel

Une observation clinique objective réalisée par le professionnel

Explication

Un signe correspond à une donnée observable objectivement par le clinicien lors de l’examen. L’expérience intérieure rapportée par le patient relève plutôt du symptôme, qui est subjectif.

11. Quelle caractéristique définit le symptôme en sémiologie psychiatrique ?

Il s’agit d’une hypothèse diagnostique fondée sur l’anamnèse
Il s’agit d’un regroupement de signes formant une entité clinique
Il s’agit d’une expérience subjective décrite par le patient
Il s’agit d’une observation objective recueillie par le clinicien

Il s’agit d’une expérience subjective décrite par le patient

Explication

Le symptôme est vécu et décrit par le patient, ce qui lui confère un caractère subjectif. Une observation clinique objectivée par le professionnel correspond plutôt à un signe.

12. Comment définit-on un syndrome en sémiologie psychiatrique ?

Comme une observation isolée recueillie pendant l’examen clinique
Comme une expérience subjective rapportée sans organisation clinique
Comme une méthode d’étude des signes permettant d’établir un diagnostic
Comme un ensemble de symptômes caractérisant un état pathologique

Comme un ensemble de symptômes caractérisant un état pathologique

Explication

Un syndrome regroupe plusieurs symptômes qui constituent une entité et caractérisent un état pathologique. Une méthode d’étude des signes correspond à la sémiologie, et non au syndrome.

13. Quel est l’objectif général de la sémiologie médicale ?

Étudier les signes et les systèmes de signes pour orienter le diagnostic, le pronostic et le traitement
Remplacer l’examen clinique par une interprétation théorique des maladies
Décrire les seules expériences subjectives afin de classer les patients selon leur personnalité
Établir un traitement sans examiner les manifestations cliniques ni leur organisation

Étudier les signes et les systèmes de signes pour orienter le diagnostic, le pronostic et le traitement

Explication

La sémiologie étudie les signes et leurs systèmes afin de contribuer au diagnostic, au pronostic et au traitement. Elle ne se limite pas aux vécus subjectifs et ne remplace pas l’examen clinique.

14. Quels sont les trois axes principaux de l’unité d’enseignement consacrée aux psychoses ?

La neurobiologie, la pharmacologie clinique et la rééducation cognitive des troubles anxieux
L’histoire et l’épistémologie, la clinique psychanalytique et la psychopathologie des grandes entités nosographiques
La psychologie du développement, la psychométrie et la sociologie des institutions de soins
La psychiatrie légale, la médecine somatique et la prévention des conduites addictives

L’histoire et l’épistémologie, la clinique psychanalytique et la psychopathologie des grandes entités nosographiques

Explication

L’unité articule une approche historique et épistémologique, une clinique psychanalytique des psychoses et la psychopathologie des grandes entités nosographiques. Les autres propositions regroupent des domaines qui ne constituent pas les trois axes indiqués.

15. Quelle compétence de distinction est visée par l’étude des différentes formes de psychose ?

Classer les patients selon leur traitement avant d’examiner les caractéristiques des psychoses
Opposer les troubles psychotiques aux troubles somatiques sans comparer leurs formes cliniques
Distinguer les psychoses des névroses graves et différencier les principales entités psychotiques
Regrouper les psychoses et les névroses graves sous une même catégorie clinique générale

Distinguer les psychoses des névroses graves et différencier les principales entités psychotiques

Explication

Les étudiants doivent distinguer les psychoses, qu’elles soient décompensées ou non, des névroses graves, puis différencier plusieurs entités psychotiques. La classification attendue repose donc sur des distinctions cliniques précises.

16. Quelle orientation l’étude des psychoses cherche-t-elle notamment à promouvoir ?

Une approche non déficitaire de la psychose, pouvant conduire à dépathologiser la psychose ou à pathologiser le normal
Une lecture exclusivement déficitaire de la psychose, centrée sur les limitations irréversibles du patient
Une réduction de la psychose à ses manifestations biologiques afin d’éviter les enjeux cliniques
Une séparation stricte entre la psychose et toute réflexion sur la normalité psychique

Une approche non déficitaire de la psychose, pouvant conduire à dépathologiser la psychose ou à pathologiser le normal

Explication

L’enseignement vise une approche non déficitaire de la psychose et interroge les frontières entre psychose et normalité. Une conception exclusivement déficitaire contredit précisément cette orientation.

17. Quelle modalité correspond au contrôle continu de cette unité d’enseignement ?

Il représente 60 % de la note et comprend un examen sur table de 1 h 30 au sixième TD
Il représente 40 % de la note et consiste en une dissertation de 2 heures en fin de semestre
Il représente 40 % de la note et comprend un examen sur table de 1 h 30 au sixième TD
Il représente 60 % de la note et prend la forme d’une dissertation de 2 heures en fin de semestre

Il représente 40 % de la note et comprend un examen sur table de 1 h 30 au sixième TD

Explication

Le contrôle continu compte pour 40 % et comprend un examen sur table d’une heure trente lors du sixième TD. La dissertation de deux heures en fin de semestre relève du contrôle terminal, qui compte pour 60 %.

18. Quelle modalité correspond au contrôle terminal de cette unité d’enseignement ?

Il représente 40 % de la note et comprend une épreuve sur table à la fin du semestre
Il représente 60 % de la note et prend la forme d’un examen sur table de 1 h 30 au sixième TD
Il représente 40 % de la note et consiste en une dissertation de 2 heures au sixième TD
Il représente 60 % de la note et consiste en une dissertation de 2 heures à la fin du semestre

Il représente 60 % de la note et consiste en une dissertation de 2 heures à la fin du semestre

Explication

Le contrôle terminal vaut 60 % de la note et prend la forme d’une dissertation de deux heures en fin de semestre. L’épreuve sur table d’une heure trente au sixième TD appartient au contrôle continu, qui vaut 40 %.

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Qu'est-ce que l'épistémologie étudie de manière critique ?

Les postulats, conclusions et méthodes d'une science.

Que signifie la normativité vitale selon Canguilhem ?

La vie crée les meilleures normes selon la situation.

Quel auteur a défini la normativité vitale dans Le normal et le pathologique ?

Canguilhem, 1943/1966.

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