QCM : Physiologie oculomotrice et vision (20 questions)
Questions et réponses du QCM
1. Quelle caractéristique définit le mieux l’orthoptie ?
Elle évalue la vision puis oriente les patients vers un autre professionnel
Elle mesure la réfraction et corrige les défauts optiques par des verres
Elle examine principalement la structure anatomique de l’œil sans rééducation
Elle analyse, dépiste et traite les troubles visuels, sensoriels et fonctionnels
Elle analyse, dépiste et traite les troubles visuels, sensoriels et fonctionnels
Explication
L’orthoptie associe l’analyse, le dépistage, le traitement, la rééducation et la réadaptation des troubles visuels, sensoriels et fonctionnels. La réduire à une mesure de la réfraction ou à un simple dépistage confond ses missions avec une évaluation visuelle limitée.
2. Quel élément caractérise l’exercice professionnel des orthoptistes ?
Ils réalisent des actes réservés aux adultes selon des recommandations locales
Ils accueillent les patients après l’âge scolaire dans un cadre non réglementé
Ils prennent en charge des patients de tous les âges dans un cadre réglementé
Ils interviennent principalement auprès des enfants dans un cadre hospitalier
Ils prennent en charge des patients de tous les âges dans un cadre réglementé
Explication
Les orthoptistes peuvent prendre en charge des patients du nourrisson à la personne âgée, dans un cadre défini par des décrets et une nomenclature. Leur activité ne se limite donc ni à l’enfance ni à un seul type de structure.
3. Que mesure principalement la réfraction lors de l’examen visuel ?
L’importance d’un défaut optique comme la myopie ou l’astigmatisme
La capacité à distinguer les couleurs dans différentes conditions
La performance visuelle obtenue à une distance standardisée
L’équilibre entre les mouvements des deux yeux pendant la fixation
L’importance d’un défaut optique comme la myopie ou l’astigmatisme
Explication
La réfraction caractérise et mesure l’importance d’un défaut optique, notamment la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme. La performance visuelle correspond plutôt à l’acuité visuelle, ce qui constitue la confusion la plus fréquente.
4. Quelle différence distingue une réfraction subjective d’une réfraction objective ?
La première dépend des réponses du patient, tandis que la seconde utilise des mesures instrumentales
La première examine la vision des couleurs, tandis que la seconde mesure l’acuité visuelle
La première utilise un réfractomètre automatique, tandis que la seconde dépend des réponses du patient
La première concerne la vision de près, tandis que la seconde concerne la vision de loin
La première dépend des réponses du patient, tandis que la seconde utilise des mesures instrumentales
Explication
La réfraction subjective repose sur les réponses du patient, alors que la réfraction objective est réalisée par skiascopie ou avec un réfractomètre automatique. Les distances de vision et les tests de couleurs ne définissent pas cette distinction.
5. À quelles distances mesure-t-on habituellement l’acuité visuelle de loin et de près ?
À 5 m pour la vision de loin et entre 30 et 40 cm pour la vision de près
À 3 m pour la vision de loin et entre 15 et 20 cm pour la vision de près
À 6 m pour la vision de loin et à 1 m pour la vision de près
À 10 m pour la vision de loin et à 50 cm pour la vision de près
À 5 m pour la vision de loin et entre 30 et 40 cm pour la vision de près
Explication
L’acuité visuelle se mesure habituellement à 5 m en vision de loin et entre 30 et 40 cm en vision de près. Les autres distances proposées ne correspondent pas aux repères habituels indiqués pour ces deux évaluations.
6. Quels examens appartiennent aux explorations fonctionnelles en orthoptie ?
Le champ visuel, l’évaluation de la vision des couleurs et des examens complémentaires
La réfraction, la mesure de la tension oculaire et l’examen du fond d’œil
La mesure de l’acuité visuelle, la kératométrie et l’adaptation des lentilles
La photographie rétinienne, l’échographie oculaire et la biométrie
Le champ visuel, l’évaluation de la vision des couleurs et des examens complémentaires
Explication
Les explorations fonctionnelles comprennent notamment le champ visuel, l’évaluation de la vision des couleurs et des examens complémentaires. Les autres ensembles regroupent des examens optiques, anatomiques ou biométriques qui ne correspondent pas à cette définition.
7. Quel est l’objectif principal d’un bilan orthoptique ?
Étudier les déséquilibres oculomoteurs et les éléments moteurs, sensoriels et fonctionnels
Mesurer la puissance d’un défaut optique afin de choisir une correction adaptée
Observer principalement les structures anatomiques de l’œil par imagerie
Déterminer la netteté de la vision à une distance de loin ou de près
Étudier les déséquilibres oculomoteurs et les éléments moteurs, sensoriels et fonctionnels
Explication
Le bilan orthoptique étudie les dimensions motrice, sensorielle et fonctionnelle afin de détecter notamment un strabisme, un problème neurovisuel ou une basse vision. Une simple mesure de réfraction évalue un défaut optique, mais ne constitue pas un bilan orthoptique complet.
8. Quelle fonction caractérise principalement la voie rétino-géniculostriée ?
Elle synchronise les rythmes circadiens avec les signaux lumineux reçus.
Elle stabilise le regard lors des déplacements de la tête.
Elle déclenche les réflexes photomoteurs en réponse aux variations de lumière.
Elle assure la perception visuelle consciente des formes, des couleurs et des mouvements.
Elle assure la perception visuelle consciente des formes, des couleurs et des mouvements.
Explication
La voie rétino-géniculostriée transmet les informations nécessaires à la perception visuelle consciente, notamment celles du champ visuel, des formes, des couleurs et des mouvements. Les voies mésencéphaliques interviennent plutôt dans les réflexes, la stabilisation du regard ou les rythmes biologiques.
9. Quel trajet décrit correctement la transmission de l’information dans la voie rétino-géniculostriée ?
L’information passe successivement des photorécepteurs aux cellules ganglionnaires, puis au nerf optique, au tractus optique, au corps géniculé latéral et enfin au cortex visuel occipital. Le corps géniculé latéral constitue donc une étape située avant le cortex.
10. Quelle association entre une voie visuelle et sa fonction est correcte ?
La voie rétino-tectale participe à l’orientation du regard.
La voie rétino-prétectale règle principalement les rythmes circadiens.
La voie optique accessoire déclenche principalement les réflexes photomoteurs.
La voie rétino-hypothalamique stabilise le regard pendant les mouvements.
La voie rétino-tectale participe à l’orientation du regard.
Explication
La voie rétino-tectale participe à l’orientation du regard. Les réflexes photomoteurs relèvent de la voie rétino-prétectale, la stabilisation du regard de la voie optique accessoire et les rythmes circadiens de la voie rétino-hypothalamique.
11. Comment définir la correspondance rétinienne ?
C’est la capacité d’un œil à distinguer séparément les contours éclairés dans son champ visuel.
C’est la fusion d’images reçues sur des points rétiniens légèrement disparates.
C’est la zone spatiale où un objet fixé est perçu comme une image simple.
C’est une relation sensorielle entre les deux rétines fondée sur des points rétinocorticaux correspondants.
C’est une relation sensorielle entre les deux rétines fondée sur des points rétinocorticaux correspondants.
Explication
La correspondance rétinienne désigne la relation sensorielle entre les deux rétines au niveau du cortex visuel, notamment entre les maculas ou les fovéas. La fusion d’images disparates décrit plutôt un mécanisme de la vision stéréoscopique, tandis que la zone de perception simple renvoie à l’horoptère.
12. Quelle succession représente les trois degrés de la vision binoculaire ?
Perception simultanée, vision stéréoscopique, puis fusion.
Vision stéréoscopique, fusion, puis perception simultanée.
Perception simultanée, fusion, puis vision stéréoscopique.
Fusion, perception simultanée, puis vision stéréoscopique.
Perception simultanée, fusion, puis vision stéréoscopique.
Explication
La vision binoculaire comprend la perception simultanée, la fusion et la vision stéréoscopique. La perception simultanée correspond à la réception des deux images, tandis que la fusion les associe en une image unique.
13. Dans quelle situation la vision stéréoscopique permet-elle de percevoir le relief ?
Lorsque chaque œil reçoit une image indépendante sans association corticale entre elles.
Lorsque les deux yeux reçoivent exactement la même image sur des points rétiniens strictement identiques.
Lorsque l’objet fixé stimule des points correspondants et produit une perception simple.
Lorsque deux images sont fusionnées après avoir été reçues sur des points légèrement disparates des deux rétines.
Lorsque deux images sont fusionnées après avoir été reçues sur des points légèrement disparates des deux rétines.
Explication
La vision stéréoscopique repose sur la fusion d’images reçues sur des points légèrement disparates des deux rétines, ce qui fournit les indices du relief. Une stimulation de points correspondants est plutôt associée à une perception simple, sans constituer à elle seule la stéréoscopie.
14. Quelle ligne constitue l’axe visuel d’un œil ?
La ligne perpendiculaire à la cornée passant par le centre de la pupille.
La ligne passant par les centres de courbure des surfaces réfractives.
La ligne qui relie l’objet fixé à la macula.
La ligne reliant les deux centres pupillaires à travers le plan facial.
La ligne qui relie l’objet fixé à la macula.
Explication
L’axe visuel relie l’objet fixé à la macula, ce qui traduit le lien entre la fixation et la zone rétinienne centrale. La ligne passant par le centre de la pupille correspond à l’axe pupillaire, tandis que l’axe optique dépend des surfaces réfractives.
15. Un œil présente un angle objectif de 8∘ et un angle subjectif de 5∘. Quelle est la valeur de son angle d’anomalie ?
3∘
40∘
−3∘
13∘
$$3^\circ$$
Explication
L’angle d’anomalie se calcule par la relation AA=AO−AS, donc AA=8∘−5∘=3∘. L’addition des deux angles ne correspond pas à la définition de l’angle d’anomalie.
16. Dans quelle situation une phorie devient-elle observable cliniquement ?
Lorsque les deux yeux fixent une cible éloignée
Lorsque la déviation des axes devient constante
Lorsque la fusion binoculaire est interrompue
Lorsque la convergence est renforcée volontairement
Lorsque la fusion binoculaire est interrompue
Explication
Une phorie est une déviation latente normalement compensée par la fusion et révélée quand celle-ci est dissociée. Une déviation constante et visible correspond plutôt à une tropie manifeste.
17. Quelle caractéristique permet de distinguer une tropie d’une phorie ?
La tropie désigne une déviation compensée par la fusion
La tropie concerne principalement les mouvements en torsion
La tropie apparaît lors d’une dissociation des deux yeux
La tropie correspond à une déviation manifeste des axes visuels
La tropie correspond à une déviation manifeste des axes visuels
Explication
Une tropie est un strabisme manifeste, qui peut être constant ou intermittent. Une déviation latente maintenue par la fusion et révélée par dissociation est une phorie.
18. Quel type de déviation indique le préfixe « HYPER » dans une description oculomotrice ?
Une déviation verticale vers le haut
Une déviation en convergence
Une déviation verticale vers le bas
Une déviation en torsion
Une déviation verticale vers le haut
Explication
Le préfixe « HYPER » désigne une déviation verticale dirigée vers le haut. Le préfixe « HYPO » correspond à une déviation vers le bas, tandis que « ESO » indique une convergence.
19. Quel ensemble correspond aux six muscles oculomoteurs extrinsèques ?
Les droits médial et latéral, avec les sphincters iriens et les obliques supérieur et inférieur
Les droits supérieur, inférieur, médial et latéral, avec les obliques supérieur et inférieur
Les droits supérieur, inférieur, médial et latéral, avec les muscles ciliaires et le sphincter irien
Les droits supérieur, inférieur et médial, avec les ciliaires et les obliques supérieur et inférieur
Les droits supérieur, inférieur, médial et latéral, avec les obliques supérieur et inférieur
Explication
La musculature extrinsèque comprend quatre muscles droits et deux muscles obliques, soit les six muscles responsables des mouvements du globe. Les muscles ciliaires et le sphincter irien appartiennent à la musculature intrinsèque.
20. Quelles significations associe-t-on correctement aux abréviations OD, OG, VL et VP ?
Œil droit, œil gauche, vision de loin et vision de près
Œil gauche, œil droit, vision de loin et vision de près
Œil gauche, œil droit, vision de près et vision de loin
Œil droit, œil gauche, vision de près et vision de loin
Œil droit, œil gauche, vision de loin et vision de près
Explication
OD signifie œil droit, OG œil gauche, VL vision de loin et VP vision de près. Les autres associations inversent au moins une abréviation oculaire ou une distance de vision.
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Quelles fonctions principales remplit l'orthoptie ?
Elle analyse, dépiste et traite les défauts de l’œil.
Comment l'orthoptie traite-t-elle les troubles visuels ?
En rééduquant et réadaptant les troubles visuels, sensoriels et fonctionnels.