QCM : Prise en charge infirmière de l’asthme (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux l’asthme ?

Une dilatation permanente des bronches avec une production accrue de salive
Une inflammation chronique des bronches avec une limitation expiratoire variable
Une infection aiguë des bronches avec une obstruction expiratoire persistante
Une atteinte pleurale douloureuse avec une diminution constante de l’inspiration

Une inflammation chronique des bronches avec une limitation expiratoire variable

Explication

L’asthme associe une inflammation chronique des bronches à des symptômes et une limitation du débit expiratoire variables, alternant accalmies et exacerbations. Une obstruction persistante ou une atteinte pleurale ne correspondent pas à cette définition.

2. Quel mécanisme contribue directement à la réduction du calibre bronchique lors d’une crise d’asthme ?

La paralysie du diaphragme, associée à une augmentation du volume des bronches
La relaxation du muscle lisse bronchique, associée à une diminution de l’œdème et du mucus
La destruction des alvéoles pulmonaires, associée à une accumulation de liquide pleural
La contraction du muscle lisse bronchique, associée à un œdème et à un excès de mucus

La contraction du muscle lisse bronchique, associée à un œdème et à un excès de mucus

Explication

La contraction du muscle lisse, l’œdème inflammatoire de la paroi et l’excès de mucus diminuent ensemble le calibre bronchique et gênent l’expiration. La destruction alvéolaire ou la paralysie diaphragmatique ne constituent pas le mécanisme décrit.

3. Quelle propriété permet de distinguer l’obstruction bronchique de l’asthme d’une obstruction non réversible ?

La limitation expiratoire reste stable malgré les variations des symptômes et les traitements bronchodilatateurs
La limitation expiratoire concerne principalement l’inspiration et s’accompagne d’une douleur thoracique
La limitation expiratoire peut se corriger, au moins en partie, au cours du temps ou après traitement
La limitation expiratoire provient d’une infection qui disparaît après quelques jours sans récidive

La limitation expiratoire peut se corriger, au moins en partie, au cours du temps ou après traitement

Explication

L’asthme se caractérise par une obstruction expiratoire réversible, contrairement à une obstruction non réversible. Une limitation stable malgré le traitement décrit précisément la situation opposée.

4. Quels symptômes constituent les quatre manifestations cardinales de l’asthme ?

Rhinorrhée, dysphagie, vertiges et douleur abdominale
Fièvre, douleur pleurale, hémoptysie et œdème des jambes
Enrouement, syncope, cyanose permanente et perte de poids
Dyspnée, sifflements expiratoires, toux et oppression thoracique

Dyspnée, sifflements expiratoires, toux et oppression thoracique

Explication

Les quatre symptômes cardinaux sont la dyspnée, les sifflements prédominant à l’expiration, la toux et la sensation d’oppression thoracique. La fièvre et l’hémoptysie, par exemple, ne font pas partie de cette liste caractéristique.

5. Quelle évolution temporelle est compatible avec les symptômes de l’asthme ?

Ils surviennent pendant une infection puis restent inchangés après sa disparition
Ils apparaissent uniquement après les repas et disparaissent après une prise d’antibiotique
Ils peuvent s’intensifier la nuit ou après un déclencheur, puis s’améliorer spontanément ou avec un bronchodilatateur
Ils progressent de façon régulière pendant la journée et persistent malgré les variations d’exposition

Ils peuvent s’intensifier la nuit ou après un déclencheur, puis s’améliorer spontanément ou avec un bronchodilatateur

Explication

Les symptômes peuvent augmenter la nuit ou au petit matin, survenir par épisodes après une infection, un effort ou une exposition, puis régresser spontanément ou après un bronchodilatateur. Une progression régulière et persistante ne reflète pas leur variabilité habituelle.

6. Lequel de ces éléments fait partie des facteurs pouvant déclencher des symptômes d’asthme ?

L’exposition à des allergènes, à l’air froid ou à des irritants professionnels
Une fracture ancienne, une myopie corrigée ou une activité intellectuelle intense
Une hydratation régulière, un sommeil suffisant ou une température modérée
Une alimentation équilibrée, une posture droite ou une mesure de la tension artérielle

L’exposition à des allergènes, à l’air froid ou à des irritants professionnels

Explication

Les allergènes, l’air froid et les irritants professionnels figurent parmi les facteurs déclenchants identifiés, au même titre que les infections, l’effort ou la pollution. Les autres propositions décrivent des situations qui ne sont pas présentées comme des déclencheurs.

7. Que mesure le VEMS lors d’une spirométrie ?

La quantité d’oxygène transférée des alvéoles vers le sang
Le volume maximal expiré pendant la première seconde d’une expiration forcée
Le volume total expiré à la fin d’une expiration forcée maximale
La vitesse maximale atteinte pendant une expiration brève et explosive

Le volume maximal expiré pendant la première seconde d’une expiration forcée

Explication

Le VEMS correspond au volume expiré maximal pendant la première seconde d’une expiration forcée. Le volume total expiré est la CVF, tandis que la vitesse maximale d’expiration correspond au DEP.

8. Comment le DEP est-il principalement utilisé dans le suivi de l’asthme ?

Comme une vitesse maximale d’expiration comparée à la meilleure valeur personnelle du patient
Comme une mesure de la capacité pulmonaire totale réalisée après une inspiration normale
Comme un volume expiré en une seconde comparé à une valeur fixe pour toute la population
Comme une estimation de l’oxygénation sanguine comparée à la fréquence respiratoire

Comme une vitesse maximale d’expiration comparée à la meilleure valeur personnelle du patient

Explication

Le DEP mesure la vitesse maximale d’expiration et sert notamment à suivre les exacerbations en comparant le résultat à la meilleure valeur personnelle du patient. Le VEMS, lui, mesure un volume expiré pendant la première seconde.

9. Un patient a un VEMS de 2,1 L2{,}1\ \text{L} avant bronchodilatateur et de 2,6 L2{,}6\ \text{L} après bronchodilatateur. Quelle interprétation correspond à ces résultats ?

Le VEMS augmente de 0,5 L0{,}5\ \text{L}, soit environ 24%24\%, ce qui indique une obstruction réversible
Le VEMS augmente de 2,6 L2{,}6\ \text{L}, soit environ 50%50\%, ce qui indique une restriction pulmonaire
Le VEMS diminue de 0,5 L0{,}5\ \text{L}, soit environ 24%24\%, ce qui indique une obstruction fixe
Le VEMS reste à 2,1 L2{,}1\ \text{L}, car le bronchodilatateur ne modifie pas la spirométrie

Le VEMS augmente de $$0{,}5\ \text{L}$$, soit environ $$24\%$$, ce qui indique une obstruction réversible

Explication

La différence est 2,6−2,1=0,5 L2{,}6-2{,}1=0{,}5\ \text{L}, et le gain rapporté à la valeur initiale est d’environ 24%24\%, ce qui indique une obstruction réversible. Une diminution ou une absence de variation contredirait les valeurs observées.

10. Quelle procédure est appropriée pour mesurer correctement le DEP ?

Se tenir droit, régler le curseur au minimum, inspirer profondément, souffler très fort et noter la meilleure de trois mesures
Se pencher en avant, expirer avant l’inspiration, souffler progressivement et retenir la valeur la plus basse
S’allonger, régler le curseur au maximum, expirer lentement et retenir la valeur moyenne de deux mesures
Se tenir assis, inspirer superficiellement, souffler plusieurs fois à vitesse modérée et conserver la première mesure

Se tenir droit, régler le curseur au minimum, inspirer profondément, souffler très fort et noter la meilleure de trois mesures

Explication

La mesure nécessite une posture droite, un curseur réglé au minimum, une inspiration profonde, puis une expiration aussi rapide et forte que possible, répétée trois fois avec conservation de la meilleure valeur. Une expiration lente ou le choix de la valeur la plus basse ne suit pas cette procédure.

11. Quel traitement constitue le traitement de fond fondamental de l’adulte et de l’adolescent asthmatiques ?

Le corticostéroïde inhalé
Le bronchodilatateur de longue durée d’action utilisé seul
Le bronchodilatateur de courte durée d’action
Le traitement antibiotique inhalé

Le corticostéroïde inhalé

Explication

Le corticostéroïde inhalé réduit l’inflammation bronchique au long cours et prévient les exacerbations. Le bronchodilatateur de courte durée d’action procure plutôt un soulagement rapide pendant la crise.

12. Quelle consigne réduit le risque de candidose oropharyngée et de dysphonie après la prise régulière d’un corticostéroïde inhalé ?

Se rincer la bouche à l’eau
Prendre immédiatement un bronchodilatateur
S’allonger pendant quelques minutes
Boire une boisson sucrée après l’inhalation

Se rincer la bouche à l’eau

Explication

Le rinçage de la bouche à l’eau après chaque prise de corticostéroïde inhalé diminue le risque d’effets indésirables locaux. Cette consigne ne correspond pas à l’usage habituel du bronchodilatateur de secours.

13. Quelle distinction décrit correctement les BDCA et les BDLA ?

Les BDCA soulagent rapidement la crise, tandis que les BDLA ont une action prolongée
Les BDCA ont une action prolongée, tandis que les BDLA soulagent rapidement la crise
Les BDCA traitent l’inflammation, tandis que les BDLA déclenchent une action immédiate
Les BDCA préviennent les infections, tandis que les BDLA réduisent la candidose

Les BDCA soulagent rapidement la crise, tandis que les BDLA ont une action prolongée

Explication

Les BDCA sont utilisés pour obtenir une bronchodilatation rapide lors d’une crise, alors que les BDLA ont une action prolongée de fond. Attribuer au BDCA une action prolongée inverse donc les rôles de ces deux classes.

14. Comment le choix d’un dispositif inhalé doit-il être réalisé ?

En choisissant le même dispositif pour faciliter les prescriptions
En privilégiant le dispositif le plus récent pour tous les patients
En se fondant principalement sur la préférence du professionnel
En l’adaptant aux capacités physiques et cognitives du patient

En l’adaptant aux capacités physiques et cognitives du patient

Explication

Le dispositif doit correspondre aux capacités physiques et cognitives du patient afin qu’il puisse l’utiliser correctement. L’emploi d’un dispositif identique pour tous ne tient pas compte des différences individuelles.

15. Quelle séquence correspond à l’utilisation d’un aérosol doseur avec une chambre d’inhalation ?

Expirer hors de la chambre, déclencher une bouffée, inspirer lentement et retenir sa respiration
Déclencher la bouffée avant de placer les lèvres, puis inspirer rapidement
Inspirer dans la chambre, déclencher plusieurs bouffées, puis expirer immédiatement
Expirer dans la chambre, déclencher la bouffée et parler pendant l’inspiration

Expirer hors de la chambre, déclencher une bouffée, inspirer lentement et retenir sa respiration

Explication

La technique consiste à expirer hors de la chambre, placer les lèvres sur l’embout, déclencher une seule bouffée, inspirer lentement et retenir sa respiration quelques secondes. Déclencher plusieurs bouffées ou inspirer rapidement compromet la séquence recommandée.

16. Quelle démarche favorise le mieux l’apprentissage de la technique d’inhalation ?

Corriger simultanément toutes les erreurs avant de demander une nouvelle démonstration
Donner une explication unique, puis laisser le patient s’exercer sans contrôle
Vérifier le nom du traitement sans explorer sa technique ni son usage
Faire montrer la technique, corriger une erreur à la fois et faire répéter la démonstration

Faire montrer la technique, corriger une erreur à la fois et faire répéter la démonstration

Explication

L’éducation thérapeutique repose sur une démonstration par le patient, une correction progressive et une répétition contrôlée. Une explication sans vérification ne permet pas de confirmer que la technique est maîtrisée.

17. Que faut-il faire si le plan d’action écrit signale une détresse ou des signes de gravité ?

Adapter progressivement le traitement écrit à domicile
Appeler les secours au 15 ou au 112
Demander au patient de reprendre seul son traitement de fond
Attendre l’apparition de symptômes plus fréquents

Appeler les secours au 15 ou au 112

Explication

La détresse et les signes de gravité imposent un appel urgent au 15 ou au 112. Une augmentation de la fréquence des symptômes peut conduire à adapter le plan, mais elle ne remplace pas l’appel aux secours en situation grave.

18. Quelle situation correspond à une exacerbation d’asthme ?

Une fluctuation habituelle rapidement contrôlée par le traitement prescrit
Une toux isolée qui disparaît sans recours au traitement de secours
Une gêne stable sans modification de la dyspnée ni de la toux
Une aggravation aiguë avec besoin accru de secours et réponse insuffisante ou brève

Une aggravation aiguë avec besoin accru de secours et réponse insuffisante ou brève

Explication

Une exacerbation associe une aggravation aiguë des symptômes, une augmentation du recours au traitement de secours et une réponse insuffisante ou de courte durée. Une fluctuation rapidement contrôlée correspond davantage à la variabilité habituelle de l’asthme.

19. Quel ensemble de paramètres comporte des signes de gravité d’une exacerbation aiguë ?

Une respiration calme avec une élocution en phrases complètes
Une fréquence respiratoire normale et une SpO2 supérieure à 96 %
Une saturation stable avec une entrée d’air bien perçue
Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute et une SpO2 inférieure à 92 %

Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute et une SpO2 inférieure à 92 %

Explication

Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute et une SpO2 inférieure à 92 % en air ambiant font partie des critères de gravité. Des constantes normales et une respiration calme sont moins compatibles avec ce tableau sévère.

20. Quelle succession décrit les premiers gestes infirmiers face à une exacerbation aiguë sévère ?

Mesurer la saturation, faire marcher le patient, puis organiser une consultation programmée
Alerter, rester auprès du patient, l’asseoir, mesurer les constantes, puis administrer les traitements prescrits
Administrer d’abord les traitements, quitter le patient, puis mesurer les constantes à distance
Installer le patient allongé, attendre l’évolution, puis appeler le médecin si elle persiste

Alerter, rester auprès du patient, l’asseoir, mesurer les constantes, puis administrer les traitements prescrits

Explication

Les premiers gestes comprennent l’alerte, la présence auprès du patient, l’installation assise ou demi-assise, la mesure des constantes, puis l’administration de l’oxygène et des traitements selon prescription ou protocole. Faire marcher le patient ou retarder l’alerte ne correspond pas à la prise en charge urgente.

21. Quelle cible de saturation est recherchée sous oxygène lors d’une exacerbation aiguë d’asthme ?

Entre 86 % et 90 %
Entre 96 % et 100 %
Entre 80 % et 85 %
Entre 92 % et 95 %

Entre 92 % et 95 %

Explication

Lors d’une exacerbation aiguë, la saturation cible sous oxygène est comprise entre 92 % et 95 % selon les recommandations GINA 2026. Une cible inférieure risque de maintenir une hypoxémie, tandis qu’une cible systématiquement très élevée ne correspond pas à la plage recommandée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 29 flashcards sur Prise en charge infirmière de l’asthme.

Quelle est la caractéristique principale de l'asthme ?

Une inflammation chronique des bronches.

Quels mécanismes causent l'obstruction bronchique dans l'asthme ?

Contraction du muscle lisse, inflammation avec œdème, et sécrétion excessive de mucus.

Quelles conséquences provoque l'obstruction bronchique sur la respiration ?

Réduction du calibre bronchique, gêne à l'expiration et sifflements.

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Consultez la fiche de révision complète sur Prise en charge infirmière de l’asthme.

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