QCM : Physiologie cardiaque — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété cardiaque permet au système sympathique et au système parasympathique de moduler l’activité du cœur ?

L’excitabilité des fibres musculaires cardiaques
La contractilité des ventricules pendant l’éjection
La régulation nerveuse de l’activité cardiaque
La synthèse hormonale par les cellules myocardiques

La régulation nerveuse de l’activité cardiaque

Explication

Les systèmes sympathique et parasympathique participent à la régulation de l’activité cardiaque. L’excitabilité concerne plutôt la génération d’un potentiel d’action, tandis que la contractilité produit la force de pompe.

2. Quelles phases composent le potentiel d’action d’une cellule sinusale ?

Une repolarisation diastolique, une dépolarisation, puis une phase de repos stable
Une dépolarisation diastolique, une dépolarisation, puis une repolarisation
Une dépolarisation rapide, un plateau ventriculaire, puis une hyperpolarisation
Une phase de repos stable, un plateau prolongé, puis une repolarisation

Une dépolarisation diastolique, une dépolarisation, puis une repolarisation

Explication

Le potentiel d’action sinusal comprend une dépolarisation diastolique spontanée, suivie d’une dépolarisation puis d’une repolarisation. La présence de cette dépolarisation diastolique distingue les cellules sinusales des cellules ventriculaires au repos.

3. Quelle description des dérivations bipolaires d’Einthoven est correcte ?

D1 relie le bras gauche à la jambe droite, tandis que D2 et D3 relient chaque jambe à un bras différent.
D1 relie les deux bras, tandis que D2 et D3 relient chacun un bras à la jambe gauche.
D1 relie le bras droit à la jambe gauche, tandis que D2 et D3 relient les deux bras entre eux.
D1 relie les deux jambes, tandis que D2 relie le bras gauche à la jambe gauche et D3 les deux bras.

D1 relie les deux bras, tandis que D2 et D3 relient chacun un bras à la jambe gauche.

Explication

D1 mesure la différence entre le bras droit et le bras gauche. D2 associe le bras droit à la jambe gauche, tandis que D3 associe le bras gauche à la jambe gauche.

4. Quel enchaînement de courants ioniques correspond à l’activité électrique d’une cellule sinusale ?

Le courant Ih produit la repolarisation, puis l’échange Na+/Ca2+ déclenche la dépolarisation diastolique.
Le courant INa déclenche la dépolarisation diastolique, puis IKS produit la dépolarisation de la cellule sinusale.
Le courant Ih intervient pendant la dépolarisation diastolique, puis ICa-T et ICa-L participent à la dépolarisation.
Les courants ICa-T et ICa-L interviennent pendant la dépolarisation diastolique, puis Ih assure la repolarisation.

Le courant Ih intervient pendant la dépolarisation diastolique, puis ICa-T et ICa-L participent à la dépolarisation.

Explication

Le courant Ih, associé aux canaux HCN4, participe à la dépolarisation diastolique des cellules sinusales. Les courants calciques ICa-T et ICa-L interviennent ensuite dans la dépolarisation, et non dans la phase diastolique initiale.

5. Quelle alternance caractérise la révolution cardiaque ?

Des phases de contraction ventriculaire indépendantes de l’activité atriale
Des phases de contraction des oreillettes suivies d’un repos général prolongé
Des phases de remplissage et de contraction des oreillettes et des ventricules
Des phases de remplissage ventriculaire sans variation notable de pression

Des phases de remplissage et de contraction des oreillettes et des ventricules

Explication

La révolution cardiaque alterne le remplissage et la contraction des oreillettes et des ventricules, avec des variations de pression dans les cavités. La contraction ventriculaire ne se déroule donc pas indépendamment de la dynamique atriale et des pressions cardiaques.

6. Lorsqu’un ventricule droit éjecte du sang vers les poumons, à quelle circulation participe-t-il ?

À la circulation porte, qui relie plusieurs organes
À la grande circulation, ou circulation systémique
À la circulation coronaire, qui nourrit le myocarde
À la petite circulation, ou circulation pulmonaire

À la petite circulation, ou circulation pulmonaire

Explication

Le cœur droit propulse le sang dans la circulation pulmonaire, appelée petite circulation. Le cœur gauche l’envoie dans la circulation systémique, appelée grande circulation.

7. Que mesure un électrocardiogramme ?

Les mouvements des parois cardiaques observés par échographie
Les phénomènes sonores cardiaques enregistrés au moyen d’un microphone
L’activité électrique du cœur enregistrée au moyen d’électrodes
Les variations de pression intracardiaque enregistrées par un cathéter

L’activité électrique du cœur enregistrée au moyen d’électrodes

Explication

L’électrocardiogramme enregistre l’activité électrique du cœur grâce à des électrodes placées sur le corps. Les phénomènes sonores cardiaques relèvent plutôt d’un enregistrement phonocardiographique réalisé avec un microphone.

8. Quelle propriété distingue une cellule sinusale d’une cellule ventriculaire au repos ?

La cellule sinusale déclenche une contraction mécanique spontanée, tandis que la cellule ventriculaire reste électriquement inactive.
La cellule sinusale possède un repos stable, tandis que la cellule ventriculaire présente une dépolarisation diastolique spontanée.
La cellule sinusale conduit l’influx vers les ventricules, tandis que la cellule ventriculaire génère automatiquement le rythme.
La cellule sinusale présente une dépolarisation diastolique spontanée, tandis que la cellule ventriculaire possède un repos stable.

La cellule sinusale présente une dépolarisation diastolique spontanée, tandis que la cellule ventriculaire possède un repos stable.

Explication

La cellule sinusale est une cellule cardionectrice pacemaker caractérisée par une dépolarisation diastolique spontanée. La cellule ventriculaire possède plutôt un potentiel de membrane de repos stable et ne présente pas cette automaticité spontanée.

9. Quelle comparaison morphologique entre cellules sinusales et cellules ventriculaires est exacte ?

Les cellules sinusales sont multinucléées et riches en myofibrilles, tandis que les cellules ventriculaires sont mononucléées et dépourvues de tubules transverses.
Les cellules sinusales sont mononucléées, sans tubules transverses ni myofibrilles, tandis que les cellules ventriculaires en sont riches.
Les cellules sinusales et ventriculaires possèdent toutes deux plusieurs noyaux, des tubules transverses et de nombreuses myofibrilles.
Les cellules sinusales sont dépourvues de noyau, tandis que les cellules ventriculaires possèdent un seul noyau et peu de réticulum sarcoplasmique.

Les cellules sinusales sont mononucléées, sans tubules transverses ni myofibrilles, tandis que les cellules ventriculaires en sont riches.

Explication

Les cellules sinusales sont mononucléées et dépourvues de tubules transverses et de myofibrilles. Les cellules ventriculaires sont multinucléées et riches en tubules transverses, en réticulum sarcoplasmique et en myofibrilles.

10. Quel profil électrique caractérise le potentiel d’action d’une cellule ventriculaire ?

Une dépolarisation rapide par ICa-L, un plateau par INa, puis une repolarisation portée principalement par l’échange Na+/Ca2+
Une dépolarisation diastolique par Ih, une dépolarisation par ICa-T, puis une repolarisation sans phase de plateau
Une dépolarisation rapide par INa, un plateau par ICa-L et l’échange Na+/Ca2+, puis une repolarisation impliquant IKS
Une dépolarisation lente par IKS, un plateau par Ih, puis une repolarisation produite par ICa-T

Une dépolarisation rapide par INa, un plateau par ICa-L et l’échange Na+/Ca2+, puis une repolarisation impliquant IKS

Explication

Dans les cellules ventriculaires, INa porte la dépolarisation rapide, tandis qu'ICa-L et l’échange Na+/Ca2+ contribuent au plateau. La repolarisation implique notamment le courant IKS, ce qui distingue ce profil de celui des cellules sinusales.

11. Une anomalie des disques intercalaires perturbe la transmission d’un signal entre cellules cardiaques : quelle structure est principalement concernée ?

Les foyers pacemakers générant le rythme
Les jonctions gap formées avec des connexines
Les valvules orientant le flux sanguin
Les myofibrilles responsables de la contraction

Les jonctions gap formées avec des connexines

Explication

Les jonctions gap, qui contiennent notamment des connexines, assurent la communication intercellulaire entre cellules cardiaques. Les myofibrilles participent à la contraction, mais elles ne constituent pas le principal dispositif de communication entre cellules.

12. Lors d’une activation cardiaque normale, quelle séquence décrit correctement la propagation de l’influx jusqu’aux ventricules ?

Nœud sinusal, oreillettes, nœud auriculo-ventriculaire, faisceau de His, fibres de Purkinje
Nœud auriculo-ventriculaire, oreillettes, nœud sinusal, fibres de Purkinje, faisceau de His
Oreillettes, nœud sinusal, faisceau de His, nœud auriculo-ventriculaire, fibres de Purkinje
Nœud sinusal, nœud auriculo-ventriculaire, fibres de Purkinje, oreillettes, faisceau de His

Nœud sinusal, oreillettes, nœud auriculo-ventriculaire, faisceau de His, fibres de Purkinje

Explication

La propagation normale commence au nœud sinusal, traverse les oreillettes, puis atteint le nœud auriculo-ventriculaire, le faisceau de His et les fibres de Purkinje. Les fibres de Purkinje distribuent l’activation aux ventricules, mais elles ne l’initient pas.

13. Quel ensemble associe correctement chaque rythme cardiaque à sa fréquence habituelle ?

Sinusal : 60–80 par minute ; jonctionnel : 40–60 ; ventriculaire : 20–30
Sinusal : 60–80 par minute ; jonctionnel : 20–30 ; ventriculaire : 40–60
Sinusal : 40–60 par minute ; jonctionnel : 20–30 ; ventriculaire : 60–80
Sinusal : 20–30 par minute ; jonctionnel : 60–80 ; ventriculaire : 40–60

Sinusal : 60–80 par minute ; jonctionnel : 40–60 ; ventriculaire : 20–30

Explication

Le rythme sinusal est habituellement de 60 à 80 par minute, le rythme jonctionnel de 40 à 60 et le rythme ventriculaire de 20 à 30. Une fréquence plus basse caractérise donc les foyers situés plus distalement dans le système de conduction.

14. Quel événement est associé à l’année 1949 dans l’étude de l’activité électrique cardiaque ?

La découverte de la régulation hormonale par les oreillettes
La mise en évidence du rôle de plusieurs ions dans les battements
Le premier enregistrement d’un potentiel d’action cardiaque
La description des quatre cavités et du faisceau interventriculaire

Le premier enregistrement d’un potentiel d’action cardiaque

Explication

En 1949, Weidman S et Coraboeuf E ont réalisé le premier enregistrement d’un potentiel d’action cardiaque. La description anatomique du cœur à quatre cavités appartient à Léonard de Vinci en 1512.

15. Par quel ensemble de mécanismes la régulation nerveuse de l’activité cardiaque est-elle assurée ?

Par les hormones digestives, les ganglions autonomes et les photorécepteurs rétiniens
Par le système moteur somatique, les centres respiratoires et les mécanorécepteurs cutanés
Par les systèmes sympathique et parasympathique, les centres cardiorégulateurs et les chémorécepteurs
Par les voies sensitives médullaires, les centres auditifs et les thermorécepteurs cutanés

Par les systèmes sympathique et parasympathique, les centres cardiorégulateurs et les chémorécepteurs

Explication

La régulation nerveuse cardiaque associe les systèmes sympathique et parasympathique à des centres cardiorégulateurs et à des chémorécepteurs. Les autres ensembles proposés regroupent des structures qui ne constituent pas le dispositif décrit pour cette régulation.

16. Un cœur isolé conserve une activité rythmique en l’absence de stimulation nerveuse extérieure : quelle propriété explique ce phénomène ?

L’excitabilité dépendante d’une commande motrice
L’automatisme cardiaque assuré par des foyers pacemakers
La synthèse hormonale réalisée par les ventricules
La contractilité déclenchée par la pression du sang

L’automatisme cardiaque assuré par des foyers pacemakers

Explication

L’automatisme cardiaque permet au cœur de générer spontanément une activité rythmique grâce à des foyers pacemakers. La contractilité correspond ensuite à la capacité de se contracter et d’éjecter le sang.

17. Quelle combinaison décrit correctement deux éléments structuraux du cœur ?

Une paroi organisée en deux couches et des artères empêchant tout reflux
Une paroi organisée en quatre couches et des valvules produisant le rythme
Une paroi organisée en trois couches et des valvules orientant les flux
Une paroi dépourvue de couches et des valvules assurant les échanges gazeux

Une paroi organisée en trois couches et des valvules orientant les flux

Explication

La paroi cardiaque comporte trois couches et les valvules orientent les flux sanguins. Les valvules ne produisent pas le rythme et les échanges gazeux relèvent principalement de la circulation pulmonaire.

18. Quelle comparaison décrit correctement la réponse contractile du muscle cardiaque et celle du muscle squelettique ?

Le muscle cardiaque produit des réponses graduées, tandis que le muscle squelettique suit la loi du tout ou rien
Les deux muscles suivent la loi du tout ou rien dans chaque fibre activée
Le muscle cardiaque suit la loi du tout ou rien, tandis que le muscle squelettique produit des réponses graduées
Les deux muscles produisent des réponses graduées selon la force du stimulus

Le muscle cardiaque suit la loi du tout ou rien, tandis que le muscle squelettique produit des réponses graduées

Explication

Le muscle cardiaque obéit à la loi du tout ou rien, alors que le muscle squelettique peut produire des réponses contractiles graduées. Cette distinction concerne la manière dont la réponse contractile varie avec l’activation.

19. Chez un patient dont le médicament ralentit la conduction de l’influx dans le cœur sans modifier directement sa fréquence ni sa force de contraction, quel effet est principalement observé ?

Un effet inotrope
Un effet lié au remplissage
Un effet dromotrope
Un effet chronotrope

Un effet dromotrope

Explication

L’effet dromotrope concerne la vitesse de conduction de l’influx cardiaque. L’effet chronotrope porte sur la fréquence, tandis que l’effet inotrope concerne la contractilité.

20. Lors de la relaxation d’un ventricule, quel devenir du calcium favorise directement le relâchement des myofilaments ?

Sa recapture ou son extrusion hors de la cellule
Son maintien dans le cytoplasme à concentration élevée
Son entrée accrue à travers la membrane cellulaire
Sa libération prolongée par le réticulum sarcoplasmique

Sa recapture ou son extrusion hors de la cellule

Explication

La recapture du calcium par le réticulum sarcoplasmique ou son extrusion hors de la cellule diminue le calcium disponible pour l’interaction des myofilaments et permet la relaxation. Une entrée accrue de calcium prolongerait plutôt le signal contractile.

21. Quelle cellule appartient au muscle cardiaque et participe directement à l’excitation et à la contraction du cœur ?

La cellule de Purkinje
La cellule endothéliale
La cellule fibroblastique
Le cardiomyocyte

Le cardiomyocyte

Explication

Le cardiomyocyte est une cellule musculaire cardiaque spécialisée dans l’excitation et la contraction. La cellule de Purkinje appartient au tissu conducteur et n’a donc pas la même fonction principale.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que l'automatisme cardiaque?

La capacité du cœur à générer spontanément une activité rythmique grâce à des foyers pacemakers.

Quelle pression caractérise le circuit basse pression de la circulation sanguine ?

10 mm Hg.

Quelle fonction distingue le cœur droit de la circulation sanguine ?

Il propulse le sang dans la circulation pulmonaire.

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