QCM : Physiologie cardiovasculaire (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’élasticité des grosses artères modifie-t-elle le flux sanguin produit par les contractions du cœur ?

Elle amortit les variations de pression et rend le débit vers les capillaires plus continu.
Elle ralentit le sang en augmentant la résistance des petites artères périphériques.
Elle amplifie les variations de pression et concentre le débit pendant la systole.
Elle transforme le débit continu des capillaires en éjections intermittentes vers le cœur.

Elle amortit les variations de pression et rend le débit vers les capillaires plus continu.

Explication

L’élasticité des grosses artères absorbe une partie des variations de pression dues à l’éjection intermittente et contribue à maintenir un débit plus continu vers les capillaires. L’augmentation de la résistance des petites artères relève d’un autre mécanisme et n’explique pas cet amortissement.

2. Que se passe-t-il dans l’aorte pendant la diastole après sa distension systolique ?

Son recul élastique restitue aux artères le volume stocké temporairement pendant la systole.
Sa rigidité maintient le volume stocké dans la paroi jusqu’à la systole suivante.
Son relâchement interrompt l’écoulement jusqu’à la prochaine éjection ventriculaire.
Sa contraction active renvoie vers le ventricule le volume accumulé pendant la systole.

Son recul élastique restitue aux artères le volume stocké temporairement pendant la systole.

Explication

Pendant la systole, l’aorte se distend et stocke temporairement environ les deux tiers du volume d’éjection systolique, puis son recul élastique restitue ce volume aux artères pendant la diastole. L’aorte ne renvoie pas ce volume vers le ventricule par une contraction active.

3. Quelle distinction décrit les rôles des cardiomyocytes contractiles et automatiques ?

Les contractiles conduisent l’activité électrique, tandis que les automatiques assurent le travail mécanique du cœur.
Les contractiles règlent l’innervation, tandis que les automatiques modifient la composition du sang.
Les contractiles produisent les hormones cardiaques, tandis que les automatiques contrôlent les valves.
Les contractiles assurent le travail mécanique, tandis que les automatiques génèrent et conduisent l’activité électrique.

Les contractiles assurent le travail mécanique, tandis que les automatiques génèrent et conduisent l’activité électrique.

Explication

Les cardiomyocytes contractiles, largement majoritaires, produisent le travail mécanique du cœur, alors que les cardiomyocytes automatiques génèrent et conduisent son activité électrique. La conduction électrique n’est donc pas le rôle principal des cellules contractiles.

4. Dans un cardiomyocyte contractile, quelle séquence décrit les principales phases du potentiel d’action ?

Entrée de sodium et dépolarisation rapide, entrée prolongée de calcium et plateau, puis sortie de potassium et repolarisation.
Sortie de sodium et dépolarisation rapide, entrée prolongée de potassium et plateau, puis entrée de calcium et repolarisation.
Entrée de potassium et dépolarisation rapide, sortie prolongée de calcium et plateau, puis entrée de sodium et repolarisation.
Entrée de calcium et dépolarisation rapide, entrée prolongée de potassium et plateau, puis sortie de sodium et repolarisation.

Entrée de sodium et dépolarisation rapide, entrée prolongée de calcium et plateau, puis sortie de potassium et repolarisation.

Explication

L’ouverture des canaux sodiques voltage-dépendants déclenche la dépolarisation rapide, l’entrée prolongée de calcium produit le plateau, puis la sortie de potassium contribue principalement à la repolarisation. L’inversion des flux ioniques proposée dans une autre séquence ne correspond pas à ces phases.

5. Quelle structure cardiaque impose le rythme en conditions physiologiques grâce à la pente de dépolarisation spontanée la plus raide ?

Le faisceau de His
La zone jonctionnelle
Le réseau de Purkinje
Le nœud sinusal

Le nœud sinusal

Explication

Le nœud sinusal atteint son seuil avant les autres structures nodales, car ses cellules se dépolarisent spontanément plus rapidement. La zone jonctionnelle peut prendre le relais si les centres supérieurs défaillent, mais sa fréquence spontanée est plus faible.

6. À quelle vitesse la conduction électrique ralentit-elle dans le nœud atrioventriculaire ?

Environ 3 à 5 m/s
Environ 0,05 m/s
Plusieurs dizaines de centimètres par seconde
Environ 1 m/s

Environ 0,05 m/s

Explication

Dans le nœud atrioventriculaire, la conduction ralentit à environ 0,05 m/s, créant un délai avant l’activation ventriculaire. La vitesse de 3 à 5 m/s caractérise plutôt la conduction dans le faisceau de His, ses branches et les fibres de Purkinje.

7. Quel rôle joue la loi de Frank-Starling lorsque le remplissage ventriculaire augmente en fin de diastole ?

Elle accroît l’étirement des fibres et renforce la contraction, augmentant le volume éjecté.
Elle augmente la charge à vaincre pendant l’éjection et réduit le volume éjecté.
Elle accélère la conduction électrique et augmente la fréquence des contractions.
Elle réduit l’étirement des fibres et diminue la contraction, abaissant le volume éjecté.

Elle accroît l’étirement des fibres et renforce la contraction, augmentant le volume éjecté.

Explication

Un remplissage accru étire davantage les fibres cardiaques et entraîne une contraction plus forte, ce qui augmente le volume d’éjection systolique. Une hausse de la postcharge, contrairement à ce que suggère un distracteur, correspond à une charge à vaincre pendant la contraction et ne décrit pas l’effet de la précharge.

8. En quoi la précharge et la postcharge diffèrent-elles dans leur effet immédiat sur l’éjection ventriculaire ?

La précharge représente la contractilité, tandis que la postcharge détermine la fréquence cardiaque.
La précharge correspond au remplissage télédiastolique, tandis que la postcharge s’oppose à l’éjection.
La précharge s’oppose à l’éjection, tandis que la postcharge correspond au remplissage télédiastolique.
La précharge correspond à la pression aortique, tandis que la postcharge reflète le volume veineux.

La précharge correspond au remplissage télédiastolique, tandis que la postcharge s’oppose à l’éjection.

Explication

La précharge traduit le degré de remplissage ventriculaire en fin de diastole, alors que la postcharge désigne les forces que le ventricule doit vaincre pour éjecter le sang. La pression aortique est liée à la postcharge en conditions physiologiques, mais ne définit pas la précharge.

9. Quelle conséquence une augmentation des résistances vasculaires totales entraîne-t-elle sur la pression artérielle, si le débit cardiaque reste constant ?

Elle augmente, car la pression artérielle dépend du produit du débit cardiaque et des résistances vasculaires totales.
Elle diminue, car les résistances plus élevées ralentissent le retour veineux vers le cœur.
Elle reste stable, car les résistances modifient la pression systolique sans affecter la pression artérielle.
Elle augmente, car la hausse des résistances accroît directement la fréquence cardiaque et le débit cardiaque.

Elle augmente, car la pression artérielle dépend du produit du débit cardiaque et des résistances vasculaires totales.

Explication

La pression artérielle est proportionnelle au produit du débit cardiaque et des résistances vasculaires totales ; à débit constant, une hausse des résistances l’élève donc. Une augmentation des résistances n’accroît pas directement la fréquence cardiaque, contrairement à ce que suggère la dernière réponse.

10. Lorsqu’un organe augmente son activité métabolique, quel mécanisme permet d’adapter localement son apport sanguin ?

Une accélération cardiaque répartit automatiquement le débit de façon identique entre les tissus.
Une hausse hormonale de la pression artérielle augmente uniformément le débit de tous les organes.
Une modification des résistances artériolaires redistribue le débit vers le tissu actif.
Une activation sympathique réduit le débit du tissu actif pour préserver la pression globale.

Une modification des résistances artériolaires redistribue le débit vers le tissu actif.

Explication

Le contrôle local ajuste les résistances artériolaires afin de répartir le débit selon les besoins métaboliques propres aux tissus. À l’inverse, la régulation systémique vise principalement à maintenir la pression artérielle et la perfusion globale, plutôt qu’à égaliser les débits entre organes.

11. Quelle succession de neurones et de neurotransmetteurs caractérise la voie efférente sympathique vers un organe effecteur ?

Un neurone préganglionnaire thoraco-lombaire libère de l’acétylcholine dans un ganglion, puis un neurone postganglionnaire long libère principalement de la noradrénaline.
Un neurone préganglionnaire situé dans le tronc cérébral libère de l’acétylcholine près de l’organe, puis un neurone postganglionnaire court libère de la noradrénaline.
Un neurone préganglionnaire thoraco-lombaire libère de la noradrénaline dans un ganglion, puis un neurone postganglionnaire long libère principalement de l’acétylcholine.
Un neurone préganglionnaire thoraco-lombaire libère de l’acétylcholine près de l’organe, puis un neurone postganglionnaire long libère principalement de l’adrénaline.

Un neurone préganglionnaire thoraco-lombaire libère de l’acétylcholine dans un ganglion, puis un neurone postganglionnaire long libère principalement de la noradrénaline.

Explication

La voie sympathique comporte un neurone préganglionnaire issu de la moelle thoraco-lombaire, qui libère de l’acétylcholine dans un ganglion, suivi d’un neurone postganglionnaire long libérant surtout de la noradrénaline à l’effecteur. La noradrénaline n’est pas le neurotransmetteur principal de la synapse ganglionnaire, contrairement à l’acétylcholine.

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Quel rôle l’élasticité des grosses artères joue-t-elle sur la pression et le débit ?

Elle amortit les variations de pression et rend le débit vers les capillaires plus continu.

Quelles sont les trois couches habituelles de la paroi vasculaire ?

L’intima, la média et l’adventice.

Quelle cellule cardiaque excitable peut générer spontanément un potentiel d’action ou en réponse à une stimulation ?

Le cardiomyocyte.

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