QCM : Physiologie de l’appareil oculomoteur (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction distingue correctement la poursuite des saccades dans les mouvements oculaires ?

La poursuite rapproche les axes optiques, tandis que les saccades les éloignent lors d’un changement de fixation
La poursuite maintient une cible mobile sur la fovéa, tandis que les saccades déplacent rapidement le regard
La poursuite déplace rapidement le regard, tandis que les saccades maintiennent une cible mobile sur la fovéa
La poursuite stabilise l’image pendant les mouvements de la tête, tandis que les saccades détectent l’accélération angulaire

La poursuite maintient une cible mobile sur la fovéa, tandis que les saccades déplacent rapidement le regard

Explication

La poursuite sert à maintenir une cible mobile sur la fovéa, alors que les saccades réorientent rapidement le regard vers une nouvelle position. Le réflexe vestibulo-oculaire, évoqué dans une autre proposition, stabilise plutôt l’axe visuel lors des mouvements de la tête.

2. Pourquoi des micromouvements oculaires persistent-ils pendant une fixation prolongée ?

Ils déplacent rapidement l’objet d’intérêt vers le centre de la rétine
Ils augmentent l’angle entre les axes optiques lors d’une observation rapprochée
Ils compensent directement les mouvements de la tête par une rotation opposée des yeux
Ils empêchent l’évanouissement perceptif provoqué par une image maintenue sur la rétine

Ils empêchent l’évanouissement perceptif provoqué par une image maintenue sur la rétine

Explication

Les micromouvements constants de l’œil renouvellent légèrement la stimulation rétinienne et préviennent l’évanouissement perceptif d’une image fixe. La compensation des mouvements de la tête relève plutôt du réflexe vestibulo-oculaire.

3. Quel mécanisme permet au réflexe vestibulo-oculaire de maintenir l’axe visuel pendant une rotation de la tête ?

Une saccade déclenchée par le glissement des images et orientée vers la nouvelle cible
Une convergence des deux yeux qui rapproche le point de fixation de l’observateur
Un mouvement oculaire compensatoire, d’amplitude égale et de direction opposée à celle de la tête
Un mouvement oculaire identique, d’amplitude égale et de même direction que celle de la tête

Un mouvement oculaire compensatoire, d’amplitude égale et de direction opposée à celle de la tête

Explication

Le réflexe vestibulo-oculaire stabilise l’axe visuel grâce à un mouvement des yeux opposé au mouvement de la tête, avec une amplitude correspondante. Le glissement des images sur la rétine caractérise plutôt le déclenchement du réflexe optocinétique.

4. Quelle structure détecte l’accélération angulaire de la tête et participe au réflexe vestibulo-oculaire, dont la latence est d’environ 10 ms10\ \text{ms} ?

Les muscles oculomoteurs
Les noyaux abducens
La fovéa centrale
Les canaux semi-circulaires

Les canaux semi-circulaires

Explication

Les canaux semi-circulaires détectent l’accélération angulaire de la tête et transmettent cette information au circuit vestibulo-oculaire, dont la réponse est très rapide. Les noyaux abducens commandent les mouvements oculaires, mais ne détectent pas directement cette accélération.

5. Une personne tourne la tête sans qu’un déplacement d’image sur la rétine soit nécessaire au déclenchement du réflexe : quel réflexe est principalement sollicité ?

Le réflexe de poursuite visuelle
Le réflexe vestibulo-oculaire
Le réflexe optocinétique
Le réflexe de convergence

Le réflexe vestibulo-oculaire

Explication

Le réflexe vestibulo-oculaire est déclenché directement par le mouvement de la tête ou du corps et produit une compensation oculaire. Le réflexe optocinétique dépend plutôt du glissement des images sur la rétine.

6. Comment la poursuite permet-elle de conserver une vision claire d’un objet mobile ?

Elle produit des mouvements oculaires dont la vitesse est approximativement celle du déplacement de l’objet sur la rétine
Elle maintient l’axe visuel malgré les rotations de la tête grâce à une commande compensatoire
Elle produit une rotation très rapide qui change la direction du regard vers une nouvelle position de l’objet
Elle déplace les deux yeux en directions opposées afin d’ajuster simultanément leur angle optique

Elle produit des mouvements oculaires dont la vitesse est approximativement celle du déplacement de l’objet sur la rétine

Explication

La poursuite suit continûment l’objet mobile avec une vitesse oculaire approximativement adaptée à son déplacement rétinien. Une rotation très rapide correspondant à un changement de direction du regard est plutôt une saccade.

7. Quel mouvement oculaire amène rapidement l’objet d’intérêt vers le centre de la rétine en changeant la direction du regard ?

Une poursuite
Un micromouvement de fixation
Une saccade
Une vergence

Une saccade

Explication

Une saccade est un mouvement rapide qui réoriente le regard et place principalement l’objet d’intérêt au centre de la rétine. La poursuite, elle, accompagne une cible mobile de façon plus continue.

8. Quelle caractéristique définit les vergences ?

Ce sont des mouvements de suivi où les deux yeux égalent la vitesse d’un objet mobile
Ce sont des mouvements rapides où les deux yeux déplacent le regard vers une nouvelle cible
Ce sont des mouvements compensatoires où les deux yeux s’opposent à une rotation de la tête
Ce sont des mouvements disjonctifs où les deux yeux se déplacent en directions opposées

Ce sont des mouvements disjonctifs où les deux yeux se déplacent en directions opposées

Explication

Les vergences sont des mouvements disjonctifs : les deux yeux se déplacent dans des directions opposées pour ajuster la fixation. Le suivi d’une cible mobile correspond à la poursuite, tandis que la compensation d’une rotation de la tête relève du réflexe vestibulo-oculaire.

9. Que se produit-il lors d’une convergence par rapport à une divergence ?

La convergence rapproche le point de fixation et augmente l’angle entre les deux axes optiques, tandis que la divergence produit l’effet inverse
La convergence suit une cible mobile à vitesse adaptée, tandis que la divergence change rapidement la direction du regard
La convergence éloigne le point de fixation et diminue l’angle entre les deux axes optiques, tandis que la divergence produit l’effet inverse
La convergence compense une rotation de la tête, tandis que la divergence répond au glissement des images rétiniennes

La convergence rapproche le point de fixation et augmente l’angle entre les deux axes optiques, tandis que la divergence produit l’effet inverse

Explication

La convergence rapproche le point de fixation et augmente l’angle entre les axes optiques, alors que la divergence éloigne ce point et réduit cet angle. Les adaptations de vitesse et les changements rapides du regard décrivent respectivement la poursuite et les saccades.

10. Quelle caractéristique distingue généralement une saccade d’un mouvement de vergence ?

Elle ajuste progressivement les deux yeux vers des profondeurs différentes.
Elle est lente et se maintient principalement de façon tonique.
Elle présente une latence longue et une vitesse relativement faible.
Elle est très rapide et dure généralement moins de 100 ms.

Elle est très rapide et dure généralement moins de 100 ms.

Explication

Une saccade atteint environ 500°/s500\text{°/s} à 800°/s800\text{°/s} et dure généralement moins de 100 ms100\text{ ms}, ce qui la rend très rapide. La vergence se caractérise au contraire par une vitesse plus faible et une latence plus longue.

11. Quel est le rôle principal de la suppression saccadique pendant une saccade ?

Augmenter la sensibilité visuelle afin de détecter les détails de la cible.
Prolonger la durée du mouvement pour améliorer la précision du déplacement.
Maintenir une image stable pendant que le regard reste fixé sur une cible.
Réduire transitoirement l’acuité visuelle pour éviter une perception floue.

Réduire transitoirement l’acuité visuelle pour éviter une perception floue.

Explication

La suppression saccadique inhibe temporairement la perception visuelle afin d’éviter que le déplacement rapide de l’image ne soit perçu comme un flou. La fixation vise plutôt à maintenir une image perceptivement stable.

12. Que décrit la séquence principale d’une saccade lorsque son amplitude augmente ?

Sa durée diminue tandis que sa vitesse reste stable quelle que soit l’amplitude.
Son amplitude reste stable tandis que la durée varie selon la distance.
Sa vitesse diminue tandis que sa durée reste stable malgré l’amplitude.
Sa vitesse et sa durée augmentent avec l’amplitude du mouvement.

Sa vitesse et sa durée augmentent avec l’amplitude du mouvement.

Explication

La séquence principale désigne la relation selon laquelle la vitesse et la durée d’une saccade augmentent avec son amplitude. Elle ne correspond donc pas à une vitesse ou une durée indépendante de l’amplitude.

13. Quel stimulus déclenche une vergence couplée à l’accommodation ?

La diminution de la luminance, tandis que la disparité déclenche une variation pupillaire.
La variation de la taille de la pupille, tandis que le flou déclenche une saccade.
Le flou rétinien, tandis que la disparité déclenche des mouvements de fusion.
La disparité rétinienne, tandis que le flou déclenche une stabilisation de la fixation.

Le flou rétinien, tandis que la disparité déclenche des mouvements de fusion.

Explication

Le flou rétinien déclenche une vergence associée à l’accommodation, alors que la disparité rétinienne produit une diplopie et entraîne des mouvements de fusion. Confondre ces deux signaux inverse leurs fonctions respectives.

14. Quelle comparaison entre les vergences et les saccades est correcte ?

Les deux mouvements ont des latences comparables, mais les vergences atteignent une vitesse supérieure.
Les saccades sont plus lentes, car elles nécessitent une coordination progressive des deux yeux.
Les vergences sont plus lentes, avec une latence plus longue et une vitesse moins élevée.
Les vergences sont plus rapides, avec une latence plus courte et une vitesse plus élevée.

Les vergences sont plus lentes, avec une latence plus longue et une vitesse moins élevée.

Explication

Les vergences présentent une latence plus longue et une vitesse moins élevée que les saccades. La saccade est donc le mouvement rapide, tandis que la vergence est plus lente et principalement tonique.

15. Quelle opposition théorique distingue les conceptions de Hering et de Helmholtz sur la coordination binoculaire ?

Hering propose une innervation commune, tandis que Helmholtz propose des commandes indépendantes coordonnées par l’expérience.
Hering explique les mouvements par la disparité rétinienne, tandis que Helmholtz les explique par le flou.
Hering attribue la coordination à l’accommodation, tandis que Helmholtz l’attribue aux variations de la pupille.
Hering propose des commandes indépendantes, tandis que Helmholtz propose une innervation commune des deux yeux.

Hering propose une innervation commune, tandis que Helmholtz propose des commandes indépendantes coordonnées par l’expérience.

Explication

Hering défend une commande commune et simultanée des deux yeux, alors que Helmholtz considère que les commandes sont indépendantes et que leur coordination s’acquiert avec l’expérience visuelle. Les autres propositions confondent ces théories avec des mécanismes sensoriels de la vergence.

16. Que stipule la loi d’égale innervation de Hering lors d’un mouvement conjugué ?

Les muscles antagonistes des deux yeux reçoivent une innervation identique.
Chaque œil reçoit une commande indépendante adaptée à sa position propre.
Les muscles agonistes des deux yeux reçoivent la même innervation.
L’agoniste et l’antagoniste d’un même œil reçoivent une innervation opposée.

Les muscles agonistes des deux yeux reçoivent la même innervation.

Explication

La loi de Hering affirme que les muscles agonistes des deux yeux reçoivent une innervation égale lors d’un mouvement conjugué. La relation entre l’agoniste et l’antagoniste d’un même œil relève plutôt de la loi de Sherrington.

17. Quel mouvement est principalement associé à une rotation autour de l’axe Y de l’œil ?

Une adduction ou une abduction de la pupille
Une combinaison d’élévation et d’abduction de la pupille
Une élévation ou un abaissement de la pupille
Une intorsion ou une extorsion sans déplacement de la pupille

Une intorsion ou une extorsion sans déplacement de la pupille

Explication

L’axe Y produit une torsion de l’œil, appelée intorsion ou extorsion, sans déplacement de la pupille dans le champ visuel. L’élévation et l’abaissement relèvent de l’axe X, tandis que l’adduction et l’abduction relèvent de l’axe Z.

18. Quel couple de muscles réalise respectivement l’abduction et l’adduction de l’œil ?

Le droit latéral et le droit médial
Le droit supérieur et l’oblique inférieur
L’oblique supérieur et le droit inférieur
Le droit médial et le droit latéral

Le droit latéral et le droit médial

Explication

Le droit latéral éloigne l’œil de la ligne médiane, produisant l’abduction, tandis que le droit médial le rapproche de cette ligne, produisant l’adduction. Les muscles droits supérieur et inférieur ainsi que les muscles obliques ont des actions plus complexes, dépendantes de la position de l’œil.

19. Selon la loi de Sherrington, que se passe-t-il dans un œil lorsqu’un muscle agoniste se contracte ?

Le muscle agoniste opposé de l’autre œil se relâche
Son muscle antagoniste se contracte avec une intensité équivalente
Les deux muscles associés cessent simultanément leur activité
Son muscle antagoniste se relâche de manière équivalente

Son muscle antagoniste se relâche de manière équivalente

Explication

La loi de Sherrington décrit une inhibition réciproque : la contraction d’un agoniste s’accompagne de la relaxation équivalente de son antagoniste dans le même œil. La coordination avec l’autre œil relève d’autres mécanismes de commande motrice.

20. Quel nerf innerve le droit latéral ipsilatéral ?

Le nerf oculomoteur III
Le nerf trochléaire IV
Le nerf abducens VI
Le nerf optique II

Le nerf abducens VI

Explication

Le nerf abducens VI innerve le droit latéral du même côté, muscle responsable de l’abduction. Le nerf oculomoteur III innerve plusieurs muscles, dont le droit médial, tandis que le nerf trochléaire IV innerve l’oblique supérieur controlatéral.

21. Quelle distinction décrit correctement les décharges phasique et tonique pendant une saccade et sa fixation ?

Les deux décharges déplacent l’œil avec une fréquence identique
La décharge phasique stabilise l’œil, puis la décharge tonique déclenche le mouvement
La décharge phasique déplace l’œil, puis la décharge tonique maintient sa position
La décharge tonique déplace l’œil, puis la décharge phasique maintient sa position

La décharge phasique déplace l’œil, puis la décharge tonique maintient sa position

Explication

La décharge phasique, de haute fréquence, produit le déplacement rapide de l’œil, alors que la décharge tonique, de fréquence plus faible, maintient la nouvelle position. Confondre leurs fonctions revient à attribuer le maintien de la fixation à l’activité phasique.

22. Quelle séquence décrit l’innervation motrice d’une saccade ?

Slide-step-pulse, avec glissement, maintien et déplacement
Pulse-slide-step, avec déplacement, transition de glissement et maintien
Step-pulse-slide, avec maintien, déplacement et transition de glissement
Pulse-step-slide, avec déplacement, maintien et transition de glissement

Pulse-slide-step, avec déplacement, transition de glissement et maintien

Explication

La séquence pulse-slide-step associe une activité phasique au déplacement, une transition de glissement, puis une activité tonique au maintien. La séquence inverse les rôles fonctionnels des différentes phases.

23. Comment les neurones burst excitateurs contribuent-ils au codage d’une saccade ?

Leur fréquence de décharge code l’amplitude et leur nombre de décharges code la vitesse
Leur fréquence de décharge code la vitesse et leur nombre de décharges code l’amplitude
Leur nombre de décharges code la fixation et leur fréquence code la direction visuelle
Leur activité tonique code la vitesse et leur activité phasique code la position finale

Leur fréquence de décharge code la vitesse et leur nombre de décharges code l’amplitude

Explication

La fréquence de décharge des neurones burst excitateurs détermine la vitesse du mouvement, tandis que le nombre total de décharges contribue à son amplitude. Les neurones burst inhibiteurs ont une autre fonction : ils empêchent le mouvement opposé.

24. Quel rôle les neurones omnipauseurs jouent-ils dans le déclenchement d’une saccade ?

Ils inhibent les réseaux burst au repos et cessent leur activité pour libérer la saccade
Ils excitent les réseaux burst au repos et augmentent leur activité pendant la saccade
Ils maintiennent l’œil excentré en remplaçant l’activité des motoneurones
Ils commandent la contraction du droit latéral pendant chaque fixation

Ils inhibent les réseaux burst au repos et cessent leur activité pour libérer la saccade

Explication

Les neurones omnipauseurs sont actifs en dehors des saccades et inhibent les réseaux burst. Leur arrêt transitoire lève cette inhibition, ce qui permet le déclenchement du mouvement, plutôt que de l’exécuter directement.

25. Dans la commande pulse-step, quelle variable est principalement codée par la commande step ?

La fréquence des décharges phasiques
La position finale de l’œil
La durée de l’inhibition des antagonistes
La vitesse instantanée de la saccade

La position finale de l’œil

Explication

La commande step correspond au niveau tonique nécessaire pour maintenir l’œil dans sa position finale. La commande pulse, en revanche, code principalement la vitesse du déplacement saccadique.

26. Une saccade devient plus rapide sans que son amplitude ne change : quelle modification neuronale l’explique le mieux ?

Une augmentation de la fréquence de décharge des neurones excitateurs
Une augmentation du nombre total de décharges des neurones burst
Une activation prolongée des neurones omnipauseurs
Une diminution de l’activité tonique de maintien

Une augmentation de la fréquence de décharge des neurones excitateurs

Explication

La vitesse dépend de la fréquence de décharge des neurones excitateurs, tandis que l’amplitude dépend du nombre total de leurs décharges. Augmenter le nombre de décharges modifierait davantage l’amplitude que la vitesse.

27. Quelle transformation l’intégrateur neuronal réalise-t-il pendant une saccade ?

Il convertit la commande phasique pulse en commande tonique step
Il transforme la position finale en fréquence de décharge burst
Il remplace la commande des muscles agonistes par celle des antagonistes
Il convertit la commande tonique step en commande phasique pulse

Il convertit la commande phasique pulse en commande tonique step

Explication

L’intégrateur neuronal cumule les décharges des neurones burst afin de transformer le signal phasique pulse en signal tonique step. Ce signal tonique permet ensuite de maintenir l’œil dans sa nouvelle position.

28. Où se trouvent principalement les neurones phasiques excitateurs et inhibiteurs qui commandent les saccades horizontales ?

Les excitateurs sont pontiques et les inhibiteurs sont médullaires
Les excitateurs sont médullaires et les inhibiteurs sont pontiques
Les deux groupes se trouvent dans le noyau rostral interstitiel
Les excitateurs sont cérébelleux et les inhibiteurs sont colliculaires

Les excitateurs sont pontiques et les inhibiteurs sont médullaires

Explication

Pour les saccades horizontales, les neurones burst excitateurs résident dans la formation réticulée paramédiane du pont, tandis que les neurones burst inhibiteurs résident dans la formation réticulée médullaire. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux localisations.

29. Quelle organisation anatomique correspond aux neurones phasiques impliqués dans les saccades verticales ?

Les excitateurs se trouvent dans le riMLF, et les inhibiteurs dans le riMLF et les noyaux de Cajal
Les excitateurs se trouvent dans le colliculus supérieur, et les inhibiteurs dans le cervelet
Les excitateurs se trouvent dans les noyaux de Cajal, et les inhibiteurs dans la PPRF
Les excitateurs se trouvent dans la PPRF, et les inhibiteurs dans la formation réticulée médullaire

Les excitateurs se trouvent dans le riMLF, et les inhibiteurs dans le riMLF et les noyaux de Cajal

Explication

Les neurones phasiques des saccades verticales se situent dans le noyau rostral interstitiel du faisceau longitudinal médian, tandis que les neurones inhibiteurs se trouvent dans ce noyau et surtout dans les noyaux interstitiels de Cajal. La PPRF est associée aux saccades horizontales, et non à cette organisation verticale.

30. Lors d’une saccade, quel mécanisme permet au muscle agoniste de se contracter tandis que son antagoniste se relâche ?

La suspension des signaux moteurs jusqu’à l’arrêt complet du regard
L’excitation phasique simultanée de l’antagoniste selon une coactivation musculaire
L’inhibition phasique de l’antagoniste selon l’innervation réciproque de Sherrington
L’activation tonique de l’antagoniste pour stabiliser la position finale

L’inhibition phasique de l’antagoniste selon l’innervation réciproque de Sherrington

Explication

Les neurones phasiques inhibiteurs relâchent le muscle antagoniste, ce qui applique la loi d’innervation réciproque de Sherrington. Une coactivation excitatrice de l’antagoniste produirait l’effet inverse de celui requis pour le mouvement.

31. Quel profil d’activité caractérise les neurones omnipauseurs pendant une saccade ?

Ils déchargent hors de la saccade, puis cessent brièvement quelle que soit sa direction
Ils cessent durablement après chaque saccade afin de maintenir le regard déplacé
Ils déchargent principalement pendant la saccade et s’arrêtent durant la fixation
Ils déchargent davantage pour les saccades horizontales que pour les saccades verticales

Ils déchargent hors de la saccade, puis cessent brièvement quelle que soit sa direction

Explication

Les omnipauseurs sont des neurones toniques inhibiteurs qui déchargent continuellement, sauf juste avant et pendant une saccade, indépendamment de sa direction. Leur arrêt transitoire lève l’inhibition qui bloque l’initiation du mouvement.

32. Quelle séquence décrit correctement le déclenchement et la fin d’une saccade ?

Les omnipauseurs s’arrêtent, les neurones burst déchargent, le pulse code le mouvement, puis l’inhibition reprend
Les omnipauseurs déchargent, le pulse code le mouvement, les neurones burst s’arrêtent, puis l’inhibition diminue
Les neurones burst s’arrêtent, les omnipauseurs déchargent, le pulse code le mouvement, puis l’inhibition disparaît
Le pulse code le mouvement, les omnipauseurs s’arrêtent, les neurones burst déchargent, puis la fixation commence

Les omnipauseurs s’arrêtent, les neurones burst déchargent, le pulse code le mouvement, puis l’inhibition reprend

Explication

La saccade commence lorsque les omnipauseurs cessent leur inhibition, puis les neurones burst génèrent le signal pulse; les omnipauseurs reprennent ensuite leur activité pour préparer la fixation. Leur reprise ne déclenche donc pas la saccade, mais contribue au retour au régime de fixation.

33. Quelle caractéristique distingue les neurones phasiques précoces, ou LLBN, dans la préparation d’une saccade ?

Ils déchargent pendant la fixation et projettent exclusivement vers le colliculus supérieur
Ils déchargent après la saccade et projettent principalement vers les muscles extraoculaires
Ils déchargent environ 12 ms avant la saccade et projettent vers les noyaux vestibulaires
Ils déchargent plus de 40 ms avant la saccade et projettent vers plusieurs réseaux prémoteurs

Ils déchargent plus de 40 ms avant la saccade et projettent vers plusieurs réseaux prémoteurs

Explication

Les LLBN commencent leur décharge plus de 40 ms avant la saccade et envoient des projections vers les neurones phasiques, les omnipauseurs, le noyau réticulaire tegmental du pont et le cervelet. Le délai d’environ 12 ms caractérise les neurones phasiques excitateurs horizontaux, pas les LLBN.

34. Quelle fonction générale le colliculus supérieur exerce-t-il dans le contrôle des saccades ?

Il assure le codage cérébelleux de la posture sans intervenir dans les mouvements oculaires
Il produit les signaux visuels rétiniens et commande directement la contraction des muscles oculaires
Il intègre des informations corticales et contribue à sélectionner les cibles ainsi qu’à initier les saccades
Il inhibe les neurones omnipauseurs pendant la fixation et empêche toute sélection de cible

Il intègre des informations corticales et contribue à sélectionner les cibles ainsi qu’à initier les saccades

Explication

Le colliculus supérieur reçoit des projections des champs oculomoteurs corticaux et participe à la coordination des neurones phasiques et omnipauseurs, à la sélection des cibles et à l’initiation des saccades. Il ne se réduit donc ni à une structure rétinienne ni à un relais musculaire direct.

35. Quelle distinction fonctionnelle oppose les parties dorsale et ventrale du colliculus supérieur ?

Les deux parties sont principalement motrices, mais diffèrent par leur rôle dans la fixation
La partie dorsale est principalement visuelle, tandis que la partie ventrale est principalement motrice
Les deux parties sont principalement visuelles, mais diffèrent par leur origine corticale
La partie dorsale est principalement motrice, tandis que la partie ventrale est principalement visuelle

La partie dorsale est principalement visuelle, tandis que la partie ventrale est principalement motrice

Explication

La partie dorsale du colliculus supérieur est surtout visuelle, alors que la partie ventrale, formée des couches intermédiaires et profondes, est surtout motrice. Les inverser constitue la confusion classique entre les deux grandes subdivisions fonctionnelles.

36. Quels sont les deux principaux sites des neurones prémoteurs de vergence ?

Le champ oculomoteur frontal et le noyau prétectal
La formation réticulée du pont et le cortex pariétal
Le colliculus supérieur et la formation réticulée du pont
La formation réticulée du mésencéphale et celle du pont

La formation réticulée du mésencéphale et celle du pont

Explication

Les neurones prémoteurs de vergence se trouvent principalement dans les formations réticulées mésencéphalique et pontique. La PPRF est plutôt associée aux neurones des saccades horizontales, ce qui explique la confusion avec le circuit de vergence.

37. Quelle correspondance décrit correctement les neurones de l’aire supra-oculomotrice ?

Les neurones toniques codent la direction, les phasiques l’angle et les phasiques-toniques la convergence
Les neurones toniques codent l’angle, les phasiques la vitesse et les phasiques-toniques les deux
Les neurones toniques codent la fixation, les phasiques la direction et les phasiques-toniques la latence
Les neurones toniques codent la vitesse, les phasiques l’angle et les phasiques-toniques la fixation

Les neurones toniques codent l’angle, les phasiques la vitesse et les phasiques-toniques les deux

Explication

Dans l’aire supra-oculomotrice, les neurones toniques représentent l’angle de vergence, les neurones phasiques sa vitesse et les neurones phasiques-toniques ces deux paramètres. Assimiler les neurones toniques à un codage de la vitesse inverse leurs propriétés fonctionnelles.

38. Quelles aires corticales frontales font partie des principales régions impliquées dans les saccades ?

Le FEF, le noyau fastigial, le pré-SEF et le cortex pariétal
Le FEF, le SEF, le pré-SEF et le CEF
Le PEF, le FEF, le cortex fusiforme et le CEF
Le SEF, le cortex pariétal, le colliculus supérieur et le PEF

Le FEF, le SEF, le pré-SEF et le CEF

Explication

Les principales aires frontales impliquées sont le champ oculomoteur frontal, le champ oculomoteur supplémentaire, le pré-champ supplémentaire et le champ cingulaire. Le PEF appartient au réseau pariétal et ne constitue donc pas une aire frontale.

39. Quelle saccade est dirigée vers l’emplacement opposé à celui de la cible visuelle ?

La saccade réflexe visuellement guidée
La saccade antisaccadique
La saccade mémorisée
La saccade prédictive

La saccade antisaccadique

Explication

Une saccade antisaccadique dirige le regard vers le côté opposé à la cible présentée. Une saccade mémorisée vise au contraire l’emplacement d’une cible qui a disparu, tandis qu’une saccade prédictive vise une cible attendue.

40. Quels sites sont répertoriés comme déclencheurs des saccades ?

Le cortex fusiforme, le CEF et le noyau fastigial
Le cortex pariétal gauche, le pré-SEF et la PPRF
Le colliculus supérieur, le cortex fusiforme et le cortex cingulaire
Le PEF via le colliculus supérieur, le FEF et le SEF

Le PEF via le colliculus supérieur, le FEF et le SEF

Explication

Les trois sites déclencheurs sont le PEF par l’intermédiaire du colliculus supérieur, le FEF et le SEF. Le cortex fusiforme intervient davantage dans l’attention spatiale et ne fait pas partie de cette liste de déclencheurs.

41. Quelle fonction caractérise particulièrement le champ oculomoteur pariétal ?

Programmer des saccades mémorisées vers une cible disparue et maintenir durablement la fixation
Contrôler les mouvements verticaux et coder l’angle de vergence pendant la fixation
Produire des saccades prédictives vers une cible attendue et calculer leur vitesse
Déclencher des saccades réflexes lors de l’apparition soudaine d’une cible et contribuer au désengagement de la fixation

Déclencher des saccades réflexes lors de l’apparition soudaine d’une cible et contribuer au désengagement de la fixation

Explication

Le champ oculomoteur pariétal intervient fortement dans les saccades réflexes déclenchées par l’apparition soudaine d’une cible et dans le désengagement de la fixation. Les saccades mémorisées et prédictives dépendent davantage des circuits frontaux.

42. Quelle région est particulièrement recrutée lors de la convergence dans l’étude en PET mentionnée ?

Le cortex pariétal, notamment dans son hémisphère gauche
Le cortex cingulaire, associé au contrôle des saccades spontanées
Le gyrus fusiforme droit, associé à l’attention spatiale
Le champ oculomoteur frontal, associé aux saccades prédictives

Le cortex pariétal, notamment dans son hémisphère gauche

Explication

La convergence recrute particulièrement les cortex pariétaux, avec une implication notable du cortex pariétal gauche. Le gyrus fusiforme droit est davantage associé à l’attention spatiale, ce qui constitue une distinction importante.

43. Quelle distinction décrit correctement les circuits des paradigmes gap et overlap ?

Le gap implique principalement le PEF, tandis que l’overlap implique le PEF et le FEF
Le gap implique principalement le FEF, tandis que l’overlap implique le SEF et le CEF
Le gap implique le PEF et le FEF, tandis que l’overlap implique principalement le colliculus supérieur
Le gap implique le cortex fusiforme, tandis que l’overlap implique les cortex pariétaux et cingulaires

Le gap implique principalement le PEF, tandis que l’overlap implique le PEF et le FEF

Explication

Les saccades du paradigme gap empruntent un circuit plus court centré principalement sur le PEF, tandis que celles du paradigme overlap recrutent le PEF et le FEF. Le paradigme overlap ne se limite donc pas au circuit pariétal.

44. Où se situe le dernier neurone prémoteur excitateur phasique qui lance l’œil vers sa nouvelle position ?

Dans la formation réticulée mésencéphalique pour l’horizontal et pontique pour le vertical
Dans le cortex frontal pour l’horizontal et le noyau fastigial pour le vertical
Dans le colliculus supérieur pour l’horizontal et le cortex pariétal pour le vertical
Dans la formation réticulée pontique pour l’horizontal et mésencéphalique pour le vertical

Dans la formation réticulée pontique pour l’horizontal et mésencéphalique pour le vertical

Explication

Pour les mouvements horizontaux, ce neurone se trouve dans la formation réticulée pontique, tandis que pour les mouvements verticaux il se trouve dans la formation réticulée mésencéphalique. La répartition inverse entre pont et mésencéphale serait donc incorrecte.

Révisez avec les flashcards

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Quels types de mouvements oculaires amènent l’objet d’intérêt au centre de la rétine ?

Les saccades et les vergences.

Quel mouvement oculaire maintient un objet mobile sur la fovéa ?

La poursuite.

Quels mouvements oculaires sont inclus dans les réflexes liés à la stabilisation du regard ?

Les réflexes optocinétique et vestibulo-oculaire.

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