QCM : Physiologie du muscle squelettique (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient présente un rythme cardiaque modulé par le système nerveux autonome ; quelles propositions décrivent correctement le tissu cardiaque ?

Le rythme cardiaque est modulé par le système nerveux somatique.
Les cellules cardiaques sont toutes mononucléées et présentent une forme variable.
La contraction cardiaque est involontaire, continue et rythmée par le nœud sinusal.
La contraction cardiaque est volontaire et modulée par le système nerveux autonome.
Les ventricules ont une paroi plus épaisse que les oreillettes pour éjecter le sang dans le système vasculaire.

La contraction cardiaque est involontaire, continue et rythmée par le nœud sinusal. · Les ventricules ont une paroi plus épaisse que les oreillettes pour éjecter le sang dans le système vasculaire.

Explication

La contraction cardiaque est involontaire et continue; elle est rythmée par le nœud sinusal, puis modulée par le système nerveux autonome. Les cellules cardiaques peuvent être mono- ou binucléées et leur forme est variable. Les ventricules ont des parois plus épaisses parce qu’ils éjectent le sang dans le système vasculaire; les oreillettes n’assurent pas cette éjection et la contraction cardiaque n’est pas volontaire.

2. Lors d’une biopsie musculaire, un prélèvement montre des cellules longues, cylindriques, striées et à plusieurs noyaux. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Ces cellules sont des fibres musculaires du muscle squelettique.
Le muscle squelettique est généralement commandé involontairement, comme le muscle cardiaque.
Les cellules du muscle squelettique sont arrondies et mononucléées.
Ces cellules correspondent au tissu lisse, généralement décrit comme fusiforme.
Le tissu cardiaque est généralement commandé volontairement, comme le muscle squelettique.

Ces cellules sont des fibres musculaires du muscle squelettique.

Explication

Les cellules squelettiques sont des fibres musculaires très allongées, cylindriques, striées et multinucléées. Le tissu lisse est fusiforme, le muscle squelettique est généralement volontaire, le muscle cardiaque est involontaire, et les cellules squelettiques ne sont pas arrondies et mononucléées.

3. Un muscle développe une tension sans déplacer la charge, tandis qu’un autre déplace une charge pendant l’exercice. Parmi les propositions suivantes concernant le travail musculaire et les propriétés énergétiques du muscle squelettique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La tension sans déplacement contribue au tonus musculaire et au maintien de la posture.
La dépense énergétique musculaire au repos est d’environ 25 % et peut atteindre 70 % à l’exercice.
La masse corporelle représentée par le muscle squelettique est d’environ 25 %.
Le muscle squelettique représente environ 40 à 50 % de la masse corporelle totale.
Le mouvement produit sans déplacement correspond au travail musculaire plutôt qu’au tonus.

La tension sans déplacement contribue au tonus musculaire et au maintien de la posture. · La dépense énergétique musculaire au repos est d’environ 25 % et peut atteindre 70 % à l’exercice. · Le muscle squelettique représente environ 40 à 50 % de la masse corporelle totale.

Explication

Une contraction sans déplacement produit une tension contribuant au tonus et au maintien de la posture, tandis qu’un déplacement correspond à un mouvement et à un travail musculaire. Le muscle squelettique représente environ 40 à 50 % de la masse corporelle; sa dépense énergétique est d’environ 25 % au repos et peut atteindre 70 % pendant l’exercice.

4. Parmi les propositions suivantes concernant la contractilité et l’extensibilité musculaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La contractilité correspond à la réponse du muscle à un stimulus.
L’extensibilité décrit le retour du muscle à sa longueur initiale après étirement.
L’extensibilité correspond à la production de force lors d’une contraction musculaire.
La contractilité permet au muscle de se contracter et de produire une force.
La contractilité désigne la capacité du muscle à s’étirer sous une traction.

La contractilité permet au muscle de se contracter et de produire une force.

Explication

La contractilité est la capacité du muscle à se contracter et à produire une force. L’étirement sous traction définit l’extensibilité; le retour à la longueur initiale relève de l’élasticité, et la réponse à un stimulus correspond à l’excitabilité.

5. Un prélèvement musculaire est analysé et ses composants sont quantifiés. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Les réserves énergétiques comprennent notamment le lactate et le glucose circulant.
L’eau représente environ les trois quarts de la composition chimique du muscle.
Le glycogène figure parmi les réserves énergétiques musculaires.
Les sels constituent environ un cinquième de la composition chimique musculaire.
Les protéines contractiles constituent environ la moitié de la composition musculaire.

L’eau représente environ les trois quarts de la composition chimique du muscle. · Le glycogène figure parmi les réserves énergétiques musculaires.

Explication

L’eau représente environ 75 % du muscle, tandis que le glycogène fait partie de ses réserves énergétiques. Les protéines contractiles représentent environ 20 %, et non la moitié ; les réserves citées comprennent l’ATP, la phosphocréatine, le glycogène, les triglycérides et l’oxygène. Les sels relèvent des autres constituants, qui représentent environ 5 %.

6. Une unité motrice est étudiée dans un muscle squelettique. Quelles sont les réponses exactes à son sujet ?

Le muscle squelettique est nourri par les neurones moteurs qui l’innervent.
Elle associe un motoneurone aux fibres musculaires de plusieurs muscles distincts.
Le muscle squelettique reçoit du sang qui contribue à le nourrir.
Un motoneurone peut innerver plusieurs fibres musculaires d’un même muscle.
Elle associe un motoneurone aux fibres musculaires qu’il innerve.

Le muscle squelettique reçoit du sang qui contribue à le nourrir. · Un motoneurone peut innerver plusieurs fibres musculaires d’un même muscle. · Elle associe un motoneurone aux fibres musculaires qu’il innerve.

Explication

Une unité motrice comprend un motoneurone et toutes les fibres musculaires qu’il innerve, lesquelles peuvent être plusieurs au sein d’un muscle. Le muscle reçoit aussi du sang qui le nourrit ; les neurones moteurs assurent l’innervation, pas l’apport nutritif, et l’unité motrice décrite concerne un muscle donné.

7. Lors de l’observation d’une fibre musculaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le myocyte contient des myofibrilles ainsi que des structures de stockage du calcium.
Le sarcolemme désigne une structure de stockage du calcium dans la fibre.
Le sarcolemme correspond à la membrane plasmique de la fibre musculaire.
Le noyau et les mitochondries appartiennent au sarcolemme plutôt qu’au myocyte.
La fibre musculaire, également appelée myocyte, contient des mitochondries.

Le myocyte contient des myofibrilles ainsi que des structures de stockage du calcium. · Le sarcolemme correspond à la membrane plasmique de la fibre musculaire. · La fibre musculaire, également appelée myocyte, contient des mitochondries.

Explication

Le sarcolemme est la membrane plasmique de la fibre musculaire, ou myocyte. Le myocyte contient notamment des mitochondries, des myofibrilles, un noyau et des structures de stockage du calcium ; le sarcolemme n’est pas lui-même un compartiment de stockage, et ces éléments ne sont pas des composants du sarcolemme.

8. Une portion contractile est délimitée par deux stries Z successives. Concernant cette organisation, quelles propositions sont exactes ?

Le sarcomère est considéré comme l’unité contractile de la fibre musculaire.
L’unité contractile de la fibre musculaire se situe entre deux lignes M successives.
Le sarcomère est délimité par deux stries situées au centre des bandes A.
La portion comprise entre ces deux stries Z constitue un sarcomère.
La portion comprise entre deux stries Z correspond à une myofibrille entière.

Le sarcomère est considéré comme l’unité contractile de la fibre musculaire. · La portion comprise entre ces deux stries Z constitue un sarcomère.

Explication

Le sarcomère est l’unité contractile de la fibre musculaire et s’étend d’une strie Z à la suivante. Il ne correspond ni à une myofibrille entière ni à une portion définie par des lignes M ou par des limites de bandes A.

9. Des myofibrilles présentent une alternance régulière de stries. Parmi les propositions suivantes concernant leur organisation, lesquelles sont exactes ?

Les filaments fins sont constitués de titine dans ces myofibrilles.
L’alignement régulier de leurs filaments contribue à produire les stries musculaires.
Les filaments épais sont constitués de myosine dans ces myofibrilles.
Leurs filaments fins et épais s’organisent principalement de façon perpendiculaire.
Elles sont constituées de filaments fins et épais organisés parallèlement.

L’alignement régulier de leurs filaments contribue à produire les stries musculaires. · Les filaments épais sont constitués de myosine dans ces myofibrilles. · Elles sont constituées de filaments fins et épais organisés parallèlement.

Explication

Les myofibrilles comportent des filaments fins et épais organisés en parallèle, et leur alignement régulier produit les stries. Les filaments épais sont constitués de myosine, tandis que la titine est associée à l’organisation du sarcomère et ne constitue pas les filaments fins. Les deux types de filaments ne s’organisent pas principalement de façon perpendiculaire.

10. Une anomalie touche la composition des myofilaments d’un sarcomère. Concernant les filaments fins et épais, cochez les propositions exactes :

La troponine et la myosine constituent les principaux éléments des filaments fins.
Les filaments épais sont constitués de myosine.
Les filaments fins comprennent l’actine, la tropomyosine et la troponine.
Les filaments épais comprennent l’actine et la tropomyosine.
La nébuline et la titine constituent les filaments épais du sarcomère.

Les filaments épais sont constitués de myosine. · Les filaments fins comprennent l’actine, la tropomyosine et la troponine.

Explication

Les filaments fins comprennent l’actine, la tropomyosine et la troponine, tandis que les filaments épais sont constitués de myosine. La myosine n’est donc pas un composant des filaments fins, et l’actine ainsi que la tropomyosine ne constituent pas les filaments épais ; la titine et la nébuline sont d’autres filaments associés au sarcomère.

11. Lors d’un examen structural du sarcomère, quelles propositions concernant la titine, la nébuline et la myosine sont exactes ?

Une molécule de myosine possède une tige et une tête bilobée.
La myosine possède une tête simple associée à une tige dépourvue de structure.
La titine et la nébuline constituent les filaments épais du sarcomère.
La titine et la nébuline sont les deux protéines constitutives de la myosine.
Les molécules de myosine s’organisent perpendiculairement dans le filament épais.

Une molécule de myosine possède une tige et une tête bilobée.

Explication

Une molécule de myosine possède une tige et une tête bilobée, et les molécules s’organisent parallèlement dans le filament épais. La titine et la nébuline sont d’autres filaments associés à l’organisation du sarcomère, pas les constituants du filament épais ni des sous-unités de la myosine.

12. Une personne retire sa main après une piqûre douloureuse ; quelles propositions décrivent ce réflexe ?

Le signal douloureux atteint d’abord le cortex moteur avant de gagner la moelle épinière.
Dans la moelle épinière, un interneurone relaie le signal vers un motoneurone.
Un propriocepteur informe le système nerveux central de la position relative des segments corporels.
Le motoneurone active un interneurone, qui commande ensuite le retrait de la main.
Les récepteurs cutanés activés transmettent un signal sensitif vers la moelle épinière.

Dans la moelle épinière, un interneurone relaie le signal vers un motoneurone. · Un propriocepteur informe le système nerveux central de la position relative des segments corporels. · Les récepteurs cutanés activés transmettent un signal sensitif vers la moelle épinière.

Explication

La douleur active des récepteurs cutanés dont le signal gagne la moelle, où un interneurone relaie l’information à un motoneurone. Les propriocepteurs renseignent sur la position des segments corporels ; l’interneurone intervient avant l’activation du motoneurone, et le réflexe décrit ne passe pas d’abord par le cortex moteur.

13. À propos de l’innervation d’une fibre et des unités motrices UM1 :

Une fibre musculaire reçoit l’innervation d’un seul motoneurone alpha.
Les fibres de type I caractérisent les unités motrices UM1 à seuil élevé.
Une unité motrice UM1 associe des fibres IIx à un motoneurone de gros diamètre.
Une fibre musculaire reçoit simultanément l’innervation de plusieurs motoneurones alpha.
Les motoneurones des UM1 présentent une vitesse de conduction et un seuil élevés.

Une fibre musculaire reçoit l’innervation d’un seul motoneurone alpha. · Une unité motrice UM1 associe des fibres IIx à un motoneurone de gros diamètre. · Les motoneurones des UM1 présentent une vitesse de conduction et un seuil élevés.

Explication

Chaque fibre musculaire est innervée par un seul motoneurone alpha. Les UM1 associent des fibres IIx à de gros motoneurones, dont la vitesse de conduction et le seuil d’excitabilité sont élevés ; les fibres de type I caractérisent plutôt les UM3.

14. Lors d’une contraction, la force demandée augmente progressivement :

La sommation spatiale augmente la force en accroissant la fréquence des stimulations.
La sommation spatiale correspond au recrutement d’un nombre croissant d’unités motrices.
Le recrutement progressif des unités motrices permet d’atteindre environ 100 % de la force maximale du muscle.
Le recrutement commence par les unités motrices ayant le seuil d’excitabilité le plus élevé.
Les unités motrices lentes et faibles sont recrutées avant les unités plus grosses et rapides.

La sommation spatiale correspond au recrutement d’un nombre croissant d’unités motrices. · Les unités motrices lentes et faibles sont recrutées avant les unités plus grosses et rapides.

Explication

La sommation spatiale correspond au recrutement d’un nombre croissant d’unités motrices, ce qui augmente progressivement la force. L’augmentation de la fréquence des stimulations relève de la sommation temporelle. Selon le principe de Henneman, les unités lentes et faibles sont recrutées avant les unités plus grosses et rapides, et non l’inverse. Le recrutement commence par les unités motrices ayant un seuil d’excitabilité faible. Le recrutement progressif permet d’atteindre environ 80 % de la force maximale ; atteindre 100 % requiert un mécanisme supplémentaire.

15. Un muscle augmente sa force soit en recrutant davantage d’unités motrices, soit en modifiant la fréquence des stimulations. Quelles propositions distinguent ces mécanismes ?

La sommation temporelle augmente la force par l’élévation de la fréquence des stimulations.
La sommation spatiale augmente la force en accélérant la fréquence des stimulations.
La sommation temporelle correspond à l’activation progressive d’un nombre croissant d’unités motrices.
La sommation spatiale accroît la force en recrutant un nombre croissant d’unités motrices.
La sommation temporelle modifie la force sans reposer sur le recrutement croissant d’unités motrices.

La sommation temporelle augmente la force par l’élévation de la fréquence des stimulations. · La sommation spatiale accroît la force en recrutant un nombre croissant d’unités motrices. · La sommation temporelle modifie la force sans reposer sur le recrutement croissant d’unités motrices.

Explication

La sommation spatiale repose sur le recrutement d’un nombre croissant d’unités motrices, tandis que la sommation temporelle augmente la force en élevant la fréquence des stimulations. Attribuer la fréquence à la sommation spatiale ou le recrutement progressif à la sommation temporelle inverse ces mécanismes.

16. Deux muscles sont soumis à une tension constante : l’un se raccourcit, l’autre s’allonge. Concernant leur type de contraction :

Le muscle qui se raccourcit réalise une contraction isométrique sans changement de longueur.
Une contraction isotonique maintient la longueur du muscle constante sous tension constante.
Le muscle qui s’allonge sous tension réalise une contraction excentrique.
Une contraction isométrique se réalise sous tension constante.
Le muscle qui s’allonge à tension constante réalise une contraction isométrique.

Le muscle qui s’allonge sous tension réalise une contraction excentrique.

Explication

Une contraction excentrique correspond à l’allongement du muscle sous tension. Le muscle qui se raccourcit réalise une contraction concentrique ; l’isométrie maintient la longueur constante, mais la tension peut changer. L’isotonie s’accompagne d’un changement de longueur sous tension constante.

17. Parmi les propositions suivantes concernant le myogramme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un myogramme représente l’évolution de la longueur musculaire en fonction de la fréquence de stimulation.
Un myogramme représente l’évolution de la force musculaire en fonction de la longueur.
Un myogramme représente l’évolution de la force musculaire en fonction du temps.
Un myogramme représente l’évolution du potentiel membranaire en fonction du temps.
Un myogramme représente l’évolution de la tension musculaire en fonction de la longueur.

Un myogramme représente l’évolution de la force musculaire en fonction du temps.

Explication

Un myogramme décrit l’évolution de la force musculaire au cours du temps. Il ne représente pas la longueur musculaire en fonction de la fréquence de stimulation, ni la force en fonction de cette fréquence. Il ne représente pas non plus le potentiel membranaire au cours du temps, ni la tension musculaire en fonction de la longueur.

18. Lors de l’enregistrement d’une secousse musculaire isolée, quelles phases se succèdent ?

La secousse musculaire isolée comporte trois phases successives.
La secousse commence par la relaxation, suivie d’une phase de contraction.
La secousse commence par une phase de latence, suivie d’une phase de contraction.
La secousse comporte une phase de contraction précédant la latence.
La phase de relaxation succède à la phase de contraction musculaire.

La secousse musculaire isolée comporte trois phases successives. · La secousse commence par une phase de latence, suivie d’une phase de contraction. · La phase de relaxation succède à la phase de contraction musculaire.

Explication

La secousse comprend trois phases : latence, contraction puis relaxation ; la latence précède donc la contraction. La relaxation ne vient pas en premier et la contraction ne précède pas la latence.

19. Des stimulations musculaires deviennent de plus en plus rapprochées et les réponses mécaniques fusionnent. Concernant cette situation :

Le chevauchement de réponses mécaniques successives correspond à une sommation temporelle.
À fréquence élevée, la fusion des réponses peut produire un tétanos parfait.
La sommation temporelle désigne une réponse mécanique à un stimulus isolé.
Un tétanos parfait permet de distinguer chaque réponse mécanique individuelle.
Un tétanos imparfait laisse distinguer les réponses aux stimulations répétées.

Le chevauchement de réponses mécaniques successives correspond à une sommation temporelle. · À fréquence élevée, la fusion des réponses peut produire un tétanos parfait. · Un tétanos imparfait laisse distinguer les réponses aux stimulations répétées.

Explication

La sommation temporelle résulte du chevauchement de réponses à des stimulations répétées, et leur fusion à haute fréquence peut produire un tétanos parfait. Dans un tétanos parfait, les réponses ne se distinguent plus ; le tétanos imparfait les laisse identifiables, et un stimulus isolé ne définit pas la sommation temporelle.

20. Lors d’une stimulation motrice qui déclenche une contraction, quelles propositions décrivent correctement le couplage excitation-contraction ?

Le glissement des filaments précède la transmission de l’excitation par l’acétylcholine.
L’excitation musculaire précède le glissement des filaments lors de la contraction.
L’excitation nerveuse est transmise par l’acétylcholine au niveau de la plaque motrice.
Un potentiel d’action correspond à une variation durable du potentiel membranaire.
Un potentiel d’action est une variation brusque et transitoire du potentiel membranaire.

L’excitation musculaire précède le glissement des filaments lors de la contraction. · L’excitation nerveuse est transmise par l’acétylcholine au niveau de la plaque motrice. · Un potentiel d’action est une variation brusque et transitoire du potentiel membranaire.

Explication

Le couplage suit l’ordre excitation nerveuse, transmission par l’acétylcholine à la plaque motrice, excitation musculaire puis glissement des filaments. Un potentiel d’action est bref et transitoire, non durable ; le glissement ne précède pas la transmission nerveuse.

21. Dans une fibre musculaire activée, le calcium est libéré et les ponts actine-myosine entrent en cycle. Quelles propositions sont exactes ?

Le calcium libéré par le réticulum sarcoplasmique se fixe à la troponine.
En absence d’ATP, les têtes de myosine se détachent plus facilement de l’actine.
La fixation du calcium renforce le masquage des sites de liaison de l’actine.
L’ATP disponible permet le détachement des têtes de myosine de l’actine.
Le cycle des ponts comprend l’attachement, le glissement et le détachement.

Le calcium libéré par le réticulum sarcoplasmique se fixe à la troponine. · L’ATP disponible permet le détachement des têtes de myosine de l’actine. · Le cycle des ponts comprend l’attachement, le glissement et le détachement.

Explication

Le calcium du réticulum sarcoplasmique se fixe à la troponine, déplace le complexe troponine-tropomyosine et libère les sites de l’actine. Le cycle comprend attachement, glissement, détachement puis nouvel attachement ; l’ATP permet le détachement, tandis que son absence maintient les têtes attachées.

22. Lors d’une contraction, puis de la cessation des potentiels d’action, que se passe-t-il dans le couplage excitation-contraction ?

Quand les potentiels d’action cessent, la libération de calcium diminue et le muscle se relâche.
L’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie qui permet le mouvement des têtes de myosine.
Le détachement du calcium de la troponine participe au relâchement musculaire.
Après l’arrêt des potentiels d’action, la libération de calcium augmente et maintient la contraction.
L’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie nécessaire au détachement du calcium de la troponine.

Quand les potentiels d’action cessent, la libération de calcium diminue et le muscle se relâche. · L’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie qui permet le mouvement des têtes de myosine. · Le détachement du calcium de la troponine participe au relâchement musculaire.

Explication

L’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie du mouvement des têtes de myosine, et l’arrêt des potentiels d’action réduit la libération de calcium. Le calcium se détache alors de la troponine, favorisant le relâchement ; l’ATP n’alimente pas ce détachement, et la libération de calcium n’augmente pas.

23. Un expérimentateur mesure l’effort nécessaire pour allonger un muscle et la variation de longueur obtenue. Quelles propositions décrivent ses propriétés mécaniques ?

Au repos, les propriétés élastiques du muscle sont liées aux seules fibres musculaires contractiles.
Au repos, les propriétés élastiques du muscle sont notamment liées aux fibres nerveuses et à la titine.
La compliance décrit la force requise pour produire une variation donnée de longueur.
La raideur correspond au rapport entre la variation de force et la variation de longueur.
La raideur mesure la facilité avec laquelle un muscle s’allonge sous une force.

La raideur correspond au rapport entre la variation de force et la variation de longueur.

Explication

La raideur est le rapport entre la variation de force et celle de longueur ; la compliance en est l’inverse et décrit la facilité d’allongement. Au repos, les propriétés élastiques sont notamment liées au tissu conjonctif et à la titine, et non aux seules fibres contractiles ni aux fibres nerveuses.

24. Pour interpréter les résultats d’un test musculaire, cochez les propositions exactes concernant les relations force-longueur et force-vitesse :

La force maximale excentrique dépasse l’isométrique, elle-même supérieure à la concentrique.
En contraction excentrique, la vitesse diminue lorsque la charge augmente.
En contraction concentrique, une charge plus élevée accélère le raccourcissement musculaire.
La relation force-vitesse relie la tension développée à la longueur musculaire.
La relation tension-longueur décrit la tension développée selon la longueur du muscle.

La force maximale excentrique dépasse l’isométrique, elle-même supérieure à la concentrique. · La relation tension-longueur décrit la tension développée selon la longueur du muscle.

Explication

La relation tension-longueur associe la tension à la longueur, et les forces maximales suivent l’ordre excentrique, isométrique, puis concentrique. Une charge accrue ralentit le raccourcissement concentrique ; la relation force-vitesse concerne la force et la vitesse, tandis qu’en excentrique la vitesse augmente avec la charge.

25. Un muscle produit une force de 120 N à une vitesse de 0,5 m/s, puis est refroidi. Quelles propositions sont exactes ?

La puissance musculaire dans la première condition est de 240 W.
En contraction concentrique, une charge plus élevée augmente la vitesse de raccourcissement.
Le refroidissement diminue la vitesse de raccourcissement musculaire.
La puissance musculaire se calcule en divisant la force par la vitesse.
La puissance musculaire dans la première condition est de 60 W.

Le refroidissement diminue la vitesse de raccourcissement musculaire. · La puissance musculaire dans la première condition est de 60 W.

Explication

La puissance est le produit de la force par la vitesse : P=120×0,5=60 WP = 120 \times 0{,}5 = 60\,\text{W}. Une valeur de 30 W ne correspond pas à ce calcul, et le refroidissement diminue la vitesse de raccourcissement. En contraction concentrique, une charge plus élevée réduit la vitesse de raccourcissement ; la puissance ne se calcule pas en divisant la force par la vitesse.

26. Une équipe étudie un groupe musculaire dans son environnement anatomique et mesure son couple à plusieurs angles articulaires. Quelles propositions sont exactes ?

La relation couple-angle permet de repérer l’angle où le couple musculaire est maximal.
L’étude in situ porte sur le muscle dans son environnement anatomique naturel.
La relation couple-angle détermine l’angle de raccourcissement maximal d’un muscle isolé.
L’étude in vitro porte sur un muscle isolé de son environnement anatomique.
La relation couple-angle est établie en mesurant le couple à différents angles articulaires.

La relation couple-angle permet de repérer l’angle où le couple musculaire est maximal. · L’étude in situ porte sur le muscle dans son environnement anatomique naturel. · L’étude in vitro porte sur un muscle isolé de son environnement anatomique. · La relation couple-angle est établie en mesurant le couple à différents angles articulaires.

Explication

In situ désigne l’étude dans l’environnement anatomique naturel, tandis qu’in vitro concerne le muscle isolé. La mesure du couple à différents angles permet de tracer la relation couple-angle et d’identifier l’angle où le couple est maximal ; elle ne détermine pas un angle de raccourcissement maximal.

27. Lors d’un saut précédé d’un étirement musculaire, quelles propositions décrivent le cycle étirement-détente et le travail de la souplesse ?

Le travail de la souplesse vise à améliorer l’aisance du mouvement et l’amplitude articulaire.
Les fuseaux neuromusculaires détectent l’étirement et déclenchent un réflexe myotatique.
La composante élastique en série stocke puis restitue de l’énergie pendant le cycle.
Le travail de la souplesse intervient sur des mécanismes neuromusculaires et mécaniques.
Le cycle étirement-détente augmente la force en supprimant le réflexe myotatique.

Le travail de la souplesse vise à améliorer l’aisance du mouvement et l’amplitude articulaire. · Les fuseaux neuromusculaires détectent l’étirement et déclenchent un réflexe myotatique. · La composante élastique en série stocke puis restitue de l’énergie pendant le cycle. · Le travail de la souplesse intervient sur des mécanismes neuromusculaires et mécaniques.

Explication

Le cycle étirement-détente augmente la force par le stockage puis la restitution d’énergie dans la composante élastique en série et par le réflexe myotatique déclenché par les fuseaux neuromusculaires. Le travail de la souplesse vise l’aisance et l’amplitude, en intervenant sur des mécanismes neuromusculaires et des propriétés mécaniques ; il ne supprime pas le réflexe myotatique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Physiologie du muscle squelettique.

Quels sont les trois types de tissus musculaires ?

Les tissus lisse, cardiaque et squelettique.

Quelles sont les caractéristiques des cellules du tissu lisse ?

Elles sont fusiformes, non striées et mononucléées.

Quel tissu musculaire constitue le cœur ?

Le myocarde.

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