QCM : Pathologies de l’enfant (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le diabète de type 1 et les mécanismes liés à la carence en insuline :

Le diabète de type 1 résulte d’une destruction auto-immune des cellules bêta pancréatiques.
Une glycémie à jeun de 1,26 g/L à deux reprises répond au seuil diagnostique indiqué.
Au-delà du seuil rénal, le glucose urinaire provoque une diminution de la diurèse.
Chez l’enfant, le diabète de type 1 est moins fréquent que le diabète de type 2.
L’insuline facilite l’entrée du glucose dans les cellules et son stockage.

Le diabète de type 1 résulte d’une destruction auto-immune des cellules bêta pancréatiques. · Une glycémie à jeun de 1,26 g/L à deux reprises répond au seuil diagnostique indiqué. · L’insuline facilite l’entrée du glucose dans les cellules et son stockage.

Explication

La destruction auto-immune des cellules bêta entraîne une carence absolue en insuline, et deux glycémies à jeun d’au moins 1,26 g/L répondent au seuil diagnostique. La glycosurie entraîne une polyurie, non une diminution de la diurèse; l’insuline permet l’entrée et le stockage du glucose. Le type 1 est la forme de diabète la plus fréquente chez l’enfant.

2. Un enfant présente soif intense, urines abondantes, vomissements et respiration ample et rapide. Concernant le syndrome cardinal et l’acidocétose :

Un syndrome polyuro-polydipsique chez l’enfant impose une glycémie capillaire le jour même.
La respiration ample et rapide correspond à une diminution compensatrice de la ventilation.
Des douleurs abdominales et une haleine à odeur de pomme peuvent accompagner l’acidocétose.
Le syndrome cardinal associe polyurie, polydipsie, polyphagie et prise de poids.
L’acidocétose peut résulter de la production excessive de corps cétoniques et entraîner une acidose métabolique.

Un syndrome polyuro-polydipsique chez l’enfant impose une glycémie capillaire le jour même. · Des douleurs abdominales et une haleine à odeur de pomme peuvent accompagner l’acidocétose. · L’acidocétose peut résulter de la production excessive de corps cétoniques et entraîner une acidose métabolique.

Explication

La carence en insuline favorise l’utilisation des graisses et l’excès de corps cétoniques, responsable d’acidose et de déshydratation. Le syndrome cardinal associe polyurie, polydipsie, polyphagie et amaigrissement, non prise de poids. Les douleurs abdominales et l’haleine acétonique sont des signes possibles; la respiration ample et rapide compense l’acidose, et le syndrome polyuro-polydipsique impose une glycémie le jour même.

3. Un enfant traité par insuline présente une glycémie de 0,65 g/L après un effort imprévu et un repas insuffisant. Quelles propositions concernant l’hypoglycémie sont exactes ?

Un repas insuffisant en glucides constitue une cause d’hyperglycémie plutôt que d’hypoglycémie.
Les tremblements et les palpitations sont des signes neuroglycopéniques de l’hypoglycémie.
Un effort physique non anticipé peut contribuer à la survenue d’une hypoglycémie.
Chez un enfant traité par insuline, une glycémie de 0,65 g/L correspond au seuil d’hypoglycémie défini.
Les difficultés de concentration peuvent faire partie des signes neuroglycopéniques.

Un effort physique non anticipé peut contribuer à la survenue d’une hypoglycémie. · Chez un enfant traité par insuline, une glycémie de 0,65 g/L correspond au seuil d’hypoglycémie défini. · Les difficultés de concentration peuvent faire partie des signes neuroglycopéniques.

Explication

Le seuil d’hypoglycémie est inférieur à 0,70 g/L chez l’enfant traité par insuline; un effort non anticipé peut la provoquer. Les tremblements et palpitations sont des signes adrénergiques, tandis que les difficultés de concentration sont neuroglycopéniques. Un repas insuffisant en glucides peut entraîner une hypoglycémie.

4. Un enfant hypoglycémique est inconscient et ne peut pas avaler; il pèse 20 kg. Concernant la conduite d’urgence :

Après le resucrage d’un enfant conscient, le contrôle glycémique est recommandé après 30 minutes.
Chez un enfant conscient, le resucrage ne doit pas être retardé pour contrôler la glycémie.
La dose injectable de glucagon est souvent de 0,5 mg chez un enfant de moins de 25 kg.
Il faut le placer en position latérale de sécurité et ne rien lui donner par la bouche.
Il convient de donner du sucre rapide par voie orale à l’enfant inconscient avant d’appeler les secours.

Chez un enfant conscient, le resucrage ne doit pas être retardé pour contrôler la glycémie. · La dose injectable de glucagon est souvent de 0,5 mg chez un enfant de moins de 25 kg. · Il faut le placer en position latérale de sécurité et ne rien lui donner par la bouche.

Explication

Chez un enfant inconscient ou incapable d’avaler, il faut le mettre en position latérale de sécurité, ne rien administrer par la bouche, donner le glucagon prescrit et appeler le 15. Pour un enfant conscient, le contrôle glycémique éventuel ne retarde pas le resucrage, puis la glycémie est recontrôlée après 15 minutes. La dose de glucagon est souvent de 0,5 mg sous 25 kg.

5. Que désigne le schéma basal-bolus dans l’insulinothérapie d’un enfant ?

L’association d’une insuline lente couvrant les besoins de base sur 24 heures et d’insuline rapide aux repas pour couvrir les glucides.
L’alternance d’insuline lente et d’insuline rapide selon les résultats de l’HbA1c trimestrielle.
L’administration d’insuline rapide en continu par pompe, sans injection destinée à couvrir les repas.
L’injection d’insuline lente à chaque repas et d’insuline rapide pour couvrir les besoins de base nocturnes.

L’association d’une insuline lente couvrant les besoins de base sur 24 heures et d’insuline rapide aux repas pour couvrir les glucides.

Explication

Ce schéma associe une insuline lente pour les besoins de base sur 24 heures à des injections rapides adaptées aux glucides des repas. La délivrance continue d’insuline rapide par pompe correspond à un autre mode d’administration, et non à la définition du schéma basal-bolus.

6. Quel signe respiratoire accompagne typiquement la dyspnée inspiratoire provoquée par une obstruction des voies aériennes hautes ?

Une toux grasse avec expectoration
Un stridor audible à l’inspiration
Une respiration lente sans bruit associé
Des sifflements surtout à l’expiration

Un stridor audible à l’inspiration

Explication

Un obstacle des voies aériennes hautes se manifeste généralement par une dyspnée inspiratoire accompagnée d’un stridor. Les sifflements expiratoires évoquent plutôt une obstruction bronchique.

7. Quel est le rôle de la chambre d’inhalation lors de l’administration d’un aérosol-doseur à un enfant asthmatique ?

Remplacer le bronchodilatateur inhalé par une dose équivalente de corticoïde oral.
Réchauffer le médicament afin de réduire l’irritation des bronches pendant la crise.
Faciliter l’inhalation du médicament en permettant plusieurs respirations lentes après chaque bouffée.
Mesurer la quantité de mucus présente dans les bronches avant l’administration du traitement.

Faciliter l’inhalation du médicament en permettant plusieurs respirations lentes après chaque bouffée.

Explication

La chambre d’inhalation permet d’administrer le médicament une bouffée à la fois, puis de le faire inhaler par plusieurs respirations lentes. Elle ne remplace pas le médicament prescrit et ne sert ni à réchauffer l’aérosol ni à mesurer les sécrétions bronchiques.

8. Quelle différence distingue le plus souvent la cause des pneumonies chez les enfants de moins de 3 ans de celles dues à Mycoplasma pneumoniae ?

Les pneumonies des plus jeunes sont le plus souvent liées à Mycoplasma, tandis que les virus dominent après 3 à 5 ans.
Les pneumonies des plus jeunes sont le plus souvent dues au pneumocoque, tandis que Mycoplasma concerne surtout les nourrissons.
Les pneumonies des plus jeunes sont le plus souvent bactériennes, tandis que Mycoplasma concerne surtout les enfants de moins de 3 ans.
Les pneumonies des plus jeunes sont le plus souvent virales, tandis que Mycoplasma concerne surtout les enfants après 3 à 5 ans.

Les pneumonies des plus jeunes sont le plus souvent virales, tandis que Mycoplasma concerne surtout les enfants après 3 à 5 ans.

Explication

Avant 3 ans, la pneumonie est le plus souvent virale, alors que Mycoplasma pneumoniae survient surtout après 3 à 5 ans. Le pneumocoque est bien la bactérie la plus fréquente, mais il ne caractérise pas à lui seul les pneumonies des plus jeunes.

9. Pourquoi un enfant ayant présenté une anaphylaxie doit-il rester plusieurs heures sous surveillance hospitalière après amélioration ?

Une hypotension tardive est provoquée par l’élimination de l’allergène dans les urines.
Une réaction biphasique peut faire réapparaître les symptômes sans nouvelle exposition.
Une obstruction bronchique peut s’installer progressivement à cause d’une infection secondaire.
Une nouvelle sensibilisation aux IgE se développe après la disparition des premiers symptômes.

Une réaction biphasique peut faire réapparaître les symptômes sans nouvelle exposition.

Explication

Une réaction biphasique peut entraîner le retour des symptômes après une amélioration initiale, même en l’absence de nouvelle exposition à l’allergène. Une infection secondaire n’explique pas ce risque caractéristique de l’anaphylaxie.

10. Un enfant non allaité reçoit un diagnostic d’allergie aux protéines du lait de vache (APLV). Quelle mesure applique le mieux une éviction ciblée tout en maintenant une alimentation adaptée ?

Éviter les protéines de lait de vache et utiliser un hydrolysat poussé adapté ou, dans les formes sévères, une formule à base d’acides aminés.
Éviter les produits contenant du lactose et utiliser une préparation sans lactose comme substitut nutritionnel.
Remplacer le lait de vache par du lait de chèvre ou de brebis et conserver les autres aliments habituels.
Supprimer plusieurs familles alimentaires, notamment le blé et le soja, puis choisir une boisson végétale.

Éviter les protéines de lait de vache et utiliser un hydrolysat poussé adapté ou, dans les formes sévères, une formule à base d’acides aminés.

Explication

En cas d’APLV chez un enfant non allaité, l’éviction porte sur les protéines de lait de vache et s’accompagne d’un hydrolysat poussé ou, dans les formes sévères, d’une formule à base d’acides aminés. Le lait de chèvre ou de brebis n’est pas un substitut approprié, car il ne permet pas cette éviction des protéines allergisantes.

11. Quelle caractéristique définit le diabète de type 1 chez l’enfant ?

Une résistance des cellules à l’insuline entraînant une carence relative en insuline
Une diminution de la sécrétion de glucose par le foie entraînant une hypoglycémie chronique
Une destruction auto-immune des cellules bêta entraînant une carence absolue en insuline
Une destruction auto-immune des cellules alpha entraînant un excès de glucagon

Une destruction auto-immune des cellules bêta entraînant une carence absolue en insuline

Explication

Le diabète de type 1 résulte de la destruction auto-immune des cellules bêta des îlots de Langerhans, ce qui prive l’organisme d’insuline. La résistance à l’insuline correspond plutôt au mécanisme central du diabète de type 2.

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Quels critères glycémiques définissent le diabète ?

Une glycémie à jeun d’au moins 1,26 g/L à deux reprises, ou une glycémie d’au moins 2 g/L avec des symptômes.

Quelle est la cause du diabète de type 1 ?

Une destruction auto-immune des cellules bêta du pancréas entraîne une carence absolue en insuline.

À partir de quelle glycémie apparaît la glycosurie ?

Au-delà d’environ 1,80 g/L.

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