La carence en insuline empêche l’entrée du glucose dans les cellules, provoque une hyperglycémie puis, au-delà du seuil rénal d’environ 1,80 g/L, une glycosurie entraînant une polyurie, une déshydratation et une polydipsie ; le manque d’énergie entraîne la dégradation des graisses et des muscles, puis la production de corps cétoniques et l’acidocétose.
Les signes d’acidocétose comprennent douleurs abdominales, nausées, vomissements, haleine à odeur de pomme, respiration ample et rapide, déshydratation et somnolence pouvant évoluer vers le coma.
📌 Tout syndrome polyuro-polydipsique chez l’enfant impose une glycémie capillaire le jour même, car le diagnostic de diabète peut être découvert au stade d’acidocétose.
Carence en insuline → hyperglycémie → glycosurie → déshydratation et cétose
★ À maîtriser
Les causes d’hypoglycémie comprennent : une dose d’insuline trop forte ou une erreur d’injection, un repas sauté ou insuffisant en glucides, un effort physique non anticipé
Chez un enfant conscient en hypoglycémie, contrôler la glycémie si possible sans retarder le resucrage, donner du sucre rapide selon le protocole (souvent environ 0,3 g/kg), contrôler après 15 minutes, resucrer si la glycémie reste basse, puis donner des glucides lents si le repas est éloigné.
📌 Chez un enfant inconscient ou incapable d’avaler, il faut le mettre en position latérale de sécurité, ne rien donner par la bouche, administrer du glucagon selon le kit prescrit et appeler le 15.
Compléments
Les signes adrénergiques de l’hypoglycémie sont :
Les signes neuroglycopéniques comprennent :
La dose injectable de glucagon est souvent de 0,5 mg chez l’enfant de moins de 25 kg et de 1 mg au-dessus de 25 kg.
Conscient : sucre par la bouche ; inconscient : rien par la bouche
★ À maîtriser
📌 L’insuline non entamée se conserve au réfrigérateur entre 2 et 8 °C et ne doit jamais être congelée ; le stylo entamé se conserve à température ambiante, à l’abri de la chaleur et de la lumière, environ 4 semaines selon la notice.
Compléments
La pompe à insuline délivre de l’insuline rapide en continu sous forme de débit de base et en bolus ; elle peut être couplée à un capteur pour adapter automatiquement le débit dans une boucle fermée hybride.
La rotation des injections sous-cutanées entre l’abdomen, les cuisses, les fesses et les bras prévient les lipodystrophies, qui perturbent l’absorption de l’insuline.
L’autosurveillance repose sur la glycémie capillaire ou un capteur de glucose interstitiel continu, la mesure de cétonémie si la glycémie est souvent supérieure à 2,5 g/L ou en cas de maladie intercurrente, et le suivi de l’HbA1c tous les 3 mois.
📌 La dyspnée inspiratoire traduit généralement un obstacle des voies aériennes hautes et s’accompagne d’un stridor, tandis que la dyspnée expiratoire traduit une obstruction bronchique et s’accompagne de sifflements.
📌 Devant une épiglottite suspectée avec fièvre élevée, hypersalivation, difficulté à avaler et enfant assis penché en avant, il ne faut jamais allonger l’enfant ni examiner sa gorge et il faut appeler le 15.
Stridor inspiratoire : obstacle haut ; sifflements expiratoires : obstruction bronchique
★ À maîtriser
Une crise d’asthme associe typiquement dyspnée expiratoire, sifflements, toux sèche souvent nocturne, sensation d’oppression, tirage et distension thoracique.
Les signes de gravité de l’asthme comprennent difficulté à parler ou à s’alimenter, tirage intense, SpO2 inférieure à 92-94 %, cyanose, sueurs, agitation ou somnolence, épuisement, silence auscultatoire et absence d’amélioration après bronchodilatateurs.
Une crise d’asthme est traitée par bêta-2 mimétique de courte durée d’action inhalé, notamment le salbutamol avec chambre d’inhalation ; des corticoïdes oraux sont utilisés dans les crises modérées à sévères et de l’oxygène si la SpO2 est basse.
📌 En cas d’asthme persistant, les corticoïdes inhalés se prennent tous les jours même sans symptôme et la bouche doit être rincée après la prise pour prévenir la candidose.
Compléments
Les déclencheurs possibles sont : les infections virales, les allergènes (acariens, pollens, poils d’animaux, moisissures), le tabagisme passif, la pollution, l’effort, le froid, les émotions
Pour utiliser une chambre d’inhalation, agiter l’aérosol, l’adapter à la chambre, appliquer correctement le masque ou placer l’embout en bouche, puis administrer une bouffée à la fois suivie de plusieurs respirations lentes.
★ À maîtriser
La pneumonie est le plus souvent virale chez l’enfant de moins de 3 ans ; parmi les pneumonies bactériennes, le pneumocoque est la bactérie la plus fréquente et Mycoplasma pneumoniae survient surtout après 3 à 5 ans.
La pneumonie peut provoquer fièvre souvent élevée, toux, polypnée, signes de lutte, douleur thoracique, douleur abdominale et altération de l’état général ; une pneumonie de la base droite peut simuler une appendicite.
📌 L’amoxicilline est le traitement antibiotique de première intention de la pneumonie ; un macrolide est utilisé si un mycoplasme est suspecté, avec antipyrétiques, hydratation et oxygène si la SpO2 est basse.
📌 Chez un enfant dont l’état se dégrade, la diminution des signes de lutte peut traduire un épuisement plutôt qu’une amélioration.
Compléments
📌 Le diagnostic de pneumonie repose sur la clinique et la radiographie thoracique.
📌 L’hospitalisation pour pneumonie est indiquée en cas de signes de gravité, chez le nourrisson de moins de 6 mois, en cas de mauvaise tolérance ou d’échec du traitement.
★ À maîtriser
Dans l’hypersensibilité immédiate IgE-médiée, l’allergène se fixe aux IgE portées par les mastocytes et les basophiles, déclenchant leur dégranulation et la libération d’histamine et de leucotriènes, responsables de vasodilatation, d’augmentation de la perméabilité vasculaire et de bronchoconstriction.
Les principales causes d’anaphylaxie chez l’enfant sont : les aliments (arachide, fruits à coque, lait, œuf, poisson, crustacés, sésame), les venins d’hyménoptères (abeille, guêpe), les médicaments, notamment les antibiotiques, le latex
L’anaphylaxie peut associer urticaire, prurit, rougeur, angio-œdème, signes respiratoires, cardiovasculaires et digestifs ; les signes cutanés peuvent être absents sans exclure le diagnostic.
L’anaphylaxie est reconnue par une atteinte cutanéo-muqueuse associée à une atteinte respiratoire ou cardiovasculaire, par l’atteinte d’au moins deux organes après exposition à un allergène probable, ou par une chute de pression artérielle après exposition à un allergène connu.
Le traitement d’urgence est l’adrénaline intramusculaire immédiate dans la face antérolatérale de la cuisse à 0,01 mg/kg, au maximum 0,5 mg, ou par stylo au dosage prescrit selon le poids ; la dose peut être répétée après 5 à 10 minutes si les symptômes persistent.
En cas de malaise ou d’hypotension, l’enfant est allongé jambes surélevées ; en cas de gêne respiratoire, il est assis ou demi-assis ; s’il est inconscient et respire, il est placé en position latérale de sécurité, et il ne doit jamais être mis debout ni faire marcher.
Compléments
📌 Après une anaphylaxie, l’enfant est surveillé plusieurs heures à l’hôpital en raison du risque de réaction biphasique, c’est-à-dire la réapparition des symptômes sans nouvelle exposition après une amélioration initiale.
Adrénaline IM, position adaptée, appel du 15
★ À maîtriser
📌 L’allergie IgE-médiée survient dans les minutes à 2 heures après l’ingestion et peut provoquer urticaire, angio-œdème, vomissements, toux, sifflements ou anaphylaxie, tandis que l’allergie non IgE-médiée apparaît de quelques heures à quelques jours et touche surtout le système digestif.
📌 Chez un enfant non allaité atteint d’APLV, le traitement repose sur l’éviction des protéines de lait de vache et un hydrolysat poussé de protéines de lait de vache ou de riz, ou une formule à base d’acides aminés dans les formes sévères ; l’allaitement maternel est poursuivi et toute éviction chez la mère relève du médecin.
📌 Le lait de chèvre ou de brebis et les boissons végétales ne conviennent pas comme substituts en cas d’APLV ; la réintroduction du lait se fait de façon encadrée selon l’avis de l’allergologue.
📌 La prise en charge repose sur l’éviction ciblée des allergènes confirmés, la lecture des étiquettes, la prévention des contaminations croisées et un PAI en collectivité ; une éviction large non justifiée est évitée car elle expose à des carences.
Compléments
Les principales formes mixtes d’allergie alimentaire comprennent la dermatite atopique et l’œsophagite à éosinophiles.
En Europe, les étiquettes et la restauration doivent signaler 14 allergènes : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachide, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, sésame, sulfites, lupin et mollusques.
📌 La prévention de l’allergie alimentaire consiste à introduire les aliments allergènes entre 4 et 6 mois sans retarder leur introduction.
Sensibilisation sans symptômes ≠ allergie alimentaire diagnostiquée
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1. Concernant le diabète de type 1 et les mécanismes liés à la carence en insuline :
2. Un enfant présente soif intense, urines abondantes, vomissements et respiration ample et rapide. Concernant le syndrome cardinal et l’acidocétose :
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Quels critères glycémiques définissent le diabète ?
Une glycémie à jeun d’au moins 1,26 g/L à deux reprises, ou une glycémie d’au moins 2 g/L avec des symptômes.
Quelle est la cause du diabète de type 1 ?
Une destruction auto-immune des cellules bêta du pancréas entraîne une carence absolue en insuline.
À partir de quelle glycémie apparaît la glycosurie ?
Au-delà d’environ 1,80 g/L.
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