QCM : Physiologie et pharmacologie du cycle équin — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme caractérise la coordination de la reproduction par l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien ?

Une production ovarienne autonome régulée par les seules variations de la température corporelle
Une libération cyclique de FSH sans intervention de la LH ni influence des hormones ovariennes
Une sécrétion pulsatile de GnRH associée aux actions de FSH et de LH et à deux types de rétrocontrôle
Une sécrétion continue de GnRH associée à l’action isolée de la progestérone sur les ovaires

Une sécrétion pulsatile de GnRH associée aux actions de FSH et de LH et à deux types de rétrocontrôle

Explication

L’axe coordonne la reproduction grâce à la GnRH pulsatile, à la FSH et à la LH, ainsi qu’aux rétrocontrôles négatif et positif. Une régulation limitée à une seule hormone ou à un seul type de signal ne rend pas compte de ce fonctionnement intégré.

2. Comment la folliculogenèse équine s’organise-t-elle au cours d’un cycle ?

Elle se déroule en une à deux vagues folliculaires plutôt qu’en une succession de follicules isolés
Elle s’effectue par la croissance simultanée de tous les follicules jusqu’à leur ovulation
Elle repose sur une vague unique composée d’un follicule qui reste présent pendant tout le cycle
Elle progresse par l’apparition régulière de follicules indépendants sans organisation en vagues

Elle se déroule en une à deux vagues folliculaires plutôt qu’en une succession de follicules isolés

Explication

Chez la jument, les follicules se développent selon une organisation en une à deux vagues par cycle. L’idée d’une succession de follicules isolés ne correspond pas au mode de développement décrit.

3. Que se passe-t-il après le recrutement de plusieurs follicules par l’augmentation de FSH ?

Un follicule acquiert un avantage, devient dominant, puis la FSH diminue et les autres follicules régressent
Tous les follicules recrutés conservent une croissance équivalente jusqu’à une ovulation simultanée
L’augmentation de l’œstradiol stimule la FSH, permettant à plusieurs follicules de rester dominants
La FSH augmente encore, ce qui entraîne la régression du follicule dominant et la croissance des autres

Un follicule acquiert un avantage, devient dominant, puis la FSH diminue et les autres follicules régressent

Explication

L’élévation de FSH recrute plusieurs follicules, puis l’un d’eux devient dominant et contribue à la baisse de FSH. L’augmentation de l’œstradiol favorise alors la régression des follicules concurrents plutôt que leur maintien.

4. Quelle hormone domine la phase folliculaire, aussi appelée phase œstrale, chez la jument ?

La progestérone, pendant une phase qui dure généralement de 2 à 10 jours
L’œstradiol, pendant une phase qui dure généralement de 2 à 10 jours
La FSH, pendant une phase qui dure généralement de 14 à 21 jours
La LH, pendant une phase qui dure généralement de 10 à 14 jours

L’œstradiol, pendant une phase qui dure généralement de 2 à 10 jours

Explication

La phase folliculaire ou œstrale est dominée par l’œstradiol et dure généralement entre 2 et 10 jours. La progestérone caractérise plutôt la phase lutéale.

5. Quelle évolution de taille caractérise approximativement le follicule dominant chez la jument entre le début de la phase folliculaire et l’ovulation ?

Il passe d’environ 10 mm à environ 20 mm, avec une plage ovulatoire rapportée de 20 à 30 mm
Il passe d’environ 70 mm à environ 35 mm, avec une plage ovulatoire rapportée de 15 à 25 mm
Il passe d’environ 20 mm à environ 42 mm, avec une plage ovulatoire rapportée de 35 à 70 mm
Il passe d’environ 42 mm à environ 20 mm, avec une plage ovulatoire rapportée de 10 à 25 mm

Il passe d’environ 20 mm à environ 42 mm, avec une plage ovulatoire rapportée de 35 à 70 mm

Explication

Le follicule dominant mesure environ 20 mm au début de la phase folliculaire et environ 42 mm au moment de l’ovulation, avec des valeurs rapportées de 35 à 70 mm. Les autres propositions inversent ou modifient ces ordres de grandeur.

6. À quel moment l’ovulation survient-elle généralement par rapport à la fin de l’œstrus ?

Entre 24 et 48 heures après la fin de l’œstrus
Environ une semaine avant le début de l’œstrus
Entre 24 et 48 heures avant la fin de l’œstrus
Au moment précis du début de l’œstrus

Entre 24 et 48 heures avant la fin de l’œstrus

Explication

Chez la jument, l’ovulation se produit généralement dans les 24 à 48 heures qui précèdent la fin de l’œstrus. Elle ne correspond donc pas habituellement au début ni à la période suivant l’œstrus.

7. Quel ensemble d’effets décrit le mieux l’action de l’œstradiol pendant la phase œstrale ?

Il inhibe les chaleurs, réduit l’œdème utérin, ferme le col, augmente la FSH et diminue la LH
Il déclenche la lutéinisation, augmente la progestérone, ferme le col et supprime l’activité folliculaire
Il maintient un utérus tonique, homogénéise l’image échographique et bloque la croissance folliculaire
Il exprime les chaleurs, provoque l’œdème utérin, modifie le col, diminue la FSH et augmente la LH

Il exprime les chaleurs, provoque l’œdème utérin, modifie le col, diminue la FSH et augmente la LH

Explication

L’œstradiol est associé au comportement œstral, à l’œdème utérin et aux modifications cervicales, tout en diminuant la FSH et en augmentant la LH jusqu’à l’ovulation. Les effets de fermeture cervicale et d’inhibition des chaleurs relèvent plutôt de la progestérone.

8. Quelle combinaison caractérise la phase lutéale chez la jument ?

Une durée de quelques heures, une dominance de la FSH, un utérus flasque et une image irrégulière
Une durée d’environ 14 jours, une dominance de la LH, un col ouvert et une image folliculaire
Une durée d’environ 14 jours, une dominance de la progestérone, un utérus tonique et une image homogène
Une durée de 2 à 10 jours, une dominance de l’œstradiol, un utérus œdématié et une image hétérogène

Une durée d’environ 14 jours, une dominance de la progestérone, un utérus tonique et une image homogène

Explication

La phase lutéale dure environ 14 jours et se caractérise par la progestérone, un utérus tonique et une image échographique homogène. La durée courte et les signes œstrogéniques correspondent à la phase folliculaire plutôt qu’à la phase lutéale.

9. Quelle transformation hormonale suit l’ovulation pendant la lutéinisation ?

Environ cinq jours sont nécessaires à la formation d’un corps jaune primaire, avec augmentation de la progestérone
Environ quatorze jours sont nécessaires à la formation du corps jaune, avec maintien d’une progestérone basse
Environ cinq jours sont nécessaires à la disparition du corps jaune, avec augmentation de la progestérone
Environ deux jours sont nécessaires à la formation d’un corps jaune primaire, avec diminution de la progestérone

Environ cinq jours sont nécessaires à la formation d’un corps jaune primaire, avec augmentation de la progestérone

Explication

Après l’ovulation, la lutéinisation aboutit en environ cinq jours à un corps jaune primaire et s’accompagne d’une hausse de la progestérone. La disparition du corps jaune et la chute de progestérone relèvent plutôt de la lutéolyse.

10. Quel effet physiologique est principalement associé à la progestérone pendant la phase lutéale ?

Elle inhibe les chaleurs, ferme le col, réduit l’œdème utérin et exerce un rétrocontrôle sur l’axe reproducteur
Elle déclenche l’ovulation, augmente l’œdème utérin, maintient le col ouvert et renforce la sécrétion de FSH
Elle provoque la lutéolyse, augmente les signes œstraux, réduit la tonicité utérine et stimule les sécrétions de LH
Elle exprime les chaleurs, ouvre le col, augmente l’œdème utérin et stimule directement la croissance de tous les follicules

Elle inhibe les chaleurs, ferme le col, réduit l’œdème utérin et exerce un rétrocontrôle sur l’axe reproducteur

Explication

La progestérone inhibe l’expression des chaleurs, ferme le col, diminue l’œdème utérin, modifie l’environnement utérin et rétrocontrôle l’axe hypothalamo-hypophysaire. L’expression des chaleurs et l’augmentation de l’œdème utérin sont plutôt liées à l’œstradiol.

11. Quelle succession d’événements caractérise la lutéolyse ?

La progestéronémie chute en environ 14 jours, puis le cycle suivant dépend de la persistance du corps jaune
La progestéronémie chute en environ 48 heures, puis le cycle suivant dépend de la taille du follicule dominant
La progestéronémie augmente en environ 48 heures, puis le cycle suivant dépend de la fermeture cervicale
La progestéronémie reste stable en environ 48 heures, puis le cycle suivant dépend de l’œdème utérin

La progestéronémie chute en environ 48 heures, puis le cycle suivant dépend de la taille du follicule dominant

Explication

La lutéolyse entraîne une chute de la progestéronémie en environ 48 heures, après quoi la dynamique du nouveau cycle dépend notamment de la taille du follicule dominant. La lutéolyse correspond donc à une diminution rapide de la progestérone et non à son maintien ou à son augmentation.

12. Quel facteur stimule principalement l’activité reproductive saisonnière de la jument ?

La diminution de la température nocturne moyenne
L’augmentation de la durée quotidienne de lumière
La réduction progressive de l’activité locomotrice
L’augmentation de la durée quotidienne d’obscurité

L’augmentation de la durée quotidienne de lumière

Explication

La jument est une espèce à reproduction saisonnière de jours longs : son activité reproductive augmente lorsque la durée du jour s’allonge. La diminution de la lumière, au contraire, favorise le freinage saisonnier de l’axe reproducteur.

13. À partir de quelle durée quotidienne de lumière le blocage saisonnier commence-t-il à disparaître chez la jument ?

À partir de 10 heures de lumière
À partir de 16 heures de lumière
À partir de 8 heures de lumière
À partir de 12 heures de lumière

À partir de 12 heures de lumière

Explication

Le blocage saisonnier commence à disparaître à partir de 12 heures de lumière, puis il a disparu à partir de 16 heures avec la reprise de la cyclicité. Le seuil de 16 heures correspond donc à la disparition du blocage, et non à son début.

14. Quel mécanisme explique principalement l’anœstrus hivernal profond chez la jument ?

Une sécrétion accrue de GnRH qui empêche l’ovulation régulière
Une mélatonine nocturne prolongée qui réduit la stimulation de l’axe reproducteur
Une exposition lumineuse prolongée qui augmente directement la sécrétion de LH
Une activité ovarienne excessive qui bloque la croissance des follicules dominants

Une mélatonine nocturne prolongée qui réduit la stimulation de l’axe reproducteur

Explication

En hiver, la mélatonine nocturne prolongée inhibe l’axe reproducteur, diminue la GnRH et rend les sécrétions de LH et de FSH insuffisantes. Une exposition lumineuse prolongée produit plutôt le signal saisonnier favorable à la reprise reproductive.

15. Quelle situation caractérise la transition printanière plutôt que l’anœstrus profond ?

Une ovulation régulière accompagnée d’un corps jaune fonctionnel
Une activité ovarienne minimale avec de petits follicules
Une croissance folliculaire avec des vagues parfois volumineuses
Une absence durable de toute croissance folliculaire

Une croissance folliculaire avec des vagues parfois volumineuses

Explication

La transition printanière se manifeste par une croissance folliculaire et des vagues parfois volumineuses, sans ovulation nécessairement présente. L’anœstrus profond correspond plutôt à une activité ovarienne minimale et à de petits follicules.

16. Dans quelle situation l’induction pharmacologique de l’ovulation est-elle correctement envisagée chez la jument ?

Corps jaune fonctionnel présent, même en dehors de l’œstrus et sans œdème utérin
Œstrus récent avec plusieurs petits follicules et une activité ovarienne non préovulatoire
Œstrus depuis plus de 24 heures, follicule préovulatoire de plus de 35 mm et absence de corps jaune fonctionnel
Follicule de plus de 35 mm observé chez une jument dont le cycle et l’utérus ne sont pas évalués

Œstrus depuis plus de 24 heures, follicule préovulatoire de plus de 35 mm et absence de corps jaune fonctionnel

Explication

L’induction repose sur l’association de plusieurs critères : œstrus depuis plus de 24 heures, follicule dominant préovulatoire de plus de 35 mm, caractéristiques compatibles, œdème utérin œstral et absence de corps jaune fonctionnel. La taille folliculaire seule ne suffit donc pas à justifier le traitement.

17. Quelle différence pharmacologique oppose l’hCG à un analogue de la GnRH pour induire l’ovulation ?

L’hCG inhibe la LH endogène, tandis que l’analogue de la GnRH apporte directement une activité lutéale
L’hCG agit comme la LH sur son récepteur, tandis que l’analogue de la GnRH libère la LH hypophysaire
L’hCG libère la GnRH ovarienne, tandis que l’analogue de la GnRH agit directement sur le follicule
L’hCG stimule la FSH hypophysaire, tandis que l’analogue de la GnRH bloque les récepteurs de la LH

L’hCG agit comme la LH sur son récepteur, tandis que l’analogue de la GnRH libère la LH hypophysaire

Explication

L’hCG fournit une activité de type LH et agit directement sur le récepteur de la LH. Un analogue de la GnRH stimule plutôt l’hypophyse afin qu’elle libère la LH endogène de la jument.

18. Quel délai d’ovulation est généralement attendu après l’administration intraveineuse de 1500 UI d’hCG ?

Environ 24 heures, dans une fenêtre de 18 à 30 heures
Environ 42 heures, dans une fenêtre de 36 à 48 heures
Environ 60 heures, dans une fenêtre de 48 à 72 heures
Environ 36 heures, dans une fenêtre de 30 à 42 heures

Environ 36 heures, dans une fenêtre de 30 à 42 heures

Explication

L’hCG administrée à 1500 UI par voie intraveineuse provoque généralement l’ovulation en 36 heures, avec une fenêtre de 30 à 42 heures. La fenêtre de 36 à 48 heures correspond plutôt aux analogues de la GnRH indiqués dans les mêmes conditions.

19. Quel protocole et quel délai correspondent aux analogues de la GnRH utilisés pour induire l’ovulation chez la jument ?

Triptoréline 1500 UI ou buséréline 1500 UI par voie intramusculaire, avec ovulation vers 36 heures
Triptoréline 0,1 mg ou buséréline 1 mg par voie orale, avec ovulation vers 60 heures
Triptoréline 1 mg ou buséréline 0,1 mg par voie intraveineuse, avec ovulation vers 24 heures
Triptoréline 0,1 mg ou buséréline 1 mg par voie sous-cutanée, avec ovulation vers 42 heures

Triptoréline 0,1 mg ou buséréline 1 mg par voie sous-cutanée, avec ovulation vers 42 heures

Explication

La triptoréline à 0,1 mg et la buséréline à 1 mg sont administrées par voie sous-cutanée et entraînent généralement l’ovulation en 42 heures, dans une fenêtre de 36 à 48 heures. Les autres propositions modifient la dose, la voie ou le délai associés à ces traitements.

20. Que provoque la lutéolyse pharmacologiquement induite chez la jument ?

La régression du corps jaune, une diminution de la progestérone et un raccourcissement de la phase lutéale
La maturation du corps jaune, une augmentation de la progestérone et une prolongation de la phase lutéale
La croissance immédiate de plusieurs follicules, sans modification de la progestérone circulante
La stimulation de la gestation, avec maintien du corps jaune et allongement du cycle ovarien

La régression du corps jaune, une diminution de la progestérone et un raccourcissement de la phase lutéale

Explication

La lutéolyse correspond à la régression induite du corps jaune ; elle diminue la progestérone et raccourcit la phase lutéale. Elle ne renforce donc pas la fonction lutéale et ne prolonge pas cette phase.

21. Avant d’administrer de la PGF₂α, quelle vérification est indispensable ?

Vérifier qu’elle est en anœstrus profond, qu’aucun corps jaune n’est visible et qu’une gestation est possible
Vérifier qu’elle reçoit un AINS, qu’un follicule est absent et que le cycle est interrompu
Vérifier qu’elle présente un follicule de plus de 35 mm, un œdème utérin et une ovulation imminente
Vérifier que la jument est cyclée, qu’un corps jaune fonctionnel est présent depuis plus de 5 jours et qu’elle n’est pas gestante

Vérifier que la jument est cyclée, qu’un corps jaune fonctionnel est présent depuis plus de 5 jours et qu’elle n’est pas gestante

Explication

La PGF₂α doit être administrée chez une jument cyclée possédant un corps jaune fonctionnel depuis plus de 5 jours, après exclusion d’une gestation. L’anœstrus profond ne fournit pas de cible lutéale, et la taille folliculaire n’est pas le critère central de cette vérification.

22. Dans quelle situation la PGF₂α est-elle contre-indiquée pour induire une lutéolyse ?

Lorsque la jument est suivie pour programmer le retour des chaleurs
Après exclusion d’une gestation chez une jument présentant une phase lutéale
En l’absence de corps jaune fonctionnel, notamment pendant un anœstrus profond
Lorsqu’un corps jaune fonctionnel est présent depuis plus de 5 jours chez une jument cyclée

En l’absence de corps jaune fonctionnel, notamment pendant un anœstrus profond

Explication

La PGF₂α nécessite une cible lutéale fonctionnelle et ne doit pas être utilisée en l’absence de corps jaune, en gestation, en anœstrus profond ou avec certains AINS. La présence d’un corps jaune fonctionnel chez une jument non gestante constitue au contraire la condition attendue pour son emploi.

23. Quel est un objectif possible de l’utilisation d’un progestatif chez la jument ?

Déclencher directement une ovulation chez toute jument
Synchroniser les chaleurs ou soutenir une gestation à risque
Remplacer une antibiothérapie lors d’une infection utérine
Augmenter la durée de la photopériode chez la jument

Synchroniser les chaleurs ou soutenir une gestation à risque

Explication

Un progestatif peut synchroniser ou programmer les chaleurs, moduler l’expression de l’œstrus et soutenir certaines gestations à risque. Il ne remplace pas un antibiotique et ne déclenche pas directement une ovulation chez toutes les juments.

24. Quelle condition folliculaire est recherchée avant de commencer un traitement progestatif destiné à synchroniser les chaleurs ?

Des follicules d’au moins 20 à 25 mm avec une activité ovarienne suffisante
Une ovulation récente sans activité folliculaire observable
Des ovaires inactifs avec des follicules inférieurs à 10 mm
Un corps jaune persistant associé à une absence complète de follicules

Des follicules d’au moins 20 à 25 mm avec une activité ovarienne suffisante

Explication

La synchronisation par progestatif nécessite une activité folliculaire suffisante, avec des follicules mesurant environ 20 à 25 mm au début du traitement. Un anœstrus profond ne fournit pas l’activité ovarienne requise pour cette stratégie.

25. Dans quelle situation un soutien progestatif de la gestation peut-il être envisagé ?

En présence d’une insuffisance lutéale suspectée ou d’un risque identifié de perte embryonnaire
Chez toute jument gestante dès la confirmation de la gestation
Pour remplacer la photostimulation chez une jument en anœstrus profond
Pour traiter une infection utérine sans rechercher son agent causal

En présence d’une insuffisance lutéale suspectée ou d’un risque identifié de perte embryonnaire

Explication

Le soutien progestatif peut être envisagé en cas d’insuffisance lutéale ou de risque particulier, notamment lié à une placentite, une maladie systémique ou une inflammation. La gestation seule ne suffit pas à justifier ce traitement, ce qui distingue cette situation de la confusion proposée.

26. Quel est l’objectif principal de la photostimulation chez la jument ?

Déclencher instantanément une saison ovarienne complète
Organiser un cycle désynchronisé avec un progestatif
Avancer progressivement la première ovulation de l’année
Supprimer l’activité folliculaire pendant la période hivernale

Avancer progressivement la première ovulation de l’année

Explication

La photostimulation agit progressivement sur l’état physiologique afin d’avancer la première ovulation de l’année. Elle ne déclenche pas instantanément une saison complète, et l’organisation d’un cycle désordonné relève plutôt d’un progestatif.

27. Quel protocole correspond au programme classique de photostimulation chez la jument ?

16 heures de lumière et 8 heures d’obscurité, commencées 8 à 10 semaines avant la date visée
20 heures de lumière et 4 heures d’obscurité, commencées après la première ovulation
12 heures de lumière et 12 heures d’obscurité, commencées quelques jours avant la date visée
8 heures de lumière et 16 heures d’obscurité, commencées au début de la saison naturelle

16 heures de lumière et 8 heures d’obscurité, commencées 8 à 10 semaines avant la date visée

Explication

Le protocole classique prévoit 16 heures de lumière et 8 heures d’obscurité, débuté environ 8 à 10 semaines avant la date souhaitée et poursuivi au moins 35 jours. Une exposition commencée seulement quelques jours auparavant ne respecte pas le délai nécessaire à l’effet progressif de la photostimulation.

28. Quel mécanisme explique l’effet du sulpiride et de la dompéridone sur la reprise de l’activité ovarienne ?

La stimulation des récepteurs dopaminergiques D2, avec diminution de la prolactine
La contraction du myomètre, avec élimination des débris inflammatoires
La supplémentation directe en progestérone, avec maintien d’un corps jaune
Le blocage des récepteurs dopaminergiques D2, avec augmentation de la prolactine

Le blocage des récepteurs dopaminergiques D2, avec augmentation de la prolactine

Explication

Le sulpiride et la dompéridone antagonisent les récepteurs dopaminergiques D2, ce qui augmente la prolactine et peut stimuler la reprise folliculaire. La contraction du myomètre et l’évacuation des débris correspondent à l’action de l’ocytocine, pas à celle de ces antagonistes dopaminergiques.

29. Quelle stratégie est la plus adaptée à une jument en anœstrus profond ?

Associer systématiquement un antagoniste dopaminergique à un cycle désorganisé
Employer une antibiothérapie pour relancer directement la fonction folliculaire
Commencer par un progestatif afin d’organiser une activité ovarienne déjà présente
Utiliser d’abord la photostimulation pour agir progressivement sur l’état physiologique

Utiliser d’abord la photostimulation pour agir progressivement sur l’état physiologique

Explication

Chez une jument en anœstrus profond, la photostimulation constitue le premier levier pour favoriser la transition physiologique. Le progestatif vise plutôt une activité ovarienne déjà présente ou un cycle désorganisé, et l’antibiothérapie n’a pas cet objectif.

30. Quelle est l’action principale de l’ocytocine utilisée pour favoriser la vidange utérine ?

Elle augmente la prolactine afin de stimuler la reprise folliculaire
Elle provoque des contractions myométriales qui facilitent l’évacuation du contenu utérin
Elle détruit directement les bactéries présentes dans la lumière utérine
Elle supprime temporairement la cyclicité ovarienne et le comportement sexuel

Elle provoque des contractions myométriales qui facilitent l’évacuation du contenu utérin

Explication

L’ocytocine provoque des contractions du myomètre, favorisant l’évacuation du liquide, des débris inflammatoires et des bactéries. Elle n’est pas un antibiotique, tandis que l’augmentation de la prolactine relève des antagonistes dopaminergiques.

31. Dans quelle condition une antibiothérapie utérine doit-elle être instaurée ?

Après la mise en évidence d’une infection par l’examen clinique et les examens complémentaires appropriés
Avant tout examen afin de prévenir une infection potentielle
Dès qu’une jument présente une baisse de fertilité sans autre élément diagnostique
Après une simple suspicion comportementale sans confirmation utérine

Après la mise en évidence d’une infection par l’examen clinique et les examens complémentaires appropriés

Explication

Une antibiothérapie utérine doit être fondée sur la mise en évidence d’une infection par l’examen clinique, l’échographie, la cytologie et éventuellement la culture. Une baisse de fertilité ou une suspicion isolée ne suffit pas à choisir rationnellement un traitement antimicrobien.

32. Dans quel ordre le raisonnement clinique organise-t-il la prise en charge reproductive ?

Échographie et examen clinique, identification de la phase, définition de l’objectif, choix du traitement, puis suivi
Examen clinique, prescription empirique, identification de la phase, échographie, puis modification du traitement
Choix du traitement, échographie, définition de l’objectif, examen clinique, puis diagnostic de la phase
Définition de l’objectif, choix du médicament, échographie de contrôle, identification de la phase, puis suivi

Échographie et examen clinique, identification de la phase, définition de l’objectif, choix du traitement, puis suivi

Explication

La démarche commence par l’échographie et l’examen clinique, puis précise la phase physiologique avant de fixer l’objectif, le traitement et le suivi. Une prescription fondée sur l’objectif apparent avant le diagnostic physiologique inverse cet enchaînement.

33. Une jument présente un corps jaune fonctionnel et l’objectif est de le faire régresser ; quelle orientation thérapeutique correspond au raisonnement clinique ?

Utiliser la PGF₂α pour provoquer la régression du corps jaune
Rechercher un problème utérin avant d’envisager une clairance ciblée
Utiliser l’hCG ou la GnRH pour déclencher une ovulation
Privilégier la dopamine ou un progestatif pour organiser la transition

Utiliser la PGF₂α pour provoquer la régression du corps jaune

Explication

La présence d’un corps jaune fonctionnel oriente vers la PGF₂α, adaptée à sa régression. L’hCG ou la GnRH concerne plutôt un follicule préovulatoire, tandis que les autres orientations répondent à des situations différentes.

34. Lequel de ces objectifs cliniques correspond à une intervention sur l’utérus plutôt qu’à une modification directe de la cyclicité ovarienne ?

Déclencher une ovulation à partir d’un follicule préovulatoire
Faire régresser un corps jaune fonctionnel par une intervention lutéolytique
Avancer la saison en agissant sur la reprise de l’activité ovarienne
Évacuer du liquide utérin ou traiter une infection utérine documentée

Évacuer du liquide utérin ou traiter une infection utérine documentée

Explication

L’évacuation du liquide utérin et le traitement d’une infection documentée sont des objectifs directement utérins. Les autres propositions concernent la saison reproductive, l’ovulation ou la régression du corps jaune.

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Qu'impose l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien pour coordonner la reproduction ?

La sécrétion pulsatile de GnRH, l'action de FSH et LH, et des rétrocontrôles négatifs et positifs.

Comment se déroule la folliculogenèse équine ?

En vagues folliculaires avec une à deux vagues par cycle.

Que provoque l'augmentation de FSH dans la folliculogenèse ?

Elle recrute plusieurs follicules.

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