QCM : Physiopathologie de la neurologie (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle organisation anatomique décrit correctement le télencéphale et le contrôle des deux côtés du corps ?

Il comprend deux hémisphères, chacun contrôlant le côté opposé du corps
Il comprend le thalamus et l’hypothalamus, qui contrôlent le même côté du corps
Il appartient au cervelet, qui commande les mouvements du côté opposé du corps
Il forme une structure unique, contrôlant les deux côtés de manière identique

Il comprend deux hémisphères, chacun contrôlant le côté opposé du corps

Explication

Le télencéphale est symétrique et constitué de deux hémisphères cérébraux, chacun exerçant principalement son contrôle sur le côté opposé du corps. La confusion vient de l’association du thalamus et de l’hypothalamus avec le diencéphale, et non avec le télencéphale.

2. Quelle distinction décrit correctement la répartition de la substance grise et de la substance blanche dans chaque hémisphère cérébral ?

La substance grise centrale forme les gaines de myéline, tandis que la substance blanche périphérique contient les corps cellulaires
La substance grise périphérique contient les corps cellulaires, tandis que la substance blanche centrale contient surtout des prolongements myélinisés
Les deux substances sont réparties uniformément et contiennent des proportions comparables de corps cellulaires
La substance blanche périphérique contient les corps cellulaires, tandis que la substance grise centrale contient surtout des prolongements myélinisés

La substance grise périphérique contient les corps cellulaires, tandis que la substance blanche centrale contient surtout des prolongements myélinisés

Explication

Le cortex périphérique est constitué de substance grise contenant les corps cellulaires neuronaux, alors que la région centrale de substance blanche contient principalement des prolongements et leurs gaines de myéline. Inverser ces localisations conduit à attribuer aux deux substances des constituants qui ne leur correspondent pas.

3. Quel rôle caractérise principalement le thalamus dans le diencéphale ?

Il relaie les informations sensorielles vers le cortex et participe à la motricité et aux émotions
Il coordonne la vision consciente et l’interprétation des images corticales
Il produit les mouvements volontaires et assure la coordination musculaire
Il commande les sécrétions hypophysaires et règle la température corporelle

Il relaie les informations sensorielles vers le cortex et participe à la motricité et aux émotions

Explication

Le thalamus constitue un relais sensoriel vers le cortex cérébral et intervient aussi dans la motricité et les émotions. La régulation endocrine et homéostatique relève principalement de l’hypothalamus, ce qui rend cette attribution moins pertinente pour le thalamus.

4. Chez une personne dont la régulation de l’appétit, de la température et du système nerveux autonome est perturbée, quelle structure est principalement impliquée ?

Le lobe occipital, situé à l’arrière des hémisphères cérébraux
Le thalamus, situé sous et en avant de l’hypothalamus
L’hypothalamus, situé sous et en avant du thalamus
Le cervelet, situé derrière le tronc cérébral

L’hypothalamus, situé sous et en avant du thalamus

Explication

L’hypothalamus régule notamment l’appétit, la thermorégulation et la modulation du système nerveux autonome, en plus de ses fonctions endocrines et de son rôle dans le sommeil et les émotions. Le thalamus est plutôt décrit comme un relais sensoriel vers le cortex.

5. Quel lobe cérébral intervient principalement dans la motricité volontaire et la coordination musculaire, notamment celles de la tête et du cou ?

Le lobe pariétal
Le lobe occipital
Le lobe frontal
Le lobe temporal

Le lobe frontal

Explication

Le lobe frontal contrôle la motricité volontaire et la coordination musculaire, y compris les mouvements rythmiques de la tête et du cou. Le lobe occipital est principalement associé au traitement visuel, tandis que les lobes pariétal et temporal remplissent d’autres fonctions sensorielles.

6. Quelle fonction est principalement associée au lobe occipital ?

La régulation des sécrétions hypophysaires
Le traitement des informations visuelles
Le traitement des sensations de température et de texture
Le contrôle de la motricité volontaire

Le traitement des informations visuelles

Explication

Le lobe occipital constitue le centre cérébral responsable de la vision. Le contrôle moteur relève surtout du lobe frontal, les sensations cutanées du lobe pariétal et la régulation hypophysaire de l’hypothalamus.

7. Une personne éprouve des difficultés à identifier la texture, la taille et le poids d’un objet tenu dans sa main : quel lobe est principalement concerné ?

Le lobe pariétal
Le lobe temporal
Le lobe frontal
Le lobe occipital

Le lobe pariétal

Explication

Le lobe pariétal traite les informations liées au toucher, notamment la température, la texture, la taille, la forme et le poids. Le lobe occipital traite principalement la vision, tandis que le lobe frontal est surtout moteur.

8. Quelle description correspond le mieux aux fonctions du tronc cérébral ?

Il traite principalement la vision et analyse les formes perçues par les yeux
Il contient le cortex périphérique et coordonne les mouvements volontaires fins
Il relie le cerveau, la moelle cervicale et le cervelet, tout en participant à la respiration et au rythme cardiaque
Il sépare les lobes frontal et temporal et permet le passage de l’artère sylvienne

Il relie le cerveau, la moelle cervicale et le cervelet, tout en participant à la respiration et au rythme cardiaque

Explication

Le tronc cérébral assure une jonction entre le cerveau, la moelle cervicale et le cervelet et participe notamment à la conscience, à la respiration, au rythme cardiaque et au passage des voies sensitives et motrices. La séparation des lobes frontal et temporal par le sillon latéral correspond à une autre structure anatomique.

9. Quel est l’ordre des méninges, de la surface vers le tissu nerveux ?

Dure-mère, pie-mère, arachnoïde
Pie-mère, arachnoïde, dure-mère
Dure-mère, arachnoïde, pie-mère
Arachnoïde, dure-mère, pie-mère

Dure-mère, arachnoïde, pie-mère

Explication

La dure-mère est la couche externe résistante, suivie de l’arachnoïde puis de la pie-mère appliquée au tissu nerveux. Inverser la dure-mère et la pie-mère confond leurs positions anatomiques respectives.

10. Quelle fraction représente la plus grande partie du volume contenu dans la boîte crânienne ?

Le parenchyme cérébral, avec environ 70 à 80 %
Le liquide céphalo-rachidien, avec environ 70 à 80 %
Le volume sanguin cérébral, avec environ 70 à 80 %
Le liquide céphalo-rachidien, avec environ 20 à 30 %

Le parenchyme cérébral, avec environ 70 à 80 %

Explication

Le parenchyme cérébral constitue environ 70 à 80 % du volume intracrânien, ce qui en fait la fraction majoritaire. Le LCR et le volume sanguin cérébral ne représentent que des fractions minoritaires.

11. Quelle caractéristique décrit le mieux le liquide céphalo-rachidien ?

Un liquide riche en cellules qui remplit les espaces entre les muscles
Un tissu vascularisé qui recouvre la surface du cerveau et de la moelle
Un liquide clair, acellulaire et stérile qui circule autour du système nerveux
Un liquide opaque, cellulaire et contaminé qui reste dans les vaisseaux

Un liquide clair, acellulaire et stérile qui circule autour du système nerveux

Explication

Le LCR est clair, acellulaire et stérile ; il entoure le cerveau et la moelle, circule dans les ventricules et contribue à la protection ainsi qu’au transport. Le décrire comme un tissu ou comme un liquide cellulaire ne correspond pas à sa définition.

12. Quelles structures sont à l’origine des parties antérieure et postérieure du polygone de Willis ?

Les carotides externes en avant et les artères pulmonaires en arrière
Les artères vertébrales en avant et les carotides externes en arrière
Les carotides internes en avant et le tronc basilaire en arrière
Le tronc basilaire en avant et les carotides internes en arrière

Les carotides internes en avant et le tronc basilaire en arrière

Explication

La partie antérieure du polygone de Willis provient des carotides internes, tandis que sa partie postérieure provient du tronc basilaire. La confusion la plus fréquente consiste à inverser ces deux territoires artériels.

13. Chez un patient présentant une pression artérielle moyenne de 90 mmHg90\ \mathrm{mmHg} et une pression intracrânienne de 15 mmHg15\ \mathrm{mmHg}, quelle est la pression de perfusion cérébrale ?

90 mmHg90\ \mathrm{mmHg}
6 mmHg6\ \mathrm{mmHg}
75 mmHg75\ \mathrm{mmHg}
105 mmHg105\ \mathrm{mmHg}

$$75\ \mathrm{mmHg}$$

Explication

La pression de perfusion cérébrale se calcule par PPC=PAM−PICPPC = PAM - PIC, donc 90−15=75 mmHg90 - 15 = 75\ \mathrm{mmHg}. Additionner la pression intracrânienne à la pression artérielle moyenne ne correspond pas à cette relation.

14. Une pression intracrânienne de 22 mmHg22\ \mathrm{mmHg} correspond à quel degré d’élévation ?

Une élévation modérée
Une élévation sévère
Une pression considérée comme normale
Une élévation légère

Une élévation modérée

Explication

Une pression intracrânienne comprise entre 20 et 25 mmHg est classée comme modérée. Le niveau léger correspond à 15–20 mmHg, tandis que le niveau sévère commence au-delà de 25 mmHg.

15. Quelle combinaison décrit correctement la consommation et la perfusion du cerveau ?

Il consomme 20 % de l’oxygène, 25 % du glucose et reçoit environ 750 ml/min
Il consomme 15 % de l’oxygène, 20 % du glucose et reçoit environ 1 000 ml/min
Il consomme 25 % de l’oxygène, 20 % du glucose et reçoit environ 500 ml/min
Il consomme 10 % de l’oxygène, 25 % du glucose et reçoit environ 250 ml/min

Il consomme 20 % de l’oxygène, 25 % du glucose et reçoit environ 750 ml/min

Explication

Le cerveau consomme environ 20 % de l’oxygène et 25 % du glucose sanguins, tout en recevant environ 750 ml/min de débit sanguin. Les autres combinaisons modifient les proportions métaboliques ou le débit cérébral indiqués.

16. Comment l’autorégulation cérébrale stabilise-t-elle le débit sanguin cérébral ?

En modulant le calibre vasculaire par vasodilatation ou vasoconstriction
En réduisant l’apport sanguin lors de chaque augmentation de la demande métabolique
En augmentant le volume sanguin par une dilatation veineuse permanente
En bloquant les variations de la pression artérielle dans les artères cérébrales

En modulant le calibre vasculaire par vasodilatation ou vasoconstriction

Explication

L’autorégulation ajuste le volume sanguin cérébral grâce à la vasodilatation et à la vasoconstriction, ce qui contribue à maintenir un débit stable. La vasodilatation augmente le débit, tandis que la vasoconstriction le diminue ; elles ne constituent donc pas un blocage permanent des variations.

17. Que peut provoquer une forte diminution du débit sanguin cérébral en quelques minutes ?

Une augmentation progressive de l’oxygénation et du métabolisme neuronal
Des troubles de la conscience, suivis d’un coma et d’une ischémie
Une amélioration de la vigilance, suivie d’une récupération métabolique
Une hypertension cérébrale isolée, sans conséquence sur la conscience

Des troubles de la conscience, suivis d’un coma et d’une ischémie

Explication

Une diminution importante du débit sanguin cérébral entraîne rapidement des troubles de la conscience, puis peut évoluer vers le coma et l’ischémie. Une amélioration de la vigilance serait incompatible avec la réduction de l’apport sanguin cérébral.

18. Quel critère permet de définir une hypertension intracrânienne chez un patient au repos, sans stimulation ?

Une pression intracrânienne variable sans dépassement durable de 15 mmHg
Une pression intracrânienne supérieure à 15 mmHg maintenue pendant plus de 15 minutes
Une pression intracrânienne supérieure à 15 mmHg observée pendant quelques secondes
Une pression intracrânienne inférieure à 15 mmHg maintenue pendant plus de 15 minutes

Une pression intracrânienne supérieure à 15 mmHg maintenue pendant plus de 15 minutes

Explication

L’hypertension intracrânienne est définie par une pression intracrânienne dépassant 15 mmHg pendant plus de 15 minutes sans stimulation. Une élévation brève ou transitoire de la pression ne suffit donc pas à établir ce diagnostic.

19. Laquelle de ces situations peut contribuer à une hypertension intracrânienne en augmentant le volume contenu dans la boîte crânienne ?

Une baisse du volume sanguin cérébral après une hémorragie
Une déshydratation réduisant le volume du liquide cérébrospinal
Une diminution du tissu cérébral liée à une atrophie progressive
Une hydrocéphalie augmentant le volume du liquide cérébrospinal

Une hydrocéphalie augmentant le volume du liquide cérébrospinal

Explication

L’augmentation du volume du liquide cérébrospinal, comme dans l’hydrocéphalie, peut élever la pression intracrânienne. Les autres situations décrivent une diminution de volume intracrânien plutôt qu’un mécanisme favorisant directement l’HTIC.

20. Quel mécanisme décrit le mieux l’hydrocéphalie ?

Une accumulation de sang dans les ventricules après une rupture vasculaire intracrânienne
Une augmentation du tissu cérébral provoquée par une prolifération tumorale ventriculaire
Une diminution du liquide cérébrospinal dans les ventricules par fuite vers les espaces méningés
Une accumulation de liquide cérébrospinal dans les ventricules par obstacle à son écoulement ou trouble de sa résorption

Une accumulation de liquide cérébrospinal dans les ventricules par obstacle à son écoulement ou trouble de sa résorption

Explication

L’hydrocéphalie correspond à une accumulation de liquide cérébrospinal dans les ventricules, causée par un obstacle à son écoulement ou par un défaut de résorption. Ces deux mécanismes sont distincts, même s’ils aboutissent au même excès de liquide.

21. Quel tableau clinique évoque le plus directement une hydrocéphalie aiguë ?

Une faiblesse musculaire isolée évoluant lentement sans céphalée ni vomissement
Des troubles cognitifs progressifs, une marche difficile et des troubles sphinctériens
Une douleur cervicale chronique associée à une sensibilité accrue des extrémités
Des céphalées, des vomissements, des troubles de la conscience et des troubles visuels

Des céphalées, des vomissements, des troubles de la conscience et des troubles visuels

Explication

L’hydrocéphalie aiguë peut provoquer rapidement des céphalées, des nausées ou vomissements, des troubles de la conscience ainsi que des troubles végétatifs ou visuels. Les troubles cognitifs, de la marche et des sphincters caractérisent davantage la forme chronique.

22. Quelle différence distingue correctement une DVE d’une DVP ?

La DVE traite un hématome extradural, tandis que la DVP traite une fracture de la voûte crânienne
La DVE évacue temporairement le liquide vers l’extérieur, tandis que la DVP le dérive vers le péritoine
La DVE mesure la pression artérielle, tandis que la DVP mesure la pression intracrânienne
La DVE relie les ventricules au péritoine, tandis que la DVP évacue le liquide vers l’extérieur

La DVE évacue temporairement le liquide vers l’extérieur, tandis que la DVP le dérive vers le péritoine

Explication

La dérivation ventriculaire externe évacue temporairement le liquide cérébrospinal hors du corps, alors que la dérivation ventriculo-péritonéale l’achemine vers le péritoine. Les deux dispositifs concernent donc le drainage du liquide, mais selon des voies et des usages différents.

23. Où se situe un hématome sous-dural ?

Entre l’arachnoïde et le cerveau, après une rupture du tissu cérébral
Dans les ventricules cérébraux, à la suite d’un trouble de résorption du liquide
Entre l’os et la dure-mère, le plus souvent après une lésion artérielle
Entre l’arachnoïde et la dure-mère, le plus souvent après une lésion veineuse

Entre l’arachnoïde et la dure-mère, le plus souvent après une lésion veineuse

Explication

L’hématome sous-dural est une collection sanguine située entre l’arachnoïde et la dure-mère, généralement liée à une lésion veineuse. La localisation entre l’os et la dure-mère correspond à l’hématome extradural.

24. Quelle caractéristique est typique d’un hématome extradural ?

Une accumulation de liquide cérébrospinal dans les ventricules par défaut de résorption
Une collection de sang entre l’os et la dure-mère après un traumatisme, avec un intervalle libre possible
Une accumulation d’eau dans le tissu cérébral provoquant un gonflement diffus
Une collection de sang entre l’arachnoïde et la dure-mère liée principalement à une lésion veineuse

Une collection de sang entre l’os et la dure-mère après un traumatisme, avec un intervalle libre possible

Explication

L’hématome extradural se forme entre l’os et la dure-mère après un traumatisme crânien et constitue une urgence neurochirurgicale, souvent avec un intervalle libre. La collection située entre la dure-mère et l’arachnoïde correspond plutôt à un hématome sous-dural.

25. Que désigne l’œdème cérébral ?

Une collection veineuse située entre l’arachnoïde et la dure-mère
Une collection de sang entre l’os et la dure-mère après un traumatisme
Une accumulation excessive d’eau dans les tissus cérébraux intra- ou extracellulaires
Une accumulation de liquide cérébrospinal limitée aux ventricules cérébraux

Une accumulation excessive d’eau dans les tissus cérébraux intra- ou extracellulaires

Explication

L’œdème cérébral correspond à un excès d’eau dans les tissus cérébraux, qu’elle soit située dans les cellules ou dans l’espace extracellulaire. Les collections de sang décrivent des hématomes, tandis que l’accumulation ventriculaire de liquide cérébrospinal définit l’hydrocéphalie.

26. Quelle situation correspond à un état de mal épileptique ?

Une crise brève suivie d’un retour spontané à une conscience normale
Une absence isolée avec maintien de la réponse aux stimulations verbales
Une crise motrice interrompue rapidement par une récupération neurologique complète
Des crises qui se prolongent ou se répètent sans récupération de la conscience

Des crises qui se prolongent ou se répètent sans récupération de la conscience

Explication

L’état de mal épileptique se caractérise par une crise dépassant cinq minutes ou par des crises répétées sans amélioration de la conscience. Une crise isolée et brève s’interrompant spontanément ne correspond pas à cette définition.

27. Quelle définition décrit le mieux la mort encéphalique ?

Une défaillance cérébrale réversible accompagnée d’une absence de respiration spontanée
Une perte temporaire de conscience liée à une diminution de la perfusion cérébrale
Un arrêt simultané et définitif des fonctions cérébrales et cardiaques
Une destruction irréversible du cerveau malgré une activité cardiaque persistante

Une destruction irréversible du cerveau malgré une activité cardiaque persistante

Explication

La mort encéphalique résulte d’une destruction irréversible du cerveau par arrêt de la circulation cérébrale, alors que le cœur peut continuer à battre. Elle ne se confond donc pas avec un arrêt cardiaque simultané ni avec une altération réversible de la conscience.

28. Quelle condition fait partie des éléments requis pour confirmer une mort encéphalique ?

L’absence de réponse motrice périphérique malgré une respiration spontanée conservée
La présence de réflexes du tronc cérébral avec une ventilation spontanée diminuée
L’absence de réflexes du tronc cérébral et de ventilation spontanée hors causes confondantes
La persistance d’une ventilation spontanée après correction d’une hypotension profonde

L’absence de réflexes du tronc cérébral et de ventilation spontanée hors causes confondantes

Explication

Le diagnostic exige l’absence des réflexes du tronc cérébral et de la ventilation spontanée, après exclusion de la sédation, de l’hypothermie, de l’hypotension profonde et des troubles métaboliques majeurs. Une respiration spontanée ou des réflexes conservés s’opposent à ce critère.

29. Dans quel espace anatomique survient une hémorragie méningée ?

Dans les ventricules cérébraux, principalement après une obstruction veineuse
Dans le parenchyme cérébral, généralement autour d’une lésion tumorale
Dans les espaces sous-arachnoïdiens, souvent après la rupture d’un anévrysme
Entre l’arachnoïde et la dure-mère, habituellement après un traumatisme crânien

Dans les espaces sous-arachnoïdiens, souvent après la rupture d’un anévrysme

Explication

L’hémorragie méningée correspond à une irruption de sang dans les espaces sous-arachnoïdiens, fréquemment provoquée par la rupture d’un anévrysme. L’espace situé entre l’arachnoïde et la dure-mère contient plutôt un hématome sous-dural.

30. Quelle description correspond à un anévrysme artériel ?

Une déformation en hernie de la paroi artérielle pouvant se rompre
Une collection de sang entre la dure-mère et l’arachnoïde
Une obstruction progressive d’une artère par une plaque pariétale
Une connexion directe entre une artère et une veine sans réseau capillaire

Une déformation en hernie de la paroi artérielle pouvant se rompre

Explication

Un anévrysme est une déformation en hernie de la paroi artérielle, dont la croissance dépend notamment de facteurs hémodynamiques et qui peut aboutir à une rupture. La connexion artério-veineuse anormale décrit une malformation artérioveineuse.

31. Quelle caractéristique définit une malformation artérioveineuse ?

Une rupture spontanée d’un anévrysme dans les espaces sous-arachnoïdiens
Une connexion persistante entre artères et veines sans interposition d’un lit capillaire
Une accumulation de sang entre deux enveloppes méningées après une lésion vasculaire
Une dilatation localisée de la paroi artérielle sous l’effet des contraintes hémodynamiques

Une connexion persistante entre artères et veines sans interposition d’un lit capillaire

Explication

Une malformation artérioveineuse établit une connexion anormale persistante entre les artères et les veines, sans réseau capillaire intermédiaire. Une dilatation localisée de la paroi artérielle correspond plutôt à un anévrysme.

32. Quelles fonctions sont évaluées par le score de Glasgow ?

La taille pupillaire, la réactivité à la lumière et les mouvements oculaires
La vigilance, l’agitation et la sédation selon une échelle comportementale
L’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice
La pression artérielle, la fréquence cardiaque et la saturation en oxygène

L’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice

Explication

Le score de Glasgow évalue trois réponses : l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice, pour un score allant de 3 à 15. Le RASS et la SAS sont d’autres échelles utilisées pour apprécier l’état de conscience ou la sédation.

33. Quel résultat du score de Glasgow constitue un critère d’intubation ?

Un score inférieur ou égal à 5, tandis qu’un score de 8 indique une conscience normale
Un score inférieur ou égal à 8, tandis qu’un score de 15 indique une conscience normale
Un score inférieur ou égal à 12, tandis qu’un score de 10 indique une conscience normale
Un score inférieur ou égal à 15, tandis qu’un score de 3 indique une conscience normale

Un score inférieur ou égal à 8, tandis qu’un score de 15 indique une conscience normale

Explication

Un score de Glasgow inférieur ou égal à 8 constitue un critère d’intubation, alors qu’un score de 15 correspond à un état de conscience normal. Les autres seuils proposés ne reprennent pas les repères cliniques indiqués.

34. Que peut évoquer une pupille unilatéralement dilatée et aréactive chez un patient neuro-lésé ?

Une simple anisocorie physiologique sans atteinte neurologique sous-jacente
Une hypoxémie modérée entraînant une constriction pupillaire homolatérale
Un effet de masse temporal ou un hématome extradural comprimant le nerf oculomoteur
Une atteinte isolée du cervelet provoquant une diminution bilatérale des réflexes

Un effet de masse temporal ou un hématome extradural comprimant le nerf oculomoteur

Explication

Une mydriase unilatérale aréactive peut traduire un effet de masse du lobe temporal ou un hématome extradural comprimant le nerf oculomoteur. L’anisocorie désigne une différence de diamètre entre les pupilles, sans préciser à elle seule la cause.

35. Quelle valeur de saturation veineuse jugulaire en oxygène évoque une ischémie cérébrale ?

Une valeur proche de 75 %
Une valeur inférieure à 55 %
Une valeur comprise entre 60 et 65 %
Une valeur supérieure à 85 %

Une valeur inférieure à 55 %

Explication

Une saturation veineuse jugulaire en oxygène inférieure à 55 % constitue un signe d’ischémie cérébrale. Les valeurs plus élevées proposées ne correspondent pas au seuil décrit pour cette alerte de surveillance.

36. Lequel des éléments suivants fait partie des agressions cérébrales secondaires d’origine systémique, ou ACSOS ?

Une fracture du crâne responsable du traumatisme initial
Une contusion cérébrale constituant la lésion initiale
Une lésion axonale produite au moment de l’impact
L’hypoxémie compliquant une lésion cérébrale initiale

L’hypoxémie compliquant une lésion cérébrale initiale

Explication

L’hypoxémie fait partie des ACSOS, qui correspondent à des perturbations systémiques aggravant une atteinte cérébrale. Une contusion, une fracture ou une lésion axonale relèvent plutôt des lésions neurologiques initiales.

37. Chez un patient neuro-lésé, quelles valeurs hémodynamiques correspondent aux objectifs recommandés ?

Une PAM de 80 à 95 mmHg et une PAS proche de 120 mmHg
Une PAM de 65 à 75 mmHg et une PAS supérieure à 100 mmHg
Une PAM de 100 à 110 mmHg et une PAS supérieure à 160 mmHg
Une PAM de 45 à 55 mmHg et une PAS inférieure à 90 mmHg

Une PAM de 65 à 75 mmHg et une PAS supérieure à 100 mmHg

Explication

La pression artérielle moyenne visée se situe entre 65 et 75 mmHg, avec une pression systolique supérieure à 100 mmHg. Une pression trop basse réduit la perfusion cérébrale, tandis qu’une pression excessive peut favoriser l’augmentation de la pression intracrânienne et de l’œdème.

38. Chez un patient neuro-lésé, quelle plage de PaCO2 permet de limiter les effets délétères sur la circulation cérébrale ?

Entre 50 et 60 mmHg, afin de maintenir une vasodilatation cérébrale
Entre 70 et 80 mmHg, afin de soutenir durablement le débit cérébral
Entre 35 et 45 mmHg, afin d’éviter les variations vasculaires excessives
Entre 20 et 30 mmHg, afin de provoquer une vasoconstriction protectrice

Entre 35 et 45 mmHg, afin d’éviter les variations vasculaires excessives

Explication

La PaCO2 doit être maintenue entre 35 et 45 mmHg pour éviter les effets vasculaires défavorables. L’hypocapnie entraîne une vasoconstriction cérébrale et l’hypercapnie une vasodilatation susceptible d’augmenter la pression intracrânienne.

39. Quel ensemble de paramètres respecte les objectifs physiologiques recommandés chez un patient neuro-lésé ?

Température de 36,8 °C, glycémie de 6 mmol/L et natrémie de 140 mmol/L
Température de 34,5 °C, glycémie de 2,8 mmol/L et natrémie de 130 mmol/L
Température de 35,2 °C, glycémie de 11 mmol/L et natrémie de 128 mmol/L
Température de 38,5 °C, glycémie de 12 mmol/L et natrémie de 150 mmol/L

Température de 36,8 °C, glycémie de 6 mmol/L et natrémie de 140 mmol/L

Explication

Ces valeurs se situent dans les plages cibles : température entre 36 et 37,5 °C, glycémie entre 3,5 et 10 mmol/L et natrémie entre 135 et 145 mmol/L. Les autres ensembles comportent au moins une température, une glycémie ou une natrémie située hors de l’objectif.

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Quelle est la symétrie du télencéphale et sa composition principale ?

Le télencéphale est symétrique et comprend deux hémisphères cérébraux.

Quel contrôle chaque hémisphère cérébral exerce-t-il sur le corps ?

Chaque hémisphère contrôle le côté opposé du corps.

Quelle substance compose le cortex périphérique de chaque hémisphère ?

La substance grise compose le cortex périphérique.

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