QCM : Urticaires inductibles et de contact (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition de l’urticaire :

Les lésions urticariennes sont généralement mal délimitées et dépourvues de prurit.
L’urticaire associe des papules érythémateuses superficielles, prurigineuses et fugaces.
L’urticaire correspond principalement à un gonflement profond des tissus sous-cutanés.
L’urticaire se caractérise par des papules violacées, non prurigineuses et durables.
Les papules urticariennes persistent habituellement plusieurs jours au même endroit.

L’urticaire associe des papules érythémateuses superficielles, prurigineuses et fugaces.

Explication

L’urticaire se manifeste par des papules érythémateuses superficielles, nettement délimitées, prurigineuses et fugaces. Le gonflement profond correspond à l’angio-œdème, tandis que les autres descriptions contredisent les caractéristiques des papules urticariennes.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la fréquence de l’urticaire au cours de la vie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

À Berlin, 70,3 % des personnes concernées étaient des hommes.
À Berlin, 8,8 % des habitants avaient eu une urticaire chronique.
Entre 8 et 20 % des sujets connaissent au moins un épisode urticarien.
À Berlin, 1,8 % des habitants avaient eu une urticaire aiguë.
À Berlin, 8,8 % des femmes avaient eu une urticaire.

Entre 8 et 20 % des sujets connaissent au moins un épisode urticarien.

Explication

Entre 8 et 20 % des sujets connaissent au moins un épisode urticarien au cours de leur vie. À Berlin, 70,3 % des personnes concernées étaient des femmes, 8,8 % des habitants avaient eu une urticaire et 1,8 % souffraient d’une urticaire chronique ; ces données ne correspondent pas aux affirmations proposées.

3. Concernant la répartition de l’urticaire et de l’angio-œdème chez les patients, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’urticaire isolée concerne environ 30 à 40 % des patients.
L’angio-œdème isolé concerne environ 10 à 20 % des patients.
L’angio-œdème isolé concerne environ un tiers des patients.
Environ un tiers des patients présentent simultanément une urticaire et un angio-œdème.
L’urticaire isolée concerne environ 10 à 20 % des patients.

L’urticaire isolée concerne environ 30 à 40 % des patients. · L’angio-œdème isolé concerne environ 10 à 20 % des patients. · Environ un tiers des patients présentent simultanément une urticaire et un angio-œdème.

Explication

Selon Antia (2018), l’association urticaire-angio-œdème concerne environ un tiers des patients, l’urticaire isolée 30 à 40 % et l’angio-œdème isolé 10 à 20 %. Les deux autres répartitions inversent les pourcentages rapportés.

4. Les critères temporels permettant de distinguer l’urticaire aiguë de l’urticaire chronique comprennent :

Une urticaire chronique comporte des poussées répétées pendant au moins 6 semaines.
Une urticaire aiguë correspond à des poussées répétées pendant plus de 6 semaines.
Une urticaire aiguë dure moins de 6 semaines.
La durée d’évolution permet de distinguer les formes aiguës des formes chroniques.
Une forme chronique peut se manifester par des poussées répétées au fil du temps.

Une urticaire chronique comporte des poussées répétées pendant au moins 6 semaines. · Une urticaire aiguë dure moins de 6 semaines. · La durée d’évolution permet de distinguer les formes aiguës des formes chroniques. · Une forme chronique peut se manifester par des poussées répétées au fil du temps.

Explication

L’urticaire aiguë dure moins de 6 semaines, tandis que l’urticaire chronique repose sur des poussées répétées pendant au moins 6 semaines. La durée et la répétition des poussées participent donc à la distinction, alors que la dernière description correspond à une forme chronique.

5. Parmi les propositions suivantes concernant les urticaires aiguës, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les urticaires aiguës évoluent pendant plus de six semaines.
Elles disparaissent habituellement en une à trois semaines dans plus des deux tiers des cas.
Plus de deux tiers des cas évoluent favorablement en une à trois semaines.
Les urticaires aiguës représentent environ 75 % des urticaires.
La plupart des urticaires aiguës régressent dans un délai inférieur à trois semaines.

Elles disparaissent habituellement en une à trois semaines dans plus des deux tiers des cas. · Plus de deux tiers des cas évoluent favorablement en une à trois semaines. · Les urticaires aiguës représentent environ 75 % des urticaires. · La plupart des urticaires aiguës régressent dans un délai inférieur à trois semaines.

Explication

Les urticaires aiguës représentent environ 75 % des urticaires et disparaissent habituellement en une à trois semaines dans plus des deux tiers des cas. Elles se distinguent des urticaires chroniques par une durée inférieure à six semaines ; une évolution de plus de six semaines ne caractérise donc pas une urticaire aiguë.

6. Concernant la distinction entre urticaire spontanée et urticaire inductible, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’urticaire spontanée survient sans facteur déclenchant évident.
L’urticaire spontanée répond à un facteur déclenchant précisément identifié.
L’absence de facteur évident caractérise une urticaire inductible.
La présence d’un facteur déclenchant identifié oriente vers une urticaire inductible.
L’urticaire inductible est provoquée par un facteur identifié.

L’urticaire spontanée survient sans facteur déclenchant évident. · La présence d’un facteur déclenchant identifié oriente vers une urticaire inductible. · L’urticaire inductible est provoquée par un facteur identifié.

Explication

Une urticaire spontanée survient sans facteur déclenchant évident, tandis qu’une urticaire inductible répond à un facteur identifié. Les deux dernières propositions intervertissent donc les caractéristiques des deux formes.

7. Concernant l’angio-œdème isolé et l’urticaire commune :

L’angio-œdème isolé est généralement peu ou pas prurigineux.
L’angio-œdème isolé provoque plutôt une sensation de tension.
L’urticaire commune provoque habituellement une sensation de tension sans prurit.
L’angio-œdème isolé entraîne un prurit constant comparable à celui de l’urticaire.
L’urticaire commune est généralement peu prurigineuse et peu symptomatique.

L’angio-œdème isolé est généralement peu ou pas prurigineux. · L’angio-œdème isolé provoque plutôt une sensation de tension.

Explication

L’angio-œdème isolé est généralement peu ou pas prurigineux et provoque plutôt une sensation de tension. À l’inverse, l’urticaire commune est caractérisée par un prurit constant, ce qui rend les trois autres descriptions inexactes.

8. Concernant les médiateurs de la lésion urticarienne :

Le PAF-acéther appartient aux médiateurs néoformés de la réaction urticarienne.
La réaction débute par la libération de médiateurs préformés, principalement l’histamine.
Les médiateurs néoformés correspondent principalement à des immunoglobulines circulantes.
Les prostaglandines interviennent avant l’histamine dans la séquence de libération.
Des médiateurs néoformés comprennent notamment des cytokines et des leucotriènes.

Le PAF-acéther appartient aux médiateurs néoformés de la réaction urticarienne. · La réaction débute par la libération de médiateurs préformés, principalement l’histamine. · Des médiateurs néoformés comprennent notamment des cytokines et des leucotriènes.

Explication

La lésion débute par des médiateurs préformés, surtout l’histamine. Les cytokines, leucotriènes, prostaglandines et le PAF-acéther sont néoformés. Les prostaglandines ne précèdent pas l’histamine et les immunoglobulines ne constituent pas les médiateurs néoformés décrits.

9. Parmi les propositions suivantes concernant les effets des médiateurs urticar iens, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les médiateurs de la phase tardive favorisent la formation de l’œdème.
La phase tardive explique principalement le prurit et l’érythème initiaux.
L’histamine participe principalement au prurit et à l’érythème cutané.
Les médiateurs tardifs contribuent au recrutement de cellules inflammatoires.
L’histamine intervient principalement dans le recrutement cellulaire tardif.

Les médiateurs de la phase tardive favorisent la formation de l’œdème. · L’histamine participe principalement au prurit et à l’érythème cutané. · Les médiateurs tardifs contribuent au recrutement de cellules inflammatoires.

Explication

L’histamine provoque surtout le prurit et l’érythème. La phase tardive participe à l’œdème et au recrutement inflammatoire. Le prurit initial relève principalement de l’histamine, tandis que le recrutement cellulaire relève de la phase tardive.

10. Concernant les mécanismes immunologiques et non immunologiques de l’urticaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’hypersensibilité immédiate IgE-médiée appartient aux mécanismes immunologiques.
L’activation du complément constitue un mécanisme immunologique.
L’histamino-libération directe nécessite la présence d’une IgE spécifique.
Les mécanismes auto-immuns relèvent des mécanismes non immunologiques.
Les anomalies du métabolisme de l’acide arachidonique sont non immunologiques.

L’hypersensibilité immédiate IgE-médiée appartient aux mécanismes immunologiques. · L’activation du complément constitue un mécanisme immunologique. · Les anomalies du métabolisme de l’acide arachidonique sont non immunologiques.

Explication

L’hypersensibilité IgE-médiée, l’activation du complément et certains mécanismes auto-immuns sont immunologiques. L’histamino-libération directe et les anomalies de l’acide arachidonique sont non immunologiques. L’histamino-libération directe ne requiert pas d’IgE spécifique et les mécanismes auto-immuns ne sont pas non immunologiques.

11. Les éléments cliniques en faveur du diagnostic positif d’une urticaire comprennent :

Des lésions fixes persistant plusieurs jours au même emplacement cutané.
Des lésions fugaces disparaissant puis apparaissant à d’autres endroits.
Des lésions monomorphes, fugaces et migratrices au cours de l’évolution.
Des papules polymorphes évoluant de façon stable sans migration.
Des papules prurigineuses dont chaque lésion dure généralement moins de 24 heures.

Des lésions fugaces disparaissant puis apparaissant à d’autres endroits. · Des lésions monomorphes, fugaces et migratrices au cours de l’évolution. · Des papules prurigineuses dont chaque lésion dure généralement moins de 24 heures.

Explication

Les papules urticariennes sont monomorphes, prurigineuses, fugaces et migratrices, avec une durée généralement inférieure à 24 heures. Une lésion fixe et persistante ou une lésion polymorphe stable doit faire envisager un diagnostic différentiel.

12. Parmi les éléments recherchés lors de l’interrogatoire étiologique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La TSH est dosée avant toute recherche des anticorps antithyroperoxydase.
Les circonstances de survenue des épisodes sont recherchées lors de l’interrogatoire.
La numération formule sanguine constitue un élément de l’interrogatoire étiologique.
La durée et la répétition des crises sont précisées.
Les antécédents personnels et familiaux sont recueillis systématiquement.

Les circonstances de survenue des épisodes sont recherchées lors de l’interrogatoire. · La durée et la répétition des crises sont précisées. · Les antécédents personnels et familiaux sont recueillis systématiquement.

Explication

L’interrogatoire explore les circonstances de survenue, les antécédents, la localisation, les antécédents allergiques, les symptômes associés et l’évolution des crises. La numération et la TSH relèvent du bilan biologique, et la TSH est dosée en cas de positivité des anticorps antithyroperoxydase.

13. Chez un patient présentant une urticaire chronique isolée sans signe d’orientation étiologique :

Un bilan minimal est envisagé chez les patients résistants au traitement initial.
Des examens étiologiques approfondis sont réalisés d’emblée en l’absence de signe d’orientation.
Le bilan minimal précède l’essai thérapeutique par antihistaminique H1.
La présence de signes d’orientation étiologique justifie des examens immédiats.
Un antihistaminique H1 est proposé initialement pendant quatre à huit semaines.

Un bilan minimal est envisagé chez les patients résistants au traitement initial. · La présence de signes d’orientation étiologique justifie des examens immédiats. · Un antihistaminique H1 est proposé initialement pendant quatre à huit semaines.

Explication

En l’absence de signe d’orientation, un antihistaminique H1 est proposé pendant quatre à huit semaines, puis le bilan minimal est réalisé en cas de résistance. Des signes d’orientation justifient des examens d’emblée. Le bilan minimal ne précède donc pas l’essai thérapeutique dans cette situation.

14. Concernant la définition de l’urticaire chronique spontanée :

Elle est généralement considérée comme non allergique.
Aucune cause exogène n’est le plus souvent identifiée.
Elle correspond habituellement à une allergie exogène identifiable.
Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique de la peau.
Elle est liée à une hyperréactivité de mastocytes cutanés.

Elle est généralement considérée comme non allergique. · Aucune cause exogène n’est le plus souvent identifiée. · Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique de la peau. · Elle est liée à une hyperréactivité de mastocytes cutanés.

Explication

L’urticaire chronique spontanée est une maladie inflammatoire cutanée liée à des mastocytes très réactifs. Elle est généralement non allergique et aucune cause exogène identifiable n’est le plus souvent retrouvée. Elle ne correspond donc pas habituellement à une allergie exogène identifiée.

15. Quelles sont les réponses exactes au sujet des caractéristiques épidémiologiques de l’urticaire chronique spontanée ?

Un angio-œdème est associé dans environ 40 à 70 % des cas.
Elle survient avec une fréquence deux fois supérieure chez l’homme.
L’angio-œdème accompagne moins de 10 % des situations décrites.
Sa prévalence dans la population générale est estimée entre 0,1 et 1,8 %.
Elle touche deux fois sur trois des patients de sexe féminin.

Un angio-œdème est associé dans environ 40 à 70 % des cas. · Sa prévalence dans la population générale est estimée entre 0,1 et 1,8 %. · Elle touche deux fois sur trois des patients de sexe féminin.

Explication

La prévalence est estimée entre 0,1 et 1,8 % de la population générale. La maladie survient deux fois sur trois chez la femme et s’accompagne d’un angio-œdème dans 40 à 70 % des cas. La fréquence n’est donc pas supérieure chez l’homme et l’association n’est pas inférieure à 10 %.

16. Concernant les deux types d’urticaire chronique spontanée auto-immune, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les UCS de type IIb sont généralement peu sensibles à l’omalizumab.
Les UCS de type IIb sont définies par des auto-anticorps IgE.
Les UCS de type IIb comportent des IgG dirigées contre FcεRI ou l’IgE.
Les UCS de type I comportent des auto-anticorps de type IgE.
Les UCS de type I répondent modérément à l’omalizumab.

Les UCS de type IIb sont généralement peu sensibles à l’omalizumab. · Les UCS de type IIb comportent des IgG dirigées contre FcεRI ou l’IgE. · Les UCS de type I comportent des auto-anticorps de type IgE.

Explication

Les UCS de type I comportent des auto-anticorps de type IgE et répondent extrêmement bien à l’omalizumab. Les UCS de type IIb comportent des IgG dirigées contre FcεRI ou l’IgE et sont généralement peu sensibles à l’omalizumab. Les deux types se distinguent donc par leur profil d’auto-anticorps et leur sensibilité au traitement.

17. Les principes thérapeutiques de l’urticaire chronique spontanée comprennent :

L’omalizumab est proposé dans les formes résistantes aux antihistaminiques.
La ciclosporine précède habituellement l’utilisation de l’omalizumab.
Les antihistaminiques H1 de deuxième génération constituent le traitement initial.
La corticothérapie systémique constitue le traitement de première intention prolongé.
La dose d’antihistaminique peut être augmentée jusqu’à quatre fois.

L’omalizumab est proposé dans les formes résistantes aux antihistaminiques. · Les antihistaminiques H1 de deuxième génération constituent le traitement initial. · La dose d’antihistaminique peut être augmentée jusqu’à quatre fois.

Explication

Le traitement débute par un antihistaminique H1 de deuxième génération, dont la dose peut être augmentée jusqu’à quatre fois. L’omalizumab est ensuite utilisé dans les formes résistantes. La corticothérapie prolongée et la ciclosporine ne constituent pas les étapes initiales décrites, et la ciclosporine intervient après l’omalizumab en cas d’échec.

18. Le traitement bien conduit de l’urticaire chronique comprend :

Une réévaluation régulière n’est pas nécessaire lorsque les symptômes diminuent.
Une bonne observance participe à la conduite optimale du traitement.
Une posologie initiale conforme à l’autorisation de mise sur le marché est utilisée.
L’arrêt progressif du traitement est envisagé après une amélioration clinique initiale.
Un traitement continu est préféré à une prise médicamenteuse limitée aux symptômes.

Une bonne observance participe à la conduite optimale du traitement. · Une posologie initiale conforme à l’autorisation de mise sur le marché est utilisée. · Un traitement continu est préféré à une prise médicamenteuse limitée aux symptômes.

Explication

La posologie initiale doit respecter l’AMM, le traitement est continu et la bonne observance est importante. Une réévaluation régulière reste nécessaire, et l’arrêt progressif peut être envisagé après une rémission complète et durable, plutôt qu’après une simple amélioration clinique initiale.

19. Après combien de temps une résistance aux antihistaminiques peut-elle être évaluée dans l’urticaire chronique ?

Le retentissement sur la qualité de vie peut contribuer à apprécier la résistance.
Selon l’ANAES, l’évaluation de la résistance peut intervenir après deux à quatre jours.
Une résistance se juge avant toute vérification de l’observance thérapeutique.
Selon Sanchez-Borges, une résistance peut être jugée après deux semaines de traitement bien conduit.
Selon l’ANAES, une période de quatre à huit semaines peut être retenue.

Le retentissement sur la qualité de vie peut contribuer à apprécier la résistance. · Selon Sanchez-Borges, une résistance peut être jugée après deux semaines de traitement bien conduit. · Selon l’ANAES, une période de quatre à huit semaines peut être retenue.

Explication

Sanchez-Borges propose une évaluation après deux semaines, tandis que l’ANAES envisage quatre à huit semaines de traitement bien conduit. L’observance doit notamment être vérifiée, et le retentissement sur la qualité de vie fait partie des éléments d’appréciation.

20. Concernant la prise en charge d’une urticaire chronique résistante à quatre comprimés d’antihistaminique par jour, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La situation décrite correspond à une résistance à quatre comprimés quotidiens.
L’omalizumab est indiqué avant toute utilisation d’antihistaminique à dose augmentée.
L’omalizumab constitue le traitement de choix en troisième ligne dans les formes chroniques.
Le traitement de troisième ligne repose principalement sur l’arrêt définitif des antihistaminiques.
La corticothérapie orale prolongée représente le traitement de référence en troisième ligne.

La situation décrite correspond à une résistance à quatre comprimés quotidiens. · L’omalizumab constitue le traitement de choix en troisième ligne dans les formes chroniques.

Explication

Après une résistance à quatre comprimés d’antihistaminique par jour, l’omalizumab est le traitement de choix en troisième ligne. La corticothérapie prolongée et l’arrêt définitif des antihistaminiques ne correspondent pas à la stratégie décrite.

21. Les urticaires chroniques inductibles se caractérisent par :

Une classification limitée aux réactions provoquées par les médicaments.
Une survenue indépendante de tout stimulus environnemental reconnu.
Une définition fondée principalement sur la présence d’un angio-œdème.
Une apparition déclenchée par un stimulus environnemental identifiable.
Une absence habituelle de facteur déclenchant dans les circonstances quotidiennes.

Une apparition déclenchée par un stimulus environnemental identifiable.

Explication

Les urticaires chroniques inductibles sont provoquées par des stimuli environnementaux, comme la chaleur, le froid, la pression ou l’exercice. L’absence de stimulus identifié caractérise plutôt les urticaires spontanées, et non les urticaires inductibles.

22. La classification des urticaires chroniques inductibles comprend :

Les urticaires mécaniques font partie des urticaires chroniques inductibles.
Les urticaires thermodifférentielles sont incluses dans cette classification.
L’urticaire cholinergique appartient à cette classification.
L’urticaire médicamenteuse constitue une catégorie principale de cette classification.
L’urticaire infectieuse représente une forme de cette classification.

Les urticaires mécaniques font partie des urticaires chroniques inductibles. · Les urticaires thermodifférentielles sont incluses dans cette classification. · L’urticaire cholinergique appartient à cette classification.

Explication

La classification comprend notamment les urticaires mécaniques, cholinergiques et thermodifférentielles. Les urticaires médicamenteuses et infectieuses ne figurent pas parmi les catégories indiquées.

23. Concernant le dermographisme, quelles sont les propositions exactes ?

Il survient après un frottement ou une stimulation cutanée.
Un érythème puis un œdème apparaissent habituellement en deux à cinq minutes.
Les manifestations apparaissent généralement quatre à dix heures après la stimulation.
Le phénomène correspond d’emblée à un angio-œdème profond prolongé.
Les lésions se résolvent rapidement, en environ quinze à trente minutes.

Il survient après un frottement ou une stimulation cutanée. · Un érythème puis un œdème apparaissent habituellement en deux à cinq minutes. · Les lésions se résolvent rapidement, en environ quinze à trente minutes.

Explication

Le dermographisme apparaît après une stimulation cutanée, avec un érythème puis un œdème en deux à cinq minutes. Il disparaît rapidement en quinze à trente minutes, contrairement à l’urticaire retardée à la pression, plus tardive et plus prolongée.

24. À propos de l’urticaire retardée à la pression :

Elle apparaît habituellement dans les minutes suivant une pression brève.
Elle correspond à un angio-œdème cutané pouvant s’accompagner d’urticaire.
Elle peut persister pendant six à quarante-huit heures.
Sa durée habituelle est limitée à quinze à trente minutes.
Elle survient généralement quatre à dix heures après une pression forte et prolongée.

Elle correspond à un angio-œdème cutané pouvant s’accompagner d’urticaire. · Elle peut persister pendant six à quarante-huit heures. · Elle survient généralement quatre à dix heures après une pression forte et prolongée.

Explication

L’urticaire retardée à la pression est un angio-œdème cutané, parfois associé à une urticaire, apparaissant quatre à dix heures après une pression forte et prolongée. Elle peut durer six à quarante-huit heures, et non seulement quelques minutes.

25. Concernant l’urticaire cholinergique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle est constituée de petites papules mesurant environ deux à trois millimètres.
Elle survient après une diminution de la température corporelle.
Elle se manifeste principalement par de larges plaques sur les membres inférieurs.
Elle touche notamment le haut du tronc, les bras et le cou.
Ses poussées durent approximativement deux heures après une élévation thermique corporelle.

Elle est constituée de petites papules mesurant environ deux à trois millimètres. · Elle touche notamment le haut du tronc, les bras et le cou. · Ses poussées durent approximativement deux heures après une élévation thermique corporelle.

Explication

L’urticaire cholinergique forme de petites papules de deux à trois millimètres, surtout sur le haut du tronc, les bras et le cou. Elle est déclenchée par une élévation de la température corporelle et ses poussées durent environ deux heures, plutôt que par un refroidissement.

26. Concernant les urticaires au froid :

Le type III expose à un risque systémique, contrairement au type I limité aux contacts.
Le type I associe typiquement une urticaire à un angio-œdème oropharyngé.
Le type III peut associer une urticaire à une anaphylaxie ou un angio-œdème oropharyngé.
Le type III reste limité aux zones cutanées directement exposées au froid.
Le type I entraîne habituellement une réaction systémique lors d’une hydrocution.

Le type III expose à un risque systémique, contrairement au type I limité aux contacts. · Le type III peut associer une urticaire à une anaphylaxie ou un angio-œdème oropharyngé.

Explication

Le type III peut comporter une anaphylaxie ou un angio-œdème oropharyngé et présente un risque systémique. Le type I reste limité aux zones de contact, tandis que le type III n’est pas limité à ces zones. Le risque lors d’une hydrocution concerne surtout les formes systémiques.

27. Lors de l’exploration diagnostique d’une urticaire au froid, quelles propositions sont exactes ?

Le test d’immersion de l’avant-bras précède habituellement le test aux glaçons.
Le test d’immersion de l’avant-bras est maintenu pendant environ deux minutes.
L’immersion diagnostique de l’avant-bras se réalise dans une eau proche de 20 °C.
Une sonde thermique peut être utilisée en première intention diagnostique.
Un test aux glaçons fait partie des premiers examens possibles.

Une sonde thermique peut être utilisée en première intention diagnostique. · Un test aux glaçons fait partie des premiers examens possibles.

Explication

Le diagnostic commence par une sonde thermique ou un test aux glaçons. Un test d’immersion peut ensuite être réalisé dans une eau à 4–10 °C pendant 10 à 15 minutes. Il ne précède donc pas les premiers tests, ne se fait pas vers 20 °C et ne dure pas environ deux minutes.

28. Un patient présente une urticaire au froid de type III avec un test au glaçon positif en deux minutes. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Une trousse d’urgence avec adrénaline auto-injectable doit être prescrite.
La positivité précoce du test au glaçon justifie la prescription d’adrénaline auto-injectable.
L’urticaire au froid de type III nécessite une prise en charge tenant compte du risque anaphylactique.
Le risque systémique impose des mesures de prévention lors des activités aquatiques.
Les sports aquatiques doivent être évités chez ce patient.

Une trousse d’urgence avec adrénaline auto-injectable doit être prescrite. · La positivité précoce du test au glaçon justifie la prescription d’adrénaline auto-injectable. · L’urticaire au froid de type III nécessite une prise en charge tenant compte du risque anaphylactique. · Le risque systémique impose des mesures de prévention lors des activités aquatiques. · Les sports aquatiques doivent être évités chez ce patient.

Explication

Le type III expose à des réactions systémiques, notamment lors d’activités aquatiques. Les sports aquatiques doivent être évités et une trousse d’urgence contenant de l’adrénaline auto-injectable est indiquée lorsque le test est positif en moins de trois minutes. Ces mesures répondent au risque anaphylactique.

29. L’urticaire aquagénique se définit notamment par :

Une réaction déclenchée par l’eau douce mais épargnant l’eau salée.
Une forme exceptionnelle d’urticaire chronique inductible par l’eau.
Une apparition après quelques minutes de contact avec l’eau.
Une réaction dépendant principalement de la température de l’eau.
Une survenue possible quelle que soit l’origine ou la salinité de l’eau.

Une forme exceptionnelle d’urticaire chronique inductible par l’eau. · Une apparition après quelques minutes de contact avec l’eau. · Une survenue possible quelle que soit l’origine ou la salinité de l’eau.

Explication

L’urticaire aquagénique est une forme exceptionnelle d’urticaire chronique apparaissant après quelques minutes de contact avec l’eau. Elle peut survenir quelle que soit la température, la salinité ou l’origine de l’eau. Elle ne dépend donc pas principalement de la température et ne se limite pas à l’eau douce.

30. À propos de l’urticaire solaire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les manifestations persistent généralement après l’arrêt de l’exposition lumineuse.
L’urticaire solaire apparaît habituellement plusieurs jours après l’exposition.
Le spectre déclenchant peut comprendre les UVA, les UVB ou la lumière visible.
L’éruption peut apparaître brutalement au début de l’exposition lumineuse.
Les lésions régressent rapidement lors de la mise à l’ombre.

Le spectre déclenchant peut comprendre les UVA, les UVB ou la lumière visible. · L’éruption peut apparaître brutalement au début de l’exposition lumineuse. · Les lésions régressent rapidement lors de la mise à l’ombre.

Explication

L’urticaire solaire apparaît brutalement au début de l’exposition et peut être déclenchée par les UVA, les UVB ou la lumière visible. Elle régresse rapidement à l’ombre. Une apparition retardée de plusieurs jours et une persistance après l’exposition ne correspondent pas à cette affection.

31. Concernant le mécanisme de l’urticaire solaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le rayonnement transforme un chromophore cutané et sérique en photoallergène.
Le photoallergène déclenche une hypersensibilité immédiate dépendante des IgE.
Le spectre lumineux provoque directement une destruction des mastocytes cutanés.
La dégranulation mastocytaire entraîne une libération d’histamine.
Le mécanisme repose sur une irritation lumineuse sans intervention immunologique.

Le rayonnement transforme un chromophore cutané et sérique en photoallergène. · Le photoallergène déclenche une hypersensibilité immédiate dépendante des IgE. · La dégranulation mastocytaire entraîne une libération d’histamine.

Explication

Le spectre déclenchant transforme un chromophore cutané et sérique en photoallergène. Celui-ci induit une hypersensibilité immédiate IgE-dépendante, avec dégranulation mastocytaire et libération d’histamine. Le mécanisme n’est donc pas une simple irritation ni une destruction directe des mastocytes.

32. Une personne développe des plaques quelques minutes après l’application d’une substance sur une peau intacte. Quelles propositions sont exactes concernant l’urticaire de contact ?

Elle peut apparaître après l’application d’une substance rapidement absorbée.
Elle se limite habituellement à une rougeur sans possibilité d’extension générale.
Elle peut s’étendre jusqu’à une réaction anaphylactique.
Elle nécessite une sensibilisation préalable pour les formes non immunologiques.
Elle survient généralement quelques minutes après le contact avec la substance.

Elle peut apparaître après l’application d’une substance rapidement absorbée. · Elle peut s’étendre jusqu’à une réaction anaphylactique. · Elle survient généralement quelques minutes après le contact avec la substance.

Explication

L’urticaire de contact survient généralement en quelques minutes après l’application ou le contact d’une substance rapidement absorbée par une peau non lésée. Elle peut s’étendre jusqu’à l’anaphylaxie. Les formes immunologiques nécessitent une sensibilisation préalable, tandis que les formes non immunologiques résultent d’une libération non spécifique d’histamine sans sensibilisation préalable. L’atteinte ne se limite donc pas à une réaction locale.

33. Les différences entre urticaires de contact immunologiques et non immunologiques comprennent :

Les formes non immunologiques résultent d’une libération non spécifique d’histamine.
Les formes immunologiques reposent sur une hypersensibilité IgE-dépendante.
Les formes non immunologiques surviennent sans sensibilisation préalable.
Les formes immunologiques nécessitent une sensibilisation préalable.
Les formes non immunologiques restent localisées au site de contact.

Les formes non immunologiques résultent d’une libération non spécifique d’histamine. · Les formes immunologiques reposent sur une hypersensibilité IgE-dépendante. · Les formes non immunologiques surviennent sans sensibilisation préalable. · Les formes immunologiques nécessitent une sensibilisation préalable. · Les formes non immunologiques restent localisées au site de contact.

Explication

Les formes immunologiques nécessitent une sensibilisation préalable et reposent sur une hypersensibilité IgE-dépendante. Les formes non immunologiques résultent d’une libération non spécifique d’histamine, sans sensibilisation préalable, et restent localisées au contact.

34. Concernant les urticaires de contact professionnelles dans les métiers de l’alimentation :

Les manifestations professionnelles restent limitées à la peau en contact.
Les vapeurs de champignons font partie des expositions professionnelles décrites.
Les vapeurs de crustacés peuvent provoquer une urticaire de contact professionnelle.
Une rhinite ou un asthme peuvent accompagner l’atteinte cutanée.
Un choc anaphylactique n’est pas associé aux allergènes alimentaires aéroportés.

Les vapeurs de champignons font partie des expositions professionnelles décrites. · Les vapeurs de crustacés peuvent provoquer une urticaire de contact professionnelle. · Une rhinite ou un asthme peuvent accompagner l’atteinte cutanée.

Explication

Dans l’alimentation, les vapeurs de crustacés et de champignons peuvent provoquer une urticaire de contact. Des manifestations respiratoires, une conjonctivite ou un choc anaphylactique peuvent l’accompagner. L’atteinte n’est donc pas limitée à la peau et une réaction systémique est possible.

35. Parmi les expositions agricoles suivantes, la(les)quelle(s) peut(peuvent) être associée(s) à une urticaire de contact ?

Les fongicides peuvent être responsables d’urticaires de contact en milieu agricole.
Les pénicillines constituent l’exposition agricole typiquement décrite.
Le nickel constitue l’allergène professionnel spécifiquement attribué aux exploitations agricoles.
Les persulfates d’ammonium représentent l’exposition agricole principale.
Les vapeurs de crustacés caractérisent les expositions agricoles.

Les fongicides peuvent être responsables d’urticaires de contact en milieu agricole.

Explication

Les fongicides font partie des expositions agricoles associées aux urticaires de contact. Les pénicillines concernent notamment les professionnels de santé, les persulfates la coiffure et les vapeurs de crustacés les métiers de l’alimentation. Le nickel est également cité dans la coiffure, pas spécifiquement comme exposition agricole.

36. Concernant les urticaires de contact professionnelles chez les professionnels de santé, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les antiseptiques cutanés constituent l’unique exposition non médicamenteuse concernée.
Les anesthésiques locaux représentent l’exposition médicamenteuse principalement décrite.
Le latex peut être responsable d’une urticaire de contact professionnelle.
Certains diurétiques et topiques médicamenteux sont également impliqués.
Les pénicillines peuvent provoquer une urticaire de contact professionnelle.

Le latex peut être responsable d’une urticaire de contact professionnelle. · Certains diurétiques et topiques médicamenteux sont également impliqués. · Les pénicillines peuvent provoquer une urticaire de contact professionnelle.

Explication

Les pénicillines, le latex, certains diurétiques et les topiques médicamenteux font partie des expositions décrites. Les anesthésiques locaux et l’idée d’une exposition non médicamenteuse unique ne correspondent pas aux éléments établis.

37. Parmi les propositions suivantes concernant la reconnaissance professionnelle des urticaires de contact en France, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’allergie au latex permet une reconnaissance directe au tableau n° 95.
Le tableau n° 95 concerne l’urticaire de contact professionnelle au latex.
Les urticaires professionnelles liées aux pénicillines relèvent directement du tableau n° 95.
Les urticaires professionnelles hors latex sont automatiquement inscrites au tableau n° 95.
La reconnaissance directe au tableau n° 95 s’applique aux allergies aux diurétiques.

L’allergie au latex permet une reconnaissance directe au tableau n° 95. · Le tableau n° 95 concerne l’urticaire de contact professionnelle au latex.

Explication

En France, le tableau n° 95 reconnaît directement l’urticaire de contact professionnelle lorsqu’elle est liée au latex. Les urticaires associées aux pénicillines, aux diurétiques ou à d’autres agents ne relèvent pas de cette reconnaissance directe selon l’unité étudiée.

38. À propos de l’urticaire systémique :

Une hépatite B peut exceptionnellement s’accompagner d’une forme aiguë prémonitoire.
Elle correspond habituellement à une urticaire aiguë isolée.
Elle est le plus souvent chronique ou récidivante.
Elle peut être associée à une maladie générale cliniquement silencieuse.
Elle représente environ 20 à 30 % des urticaires chroniques.

Une hépatite B peut exceptionnellement s’accompagner d’une forme aiguë prémonitoire. · Elle est le plus souvent chronique ou récidivante. · Elle peut être associée à une maladie générale cliniquement silencieuse.

Explication

L’urticaire systémique est généralement chronique ou récidivante et peut révéler une maladie générale silencieuse. Elle représente environ 1 à 5 % des urticaires chroniques; une forme aiguë n’est citée qu’exceptionnellement, notamment lors de la phase prémonitoire de l’hépatite B.

39. Concernant les éléments faisant suspecter une urticaire systémique, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Des lésions persistant plus de 24 heures doivent alerter.
Les lésions sont habituellement fugaces et intensément prurigineuses.
Des douleurs peuvent remplacer le prurit habituel.
Une absence de signes généraux rend la suspicion particulièrement forte.
Un aspect purpurique ou pigmenté peut orienter le diagnostic.

Des lésions persistant plus de 24 heures doivent alerter. · Des douleurs peuvent remplacer le prurit habituel. · Un aspect purpurique ou pigmenté peut orienter le diagnostic.

Explication

La suspicion repose notamment sur des lésions prolongées, purpuriques ou pigmentées, ainsi que sur des douleurs remplaçant le prurit. Le caractère fugace et très prurigineux correspond plutôt à l’urticaire habituelle, tandis que les signes généraux renforcent la suspicion.

40. Les manifestations viscérales des urticaires systémiques comprennent :

Les atteintes hépatiques constituent la manifestation viscérale prédominante.
Les atteintes articulaires figurent parmi les manifestations viscérales principales.
Les atteintes rénales concernent environ 40 à 60 % des cas.
La protéinurie peut accompagner une atteinte rénale.
Une hématurie microscopique peut être observée.

Les atteintes articulaires figurent parmi les manifestations viscérales principales. · Les atteintes rénales concernent environ 40 à 60 % des cas. · La protéinurie peut accompagner une atteinte rénale. · Une hématurie microscopique peut être observée.

Explication

Les manifestations viscérales sont surtout articulaires. Les atteintes rénales concernent 40 à 60 % des cas et associent notamment protéinurie et hématurie microscopique; les atteintes hépatiques ne sont pas décrites comme prédominantes.

41. Au sujet de l’angio-œdème à bradykinine, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il est généralement prurigineux et sensible aux antihistaminiques.
Il s’agit d’un œdème localisé, transitoire et non inflammatoire.
Il persiste habituellement au-delà de dix jours avec des séquelles.
Il ne prend pas le godet et peut être douloureux.
Il correspond à un œdème inflammatoire prenant le godet.

Il s’agit d’un œdème localisé, transitoire et non inflammatoire. · Il ne prend pas le godet et peut être douloureux.

Explication

L’angio-œdème à bradykinine est localisé, transitoire, non inflammatoire, souvent douloureux et ne prenant pas le godet. Il persiste au maximum cinq jours sans séquelles et est habituellement non prurigineux, avec une résistance aux antihistaminiques.

42. Parmi les propositions suivantes concernant l’angio-œdème héréditaire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une histoire familiale est incompatible avec sa transmission.
Il est le plus souvent lié à un déficit en inhibiteur de la C1-estérase.
Il s’agit d’une maladie rare.
Sa transmission est habituellement autosomique dominante.
Il touche environ une personne sur cinq cents.

Il est le plus souvent lié à un déficit en inhibiteur de la C1-estérase. · Il s’agit d’une maladie rare. · Sa transmission est habituellement autosomique dominante.

Explication

L’angio-œdème héréditaire est une maladie rare, le plus souvent due à un déficit quantitatif ou qualitatif en inhibiteur de la C1-estérase, avec une transmission autosomique dominante. Sa fréquence est d’environ une personne sur 50 000, et une histoire familiale est compatible avec cette transmission.

43. Concernant les types d’angio-œdème héréditaire avec déficit en C1-INH, quelles sont les réponses exactes ?

Le type I représente environ 85 % des cas.
Le type II associe une concentration basse et une activité normale du C1-INH.
La concentration de C1-INH peut être normale ou élevée dans le type II.
Le type II correspond à un déficit qualitatif.
Le type I correspond à un déficit quantitatif en C1-INH.

Le type I représente environ 85 % des cas. · La concentration de C1-INH peut être normale ou élevée dans le type II. · Le type II correspond à un déficit qualitatif. · Le type I correspond à un déficit quantitatif en C1-INH.

Explication

Le type I est un déficit quantitatif et représente environ 85 % des cas. Le type II est un déficit qualitatif, avec une concentration de C1-INH normale ou élevée; il ne correspond donc pas à une concentration basse associée à une activité normale.

44. Lors d’une crise d’angio-œdème héréditaire, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Ils répondent généralement aux antihistaminiques.
Ils ne prennent pas le godet.
Les crises durent généralement deux à cinq jours.
L’adrénaline et les corticoïdes contrôlent habituellement les crises.
Les œdèmes sont habituellement non prurigineux.

Ils ne prennent pas le godet. · Les crises durent généralement deux à cinq jours. · Les œdèmes sont habituellement non prurigineux.

Explication

Les crises provoquent des œdèmes non prurigineux, ne prenant pas le godet, et durent généralement deux à cinq jours. Elles résistent habituellement aux antihistaminiques, à l’adrénaline et aux corticoïdes.

45. Concernant la distinction entre angio-œdème acquis et héréditaire, quelles propositions sont exactes ?

L’angio-œdème héréditaire débute généralement après 40 ans sans antécédents familiaux.
L’angio-œdème acquis présente habituellement une histoire familiale positive.
L’angio-œdème acquis apparaît souvent après 40 ans, sans histoire familiale.
Les anticorps anti-C1-INH sont retrouvés dans 90 % des angio-œdèmes acquis.
Le C1q est effondré dans 70 à 90 % des angio-œdèmes acquis.

L’angio-œdème acquis apparaît souvent après 40 ans, sans histoire familiale. · Le C1q est effondré dans 70 à 90 % des angio-œdèmes acquis.

Explication

L’angio-œdème acquis survient souvent après 40 ans et sans histoire familiale, avec un C1q effondré dans 70 à 90 % des cas. Les anticorps anti-C1-INH concernent environ 50 % des cas, tandis que l’angio-œdème héréditaire débute plus précocement et peut être familial.

46. À propos des angio-œdèmes à histamine, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les angio-œdèmes à histamine évoluent lentement sans manifestation urticarienne associée.
Leur réponse aux antihistaminiques survient généralement en moins de 24 heures.
Ils sont fréquemment associés à une urticaire concomitante.
Les angio-œdèmes à histamine répondent mieux aux antihistaminiques que ceux à bradykinine.
Les angio-œdèmes à histamine s’installent rapidement après le début des symptômes.

Leur réponse aux antihistaminiques survient généralement en moins de 24 heures. · Ils sont fréquemment associés à une urticaire concomitante. · Les angio-œdèmes à histamine répondent mieux aux antihistaminiques que ceux à bradykinine. · Les angio-œdèmes à histamine s’installent rapidement après le début des symptômes.

Explication

Les formes à histamine débutent rapidement, s’accompagnent souvent d’urticaire et répondent généralement aux antihistaminiques en moins de 24 heures. Elles se distinguent ainsi des formes à bradykinine, moins sensibles à ce traitement.

47. Concernant le bilan étiologique d’une urticaire, quelles propositions sont exactes ?

Un bilan étiologique est généralement indispensable dès les premiers jours d’une urticaire contrôlée.
Une urticaire évoluant depuis cinq semaines peut relever d’une simple surveillance clinique.
L’absence de bilan précoce s’applique lorsque le premier antihistaminique est efficace.
L’efficacité initiale du traitement antihistaminique guide l’absence habituelle de bilan précoce.
Un bilan étiologique n’est généralement pas nécessaire avant six semaines d’évolution.

Une urticaire évoluant depuis cinq semaines peut relever d’une simple surveillance clinique. · L’absence de bilan précoce s’applique lorsque le premier antihistaminique est efficace. · L’efficacité initiale du traitement antihistaminique guide l’absence habituelle de bilan précoce. · Un bilan étiologique n’est généralement pas nécessaire avant six semaines d’évolution.

Explication

Avant six semaines, un bilan étiologique d’urticaire n’est généralement pas nécessaire lorsque le premier antihistaminique est efficace. Une urticaire contrôlée évoluant depuis cinq semaines peut donc être surveillée, contrairement à une indication systématique de bilan immédiat.

48. Concernant la directive internationale WAO/EAACI révisée en 2021, quelles propositions sont exactes ?

Elle concerne principalement la classification des différents angio-œdèmes.
Elle porte sur la prise en charge plutôt que sur la nomenclature générale.
Elle constitue une directive internationale révisée et actualisée en 2021.
Elle concerne la prise en charge de l’angio-œdème héréditaire.
Elle est associée aux recommandations de la WAO et de l’EAACI.

Elle porte sur la prise en charge plutôt que sur la nomenclature générale. · Elle constitue une directive internationale révisée et actualisée en 2021. · Elle concerne la prise en charge de l’angio-œdème héréditaire. · Elle est associée aux recommandations de la WAO et de l’EAACI.

Explication

La directive WAO/EAACI révisée en 2021 traite de la prise en charge de l’angio-œdème héréditaire. Elle relève donc d’une recommandation thérapeutique et de prise en charge, tandis que la nomenclature et la classification sont abordées par le consensus DANCE.

49. Le consensus DANCE de 2024 porte sur :

La classification des angio-œdèmes.
La nomenclature des angio-œdèmes.
La définition des différents angio-œdèmes.
Les recommandations thérapeutiques de l’angio-œdème héréditaire.
Les acronymes utilisés dans le domaine de l’angio-œdème.

La classification des angio-œdèmes. · La nomenclature des angio-œdèmes. · La définition des différents angio-œdèmes. · Les acronymes utilisés dans le domaine de l’angio-œdème.

Explication

Le consensus DANCE de 2024 traite de la définition, des acronymes, de la nomenclature et de la classification de l’angio-œdème. Les recommandations thérapeutiques de l’angio-œdème héréditaire relèvent de la directive WAO/EAACI révisée en 2021.

50. Parmi les propositions suivantes concernant l’omalizumab, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il a également été étudié dans certaines urticaires chroniques inductibles.
Des revues systématiques ont évalué son utilisation dans l’urticaire chronique.
Le tezépélumab est le biologic principalement étudié dans les urticaires inductibles.
L’omalizumab a été étudié dans l’urticaire aiguë.
L’omalizumab a été étudié dans l’urticaire spontanée chronique.

Il a également été étudié dans certaines urticaires chroniques inductibles. · Des revues systématiques ont évalué son utilisation dans l’urticaire chronique. · L’omalizumab a été étudié dans l’urticaire spontanée chronique.

Explication

L’omalizumab a été étudié dans l’urticaire spontanée chronique ainsi que dans certaines urticaires chroniques inductibles, notamment au moyen de revues systématiques. Une étude rétrospective multicentrique française est également mentionnée. Le tezépélumab a été évalué dans l’urticaire spontanée chronique, et non comme le biologic principalement étudié dans les urticaires inductibles. L’omalizumab n’a pas été étudié dans l’urticaire aiguë.

51. Au sujet des urticaires au froid, quelles propositions sont exactes ?

La classification diagnostique des syndromes d’urticaire acquise au froid a été étudiée.
La prévention de ces réactions systémiques a fait l’objet d’études.
Les syndromes d’urticaire acquise au froid incluent des formes à risque systémique.
Les urticaires au froid restent limitées à des manifestations cutanées locales.
Les urticaires au froid peuvent provoquer des réactions systémiques.

La classification diagnostique des syndromes d’urticaire acquise au froid a été étudiée. · La prévention de ces réactions systémiques a fait l’objet d’études. · Les syndromes d’urticaire acquise au froid incluent des formes à risque systémique. · Les urticaires au froid peuvent provoquer des réactions systémiques.

Explication

Les urticaires au froid peuvent entraîner des réactions systémiques, ce qui justifie l’étude de leur prévention et de leur classification diagnostique. Elles ne se limitent donc pas nécessairement à des manifestations cutanées locales.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Urticaires inductibles et de contact.

Qu'est-ce que l'urticaire ?

Une affection cutanée avec papules érythémateuses prurigineuses et fugaces.

Quel pourcentage de sujets a au moins un épisode d'urticaire ?

Entre 8 et 20 % des sujets.

Selon Antia (2018), quel tiers des patients présentent une urticaire et un angio-œdème simultanément ?

Un tiers des patients.

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Consultez la fiche de révision complète sur Urticaires inductibles et de contact.

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