QCM : Quiz de connaissances en pathologie (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique permet principalement de distinguer l’asthme de la BPCO ?

Une obstruction bronchique généralement réversible
Une atteinte limitée aux alvéoles pulmonaires
Une absence d’inflammation des voies aériennes
Une obstruction bronchique progressivement irréversible

Une obstruction bronchique généralement réversible

Explication

Dans l’asthme, l’inflammation entraîne une hyperréactivité et une obstruction bronchique souvent réversible spontanément ou après traitement. La BPCO se caractérise plutôt par une obstruction non complètement réversible.

2. Dans quelle situation les symptômes de l’asthme apparaissent-ils fréquemment ?

Lors d’une immobilisation prolongée en journée
Après chaque repas, principalement en position assise
La nuit, au petit matin ou pendant un effort
Pendant une fièvre isolée sans gêne respiratoire

La nuit, au petit matin ou pendant un effort

Explication

Les sifflements, l’oppression thoracique, la toux et la dyspnée asthmatiques surviennent particulièrement la nuit, au petit matin ou à l’effort. Une dyspnée constamment présente ne correspond pas à la fluctuation typique décrite pour l’asthme.

3. Quelle conduite infirmière est adaptée devant un patient dyspnéique ?

L’installer debout, administrer un sédatif et différer l’évaluation respiratoire
Le rassurer, l’installer demi-assis et administrer de l’oxygène à 2 à 3 L
Le faire marcher, réduire l’oxygène et réaliser une radiographie plus tard
Le maintenir allongé, limiter les examens et attendre une amélioration spontanée

Le rassurer, l’installer demi-assis et administrer de l’oxygène à 2 à 3 L

Explication

La prise en charge comprend le réconfort, la position demi-assise, l’oxygène à 2 à 3 L, les gaz du sang, la radiographie pulmonaire au lit et l’ECG. L’attente sans évaluation ni mesures de soutien ne répond pas à cette conduite.

4. Quelle définition correspond à la BPCO ?

Une maladie allergique avec obstruction variable selon les saisons
Une maladie chronique avec obstruction ventilatoire non complètement réversible
Une maladie aiguë avec obstruction bronchique rapidement réversible
Une maladie infectieuse limitée à une obstruction temporaire

Une maladie chronique avec obstruction ventilatoire non complètement réversible

Explication

La BPCO est une maladie chronique, lentement progressive, caractérisée par un trouble ventilatoire obstructif non complètement réversible. L’obstruction variable et réversible évoque davantage l’asthme.

5. Quel facteur constitue le principal risque cité de BPCO ?

Le reflux gastro-œsophagien
La prédisposition familiale
La prématurité
Le tabagisme

Le tabagisme

Explication

Le tabagisme est présenté comme le principal facteur de risque de BPCO, parmi d’autres facteurs environnementaux et constitutionnels. La prédisposition familiale peut contribuer au risque, mais elle n’est pas le facteur principal cité.

6. Quel objectif fait partie du traitement de la BPCO ?

Supprimer toute surveillance afin de favoriser l’autonomie respiratoire
Augmenter l’exposition aux efforts pour accélérer la progression fonctionnelle
Remplacer l’arrêt du tabac par une prise médicamenteuse préventive
Réduire les symptômes et les exacerbations tout en améliorant l’exercice

Réduire les symptômes et les exacerbations tout en améliorant l’exercice

Explication

Le traitement vise notamment à réduire les symptômes et la progression, améliorer la tolérance à l’exercice, prévenir les complications et les exacerbations, diminuer la mortalité et obtenir l’arrêt du tabac. L’arrêt du tabac reste donc un objectif thérapeutique à part entière.

7. Quelle situation définit une exacerbation de BPCO ?

Une variation respiratoire brève correspondant aux fluctuations quotidiennes habituelles
Une gêne respiratoire stable depuis plusieurs semaines sans changement de traitement
Une aggravation des symptômes respiratoires durant plus de 24 heures nécessitant une modification thérapeutique
Une amélioration des symptômes respiratoires après une adaptation spontanée de l’activité

Une aggravation des symptômes respiratoires durant plus de 24 heures nécessitant une modification thérapeutique

Explication

Une exacerbation est un événement aigu où les symptômes dépassent les variations quotidiennes pendant plus de 24 heures et conduisent à modifier le traitement. Une variation habituelle ou une situation stable ne répond pas à cette définition.

8. Quelle distinction caractérise le mieux l’angor stable par rapport à l’angor instable ?

L’angor stable survient au repos et résiste fréquemment à la trinitrine
L’angor stable est déclenché par l’effort et cède rapidement avec la trinitrine
L’angor stable s’accompagne habituellement d’une sensation de mort imminente
L’angor stable provoque des crises plus longues et plus fréquentes

L’angor stable est déclenché par l’effort et cède rapidement avec la trinitrine

Explication

L’angor stable est une douleur constrictive déclenchée par l’effort et rapidement soulagée par la trinitrine. Les crises au repos, prolongées ou résistantes à la trinitrine orientent plutôt vers un angor instable.

9. Quelle conduite est indiquée face à une douleur spontanée au repos, prolongée de plus de 20 minutes et résistante à la trinitrine ?

Encourager la marche, répéter la trinitrine et réévaluer le patient le lendemain
Suspecter un infarctus, appeler le SAMU et maintenir le patient au repos
Attribuer la douleur à une cause digestive et proposer un repas léger
Installer le patient assis puis interrompre toute surveillance après amélioration partielle

Suspecter un infarctus, appeler le SAMU et maintenir le patient au repos

Explication

Une douleur prolongée au repos, résistante à la trinitrine et associée à des signes végétatifs doit faire suspecter un infarctus du myocarde, ce qui impose l’appel du SAMU et le repos. Une simple surveillance différée ferait perdre du temps devant une urgence coronarienne.

10. Laquelle des propositions correspond à une classe thérapeutique utilisée après un syndrome coronarien aigu ?

Les antiagrégants plaquettaires
Les bronchodilatateurs inhalés
Les antihistaminiques
Les antibiotiques prophylactiques

Les antiagrégants plaquettaires

Explication

Les antiagrégants plaquettaires font partie des cinq classes thérapeutiques prévues après un syndrome coronarien aigu, avec notamment les bêtabloquants et les statines. Les antihistaminiques et les bronchodilatateurs concernent d’autres indications cliniques.

11. Quels sont les deux axes thérapeutiques des premières heures d’un infarctus du myocarde ?

La fibrinolyse et l’angioplastie coronaire avec pose éventuelle d’un stent
La prévention infectieuse et l’administration d’un traitement antiallergique
La surveillance ambulatoire et l’arrêt temporaire des traitements cardiovasculaires
La réadaptation à l’effort et la correction alimentaire progressive

La fibrinolyse et l’angioplastie coronaire avec pose éventuelle d’un stent

Explication

Dans les premières heures d’un infarctus, les deux axes de reperfusion sont la fibrinolyse et l’angioplastie coronaire, avec pose éventuelle d’un stent. La réadaptation et la correction des facteurs de risque interviennent dans la prise en charge ultérieure.

12. Quel ensemble de signes cliniques évoque le plus une thrombose veineuse profonde du membre inférieur ?

Une douleur du mollet avec œdème unilatéral et chaleur locale
Une fatigue générale avec douleurs symétriques et absence de modification locale
Une douleur thoracique avec œdème bilatéral et refroidissement des pieds
Une dyspnée isolée avec œdème facial et cyanose diffuse

Une douleur du mollet avec œdème unilatéral et chaleur locale

Explication

La thrombose veineuse profonde peut provoquer une douleur du mollet ou de la cuisse, un œdème unilatéral et une chaleur locale. Un œdème bilatéral oriente davantage vers une cause générale qu’une thrombose veineuse profonde localisée.

13. Quelle démarche diagnostique est appropriée lorsqu’une thrombose veineuse profonde est suspectée ?

Réaliser une radiographie osseuse et mesurer la saturation en oxygène
Doser les D-dimères et réaliser une échographie avec Doppler pulsé et couleur
Prescrire une électrocardiographie et une échographie abdominale
Effectuer une spirométrie et rechercher une hyperglycémie à jeun

Doser les D-dimères et réaliser une échographie avec Doppler pulsé et couleur

Explication

Le diagnostic repose notamment sur des D-dimères élevés et une échographie associée au Doppler pulsé et couleur. Une échographie initialement négative peut devoir être répétée, ce qui ne correspond pas à une simple radiographie osseuse.

14. Quelle association de symptômes est particulièrement évocatrice d’une embolie pulmonaire ?

Une douleur lombaire accompagnée d’une constipation récente
Une céphalée isolée associée à une photophobie
Une douleur articulaire avec une raideur matinale prolongée
Une dyspnée associée à une douleur basithoracique

Une dyspnée associée à une douleur basithoracique

Explication

La dyspnée associée à une douleur basithoracique fait partie des signes évocateurs d’une embolie pulmonaire. Une douleur isolée dans une autre région ne fournit pas cette association respiratoire caractéristique.

15. Quelle mesure participe à la prévention de l’embolie pulmonaire chez une personne à risque thromboembolique ?

Remplacer la mobilisation par une restriction hydrique quotidienne
Maintenir l’alitement prolongé et limiter les mouvements des jambes
Utiliser une antibiothérapie préventive sans mesure de mobilisation
Associer un traitement anticoagulant à la reprise progressive de la marche

Associer un traitement anticoagulant à la reprise progressive de la marche

Explication

La prévention associe notamment l’anticoagulation, les bas de contention, la reprise de la marche et la surélévation des jambes. L’alitement prolongé favorise la stase veineuse et va donc à l’encontre de cette stratégie.

16. Quel seuil définit une hypertension artérielle mesurée au cabinet médical ?

Une pression artérielle supérieure à 120/70 mmHg
Une pression artérielle égale à 135/85 mmHg
Une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg
Une pression artérielle inférieure à 135/85 mmHg

Une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg

Explication

Au cabinet, l’hypertension artérielle est définie par une pression supérieure à 140/90 mmHg. Les seuils de 135/85 mmHg et de 120/70 mmHg concernent respectivement certaines mesures hors cabinet, notamment l’automesure ou la période nocturne en MAPA.

17. Comment appliquer correctement la règle des trois lors d’une automesure tensionnelle ?

Prendre deux mesures matin et soir pendant une semaine, en marchant
Prendre trois mesures après chaque repas pendant trois jours, couché
Prendre une mesure quotidienne pendant trois semaines, debout
Prendre trois mesures matin et soir pendant trois jours, assis

Prendre trois mesures matin et soir pendant trois jours, assis

Explication

La règle des trois comprend trois mesures le matin et trois le soir pendant trois jours, en position assise et lors de l’activité habituelle. La position debout, la marche ou une fréquence différente ne respectent pas ce protocole.

18. Quel facteur de risque de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs est modifiable ?

Le sexe masculin
Le tabagisme
Les antécédents familiaux cardiovasculaires
L’âge

Le tabagisme

Explication

Le tabagisme fait partie des facteurs de risque modifiables de l’AOMI, au même titre que l’hypertension, le diabète ou la sédentarité. L’âge, le sexe masculin et les antécédents familiaux cardiovasculaires sont des facteurs non modifiables.

19. À quel stade de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs correspond la claudication intermittente ?

Au stade III
Au stade I
Au stade II
Au stade IV

Au stade II

Explication

La claudication intermittente caractérise le stade II de l’AOMI. Le stade I est asymptomatique ou marqué par un refroidissement isolé, tandis que la nécrose appartient au stade IV.

20. Quelle description correspond à une valvulopathie cardiaque ?

Une anomalie du rythme cardiaque modifiant la fréquence des contractions
Une obstruction artérielle périphérique réduisant l’irrigation des membres
Une inflammation du muscle cardiaque provoquant une baisse de la contractilité
Une atteinte valvulaire entraînant une ouverture rétrécie ou une fermeture incomplète

Une atteinte valvulaire entraînant une ouverture rétrécie ou une fermeture incomplète

Explication

Une valvulopathie désigne une atteinte d’une valvule pouvant se manifester par un rétrécissement de son orifice ou une fermeture incomplète avec reflux. Les autres propositions concernent respectivement le muscle cardiaque, les artères périphériques ou le rythme cardiaque.

21. Quelle distinction entre sténose et insuffisance valvulaires est correcte ?

La sténose limite le flux à travers la valve, tandis que l’insuffisance provoque un reflux
La sténose concerne le muscle cardiaque, tandis que l’insuffisance touche les artères
La sténose provoque un reflux valvulaire, tandis que l’insuffisance élargit l’orifice
La sténose accélère le passage sanguin, tandis que l’insuffisance bloque l’ouverture

La sténose limite le flux à travers la valve, tandis que l’insuffisance provoque un reflux

Explication

La sténose correspond au rétrécissement de l’ouverture valvulaire, qui limite le passage sanguin, alors que l’insuffisance résulte d’une fermeture incomplète et permet un reflux. L’inversion de ces mécanismes constitue la confusion principale entre les deux lésions.

22. Quelle caractéristique définit le mieux un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Une douleur crânienne isolée évoluant lentement sans déficit focal
Un trouble neurologique diffus d’installation progressive sans territoire précis
Un déficit neurologique focal d’apparition brutale lié à un territoire vasculaire
Une altération générale de la vigilance provoquée par un déséquilibre métabolique

Un déficit neurologique focal d’apparition brutale lié à un territoire vasculaire

Explication

Un AVC correspond à un déficit neurologique focal, brutal et d’origine vasculaire, systématisé à un territoire cérébral. Un trouble diffus et progressif évoque plutôt une autre cause neurologique qu’un AVC typique.

23. Quelle distinction oppose correctement les deux principaux types d’accident vasculaire cérébral ?

L’AVC ischémique résulte d’une rupture artérielle, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une obstruction artérielle
Les deux types d’AVC résultent d’une obstruction veineuse intracrânienne d’intensité variable
Les deux types d’AVC résultent d’une infection cérébrale touchant des territoires différents
L’AVC ischémique résulte d’une obstruction artérielle, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une rupture artérielle

L’AVC ischémique résulte d’une obstruction artérielle, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une rupture artérielle

Explication

L’AVC ischémique est causé par l’obstruction d’une artère cérébrale, alors que l’AVC hémorragique provient de la rupture d’une artère intracérébrale. Inverser ces mécanismes constitue la confusion classique entre les deux formes.

24. Quel domaine fait partie des fonctions évaluées par l’échelle NIHSS lors d’un AVC ?

La capacité respiratoire et le débit urinaire
La température corporelle et la pression veineuse
La glycémie et la fonction hépatique
La mobilité des membres et la sensibilité

La mobilité des membres et la sensibilité

Explication

La NIHSS évalue notamment la conscience, le langage, la vision, la mobilité des membres et la sensibilité. La glycémie ou le débit urinaire peuvent être surveillés dans la prise en charge, mais ne constituent pas les domaines principaux de cette échelle.

25. Quelle situation correspond à un accident ischémique transitoire (AIT) ?

Un déficit neurologique permanent lié à une hémorragie cérébrale visible à l’imagerie
Un trouble diffus de la conscience évoluant progressivement sans origine vasculaire
Une douleur céphalique isolée durant plusieurs heures sans signe neurologique focal
Un épisode bref de dysfonction neurologique focale lié à une ischémie, sans lésion visible à l’imagerie

Un épisode bref de dysfonction neurologique focale lié à une ischémie, sans lésion visible à l’imagerie

Explication

L’AIT est un épisode bref de dysfonction neurologique focale d’origine ischémique, typiquement inférieur à quatre heures et sans lésion cérébrale à l’imagerie. Un déficit permanent ou une hémorragie visible ne correspond pas à cette définition.

26. Quels signes orientent classiquement vers une occlusion intestinale ?

Un ictère, des selles décolorées et des urines foncées sans symptôme digestif
Une douleur thoracique, une toux productive et une expectoration sanglante
Une dysurie, une hématurie et une douleur lombaire irradiant vers l’aine
Une douleur abdominale, un arrêt des matières et des gaz, ainsi que des nausées ou vomissements

Une douleur abdominale, un arrêt des matières et des gaz, ainsi que des nausées ou vomissements

Explication

L’occlusion intestinale associe typiquement douleur abdominale, arrêt des matières et des gaz, puis nausées ou vomissements. Les autres associations évoquent des atteintes respiratoires, urinaires ou biliaires plutôt qu’une occlusion.

27. Quelle mesure appartient à la prise en charge initiale d’une occlusion intestinale ?

Maintenir le patient à jeun et placer une sonde nasogastrique en aspiration douce
Faire boire abondamment le patient pour accélérer le transit intestinal
Autoriser une alimentation orale et supprimer toute décompression digestive
Remplacer la surveillance urinaire par une reprise rapide de l’alimentation

Maintenir le patient à jeun et placer une sonde nasogastrique en aspiration douce

Explication

La prise en charge initiale comprend le jeûne et la décompression par sonde nasogastrique en aspiration douce, en plus des mesures veineuses et de la surveillance des urines. Une alimentation orale ou une hydratation orale importante peut aggraver la distension digestive.

28. Quel ensemble associe correctement des signes de lithiase biliaire compliquée et ses complications infectieuses ?

Céphalées, raideur méningée et photophobie ; méningite, encéphalite et abcès
Toux, cyanose et expectoration ; bronchite, pleurésie et pneumonie
Hématurie, dysurie et urine trouble ; cystite, pyélonéphrite et prostatite
Ictère, selles décolorées et urines foncées ; cholécystite, angiocholite et pancréatite

Ictère, selles décolorées et urines foncées ; cholécystite, angiocholite et pancréatite

Explication

Une lithiase biliaire compliquée peut provoquer un ictère, des selles décolorées, des urines foncées et une élévation de la bilirubine, avec comme complications cholécystite, angiocholite ou pancréatite. Les autres ensembles décrivent des syndromes infectieux d’autres appareils.

29. Quelle description correspond à une colique néphrétique ?

Une douleur pelvienne chronique sans irradiation ni variation paroxystique
Une douleur lombaire progressive, bilatérale, améliorée par une position antalgique stable
Une douleur lombaire brutale, unilatérale, irradiant vers les organes génitaux et évoluant par crises
Une douleur abdominale continue accompagnée d’un arrêt des matières et des gaz

Une douleur lombaire brutale, unilatérale, irradiant vers les organes génitaux et évoluant par crises

Explication

La colique néphrétique provoque une douleur lombaire brutale, unilatérale, par crises, irradiant vers les organes génitaux externes et sans position antalgique. Une douleur améliorée par une position précise est davantage compatible avec certaines douleurs musculosquelettiques.

30. Que recherchent l’échographie des voies urinaires et la tomodensitométrie lors du bilan d’une lithiase urinaire ?

La vascularisation cérébrale et la pression intracrânienne
La composition chimique exacte du calcul et son risque infectieux
Le calcul et ses répercussions éventuelles sur la fonction rénale
La contractilité vésicale et la force du jet urinaire

Le calcul et ses répercussions éventuelles sur la fonction rénale

Explication

L’échographie et la tomodensitométrie servent à identifier le calcul et son retentissement sur les voies urinaires et la fonction rénale. La composition exacte du calcul nécessite généralement une analyse spécifique plutôt que la seule imagerie.

31. Quelle précaution est requise avant une chirurgie urinaire endoscopique ?

Suspendre tout examen urinaire afin d’éviter une irritation des voies urinaires
Administrer une grande quantité de liquide avant l’intervention pour déplacer le calcul
Réaliser systématiquement un ECBU afin de dépister une infection urinaire avant l’intervention
Réaliser une radiographie thoracique afin de prévenir une infection pulmonaire postopératoire

Réaliser systématiquement un ECBU afin de dépister une infection urinaire avant l’intervention

Explication

Un ECBU est réalisé avant toute chirurgie urinaire endoscopique afin de dépister un germe urinaire et de limiter le risque infectieux lié à la procédure. Une radiographie thoracique ou une hydratation forcée ne répond pas à cet objectif spécifique.

32. Quelle association thérapeutique correspond au traitement de la douleur liée à une lithiase urinaire ?

Une restriction hydrique, des morphiniques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens, sans antispasmodiques
Une hydratation massive, des antibiotiques systématiques et des antispasmodiques en première intention
Une restriction alimentaire, des anticoagulants et des corticoïdes pour réduire l’obstruction
Une mobilisation intensive, des diurétiques et des sédatifs pour favoriser l’expulsion

Une restriction hydrique, des morphiniques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens, sans antispasmodiques

Explication

Le traitement indiqué associe restriction hydrique, morphiniques et anti-inflammatoires non stéroïdiens, tandis que les antispasmodiques sont contre-indiqués. Les antibiotiques ne sont pas systématiques en l’absence d’infection documentée, et l’hydratation massive n’est pas recommandée dans ce contexte.

33. Quelle situation définit le mieux une rétention aiguë d’urines chez un homme présentant une hyperplasie bénigne de la prostate ?

Une émission d’urines lente avec une sensation de vidange incomplète
Une impossibilité d’évacuer les urines malgré un besoin d’uriner
Une augmentation progressive de la fréquence des mictions nocturnes
Une douleur lombaire accompagnée d’urines parfois teintées de sang

Une impossibilité d’évacuer les urines malgré un besoin d’uriner

Explication

La rétention aiguë d’urines correspond à une impossibilité d’évacuer les urines et constitue une urgence urologique. Une dysurie désigne plutôt une difficulté ou une gêne lors de la miction, sans nécessairement entraîner une impossibilité complète.

34. Lequel de ces facteurs peut favoriser une rétention aiguë d’urines ?

La prise d’un médicament anticholinergique
Une hydratation régulière associée à une mobilisation précoce
La prise d’un traitement facilitant la contraction vésicale
Une alimentation riche en fibres avec des mictions fréquentes

La prise d’un médicament anticholinergique

Explication

Les médicaments anticholinergiques, comme les opiacés, peuvent favoriser une rétention aiguë d’urines. Les traitements facilitant la miction ont au contraire un effet opposé sur l’évacuation urinaire.

35. Quelle association présente les trois principaux axes thérapeutiques d’une rétention aiguë d’urines ?

Antibiotique, restriction hydrique et rééducation périnéale
Antalgique, lavage vésical systématique et radiothérapie
Diurétique, sonde digestive et traitement anti-inflammatoire
Alpha-bloquant, drainage urinaire et traitement chirurgical

Alpha-bloquant, drainage urinaire et traitement chirurgical

Explication

La prise en charge associe un alpha-bloquant, l’évacuation des urines par sonde ou cathéter sus-pubien, puis une chirurgie telle qu’une RTUP, un traitement laser ou une prostatectomie si nécessaire. Les autres associations ne regroupent pas les trois axes thérapeutiques décrits.

36. Lors de la levée d’un obstacle urinaire, quelle conduite limite le risque lié à une évacuation trop rapide ?

Maintenir la sonde ouverte après chaque évacuation de 800 à 1000 mL
Interrompre le drainage pendant plusieurs heures après le premier volume évacué
Clamper la sonde après chaque évacuation de 400 à 500 mL pendant 15 à 20 minutes
Vider la vessie d’un seul geste dès que le drainage est installé

Clamper la sonde après chaque évacuation de 400 à 500 mL pendant 15 à 20 minutes

Explication

Lorsque le volume à évacuer dépasse 800 à 1000 mL, la sonde doit être clampée par intermittence après des évacuations de 400 à 500 mL pendant 15 à 20 minutes. Une vidange immédiate et complète expose à une levée d’obstacle trop brutale.

37. Quelle définition correspond à l’endométriose ?

La présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus
La formation de fibromes bénins dans la paroi musculaire de l’utérus
L’infection aiguë de l’utérus par des bactéries après une intervention
La prolifération de l’endomètre normal exclusivement dans la cavité utérine

La présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus

Explication

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique liée à la présence de tissu semblable à l’endomètre hors de l’utérus. L’endomètre situé dans la cavité utérine correspond à une structure physiologique et ne définit pas cette maladie.

38. Quelle estimation décrit le mieux la fréquence de l’endométriose chez les femmes en âge de procréer ?

Environ une femme sur cent, soit près de 200 000 en France
Environ une femme sur trois, soit près de 7 millions en France
Environ une femme sur cinquante, soit près de 400 000 en France
Environ une femme sur dix, soit près de 2 millions en France

Environ une femme sur dix, soit près de 2 millions en France

Explication

L’endométriose concerne environ une femme sur dix en âge de procréer, ce qui représente près de 2 millions de femmes en France. Cette fréquence montre qu’il s’agit d’une maladie fréquente plutôt que d’une affection exceptionnelle.

39. Quel élément explique notamment le retard fréquent du diagnostic de l’endométriose ?

Une absence habituelle de symptômes qui rend l’examen clinique systématiquement inutile
Une guérison spontanée des douleurs avant la réalisation des examens spécialisés
Une évolution limitée à l’utérus sans retentissement sur les organes voisins
Des douleurs et des troubles digestifs ou urinaires pouvant être associés aux symptômes gynécologiques

Des douleurs et des troubles digestifs ou urinaires pouvant être associés aux symptômes gynécologiques

Explication

L’endométriose peut associer dysménorrhées, dyspareunies, fatigue, anxiété et troubles digestifs ou urinaires, ce qui peut rendre son identification complexe et contribuer à un délai diagnostique moyen de sept ans. Elle ne se limite pas à l’utérus et ses symptômes ne disparaissent pas nécessairement spontanément.

40. Quelle stratégie correspond à la prise en charge de l’endométriose ?

Retirer systématiquement l’utérus dès le diagnostic afin de supprimer toute possibilité de récidive
Traiter les symptômes par radiothérapie et réserver l’hormonothérapie aux infections génitales associées
Soulager les douleurs, traiter l’infertilité et utiliser une hormonothérapie continue, avec excision laparoscopique si nécessaire
Obtenir une guérison définitive par antibiotiques, puis interrompre la surveillance après disparition des douleurs

Soulager les douleurs, traiter l’infertilité et utiliser une hormonothérapie continue, avec excision laparoscopique si nécessaire

Explication

Le traitement de l’endométriose n’est pas curatif et vise la douleur, l’infertilité et le contrôle hormonal, avec une chirurgie d’excision par laparoscopie lorsque cela est nécessaire. La radiothérapie et une hystérectomie systématique ne constituent pas la stratégie décrite.

41. Quels éléments doivent être intégrés à la surveillance infirmière d’un patient neurologique ou cardiovasculaire ?

La douleur, l’alimentation et le sommeil, avec une attention limitée aux paramètres neurologiques
Les constantes, la conscience, la douleur, la respiration, la saturation, les signes de choc et les déficits
La température et la cicatrice, sans évaluation de la respiration ni de l’état de conscience
La saturation et la tension artérielle, sans recherche de signes neurologiques ou de choc

Les constantes, la conscience, la douleur, la respiration, la saturation, les signes de choc et les déficits

Explication

La surveillance transversale associe les paramètres neurologiques, respiratoires et hémodynamiques, notamment la conscience, la douleur, la saturation, les signes de choc et l’évolution des déficits. Elle ne se réduit donc pas à la surveillance de la douleur ou de quelques constantes isolées.

42. Quel soin fait partie de la prise en charge infirmière après un AVC ?

Surveiller la cicatrice abdominale et la reprise du transit après l’intervention
Prévenir les fausses routes et surveiller les constantes ainsi que le score NIHSS
Favoriser une alimentation non adaptée afin de tester rapidement la déglutition
Limiter la mobilisation du patient et différer l’évaluation neurologique

Prévenir les fausses routes et surveiller les constantes ainsi que le score NIHSS

Explication

Après un AVC, les soins comprennent la surveillance des constantes et du score NIHSS, une installation adaptée, la mobilisation passive, une alimentation adaptée et la prévention des fausses routes. La cicatrice abdominale et la reprise du transit relèvent plutôt de la surveillance après une laparotomie.

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Qu'est-ce que l'asthme en termes médicaux ?

Une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes.

Quels symptômes caractérisent l'asthme ?

Sifflements, oppression thoracique, toux et dyspnée.

Quels moments aggravent particulièrement les symptômes de l'asthme ?

La nuit, au petit matin ou à l'effort.

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