QCM : Prévention et prise en charge des escarres (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une escarre ?

Une plaie traumatique causée par une coupure au niveau d’une zone osseuse
Une lésion ischémique des tissus comprimés entre une saillie osseuse et un plan dur
Une irritation limitée à la couche superficielle après un contact cutané prolongé
Une infection cutanée provoquée par l’humidité persistante autour d’une articulation

Une lésion ischémique des tissus comprimés entre une saillie osseuse et un plan dur

Explication

Une escarre résulte d’une compression des tissus mous entre une saillie osseuse et un support dur, avec une origine ischémique. La réduire à une atteinte strictement superficielle ne tient pas compte des tissus profonds concernés.

2. Que provoque principalement une ischémie tissulaire ?

Une accumulation d’humidité cutanée qui altère la barrière épidermique
Une diminution de la circulation artérielle qui prive les cellules d’oxygène
Une destruction immédiate des tissus sans modification de leur apport sanguin
Une présence excessive d’oxygène dans les tissus qui accélère leur inflammation

Une diminution de la circulation artérielle qui prive les cellules d’oxygène

Explication

L’ischémie correspond à l’interruption partielle ou complète de la circulation artérielle, ce qui prive les cellules d’oxygène et peut conduire à la nécrose. Le manque d’oxygène tissulaire décrit directement l’hypoxie, qui constitue une conséquence possible plutôt que la définition de l’ischémie.

3. Quelle distinction entre hypoxie tissulaire et nécrose est correcte ?

L’hypoxie est une compression mécanique, tandis que la nécrose est une altération de la circulation
L’hypoxie est une mort tissulaire, tandis que la nécrose est une baisse temporaire d’oxygène
L’hypoxie est un manque d’oxygène, tandis que la nécrose est la mort irréversible du tissu
L’hypoxie est une infection locale, tandis que la nécrose est une inflammation réversible

L’hypoxie est un manque d’oxygène, tandis que la nécrose est la mort irréversible du tissu

Explication

L’hypoxie désigne une carence d’apport en oxygène, alors que la nécrose correspond à la destruction irréversible ou à la mort d’un tissu vivant. Les autres propositions inversent ces notions ou les associent à des mécanismes différents.

4. Quelle succession décrit la formation physiopathologique d’une escarre ?

Macération, inflammation superficielle, production de collagène et épaississement de la peau
Compression, fermeture capillaire, ischémie, déficit nutritif et destruction tissulaire
Frottement, infection, dilatation capillaire, oxygénation accrue et cicatrisation
Compression, augmentation du débit sanguin, apport nutritif accru et réparation cutanée

Compression, fermeture capillaire, ischémie, déficit nutritif et destruction tissulaire

Explication

La compression externe ferme les capillaires, provoque une ischémie, puis une insuffisance d’oxygène et de nutriments avant d’aboutir à la destruction tissulaire. Une augmentation de la perfusion ou une réparation immédiate ne correspond pas à cette chaîne.

5. Lequel de ces ensembles regroupe les principaux facteurs étiologiques d’une escarre ?

Œdème, fracture, contraction musculaire et vasodilatation
Pression d’appui, cisaillement, frottement et macération
Infection, hémorragie, allergie et élévation de la température
Radiothérapie, brûlure, incision chirurgicale et contusion

Pression d’appui, cisaillement, frottement et macération

Explication

Les facteurs étiologiques principaux sont la pression d’appui, le cisaillement, le frottement et la macération. La macération est liée à l’humidité, tandis que le cisaillement correspond à un glissement mécanique des tissus.

6. Que se produit-il lors d’un cisaillement chez une personne installée au lit ?

Les tissus superficiels se dessèchent tandis que les capillaires se dilatent progressivement
La peau glisse sur le support tandis que le squelette reste immobile dans les tissus
Les tissus profonds glissent vers le bas tandis que la peau reste fixée au support
La peau et les tissus profonds se déplacent ensemble sans tension mécanique notable

Les tissus profonds glissent vers le bas tandis que la peau reste fixée au support

Explication

Lors d’un cisaillement, la gravité fait glisser le squelette et les tissus profonds vers le bas alors que la peau reste attachée au support. Le frottement implique plutôt un contact de surface avec déplacement relatif entre la peau et le support.

7. Quel groupe correspond aux principales zones d’appui exposées aux escarres ?

Sacrum, talons, omoplates, coudes, occiput et genoux
Poitrine, cuisses, doigts, oreilles, poignets et région lombaire
Abdomen, paumes, mollets, thorax, avant-bras et chevilles
Cou, hanches, mains, pieds, région inguinale et muscles fessiers

Sacrum, talons, omoplates, coudes, occiput et genoux

Explication

Les principales zones d’appui citées sont le sacrum, les talons, les omoplates, les coudes, l’occiput et les genoux. Les autres groupes contiennent des régions qui ne constituent pas l’ensemble classique des points d’appui principaux.

8. Quelles personnes sont considérées comme particulièrement exposées au risque d’escarre ?

Les personnes alitées ou utilisant un fauteuil
Les personnes présentant une activité physique régulière
Les personnes ayant une alimentation équilibrée et une mobilité intacte
Les personnes bénéficiant de changements de position fréquents

Les personnes alitées ou utilisant un fauteuil

Explication

L’alitement et l’utilisation d’un fauteuil favorisent une pression prolongée et identifient des personnes à risque d’escarre. Une mobilité conservée et des changements de position fréquents tendent au contraire à réduire cette exposition.

9. Quelle approche permet une évaluation complète du risque d’escarre ?

Observer la peau à l’admission sans examiner l’activité physique ni les facteurs associés
Associer une échelle de risque, l’examen cutané, le jugement clinique et l’analyse de la mobilité
Utiliser un score numérique puis appliquer la même prévention à toutes les personnes évaluées
Rechercher une douleur locale avant de décider si une évaluation complémentaire est utile

Associer une échelle de risque, l’examen cutané, le jugement clinique et l’analyse de la mobilité

Explication

L’évaluation complète combine une échelle, l’intégrité cutanée, le jugement clinique, l’activité et la mobilité, ainsi que les facteurs de risque principaux. Une échelle isolée ne remplace pas l’appréciation clinique globale.

10. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs de risque liés au patient ?

Des changements de position trop limités
La dénutrition ou la déshydratation
Un plan de lit dur
La présence de plis dans les draps

La dénutrition ou la déshydratation

Explication

La dénutrition et la déshydratation font partie des facteurs liés aux caractéristiques et à l’état du patient. Les plis des draps, le plan dur et les changements de position insuffisants sont des facteurs externes liés à l’environnement ou aux soins.

11. Lors de l’inspection cutanée, quel signe doit être distingué d’une rougeur persistante qui ne blanchit pas à la pression ?

Une lésion située autour d’un dispositif médical
Une douleur associée à une induration cutanée
Une chaleur localisée accompagnée d’un œdème
Un érythème qui blanchit à la pression

Un érythème qui blanchit à la pression

Explication

L’inspection recherche notamment un érythème qui blanchit à la pression, lequel se distingue d’une rougeur persistante non blanchissante. Les autres réponses correspondent aussi à des éléments inspectés, mais ne décrivent pas cette distinction clinique.

12. Quelle caractéristique correspond au stade 3 d’une escarre ?

Un érythème cutané sans perte de substance visible
Une phlyctène accompagnée d’une désépidermisation
Une nécrose de l’épiderme, du derme et de l’hypoderme
Une nécrose étendue aux tendons et aux articulations

Une nécrose de l’épiderme, du derme et de l’hypoderme

Explication

Le stade 3 atteint l’épiderme, le derme et l’hypoderme par la nécrose. La phlyctène ou la désépidermisation caractérise le stade 2, tandis que l’atteinte des tendons et des articulations correspond au stade 4.

13. Quelle conduite est requise lorsqu’une escarre constituée est identifiée au stade 1 ?

La classer d’abord avant de commencer les soins préventifs
La traiter après l’apparition d’une phlyctène ou d’une nécrose
La surveiller avant d’envisager une intervention documentée
La traiter immédiatement et tracer l’évaluation dans le dossier de soins

La traiter immédiatement et tracer l’évaluation dans le dossier de soins

Explication

Une escarre constituée doit être prise en charge dès le stade 1, et son évaluation doit être tracée dans le dossier de soins. Attendre une aggravation retarderait une intervention prévue dès les premiers signes.

14. Quelle combinaison décrit le mieux une démarche complète de prévention des escarres ?

Évaluer la peau, choisir un support et interrompre les mesures après amélioration
Éduquer la famille, enrichir l’alimentation et concentrer le suivi sur les plaies
Réévaluer le risque, réduire les facteurs, tracer le protocole et mesurer les résultats
Appliquer des soins cutanés, limiter les mobilisations et observer l’évolution générale

Réévaluer le risque, réduire les facteurs, tracer le protocole et mesurer les résultats

Explication

La prévention associe l’évaluation répétée du risque, la réduction des facteurs, un protocole tracé, l’éducation et la mesure de l’efficacité. Les autres propositions retiennent certains éléments pertinents mais ne couvrent pas la démarche préventive complète.

15. Quelle intervention protège la peau saine contre l’humidité dans les soins cutanés préventifs ?

Frotter les points d’appui pour stimuler la circulation locale
Réduire les changes afin de préserver les produits hydratants
Utiliser un savon agressif afin de retirer les résidus cutanés
Appliquer une crème barrière après un nettoyage et un séchage soigneux

Appliquer une crème barrière après un nettoyage et un séchage soigneux

Explication

Les crèmes barrières protègent la peau contre l’humidité, en complément d’un savon doux, d’un séchage soigneux et de changes réguliers. Un savon agressif et les frottements peuvent fragiliser la peau, tandis que des changes moins fréquents augmentent l’exposition à l’humidité.

16. Quelle technique est recommandée pour les soins préventifs d’escarre réalisés toutes les 2 à 4 heures ?

Un effleurement avec une huile de soin, sans friction énergique
Une friction rapide de la peau jusqu’à l’apparition d’une chaleur locale
Un massage appuyé des points d’appui avec une crème hydratante
Une pression prolongée sur les zones rouges pour favoriser leur vascularisation

Un effleurement avec une huile de soin, sans friction énergique

Explication

Les soins préventifs peuvent être réalisés par effleurement avec une huile de soin, sans friction énergique. Le massage appuyé et les frottements vigoureux risquent d’augmenter les lésions tissulaires au lieu de les prévenir.

17. Quelle mesure répond directement à un risque nutritionnel identifié chez une personne exposée aux escarres ?

Privilégier les soins cutanés en reportant l’évaluation nutritionnelle
Réduire les apports alimentaires pour diminuer les contraintes liées aux soins
Proposer une alimentation adaptée et enrichie avec des compléments si nécessaire
Maintenir l’alimentation habituelle sans évaluer le poids ni l’indice de masse corporelle

Proposer une alimentation adaptée et enrichie avec des compléments si nécessaire

Explication

La prise en charge nutritionnelle peut inclure une alimentation adaptée et enrichie ainsi que des compléments nutritionnels lorsque cela est nécessaire. Une restriction alimentaire ne répond pas au risque nutritionnel, et l’évaluation du poids et de l’IMC reste importante.

18. Lors d’un transfert préventif, quelle pratique réduit les frottements et les cisaillements ?

Privilégier une mobilisation rapide sans matériel pour préserver l’activité physique
Utiliser un système de transfert plutôt que déplacer directement le patient sur le lit
Tirer directement le patient sur le drap afin de raccourcir la manœuvre
Maintenir le patient dans la même position pour éviter les manipulations répétées

Utiliser un système de transfert plutôt que déplacer directement le patient sur le lit

Explication

Les systèmes de transfert diminuent les frottements et les cisaillements lors de la mobilisation. Déplacer directement le patient sur le lit exerce au contraire des contraintes mécaniques susceptibles de favoriser les lésions cutanées.

19. Chez une personne immobile, quelle règle concerne le maintien d’une position sans décompression ?

Une position peut être conservée 4 heures si le patient ne signale pas d’inconfort
Une position peut rester identique tant que la peau ne présente pas de lésion visible
Une position ne doit pas être maintenue plus de 2 heures sans décompression
Une position doit être changée toutes les 30 minutes quel que soit le support utilisé

Une position ne doit pas être maintenue plus de 2 heures sans décompression

Explication

Chez une personne immobile, une position ne doit pas être maintenue plus de 2 heures sans décompression. La fréquence doit toutefois être adaptée à la tolérance tissulaire, au confort du patient et au support utilisé, plutôt qu’à une durée fixe de 30 minutes.

20. Dans les établissements de santé, quelle combinaison décrit correctement la fréquence potentielle des escarres et l’efficacité de leur prévention ?

Près de 75 % des patients sont concernés, et la prévention est efficace dans environ 50 % des cas.
Un patient sur quatre est touché, et la prévention permet d’éviter environ 25 % des cas.
Jusqu’à un patient sur quatre peut être touché, et la prévention est efficace dans environ 95 % des cas.
Environ 95 % des patients peuvent être touchés, et la prévention concerne près d’un cas sur quatre.

Jusqu’à un patient sur quatre peut être touché, et la prévention est efficace dans environ 95 % des cas.

Explication

Les escarres peuvent concerner jusqu’à un patient sur quatre, tandis que la prévention est jugée efficace dans environ 95 % des cas. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux proportions, en attribuant 95 % à la fréquence plutôt qu’à l’efficacité préventive.

21. Quelle manifestation correspond à un érythème dans le contexte des lésions cutanées ?

Une zone cutanée noirâtre résultant d’une nécrose étendue.
Une plaie profonde atteignant les tissus musculaires sous-jacents.
Une rougeur cutanée plus ou moins marquée qui pâlit sous la pression.
Une bulle cutanée contenant un liquide transparent d’origine séreuse.

Une rougeur cutanée plus ou moins marquée qui pâlit sous la pression.

Explication

L’érythème se définit par une rougeur cutanée d’intensité variable qui disparaît lorsqu’une pression est exercée. Une bulle remplie de sérosité correspond plutôt à une phlyctène, et non à un érythème.

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Qu'est-ce qu'une escarre en termes de lésion cutanée ?

Une lésion cutanée d'origine ischémique liée à la compression des tissus mous.

Qu'entraîne l'interruption de la circulation artérielle dans un tissu ?

Une souffrance tissulaire appelée ischémie.

Quelle est la différence entre hypoxie tissulaire et nécrose ?

L'hypoxie est une carence en oxygène, la nécrose est la mort du tissu.

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