QCM : Plaintes spécifiques en optométrie — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé décrit correctement la portée clinique d’une vision floue ?

Elle peut être réfractive et bénigne ou révéler une atteinte plus grave.
Elle correspond généralement à une atteinte rétinienne sans cause optique.
Elle traduit principalement un trouble neurologique associé à une diplopie.
Elle indique une maladie systémique dès qu’elle apparaît de façon progressive.

Elle peut être réfractive et bénigne ou révéler une atteinte plus grave.

Explication

Une vision floue peut résulter d’un simple défaut réfractif, mais elle peut aussi signaler une pathologie oculaire ou systémique sérieuse. La diplopie, l’atteinte rétinienne et la progression ne suffisent pas, à elles seules, à établir cette interprétation.

2. Lors de l’interrogatoire d’un patient signalant une vision floue, quelle information aide directement à orienter l’analyse du symptôme ?

La distance concernée et le caractère soudain ou ancien du trouble
La fréquence des repas et la durée moyenne de son sommeil
La latéralité manuelle et la présence d’antécédents familiaux éloignés
La couleur préférée du patient et son activité professionnelle habituelle

La distance concernée et le caractère soudain ou ancien du trouble

Explication

L’interrogatoire précise notamment la distance concernée, l’ancienneté et le caractère soudain du flou, ainsi que l’œil atteint et les signes associés. Les autres informations proposées ne caractérisent pas directement ce symptôme visuel.

3. Après un effort prolongé en vision de près, un patient présente un flou de près ; quelle cause réfractive est la plus évocatrice ?

Une opacification cornéenne provoquant une diffusion lumineuse dans l’œil
Une hypermétropie latente ou non compensée, voire un astigmatisme non corrigé
Une occlusion veineuse rétinienne entraînant un œdème maculaire progressif
Une myopie évolutive isolée favorisée par une longue exposition à la vision de près

Une hypermétropie latente ou non compensée, voire un astigmatisme non corrigé

Explication

Le flou de près après un effort prolongé évoque une hypermétropie latente ou non compensée, ainsi qu’un astigmatisme non corrigé. La myopie évolutive est plutôt associée au flou de loin après un travail de près, tandis que les deux autres propositions relèvent d’atteintes organiques.

4. Un patient voit flou de loin après avoir travaillé longtemps de près ; quel mécanisme ou défaut réfractif faut-il envisager ?

Une myopisation liée à une sclérose du cristallin apparaissant brutalement
Une hypermétropie latente déclenchée par l’effort de lecture prolongé
Une amblyopie fonctionnelle révélée par une amélioration au trou sténopéique
Un excès accommodatif, une myopie évolutive ou un astigmatisme résiduel

Un excès accommodatif, une myopie évolutive ou un astigmatisme résiduel

Explication

Le flou de loin après un travail en vision rapprochée évoque un excès accommodatif, une myopie évolutive ou un astigmatisme résiduel. L’hypermétropie latente explique plutôt un flou de près après effort, et les autres réponses décrivent d’autres situations cliniques.

5. Quel mécanisme peut expliquer une héméralopie chez un patient dont la vision se dégrade en faible luminosité ?

Une migraine avec aura entraînant un scotome central scintillant transitoire
Une hypermétropie latente provoquant un flou de près après lecture prolongée
Une paralysie oculomotrice perturbant l’alignement des deux yeux dans l’obscurité
Une myopie nocturne modifiant la réfraction lorsque l’éclairage diminue

Une myopie nocturne modifiant la réfraction lorsque l’éclairage diminue

Explication

La myopie nocturne fait partie des causes possibles d’héméralopie, car elle modifie la réfraction en faible luminosité. Le glaucome avancé atteint plutôt le champ périphérique, tandis que les autres propositions correspondent à des mécanismes différents.

6. Quelle association entre la durée d’une baisse visuelle et ses causes possibles est correcte ?

Une baisse passagère évoque une hémorragie rétinienne, tandis qu’une baisse constante correspond habituellement à une migraine avec aura.
Une baisse passagère traduit une névrite optique, tandis qu’une baisse constante suggère principalement un scotome scintillant.
Une baisse passagère résulte d’une rétinopathie, tandis qu’une baisse constante indique généralement une aura migraineuse.
Une baisse passagère peut correspondre à une migraine avec aura, tandis qu’une baisse constante peut évoquer une occlusion vasculaire.

Une baisse passagère peut correspondre à une migraine avec aura, tandis qu’une baisse constante peut évoquer une occlusion vasculaire.

Explication

Une migraine avec aura peut provoquer une baisse visuelle transitoire accompagnée d’un scotome central scintillant, alors qu’une baisse constante peut être liée à une occlusion vasculaire, une névrite optique, une hémorragie ou une rétinopathie. Les autres associations inversent ces profils cliniques.

7. Quelle différence physiopathologique distingue une occlusion de l’artère centrale de la rétine d’une occlusion de sa veine centrale ?

L’occlusion artérielle entraîne une hypermétropisation, tandis que l’occlusion veineuse provoque une myopisation par sclérose du cristallin.
L’occlusion artérielle bloque le drainage et entraîne un œdème, tandis que l’occlusion veineuse interrompt l’apport et provoque une ischémie.
L’occlusion artérielle provoque surtout des hémorragies par stase, tandis que l’occlusion veineuse cause une ischémie par manque d’apport.
L’occlusion artérielle interrompt l’apport sanguin et provoque une ischémie, tandis que l’occlusion veineuse bloque le drainage et entraîne œdème et hémorragies.

L’occlusion artérielle interrompt l’apport sanguin et provoque une ischémie, tandis que l’occlusion veineuse bloque le drainage et entraîne œdème et hémorragies.

Explication

L’occlusion de l’artère centrale arrête l’apport sanguin rétinien et provoque une ischémie. L’occlusion de la veine centrale empêche le drainage sanguin, ce qui favorise l’œdème et les hémorragies rétiniennes.

8. Quelle situation correspond à une perte de transparence des milieux oculaires ?

Une paralysie du muscle ciliaire ou une myopie nocturne
Une opacification du cristallin ou un œdème de la cornée
Une occlusion artérielle ou une migraine avec aura
Une hypermétropie latente ou un excès accommodatif

Une opacification du cristallin ou un œdème de la cornée

Explication

La transparence des milieux oculaires peut être altérée par une opacification du cristallin ou par un œdème cornéen, entre autres causes. Les autres réponses décrivent des troubles de réfraction, des mécanismes fonctionnels ou des atteintes vasculaires et neurologiques.

9. Que désigne l’effet Tyndall observé lors de l’examen oculaire ?

La diffusion de la lumière par des particules en suspension, rendant le faisceau visible
La réfraction de la lumière par une cornée déformée, modifiant la netteté de l’image
L’absorption de la lumière par un cristallin opaque, supprimant la perception des couleurs
La réflexion de la lumière par la rétine, produisant un scotome central scintillant

La diffusion de la lumière par des particules en suspension, rendant le faisceau visible

Explication

L’effet Tyndall correspond à la diffusion de la lumière par des particules présentes dans un milieu transparent, ce qui rend visible le trajet du faisceau. Une cornée déformée, un cristallin opaque ou un scotome relèvent de mécanismes distincts.

10. Quelle caractéristique distingue l’amaurose d’une affection touchant directement le globe oculaire ?

Elle résulte d’une lésion des voies optiques plutôt que de l’œil lui-même
Elle provient d’une opacification progressive du cristallin et du vitré
Elle se manifeste par une douleur oculaire liée à une hausse de pression
Elle correspond à une inflammation aiguë de la cornée et de la conjonctive

Elle résulte d’une lésion des voies optiques plutôt que de l’œil lui-même

Explication

L’amaurose désigne une perte totale ou partielle de la vision causée par une lésion des voies optiques, et non par une atteinte directe de l’œil. Une opacification du cristallin correspond plutôt à une cataracte, tandis que les autres propositions décrivent des atteintes oculaires différentes.

11. Quel tableau correspond le mieux à une amaurose fugace ?

Une baisse monoculaire qui apparaît en quelques secondes et dure quelques minutes
Une perte bilatérale progressive qui s’installe sur plusieurs mois
Une vision floue permanente associée à une douleur intense de l’œil
Une diminution partielle fluctuante liée à une opacification du cristallin

Une baisse monoculaire qui apparaît en quelques secondes et dure quelques minutes

Explication

L’amaurose fugace est une perte de vision monoculaire transitoire, d’origine ischémique ou vasculaire, qui survient rapidement et dure de quelques secondes à quelques minutes. Une perte bilatérale progressive ou une opacification du cristallin ne correspondent pas à cette définition.

12. Après plusieurs heures de travail sur écran, quel facteur peut contribuer à l’apparition de signes asthénopiques ?

Une anomalie de l’accommodation ou de la vision binoculaire
Une inflammation artérielle liée principalement à l’âge avancé
Une opacité vitréenne projetant des ombres mobiles sur la rétine
Une traction rétinienne provoquant des flashs lumineux brefs

Une anomalie de l’accommodation ou de la vision binoculaire

Explication

Les signes asthénopiques apparaissent souvent après un travail en vision de près et peuvent être liés à une anomalie de l’accommodation ou de la vision binoculaire. Les autres propositions concernent respectivement la maladie de Horton, les phosphènes et les myodésopsies.

13. Quel profil évoque le plus une céphalée oculaire liée à une sollicitation visuelle importante ?

Une douleur temporale associée à une sensibilité du cuir chevelu et une claudication de la mâchoire
Une douleur en fin de journée, répétée plusieurs fois par semaine et soulagée par le sommeil
Une douleur apparaissant avec des arcs lumineux temporaux et une baisse brutale de vision
Une douleur pulsatile aggravée par l’activité physique avec photophobie et phonophobie

Une douleur en fin de journée, répétée plusieurs fois par semaine et soulagée par le sommeil

Explication

Les céphalées oculaires surviennent après une forte sollicitation de la vision de près, se répètent plusieurs fois par semaine et sont soulagées par le sommeil. La douleur pulsatile avec photophobie et phonophobie évoque plutôt une migraine, tandis que les autres tableaux orientent vers Horton ou une atteinte rétinovitréenne.

14. À quelle situation les HARE sont-elles principalement associées ?

À une inflammation artérielle accompagnée d’une fatigue et d’une claudication de la mâchoire
À des défauts réfractifs, notamment une anisométropie, dans le cadre de céphalées chroniques
À une douleur vasculaire pulsatile avec photophobie et phonophobie
À une traction rétinienne responsable de flashs lumineux de courte durée

À des défauts réfractifs, notamment une anisométropie, dans le cadre de céphalées chroniques

Explication

Les HARE sont des céphalées chroniques, souvent temporales ou temporo-frontales, associées aux défauts réfractifs, en particulier à l’anisométropie. La claudication de la mâchoire évoque plutôt la maladie de Horton, tandis que les autres propositions décrivent une migraine ou des phosphènes.

15. Quel ensemble de signes est le plus caractéristique d’une migraine ?

Une douleur de fin de journée améliorée par le sommeil après un effort visuel de près
Une céphalée chronique temporale associée à une anisométropie
Une douleur pulsatile aggravée par l’activité physique avec photophobie et phonophobie
Une céphalée avec sensibilité du cuir chevelu et risque de perte visuelle

Une douleur pulsatile aggravée par l’activité physique avec photophobie et phonophobie

Explication

La migraine est souvent une douleur pulsatile d’origine vasculaire, à composante héréditaire, accompagnée de photophobie et de phonophobie et aggravée par l’activité physique. Les autres profils correspondent plutôt aux céphalées oculaires, aux HARE ou à la maladie de Horton.

16. Comment distinguer une myodésopsie d’un scotome lors de l’interrogatoire ?

La myodésopsie est une perte monoculaire transitoire, tandis que le scotome est une opacité du cristallin
La myodésopsie est un flash lumineux bref, tandis que le scotome provient d’une inflammation artérielle
La myodésopsie est généralement mobile, tandis que le scotome correspond à une zone du champ visuel
La myodésopsie est une douleur pulsatile, tandis que le scotome est une gêne liée à la vision de près

La myodésopsie est généralement mobile, tandis que le scotome correspond à une zone du champ visuel

Explication

Les myodésopsies sont des opacités du vitré qui projettent des ombres sur la rétine et sont généralement mobiles, alors qu’un scotome désigne une zone du champ visuel. Les autres propositions confondent ces phénomènes avec des phosphènes, des céphalées, l’amaurose fugace ou la cataracte.

17. Quelle description correspond à un phosphène ?

Une douleur oculaire pulsatile aggravée par l’activité physique
Une zone fixe du champ visuel résultant d’une atteinte des voies optiques
La perception d’un flash lumineux sans source réelle, souvent liée à une traction rétinienne
La perception d’une ombre mobile produite par une opacité du vitré

La perception d’un flash lumineux sans source réelle, souvent liée à une traction rétinienne

Explication

Les phosphènes, ou photopsies, sont des flashs lumineux perçus en l’absence de source lumineuse réelle, généralement en lien avec une traction sur la rétine. Une ombre mobile évoque une myodésopsie, une zone du champ visuel un scotome et une douleur pulsatile une migraine.

18. Quel phénomène visuel correspond à une perception où les lignes droites paraissent ondulées ou déformées ?

Un halo lumineux
Une métamorphopsie
Une photophobie
Une diplopie

Une métamorphopsie

Explication

La métamorphopsie déforme la perception des lignes droites, qui peuvent sembler ondulées. Un halo forme plutôt un cercle lumineux autour d’une source, tandis que la photophobie concerne la sensibilité à la lumière.

19. Quelle affection peut provoquer des métamorphopsies en déformant les lignes droites ?

Une sécheresse oculaire
Une kératoconjonctivite
Un œdème cornéen
Une membrane épirétinienne

Une membrane épirétinienne

Explication

Une membrane épirétinienne peut entraîner des métamorphopsies, comme la DMLA ou l’œdème maculaire. L’œdème cornéen est plutôt associé à des halos ou à une photophobie.

20. Comment se manifestent les halos autour des sources lumineuses ?

Par des images dédoublées
Par des cercles lumineux
Par des lignes ondulées
Par une baisse de la vision des couleurs

Par des cercles lumineux

Explication

Les halos sont perçus comme des cercles lumineux autour des sources de lumière. Les lignes ondulées évoquent les métamorphopsies, tandis que les images dédoublées correspondent à une diplopie.

21. Quel symptôme correspond à une sensibilité excessive à la lumière, notamment possible lors d’une migraine ou d’une uvéite ?

La métamorphopsie
Le nystagmus
La photophobie
La diplopie concomitante

La photophobie

Explication

La photophobie désigne une sensibilité excessive à la lumière et peut être liée à une migraine ou à une uvéite. La métamorphopsie concerne une déformation des lignes, tandis que le nystagmus correspond à des mouvements oculaires involontaires.

22. Quelle caractéristique distingue généralement une anomalie héréditaire de la vision des couleurs d’une anomalie acquise ?

L’anomalie héréditaire apparaît après une inflammation
L’anomalie héréditaire est généralement bilatérale
L’anomalie acquise concerne toujours les deux yeux
L’anomalie acquise est présente depuis la naissance

L’anomalie héréditaire est généralement bilatérale

Explication

Une anomalie héréditaire de la vision des couleurs touche généralement les deux yeux. Une anomalie acquise peut concerner un seul œil ou les deux et n’est pas nécessairement présente depuis la naissance.

23. Quel terme désigne l’absence de perception du rouge ?

La tritanopie
La protanomalie
La deutéranopie
La protanopie

La protanopie

Explication

La protanopie correspond à l’absence du rouge. La protanomalie désigne un déficit du rouge, tandis que la deutéranopie et la tritanopie concernent respectivement l’absence du vert et du bleu.

24. Un patient voit double lorsqu’il utilise les deux yeux, mais la vision dédoublée disparaît dès qu’il ferme l’un d’eux. De quel type de diplopie s’agit-il ?

Une diplopie monoculaire
Une diplopie incomitante
Une diplopie binoculaire
Une diplopie concomitante

Une diplopie binoculaire

Explication

La diplopie binoculaire disparaît lorsqu’un œil est fermé, car elle dépend de l’utilisation conjointe des deux yeux. La diplopie monoculaire persiste lorsqu’un seul œil est utilisé.

25. Quelle situation nécessite une orientation médicale en raison du risque associé à la diplopie ?

Une diplopie récente et verticale
Une diplopie ancienne et stable
Une diplopie corrigée par un changement d’éclairage
Une diplopie légère après une lecture prolongée

Une diplopie récente et verticale

Explication

Une diplopie récente, verticale ou inconstante nécessite une orientation médicale. Les autres situations décrites ne correspondent pas aux critères d’alerte indiqués.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Plaintes spécifiques en optométrie.

Quelles sont les deux causes possibles d'une vision floue ?

Une vision floue peut être réfractive et bénigne ou révéler une pathologie grave.

Que précise l'interrogatoire d'une vision floue ?

Il précise la distance, le moment, l'ancienneté, le caractère soudain, la sensation, l'œil atteint et les signes associés.

Que suggère un flou de près après un effort prolongé ?

Il évoque une hypermétropie latente, non compensée ou un astigmatisme non corrigé.

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Consultez la fiche de révision complète sur Plaintes spécifiques en optométrie.

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