QCM : Prévention des infections associées aux soins — 43 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle pratique correspond à l’hygiène corporelle professionnelle attendue avant une journée de soins ?

Garder des cheveux longs détachés sous la tenue
Conserver une montre lors des soins auprès des patients
Porter des ongles courts sans vernis ni faux ongles
Remplacer la douche quotidienne par une toilette hebdomadaire

Porter des ongles courts sans vernis ni faux ongles

Explication

L’hygiène corporelle professionnelle comprend notamment des ongles courts sans vernis ni faux ongles, ainsi que des cheveux propres et attachés. Les bijoux, comme une montre, sont incompatibles avec les règles d’hygiène des mains.

2. Une tenue professionnelle humide après un soin doit être :

Lavée au domicile avec le linge de la vie quotidienne
Séchée puis portée jusqu’à la fin de la journée
Changée avant de poursuivre la tournée de soins
Rangée dans un sac personnel pour être lavée plus tard

Changée avant de poursuivre la tournée de soins

Explication

La tenue professionnelle doit être changée chaque fois qu’elle est mouillée ou souillée, en plus du changement quotidien. Elle est destinée au travail et ne doit pas être lavée au domicile, sauf selon les consignes du formateur référent.

3. Quel est le rôle principal des précautions standard dans les soins ?

Remplacer les précautions complémentaires prescrites
S’appliquer après l’identification d’un microorganisme précis
Concerner les patients présentant des signes infectieux
Constituer la base de la prévention de la transmission croisée

Constituer la base de la prévention de la transmission croisée

Explication

Les précautions standard constituent les premières mesures barrières et la base de la prévention de la transmission croisée. Les précautions complémentaires s’ajoutent selon le risque infectieux identifié.

4. Pourquoi l’hygiène des mains reste-t-elle nécessaire après le retrait des gants ?

Parce que les gants sont réservés aux soins sans contact biologique
Parce que les gants empêchent toute contamination de la peau
Parce que les gants ne remplacent pas l’hygiène des mains
Parce que les gants doivent être conservés entre deux patients

Parce que les gants ne remplacent pas l’hygiène des mains

Explication

Les mains transmettent plus de 90 % des infections liées aux soins, et le port de gants ne supprime pas la nécessité de les désinfecter ou de les laver. Les gants peuvent eux-mêmes être contaminés ou présenter de petites défaillances.

5. Quelle méthode convient à des mains propres et sèches lorsqu’aucune souillure visible n’est présente ?

Un lavage simple pendant 1 minute avec rinçage
Un lavage prolongé réservé aux mains visiblement souillées
Un essuyage rapide avec une serviette sèche
Une friction hydro-alcoolique pendant 30 secondes

Une friction hydro-alcoolique pendant 30 secondes

Explication

La friction hydro-alcoolique se pratique sur des mains propres et sèches pendant 30 secondes. Le lavage simple, avec savonnage, rinçage et séchage pendant 1 minute, est indiqué lorsque les mains sont visiblement souillées.

6. Quelle conduite est indiquée en présence de Clostridium difficile ou de gale ?

Porter des gants sans pratiquer d’hygiène des mains
Effectuer une friction hydro-alcoolique prolongée
Réaliser un lavage simple des mains
Utiliser une friction hydro-alcoolique sur des mains souillées

Réaliser un lavage simple des mains

Explication

Le lavage simple est nécessaire en cas de Clostridium difficile ou de gale, car la friction hydro-alcoolique est inefficace dans ces situations. Le port de gants ne dispense pas de l’hygiène des mains.

7. Sur quels éléments le choix des précautions complémentaires repose-t-il principalement ?

La profession du soignant, l’horaire et la chambre disponible
Le microorganisme, son réservoir et son mode de transmission
La température, le traitement et les habitudes alimentaires
La durée du séjour, l’âge et le motif administratif

Le microorganisme, son réservoir et son mode de transmission

Explication

Les précautions complémentaires dépendent notamment du microorganisme, de son réservoir, de son mode de transmission, de sa résistance dans le milieu extérieur et de la contagiosité. Elles s’ajoutent aux précautions standard, qui constituent la base commune.

8. Quelle distinction décrit correctement la transmission par gouttelettes et la transmission par air ?

Les gouttelettes se transmettent par l’environnement, tandis que les particules aériennes passent par les mains
Les gouttelettes parcourent plusieurs mètres, tandis que les particules aériennes concernent la toux proche
Les gouttelettes se déposent près de la source, tandis que les particules aériennes restent en suspension
Les gouttelettes restent longtemps en suspension, tandis que les particules aériennes tombent près de la source

Les gouttelettes se déposent près de la source, tandis que les particules aériennes restent en suspension

Explication

Les gouttelettes émises par la parole ou la toux se déposent surtout dans l’environnement immédiat. Les petites gouttelettes asséchées responsables de la transmission par air peuvent rester en suspension longtemps et parcourir plusieurs mètres.

9. Quand les précautions complémentaires doivent-elles être mises en œuvre ?

Après information de la famille, sans nécessité de prescription médicale
À la fin du traitement, lorsque la contagiosité est évaluée
Dès la suspicion de signes cliniques évocateurs, sur prescription médicale
Après confirmation microbiologique et sortie du patient de la chambre

Dès la suspicion de signes cliniques évocateurs, sur prescription médicale

Explication

Les précautions complémentaires sont appliquées dès la suspicion de signes cliniques évocateurs, sur prescription médicale. Elles comprennent aussi la signalisation du portage, l’information des personnes concernées et, si possible, l’utilisation de matériel dédié ou à usage unique.

10. À quels patients les précautions complémentaires protectrices sont-elles destinées ?

Aux patients neutropéniques ayant moins de 500 neutrophiles par μL
Aux patients immunisés nécessitant une surveillance infectieuse renforcée
Aux patients infectieux présentant une forte contagiosité respiratoire
Aux patients porteurs d’une infection transmissible par contact

Aux patients neutropéniques ayant moins de 500 neutrophiles par μL

Explication

Ces précautions concernent les patients neutropéniques dont le nombre de neutrophiles est inférieur à 500 par μL, afin de les protéger contre les infections. Les précautions septiques répondent à une logique différente, puisqu’elles visent à limiter la transmission d’un patient infectieux vers son entourage.

11. Quel dispositif caractérise la chambre d’un patient placé sous précautions protectrices dans un secteur à environnement maîtrisé ?

Une chambre partagée avec une désinfection renforcée des surfaces
Un système d’extraction simple avec environ 10 renouvellements d’air par heure
Une ventilation standard avec une porte maintenue ouverte en permanence
Un filtre HEPA avec au moins 20 renouvellements d’air par heure

Un filtre HEPA avec au moins 20 renouvellements d’air par heure

Explication

La chambre doit être individuelle, sa porte fermée si possible, et disposer d’un traitement d’air avec filtre HEPA et au moins 20 renouvellements par heure. Une ventilation standard ne fournit pas le niveau de protection environnementale recherché pour un patient neutropénique.

12. Comment définir l’antisepsie ?

Une opération momentanée sur des tissus vivants après nettoyage, rinçage et séchage
Une opération durable de décontamination appliquée aux surfaces et au matériel
Une méthode de stérilisation destinée à rendre un dispositif médical exempt de germes
Un procédé réalisé sur des tissus vivants avant toute étape de nettoyage

Une opération momentanée sur des tissus vivants après nettoyage, rinçage et séchage

Explication

L’antisepsie élimine ou tue des micro-organismes et inactive des virus sur des tissus vivants, après nettoyage, rinçage et séchage, avec un résultat momentanément obtenu. La désinfection concerne plutôt les milieux inertes, comme les surfaces et certains équipements.

13. Quelle distinction entre un antiseptique et un désinfectant est correcte ?

L’antiseptique traite les déchets, tandis que le désinfectant traite les plaies et les cathéters
L’antiseptique s’emploie sur les surfaces, tandis que le désinfectant s’emploie sur la peau
L’antiseptique s’emploie sur les tissus vivants, tandis que le désinfectant s’emploie sur les milieux inertes
L’antiseptique est réservé au matériel, tandis que le désinfectant est destiné aux muqueuses

L’antiseptique s’emploie sur les tissus vivants, tandis que le désinfectant s’emploie sur les milieux inertes

Explication

Un antiseptique est un médicament utilisé sur les tissus vivants, comme la peau ou les muqueuses, alors qu’un désinfectant est destiné aux milieux inertes, notamment aux surfaces. Inverser ces domaines d’utilisation constitue la confusion classique entre les deux produits.

14. Quel enchaînement décrit correctement le circuit du linge ?

Traitement du linge souillé dans le service, transport, collecte centralisée, puis élimination
Collecte du linge propre, transport vers la blanchisserie, séchage, puis distribution aux patients
Collecte du linge souillé, transport vers la blanchisserie, traitement, puis retour aux utilisateurs
Distribution du linge propre, collecte en service, stockage local, puis traitement en blanchisserie

Collecte du linge souillé, transport vers la blanchisserie, traitement, puis retour aux utilisateurs

Explication

Le circuit comprend la collecte du linge souillé, son transport vers la blanchisserie, son traitement et son retour vers les utilisateurs. Le linge propre relève ensuite d’un circuit de distribution, tandis que le linge souillé suit le circuit de collecte.

15. Quelles précautions s’appliquent à la manipulation du linge souillé ?

Le considérer comme contaminé, le manipuler à mains nues et le stocker selon la disponibilité de la blanchisserie
Le considérer comme propre, porter des gants stériles et le conserver plusieurs jours dans le service
Le considérer comme déchet spécifique, porter un masque chirurgical et le conserver dans une salle ouverte
Le considérer comme contaminé, porter des gants et un tablier à usage unique, puis éviter un stockage au-delà de 48 heures

Le considérer comme contaminé, porter des gants et un tablier à usage unique, puis éviter un stockage au-delà de 48 heures

Explication

Le linge souillé est assimilé à un linge contaminé : il se manipule avec des gants et un tablier à usage unique et ne doit pas rester stocké plus de 48 heures. Le traiter comme du linge propre ou le manipuler sans protection augmente le risque de contamination.

16. Comment les déchets d’activités de soins sont-ils répartis ?

En déchets à risques infectieux et assimilés, déchets de soins non dangereux et déchets spécifiques
En déchets hospitaliers courants, déchets pharmaceutiques et déchets alimentaires des services
En déchets liquides, déchets solides et déchets recyclables selon leur conditionnement
En déchets stériles, déchets contaminés et déchets réutilisables selon leur origine

En déchets à risques infectieux et assimilés, déchets de soins non dangereux et déchets spécifiques

Explication

Les déchets d’activités de soins se répartissent en déchets à risques infectieux et assimilés, déchets de soins non dangereux et déchets spécifiques. Cette classification repose sur le niveau de risque et la nature du déchet, plutôt que sur sa seule forme ou son conditionnement.

17. Quelle caractéristique permet de définir un dispositif médical selon sa finalité et son mode d’action ?

Il est utilisé à des fins médicales chez l’homme, sans action principale pharmacologique, immunologique ou métabolique.
Il est destiné à désinfecter les surfaces et agit principalement par une substance antimicrobienne.
Il est administré à l’homme pour produire principalement une action pharmacologique, immunologique ou métabolique.
Il est réservé au diagnostic vétérinaire et fonctionne principalement grâce à une action métabolique.

Il est utilisé à des fins médicales chez l’homme, sans action principale pharmacologique, immunologique ou métabolique.

Explication

Un dispositif médical est destiné à un usage médical chez l’homme et son action principale ne repose pas sur des moyens pharmacologiques, immunologiques ou métaboliques. Un produit dont l’action principale repose sur ces mécanismes relève d’une autre catégorie.

18. Que faut-il faire d’un dispositif médical étiqueté à usage unique après son utilisation ?

Le conserver dans son emballage pour une utilisation ultérieure contrôlée.
Le retraiter selon le circuit habituel avant de le remettre en service.
Le désinfecter puis le stériliser avant une nouvelle utilisation.
L’éliminer sans le retraiter après son utilisation.

L’éliminer sans le retraiter après son utilisation.

Explication

Un dispositif étiqueté à usage unique doit être éliminé après son utilisation et ne doit pas être retraité. La désinfection ou la stérilisation ne permet pas de le remettre en service.

19. Dans le traitement d’un dispositif thermorésistant, quelle étape intervient immédiatement après l’utilisation ?

Le conditionnement du dispositif nettoyé.
La stérilisation à la vapeur d’eau sous pression.
La pré-désinfection du dispositif utilisé.
Le stockage du dispositif traité.

La pré-désinfection du dispositif utilisé.

Explication

La pré-désinfection intervient immédiatement après l’utilisation du dispositif afin d’amorcer le traitement. La stérilisation se réalise plus tard, après le nettoyage et le conditionnement.

20. Quels paramètres correspondent à la stérilisation à la vapeur d’eau sous pression des dispositifs médicaux ?

Une température de 121 ∘C121\,^{\circ}\mathrm{C} pendant 15 minutes.
Une température de 150 ∘C150\,^{\circ}\mathrm{C} pendant 30 minutes.
Une température de 93 ∘C93\,^{\circ}\mathrm{C} pendant 3 minutes.
Une température de 134 ∘C134\,^{\circ}\mathrm{C} pendant 18 minutes.

Une température de $$134\,^{\circ}\mathrm{C}$$ pendant 18 minutes.

Explication

La stérilisation des dispositifs médicaux utilise la vapeur d’eau sous pression à 134 ∘C134\,^{\circ}\mathrm{C} pendant 18 minutes. La température de 93 ∘C93\,^{\circ}\mathrm{C} pendant 3 minutes correspond au lavage en laveur désinfecteur, et non à la stérilisation.

21. Quelle situation correspond à un accident d’exposition au sang ?

Un contact avec du sang contaminé ou un liquide biologique contaminé par du sang.
Un contact avec une surface propre ayant été désinfectée récemment.
Un contact avec une peau intacte après le port correct de gants propres.
Une exposition à un produit détergent sans présence de liquide biologique.

Un contact avec du sang contaminé ou un liquide biologique contaminé par du sang.

Explication

Un accident d’exposition au sang correspond à un contact avec du sang contaminé ou avec un liquide biologique contaminé par du sang. Une exposition à un produit chimique ou à une surface propre ne relève pas de cette définition.

22. Quels virus constituent les principaux agents concernés par un accident d’exposition au sang ?

Le virus de la grippe, le virus respiratoire syncytial et l’adénovirus.
Le virus de la varicelle, le cytomégalovirus et le virus d’Epstein-Barr.
Le virus de la rougeole, le virus des oreillons et le virus de la rubéole.
Le VIH, le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C.

Le VIH, le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C.

Explication

Les principaux virus concernés sont le VIH, le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C. Les autres propositions regroupent des virus qui ne constituent pas la liste de référence des principaux agents associés à l’accident d’exposition au sang.

23. Quelle conduite doit adopter un professionnel après un accident d’exposition au sang ?

Rincer la zone, conserver l’incident confidentiel et consulter si une douleur persiste.
Désinfecter la zone, reprendre le travail et signaler l’accident lors de la visite médicale annuelle.
Nettoyer, rincer et désinfecter, puis consulter rapidement, déclarer l’accident et assurer le suivi médical.
Attendre l’apparition de symptômes avant de nettoyer la zone et de demander un avis médical.

Nettoyer, rincer et désinfecter, puis consulter rapidement, déclarer l’accident et assurer le suivi médical.

Explication

Après un accident d’exposition au sang, le professionnel doit nettoyer, rincer et désinfecter, consulter rapidement un médecin, déclarer l’accident et respecter le suivi médical. Attendre ou différer la déclaration risque de retarder la prise en charge adaptée.

24. Quelle distinction décrit correctement la désinfection et l’antisepsie ?

La désinfection concerne les tissus vivants, tandis que l’antisepsie concerne les milieux inertes.
La désinfection réduit les poussières, tandis que l’antisepsie nettoie les surfaces contaminées.
La désinfection élimine les déchets, tandis que l’antisepsie stérilise les instruments médicaux.
La désinfection concerne les milieux inertes, tandis que l’antisepsie concerne les tissus vivants.

La désinfection concerne les milieux inertes, tandis que l’antisepsie concerne les tissus vivants.

Explication

La désinfection s’applique aux milieux inertes contaminés et produit un résultat momentané contre des micro-organismes et des virus indésirables. L’antisepsie concerne les tissus vivants, ce qui la distingue de la désinfection.

25. Quel est le rôle d’un biofilm sur une surface ?

Il empêche les bactéries de se fixer en recouvrant la surface d’une couche stérile.
Il correspond à une méthode de balayage destinée à réduire la contamination des locaux.
Il élimine les micro-organismes présents sur une surface grâce à une action désinfectante immédiate.
Il favorise l’adhésion d’une colonie bactérienne grâce à une substance polysaccharidique produite par les bactéries.

Il favorise l’adhésion d’une colonie bactérienne grâce à une substance polysaccharidique produite par les bactéries.

Explication

Un biofilm est une substance polysaccharidique excrétée par des bactéries et permettant à une colonie bactérienne d’adhérer à une surface. Il ne désinfecte pas la surface et ne constitue pas une technique de bionettoyage.

26. Quelle conduite doit suivre un professionnel après un accident d’exposition au sang ?

Pratiquer les premiers soins, consulter rapidement, déclarer l’accident et respecter le suivi médical
Déclarer l’accident à la cadre de santé, sans démarche auprès de la médecine du travail
Rincer la zone exposée, reprendre son activité puis consulter si des symptômes apparaissent
Consulter un médecin, puis interrompre le suivi dès que les premiers examens sont rassurants

Pratiquer les premiers soins, consulter rapidement, déclarer l’accident et respecter le suivi médical

Explication

La conduite comprend les premiers soins, une consultation médicale rapide, la déclaration à la cadre de santé et à la médecine du travail, puis le suivi nécessaire. Reprendre son activité en attendant d’éventuels symptômes ne respecte pas cette prise en charge.

27. Après une exposition accidentelle au sang, pourquoi le suivi médical doit-il être respecté ?

Pour permettre au professionnel de reprendre son poste sans consulter rapidement
Pour assurer la surveillance nécessaire après l’exposition et organiser la prise en charge adaptée
Pour vérifier la propreté visuelle du matériel ayant provoqué l’exposition
Pour remplacer la déclaration de l’accident auprès de la médecine du travail

Pour assurer la surveillance nécessaire après l’exposition et organiser la prise en charge adaptée

Explication

Le suivi médical fait partie de la conduite à tenir après les premiers soins, la consultation et la déclaration de l’accident. Il ne remplace ni la déclaration ni la consultation médicale rapide.

28. Quels sont les trois temps qui caractérisent le bionettoyage des surfaces ?

Nettoyage avec détergent, rinçage à l’eau claire, puis application d’un désinfectant
Application d’un désinfectant, rinçage à l’eau claire, puis nettoyage avec détergent
Nettoyage avec détergent, application immédiate d’un désinfectant, puis rinçage
Dépoussiérage à sec, séchage de la surface, puis application d’un détergent

Nettoyage avec détergent, rinçage à l’eau claire, puis application d’un désinfectant

Explication

Le bionettoyage associe un nettoyage avec détergent, un rinçage à l’eau claire et l’application finale d’un désinfectant ou d’un détergent-désinfectant. L’application immédiate du désinfectant sans rinçage ne correspond pas à cette succession.

29. Quelle caractéristique distingue principalement la désinfection ?

Elle entretient les locaux pour obtenir un aspect agréable et une propreté visuelle durable
Elle associe systématiquement un nettoyage, un rinçage et une application de détergent
Elle élimine les salissures visibles grâce à des facteurs chimiques, mécaniques, thermiques et temporels
Elle produit un résultat momentané en agissant sur les micro-organismes et les virus présents sur un milieu inerte

Elle produit un résultat momentané en agissant sur les micro-organismes et les virus présents sur un milieu inerte

Explication

La désinfection est une opération à résultat momentané qui élimine ou tue des micro-organismes et inactive des virus sur des milieux inertes contaminés. L’entretien visant surtout l’aspect agréable et la propreté relève de la définition du nettoyage.

30. Quel est l’objectif principal du nettoyage des locaux et des équipements ?

Réduire la contamination biologique en combinant détergent, rinçage et désinfectant
Inactiver les virus présents sur des surfaces contaminées avec un résultat momentané
Traiter une surface contaminée par l’application finale d’un produit désinfectant
Obtenir un aspect agréable et un niveau de propreté grâce à plusieurs facteurs d’action

Obtenir un aspect agréable et un niveau de propreté grâce à plusieurs facteurs d’action

Explication

Le nettoyage est une opération d’entretien et de maintenance destinée à obtenir un aspect agréable et un niveau de propreté, grâce à des facteurs chimiques, mécaniques, thermiques et temporels. La combinaison du nettoyage, du rinçage et d’un désinfectant définit plutôt le bionettoyage.

31. Comment les locaux d’un établissement de santé sont-ils classés selon le risque infectieux ?

En cinq niveaux distinguant les espaces propres, souillés, stériles, isolés et techniques
En trois zones allant des locaux administratifs aux salles de soins hautement contaminées
En quatre zones allant de la zone 1 sans risque à la zone 4 à risque élevé
En quatre zones allant de la zone 1 à risque élevé à la zone 4 sans risque

En quatre zones allant de la zone 1 sans risque à la zone 4 à risque élevé

Explication

La classification comprend quatre zones : la zone 1 sans risque, la zone 2 à risque faible, la zone 3 à risque important et la zone 4 à risque élevé. La zone 4 correspond donc au niveau de risque le plus élevé, et non à l’absence de risque.

32. Quelle fréquence d’entretien correspond à l’évolution du risque infectieux entre une zone sans risque et une zone à risque élevé ?

Un nettoyage hebdomadaire en zone sans risque et un nettoyage quotidien en zone à risque élevé
Un nettoyage-désinfection pluriquotidien en zone sans risque et un nettoyage mensuel en zone à risque élevé
Un nettoyage quotidien en zone sans risque et un nettoyage-désinfection pluriquotidien en zone à risque élevé
Une fréquence identique dans les deux zones, avec une adaptation des produits employés

Un nettoyage quotidien en zone sans risque et un nettoyage-désinfection pluriquotidien en zone à risque élevé

Explication

La fréquence d’entretien augmente avec le risque infectieux : les zones sans risque sont nettoyées quotidiennement, tandis que les zones à risque élevé nécessitent un nettoyage-désinfection plusieurs fois par jour. Une fréquence identique ne tient pas compte de cette gradation du risque.

33. Quelle organisation des zones d’un local d’entretien respecte la fonction attribuée à chacune d’elles ?

La zone propre stocke les produits et le matériel, tandis que la zone sale sert à entretenir le matériel.
La zone propre entretient le matériel, tandis que la zone sale stocke les produits et le matériel.
La zone sale assure les commandes, tandis que la zone administrative stocke les produits et le matériel.
La zone propre assure la traçabilité, tandis que la zone administrative entretient le matériel.

La zone propre stocke les produits et le matériel, tandis que la zone sale sert à entretenir le matériel.

Explication

La zone propre est destinée au stockage, alors que la zone sale est réservée à l’entretien du matériel ; une zone administrative complète cette organisation pour la traçabilité et les commandes. Confondre les deux premières zones inverse leurs fonctions respectives.

34. Quelle pratique concernant une centrale de dilution est conforme aux règles d’utilisation et de maintenance ?

Nettoyer sa surface après chaque commande et vérifier sa maintenance interne tous les cinq ans.
Entretenir sa surface chaque jour et réaliser sa maintenance interne au moins une fois par an.
Réaliser sa maintenance interne chaque jour et entretenir sa surface une fois par an.
Entretenir sa surface chaque semaine et remplacer les produits concentrés chaque mois.

Entretenir sa surface chaque jour et réaliser sa maintenance interne au moins une fois par an.

Explication

La centrale de dilution doit faire l’objet d’un entretien de surface quotidien et d’une maintenance interne au moins annuelle. La maintenance interne quotidienne proposée par un distracteur inverse les fréquences prévues.

35. Quelle propriété distingue le détergent d’un désinfectant ?

Le détergent stérilise les surfaces, tandis que le désinfectant neutralise les salissures non solubles.
Le détergent élimine le tartre, tandis que le désinfectant améliore l’action mécanique sur les surfaces.
Le détergent détruit les micro-organismes, tandis que le désinfectant facilite l’élimination des souillures.
Le détergent facilite l’élimination des souillures, mais n’agit pas directement sur les micro-organismes.

Le détergent facilite l’élimination des souillures, mais n’agit pas directement sur les micro-organismes.

Explication

Les tensio-actifs du détergent facilitent l’élimination des souillures non solubles dans l’eau pure, sans détruire directement les micro-organismes. L’action antimicrobienne relève du désinfectant, ce qui rend l’inversion proposée incorrecte.

36. Quel produit permet d’effectuer le nettoyage et la désinfection au cours d’une même opération ?

Le détergent-désinfectant, qui associe une propriété nettoyante et une propriété désinfectante.
Le détartrant, qui dissout les dépôts minéraux et réduit la contamination microbienne.
Le détergent simple, qui élimine les souillures et inactive les micro-organismes.
Le désinfectant simple, qui décroche les souillures et détruit les micro-organismes.

Le détergent-désinfectant, qui associe une propriété nettoyante et une propriété désinfectante.

Explication

Le détergent-désinfectant combine une propriété de détergence et une propriété de désinfection, ce qui permet les deux actions dans une même opération. Le détergent simple nettoie, mais il ne désinfecte pas directement.

37. Selon le cercle de Sinner, quelles composantes déterminent l’efficacité du nettoyage ?

La concentration, le rinçage, le séchage et la ventilation.
La pression, l’humidité, la fréquence et le conditionnement.
La décontamination, la stérilisation, le stockage et la traçabilité.
L’action mécanique, l’action chimique, la température et le temps.

L’action mécanique, l’action chimique, la température et le temps.

Explication

Le cercle de Sinner décrit quatre composantes du nettoyage : l’action mécanique, l’action chimique, la température et le temps. Les autres ensembles regroupent des opérations ou des conditions qui ne constituent pas les quatre composantes du modèle.

38. Lorsqu’un professionnel réduit la quantité de produit chimique utilisée, quelle adaptation peut préserver un résultat de nettoyage équivalent ?

Augmenter l’action mécanique, le temps, la chaleur ou une combinaison de ces paramètres.
Réduire aussi le temps d’action afin de maintenir un équilibre entre les composantes.
Diminuer la température pour éviter que la solution ne perde son efficacité.
Remplacer l’action mécanique par un stockage prolongé de la surface traitée.

Augmenter l’action mécanique, le temps, la chaleur ou une combinaison de ces paramètres.

Explication

Dans le cercle de Sinner, la diminution d’une composante doit être compensée par l’augmentation d’une autre, par exemple l’action mécanique ou le temps. Réduire simultanément le temps aggraverait au contraire la diminution de l’efficacité globale.

39. Quelle séquence correspond à l’essuyage humide d’une surface haute ?

Utiliser une lavette pré-imprégnée en un passage, du propre vers le sale et du haut vers le bas, puis finir par les poignées.
Employer une lavette sèche en plusieurs passages, du bas vers le haut, puis commencer par les poignées.
Laver la surface avec un bandeau humide, progresser du centre vers les bords, puis rincer la lavette.
Pulvériser le produit sur la surface, frotter du sale vers le propre, puis réutiliser la lavette après séchage.

Utiliser une lavette pré-imprégnée en un passage, du propre vers le sale et du haut vers le bas, puis finir par les poignées.

Explication

L’essuyage humide des surfaces hautes se réalise avec une lavette pré-imprégnée, en un passage, du propre vers le sale et du haut vers le bas, en terminant par les poignées. Le lavage avec un bandeau concerne les sols et ne décrit pas cette technique.

40. Quel est le rôle principal du balayage humide avant le lavage d’un sol ?

Détartrer les surfaces humides en dissolvant les dépôts minéraux présents sur le sol.
Éliminer les salissures adhérentes grâce à une solution détergente avant le séchage.
Désinfecter le sol en profondeur par l’action combinée d’une lavette et de la chaleur.
Récupérer les salissures non adhérentes tout en limitant leur remise en suspension dans l’air.

Récupérer les salissures non adhérentes tout en limitant leur remise en suspension dans l’air.

Explication

Le balayage humide récupère mécaniquement les salissures non adhérentes sur un sol sec, limite leur remise en suspension et précède le lavage. L’élimination des salissures adhérentes relève du lavage, ce qui rend cette réponse voisine mais incorrecte.

41. Dans le lavage manuel des sols par pré-imprégnation, quelle étape vient après le dépôt des bandeaux pliés dans le seau ?

Laver immédiatement le sol en godillant, puis ajouter la solution restante.
Verser la quantité adaptée de solution, puis laisser les bandeaux s’imprégner.
Éliminer les bandeaux utilisés, puis verser la solution dans le seau propre.
Sécher le sol à l’air libre, puis plier les bandeaux avant leur utilisation.

Verser la quantité adaptée de solution, puis laisser les bandeaux s’imprégner.

Explication

Après avoir placé les bandeaux pliés dans le seau, il faut verser la quantité adaptée de solution et laisser les bandeaux s’imprégner avant le lavage. Éliminer les bandeaux avant leur utilisation ne respecte pas l’ordre du procédé.

42. Quelle séquence convient au traitement d’une surface souillée par du sang ou un liquide biologique ?

Réaliser une friction hydroalcoolique, absorber la souillure, nettoyer avec de l’eau, laisser sécher, puis remettre des gants propres
Absorber la souillure, appliquer le détergent-désinfectant, rincer abondamment, retirer les gants, puis réaliser une friction hydroalcoolique
Réaliser une friction hydroalcoolique, mettre des gants, absorber, appliquer le détergent-désinfectant, laisser agir, nettoyer, sécher, puis renouveler l’opération
Mettre des gants, nettoyer immédiatement à l’eau, sécher la surface, puis appliquer une solution chlorée sans temps de contact

Réaliser une friction hydroalcoolique, mettre des gants, absorber, appliquer le détergent-désinfectant, laisser agir, nettoyer, sécher, puis renouveler l’opération

Explication

La procédure prévoit une friction hydroalcoolique, le port de gants, l’absorption, l’application du détergent-désinfectant avec une minute de contact, puis le nettoyage, le séchage et une seconde opération avec le même produit. Un nettoyage immédiat à l’eau ne respecte ni l’ordre requis ni la répétition du traitement désinfectant.

43. Quel protocole de bionettoyage quotidien est adapté à une chambre occupée par un patient infecté ou colonisé par Clostridium difficile ?

Nettoyer les surfaces avec un détergent, les sécher activement, puis appliquer une solution chlorée sans étape de rinçage préalable
Réaliser un dépoussiérage humide, appliquer un détergent-désinfectant neutre, puis rincer les surfaces avant leur remise en service
Effectuer un nettoyage avec détergence, rinçage et séchage passif, puis désinfecter avec de l’hypochlorite de sodium à 0,5 % de chlore actif
Désinfecter les surfaces avec une solution alcoolique, puis réaliser une détergence légère sans rinçage ni séchage

Effectuer un nettoyage avec détergence, rinçage et séchage passif, puis désinfecter avec de l’hypochlorite de sodium à 0,5 % de chlore actif

Explication

Pour ce contexte infectieux, le protocole associe un nettoyage complet par détergence, rinçage et séchage passif, suivi d’une désinfection à l’hypochlorite de sodium dosé à 0,5 % de chlore actif. Une solution alcoolique ne correspond pas au désinfectant prévu pour cette situation.

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Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Prévention des infections associées aux soins.

Quels éléments comprend l’hygiène corporelle professionnelle ?

Douche quotidienne, linge propre, cheveux attachés, ongles courts, absence de bijoux, hygiène des mains.

Quand doit-on pratiquer l’hygiène des mains en milieu professionnel ?

Avant et après le port de la tenue professionnelle.

À quoi est réservée la tenue professionnelle ?

À l’établissement ou à la tournée de soins.

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