★ À maîtriser
Les principales bactéries responsables d’infections nosocomiales sont: les staphylocoques, les streptocoques, les entérobactéries dont E. coli et Klebsiella, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter
Les bactéries hautement résistantes émergentes comprennent les entérobactéries productrices de carbapénémase et les entérocoques résistants aux glycopeptides.
📌 Les virus se répliquent en infectant une cellule et les antibiotiques sont complètement inefficaces contre eux, le traitement étant antiviral ou symptomatique.
Compléments
Bactéries = antibiotiques possibles ; virus = antibiotiques inefficaces
★ À maîtriser
Les réservoirs environnementaux comprennent: les équipements médicaux ou hôteliers, l’eau exposant au risque de légionelle, l’air exposant au risque aspergillaire, les aliments exposant au risque de toxi-infection alimentaire
La flore humaine varie selon le site : la salive contient 10⁶ UFC/mL, la plaque dentaire 10¹¹ UFC/g, la peau 10² à 10⁶ UFC/cm², l’urètre 10³ UFC/mL et le tube digestif 10⁹ UFC/g.
Le rotavirus persiste de 1 à 10 jours sur les surfaces, le virus influenza de 12 à 48 heures, Staphylococcus aureus plusieurs semaines sur les surfaces sèches, Pseudomonas aeruginosa une semaine sur les surfaces humides et le VRS jusqu’à 6 heures sur les surfaces et le linge.
Compléments
Une chaîne relie réservoir, surface contaminée et patient
📌 La transmission par contact direct implique un contact physique entre personnes, tandis que la transmission par contact indirect passe par un objet contaminé intermédiaire.
📌 La transmission par gouttelettes concerne de courtes distances, tandis que la transmission par voie aérienne implique des noyaux de gouttelettes infectieux pouvant atteindre plus de 4 mètres.
Les facteurs de risque liés au patient comprennent:
Les portes d’entrée des micro-organismes sont:
Contact, gouttelettes, air : du proche vers le diffus
Les infections nosocomiales concernent environ 1 patient sur 20, soit 5,71 %, et touchent 600 000 à 1 000 000 de patients par an.
Une infection nosocomiale entraîne en moyenne 7 jours de prolongation du séjour hospitalier et un surcoût moyen de 1 000 € par infection.
📌 La chaîne de transmission croisée peut être brisée par les précautions standards et les précautions complémentaires d’hygiène.
Risque infectieux → infection associée aux soins → séjour prolongé et surcoût
Depuis 1998, les précautions universelles sont désignées comme précautions standard et elles ont été réactualisées en 2017.
Les huit précautions standard concernent:
📌 Le lavage des mains au savon doux élimine les salissures et réduit la flore transitoire sans désinfecter, tandis que la friction hydro-alcoolique élimine la flore transitoire et réduit la flore résidente sans laver.
📌 Le lavage des mains comporte au moins 15 secondes de savonnage et 30 secondes de rinçage, tandis que la friction hydro-alcoolique dure au moins 30 secondes.
La friction hydro-alcoolique s’utilise sur des mains visiblement propres et sèches, mais pas sur des mains souillées ou mouillées, après des soins à un patient atteint de Clostridium difficile ou après des soins à un patient atteint de parasitose.
Les cinq indications de la friction hydro-alcoolique sont:
THÉGEMED : tenue, hygiène des mains, équipements, gestion respiratoire, excréta, matériel, déchets
Les gants sont indiqués en cas de contact ou de risque avec:
Les gants doivent être changés: entre deux patients, entre deux soins chez un même patient si l’on passe d’un site contaminé à un site propre, avant de toucher l’environnement
🔄 En cas d’exposition cutanée à un risque viral, il faut: laver la région à l’eau et au savon, l’antiseptiser pendant 5 minutes avec du Dakin ou de la Bétadine dermique, la rincer, la sécher, poser un pansement sec stérile
Les bonnes pratiques des objets piquants, coupants et tranchants imposent de les placer au plus près du soin, de ne pas les recapuchonner ni les désadapter à la main, et de fermer définitivement le conteneur avant son évacuation en DASRI.
La détergence rend les surfaces visuellement propres sans les désinfecter, tandis qu’un détergent-désinfectant possède une double propriété de nettoyage et de désinfection sans rinçage.
L’entretien de l’environnement se réalise entre chaque patient, en fin de journée et selon les précautions complémentaires, en allant du haut vers le bas et du plus propre vers le plus sale.
Les DAOM sont des déchets ménagers sans risque identifié, tandis que les DASRI comprennent les objets piquants ou coupants, les produits sanguins, les déchets anatomiques humains et certains petits matériels de soins.
Laver, antiseptiser, rincer, sécher, panser
★ À maîtriser
Les précautions complémentaires d’hygiène dépendent du mode de transmission, du germe, de son pouvoir de dissémination, du risque pour le patient, de la difficulté du traitement et de la gravité potentielle de l’infection.
Les trois principaux types de précautions complémentaires sont:
Les précautions contact concernent notamment les BMR, les BHRe et les diarrhées infectieuses, avec blouse ou protection des vêtements, hygiène des mains par SHA et gants selon le risque.
Les précautions gouttelettes concernent notamment:
Les précautions air concernent notamment la tuberculose, la rougeole et la varicelle, avec un masque FFP2 pour le soignant et un masque chirurgical pour le patient lorsqu’il sort de sa chambre.
Compléments
Contact, gouttelettes, air : chaque mode impose une protection spécifique
★ À maîtriser
📌 L’isolement protecteur vise à empêcher la transmission d’agents infectieux à des patients immunodéprimés grâce à une chambre particulière porte fermée, une désinfection minutieuse du matériel, une alimentation protégée, une eau en bouteille et une organisation prioritaire des soins.
📌 Les précautions complémentaires doivent être mises en place dès la suspicion d’une maladie contagieuse, d’une infection associée aux soins ou d’une épidémie.
Compléments
📌 La prévention ne s’arrête pas à la sortie du lieu de travail : le patient et les différents intervenants doivent être informés, en tenant compte du retentissement psychologique de l’isolement.
Modes de transmission et précautions
| Type | Agents ou situations | Protection principale |
|---|---|---|
| Contact | BMR, BHRe, diarrhées infectieuses | Gants, blouse ou protection des vêtements, hygiène des mains |
| Gouttelettes | Grippe, COVID-19, VRS, méningocoque | Masque chirurgical |
| Air | Tuberculose, rougeole, varicelle | Masque FFP2 pour le soignant |
| Parasitaire | Gale, pédiculose, puces, punaises de lit | Lavage puis SHA, gants, blouse |
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1. Concernant les bactéries multirésistantes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Quelles sont les principales bactéries responsables d’infections nosocomiales ?
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Qu'est-ce qu'une bactérie multirésistante ?
Une bactérie ayant acquis des résistances aux antibiotiques.
Quelles bactéries causent principalement les infections nosocomiales ?
Les staphylocoques, streptocoques, entérobactéries, Pseudomonas aeruginosa et Acinetobacter.
Quelles bactéries hautement résistantes émergent actuellement ?
Les entérobactéries productrices de carbapénémase et les entérocoques résistants aux glycopeptides.
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