QCM : Principes de la nutrition gériatrique — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Chez la personne âgée, à quoi correspond principalement la dénutrition ?

À une baisse de l’état nutritionnel souvent liée à la maladie
À une augmentation de la masse musculaire avec l’âge
À une hausse isolée du poids sans conséquence clinique
À une adaptation normale et protectrice au vieillissement

À une baisse de l’état nutritionnel souvent liée à la maladie

Explication

La dénutrition chez la personne âgée correspond à une diminution de l’état nutritionnel, le plus souvent en lien avec une maladie. Elle aggrave la fragilité et le pronostic.

2. Quel ensemble de problèmes est classiquement associé à l’indice de fragilité ?

Appétit, dentition, transit et glycémie
Vision, audition, sommeil et mémoire
Nutrition, mobilité, cognition et dépression
Douleur, fièvre, infection et déshydratation

Nutrition, mobilité, cognition et dépression

Explication

L’indice de fragilité relie plusieurs problèmes gériatriques qui se renforcent entre eux : nutrition, mobilité, cognition et dépression. Les autres propositions ne correspondent pas à cette définition.

3. Comment se définit la sarcopénie chez la personne âgée ?

Une diminution de la masse et de la force musculaires liée au vieillissement
Une atteinte osseuse isolée avec douleurs articulaires
Une baisse de l’appétit sans modification musculaire
Une augmentation de la masse grasse avec préservation de la force

Une diminution de la masse et de la force musculaires liée au vieillissement

Explication

La sarcopénie correspond à une diminution de la masse et de la force musculaires, en lien avec le vieillissement et divers facteurs associés. Elle ne se limite pas à un trouble de l’appétit.

4. Quel phénomène sensoriel peut réduire le plaisir alimentaire chez le sujet âgé ?

Les altérations du goût et de l’odorat
La baisse de la vision nocturne
L’excès de production salivaire
L’augmentation du seuil de satiété uniquement

Les altérations du goût et de l’odorat

Explication

Les altérations du goût et de l’odorat diminuent le plaisir alimentaire et peuvent modifier l’appétit. Elles contribuent ainsi à la baisse des prises alimentaires.

5. Quel mécanisme relie principalement l’inflammation prolongée à la dénutrition ?

Hyperglycémie isolée et polyurie
Augmentation de la masse musculaire
Anorexie et hypercatabolisme
Ralentissement complet du métabolisme de base

Anorexie et hypercatabolisme

Explication

L’inflammation prolongée entretient l’hypercatabolisme et l’anorexie, ce qui favorise la dénutrition. Elle s’accompagne aussi de protéolyse et de lipolyse.

6. Quelle situation fait partie des causes fréquentes d’aggravation nutritionnelle ?

Une entorse bénigne ancienne
Une allergie saisonnière isolée
Une myopie corrigée par lunettes
Une insuffisance cardiaque ou une BPCO

Une insuffisance cardiaque ou une BPCO

Explication

L’insuffisance cardiaque et la BPCO font partie des pathologies fréquemment associées à une aggravation de l’état nutritionnel. Elles s’ajoutent aux infections, chirurgies douloureuses et escarres.

7. Quel est le seuil d’un mauvais état nutritionnel au Mini Nutritionnal Assessment ?

Moins de 35 g/L
Moins de 17
Entre 17 et 23,5
Plus de 23,5

Moins de 17

Explication

Au MNA, un score inférieur à 17 correspond à un mauvais état nutritionnel. Entre 17 et 23,5, il s’agit d’un risque de dénutrition.

8. Quelle association de perte de poids constitue un critère pronostique défavorable ?

Au moins 5 % en 1 mois ou 10 % en 6 mois
Au moins 2 % en 1 semaine ou 3 % en 2 mois
Au moins 1 kg en 1 mois ou 2 kg en 1 an
Toute perte de poids quelle qu’elle soit

Au moins 5 % en 1 mois ou 10 % en 6 mois

Explication

Une perte de poids d’au moins 5 % en 1 mois ou 10 % en 6 mois augmente le risque de décès. C’est donc un critère pronostique important.

9. Quel apport énergétique est recommandé en situation de pathologie ?

35 à 45 kcal/kg/j
25 à 30 kcal/kg/j
15 à 20 kcal/kg/j
50 à 60 kcal/kg/j

35 à 45 kcal/kg/j

Explication

En situation de pathologie, les besoins énergétiques sont augmentés et se situent entre 35 et 45 kcal/kg/j. Les valeurs plus basses correspondent à l’état normal.

10. Quelle organisation des prises alimentaires est recommandée pour augmenter les ingesta ?

Un seul repas abondant le soir
Deux repas copieux sans collation
Des prises uniquement en cas de faim
Trois repas et deux collations à horaires fixes

Trois repas et deux collations à horaires fixes

Explication

L’organisation conseillée repose sur trois repas et deux collations, avec des horaires fixes et un espacement d’environ trois heures. Cela aide à augmenter les ingesta de façon régulière.

11. Dans quelle situation la nutrition parentérale devient-elle indiquée plutôt que la nutrition entérale ?

En cas d’occlusion intestinale ou de malabsorption sévère
Quand l’alimentation orale reste seulement un peu insuffisante
En cas de simple baisse de l’appétit sans trouble digestif
Quand une sonde naso-gastrique est bien tolérée

En cas d’occlusion intestinale ou de malabsorption sévère

Explication

La nutrition parentérale est utilisée lorsque l’intestin ne peut pas assurer l’apport, notamment en cas d’occlusion intestinale ou de malabsorption sévère. La baisse d’appétit seule relève plutôt d’un renforcement de l’alimentation orale ou d’une nutrition entérale si besoin.

12. Quel mécanisme explique le syndrome de renutrition inappropriée lors d’une reprise alimentaire trop rapide ?

Une surcharge en protéines isolée sans modification hydroélectrolytique
Une baisse brutale de l’insulinémie avec fuite extracellulaire du potassium
Une diminution progressive des besoins vitaminiques sans conséquence métabolique
Une augmentation brutale de l’insulinémie avec transfert intracellulaire du phosphore, du potassium et du magnésium

Une augmentation brutale de l’insulinémie avec transfert intracellulaire du phosphore, du potassium et du magnésium

Explication

Lors d’une renutrition trop rapide, l’insulinémie augmente brutalement et entraîne un passage intracellulaire du phosphore, du potassium et du magnésium, ce qui peut provoquer des troubles graves. C’est le mécanisme central du syndrome de renutrition inappropriée.

13. Quels domaines sont classiquement intégrés dans une évaluation gérontologique standardisée ?

Uniquement l’état nutritionnel et les constantes biologiques
Cognition, humeur, fonction, nutrition, risque de chute et éléments sociaux
Seulement la mobilité et le risque d’escarres
La douleur et la fonction respiratoire sans autre dimension

Cognition, humeur, fonction, nutrition, risque de chute et éléments sociaux

Explication

L’évaluation gérontologique standardisée est globale : elle explore la cognition, la dépression, la fonction, la nutrition, les risques de chute et d’escarres, ainsi que les éléments sociaux. Elle ne se limite donc pas à un seul domaine.

14. Quelle association entre outil et domaine évalué est correcte ?

Get up and go test et mobilité
Mini GDS et risque d’escarres
MMSE et risque de chute
Braden et cognition

Get up and go test et mobilité

Explication

Le Get up and go test évalue la mobilité et le risque fonctionnel. Le Mini GDS sert au dépistage de la dépression, le Braden au risque d’escarres et le MMSE à l’état cognitif.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Principes de la nutrition gériatrique.

Dénutrition — définition ?

Baisse de l’état nutritionnel chez la personne âgée.

Indice de fragilité — rôle ?

Relie problèmes gériatriques et renforce la vulnérabilité.

Syndrome post chute — conséquences ?

Déclin fonctionnel, troubles cognitifs, isolement social.

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