Fiche de révision : Principes et optimisation en radiologie interventionnelle

📋 Plan du Cours

  1. Définition de la procédure interventionnelle radioguidée
  2. Optimisation de la dose : acteurs et moyens
  3. Plateau technique en radiologie interventionnelle
  4. Nouvelles technologies de géolocalisation patient
  5. Informer, justifier et choisir le protocole adapté
  6. Procédures à risque et ordres de grandeur
  7. Patients à risque : obésité, enfants, grossesse
  8. Conduite à tenir pour la patiente enceinte
  9. Bonnes pratiques pendant la procédure
  10. Grandeurs dosimétriques : PRI et PDS
  11. NRD, seuils d’alerte et suivi dermatologique
  12. DACS : collecte, contrôle, analyse et optimisation

📖 1. Définition de la procédure interventionnelle radioguidée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Procédure interventionnelle radioguidée : Une procédure interventionnelle radioguidée (PIR) regroupe des actes invasifs réalisés grâce à l’imagerie utilisant des rayonnements ionisants pour guider ou contrôler l’intervention.
  • Radiologie interventionnelle : La radiologie interventionnelle désigne l’ensemble des techniques d’imagerie à rayonnements ionisants servant à réaliser des actes médicaux ou chirurgicaux invasifs, diagnostiques, préventifs ou thérapeutiques.
  • Actes invasifs radioguidés : Les actes invasifs radioguidés sont des interventions médicales ou chirurgicales réalisées avec l’aide de l’imagerie ionisante pour le guidage ou le contrôle.
  • Guidage ou contrôle par rayonnements ionisants : Le guidage ou le contrôle par rayonnements ionisants correspond à l’utilisation de l’imagerie pour orienter l’acte et vérifier sa progression pendant l’intervention.

📝 Points essentiels

  • La PIR correspond à des actes invasifs réalisés avec des rayonnements ionisants pour guider ou contrôler l’intervention.
  • La radiologie interventionnelle inclut des actes à visée diagnostique, préventive ou thérapeutique.
  • La radiologie interventionnelle couvre aussi des actes chirurgicaux et médicaux utilisant des rayonnements ionisants spécifiquement pour le guidage ou le contrôle.
  • Les rayonnements ionisants sont utilisés comme support d’imagerie pour permettre la réalisation de l’acte invasif.
  • Les actes concernés peuvent être à la fois médicaux et chirurgicaux, mais restent radioguidés par l’imagerie ionisante.

💡 Astuce mémo

PIR = Invasif + Ionisant + Guidage/Contrôle (diagnostic, prévention, traitement).

📖 2. Optimisation de la dose : acteurs et moyens

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radiologie interventionnelle : Spécialité d’imagerie qui guide des gestes invasifs à l’aide de technologies radiologiques, avec une exposition à maîtriser.
  • Scanners interventionnels : Dispositifs de guidage interventionnel permettant des actes comme infiltrations, biopsies ou cimentoplastie, avec un plateau technique varié.
  • Système IMACTIS-CT : Système de navigation associé à la tomodensitométrie pour guider les procédures interventionnelles avec une meilleure précision.
  • Géolocalisation patient : Technologie de repérage du patient via un référentiel fixé sur la peau et un capteur avec porte-aiguille pour la navigation.
  • NRD : Niveaux de référence diagnostiques utilisés pour situer les doses et déclencher des actions quand les valeurs sont élevées.

📝 Points essentiels

  • Avant la procédure, informer le patient du risque et justifier l’examen par le bénéfice/risque et le choix de la technique.
  • Avant la procédure, identifier les patients à risque et repérer les procédures à risque.
  • Pendant la procédure, choisir le protocole adapté au patient et à l’indication à partir de protocoles rédigés.
  • Pendant la procédure, vérifier en temps réel le cumul du PDS et optimiser les pratiques.
  • Après la procédure, noter les informations dosimétriques dans le compte rendu et organiser un suivi si besoin en interventionnel.
  • Déclarer un évènement significatif à l’ASN sous forme d’ESR quand cela s’impose.

💡 Astuce mémo

Acteurs en 3 temps : Avant (informer/justifier + risque), Pendant (protocole + PDS en temps réel), Après (CR dosimétrie + ESR si évènement).

📖 3. Plateau technique en radiologie interventionnelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radiologie interventionnelle radioguidée : Ensemble des procédures guidées par l’imagerie, réalisées dans un plateau technique dédié avec des équipements adaptés.
  • Procédures à risque : Catégories de gestes interventionnels associés à une exposition plus élevée ou à des situations particulières nécessitant une vigilance renforcée.
  • Patients à risque : Personnes pour lesquelles l’exposition ou la sensibilité aux rayonnements impose des précautions supplémentaires pendant l’acte.
  • IMG : Interruption Médicale de Grossesse, décision encadrée par des seuils de dose estimée au fœtus et par la conduite à tenir.
  • Dose utérine : Dose reçue par l’utérus, utilisée pour évaluer le risque chez les patientes enceintes selon la zone anatomique concernée.

📝 Points essentiels

  • Le plateau technique regroupe des salles fixes et des arceaux mobiles pour réaliser des procédures radioguidées.
  • Les procédures interventionnelles radioguidées peuvent être comparées via des indicateurs de dose du type Gy·cm² pour repérer celles à risque.
  • Les patients à risque incluent les patients obèses, les examens itératifs, les enfants et les patientes enceintes.
  • En cas de doute à l’interrogatoire, il faut prescrire un test de grossesse et relayer l’information au médecin.
  • Pour les patientes enceintes, en dehors de la zone pelvienne, la dose utérine est <1 mGy.
  • Le seuil D=100 mGy correspond au niveau d’apparition des effets déterministes, avec des conséquences différentes selon le stade (préimplantatoire, organogenèse, phase fœtale).

💡 Astuce mémo

Risque = Obèse/Itératif/Enfant/Enceinte ; Doute = Test + Médecin ; Hors pelvien = Utérus <1 mGy.

📖 4. Nouvelles technologies de géolocalisation patient

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dose utérine : La dose utérine est la quantité de rayonnement reçue par l’utérus, exprimée en mGy, utilisée pour évaluer le risque pendant la grossesse.
  • Patients à risque : Les patients à risque sont ceux dont les caractéristiques ou le contexte d’examen augmentent la probabilité d’effets indésirables, nécessitant une conduite renforcée.
  • Estimation de la dose au fœtus : L’estimation de la dose au fœtus est le calcul réalisé pour quantifier l’exposition du fœtus à partir des paramètres d’examen et des conditions patient.
  • Dose efficace : La dose efficace est un indicateur de risque global, exprimé en mSv, utilisé pour repérer les expositions élevées liées aux effets stochastiques.
  • Exposition prolongée : Une exposition prolongée correspond à une irradiation sur une durée ou un acte qui peut entraîner des effets déterministes, avec une gestion du délai entre expositions.

📝 Points essentiels

  • En dehors de la zone pelvienne, la dose utérine est <1 mGy chez les patientes enceintes.
  • Pour les patientes enceintes, la conduite à tenir passe par une information et une optimisation, puis par le recours aux procédures internes.
  • La décision doit être justifiée par une analyse de substitution ou de report plutôt que par une simple poursuite de l’examen.
  • Entre S2 et S25, les patientes enceintes sont classées « patients à risque » et nécessitent registres complétés par le personnel médical ou paramédical.
  • L’estimation de la dose au fœtus est réalisée par le physicien médical, puis la patiente est informée par le personnel médical et/ou le médecin demandeur.
  • Pour les patientes enceintes, la décision d’interruption médicale de grossesse dépend de la dose et du stade, avec seuils sur la dose utérine : D<100 mGy IMG non justifiée, 100<D<200 mGy IMG discutée, D>200 mGy IMG non.

💡 Astuce mémo

Seuils grossesse : <100 non, 100–200 discuté, >200 proposé.

📖 5. Informer, justifier et choisir le protocole adapté

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pédiatrie : Catégorie de patients où les risques radiologiques peuvent être plus marqués car l’organisme est en développement et l’exposition peut avoir des effets tardifs.
  • Patients à risque : Groupe de patients nécessitant des mesures renforcées car leur sensibilité ou leur situation médicale augmente le risque lié aux rayonnements ionisants.
  • Exposition à venir : Situation où l’exposition n’est pas immédiate mais planifiée, ce qui impose d’anticiper les effets à long délai.
  • Caches gonades : Accessoires visant à réduire la dose reçue par les gonades lors d’examens, notamment chez les patients exposés à risque.
  • Filtration additionnelle : Dispositif qui ajoute une filtration au faisceau afin de réduire la dose et d’améliorer la qualité du rayonnement utile.

📝 Points essentiels

  • En pédiatrie, penser à l’exposition à venir, aux longs délais d’apparition des effets et au risque pour la descendance.
  • Chez le nourrisson, envisager un travail en direct et des constantes manuelles plutôt que de dépendre uniquement de l’exposeur automatique.
  • Utiliser des caches gonades peut contribuer à protéger les gonades chez les patients concernés.
  • Pour les patients à risque, choisir un équipement, des accessoires et des pratiques appropriés pour réduire la dose.
  • Réduire le besoin de temps d’exposition en privilégiant des procédures plus courtes.
  • Ajouter une filtration additionnelle et adapter les grilles (voire les enlever) selon le contexte pour optimiser la dose délivrée.

💡 Astuce mémo

Pédiatrie = Développement + Délai + Descendance ; nourrisson = Direct/Manuel ; risque = Temps court + Filtration + Grille adaptée.

📖 6. Procédures à risque et ordres de grandeur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Scopie : La scopie est l’imagerie en temps réel par rayons X, utilisée pour guider l’intervention.
  • Graphie : La graphie correspond aux acquisitions radiographiques (images “figées”) réalisées pendant la procédure.
  • Scopie pulsée : La scopie pulsée délivre des rayons X par impulsions séparées, avec une cadence réglable.
  • Cadence image : La cadence image est la fréquence d’émission des pulses, exprimée en images par seconde (ips).

📝 Points essentiels

  • Quand la cadence de scopie passe de 30 à 15 images/s, la dose reçue par le patient diminue d’un facteur 2 (ordre de grandeur).
  • La dose augmente quand on utilise le diaphragme (réponse attendue dans le QCM fourni).
  • Le zoom optique fait diminuer la dose (réponse attendue dans le QCM fourni).
  • La dose en scopie dépend de la dose par pulse et de la cadence image, avec une relation directe entre fréquence des pulses et dose.
  • En pratique, on privilégie la scopie plutôt que les graphies inutiles au bloc.
  • On choisit la scopie pulsée la plus adaptée pour limiter la dose tout en gardant le confort de guidage.

💡 Astuce mémo

30→15 ips = dose ÷2 (cadence ↓ ⇒ dose ↓).

📖 7. Patients à risque : obésité, enfants, grossesse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Obésité : Condition où l’épaisseur à traverser augmente, ce qui peut exiger des réglages pour maintenir la qualité d’image tout en limitant la dose.
  • Enfants : Population plus sensible aux effets des rayonnements, nécessitant une optimisation stricte pour réduire l’irradiation.
  • Grossesse : Situation où l’exposition doit être minimisée, avec des pratiques visant à réduire la dose reçue par le fœtus et les organes non ciblés.
  • Collimation : Technique de limitation du faisceau RX à la zone d’intérêt pour diminuer le volume irradié et améliorer le contraste.
  • Diaphragmes : Accessoires de limitation du faisceau qui réduisent la dose mesurée sur la peau et améliorent la protection de l’opérateur.

📝 Points essentiels

  • La prévisualisation de la position du collimateur se fait sans rayonnement supplémentaire.
  • Collimer au plus près de la zone d’intérêt (format le plus petit possible) diminue le volume irradié.
  • Épargner les organes non concernés par l’exploration réduit l’irradiation inutile.
  • Le collimateur améliore le contraste de l’image.
  • Avec diaphragmes, la dose peau passe de 0,820 mGy à 0,769 mGy (≈ -55%).
  • Avec diaphragmes, la dose opérateur passe de 2 µSv à 0,87 µSv (≈ -56,5%).

💡 Astuce mémo

Collimation = Contraste + Cible : plus petit faisceau, moins de dose.

📖 8. Conduite à tenir pour la patiente enceinte

🔑 Notions clés & Définitions

  • Distance foyer-patient : Paramètre géométrique reliant le foyer du tube à la patiente, dont l’augmentation réduit la dose reçue par le patient.
  • Distance foyer-récepteur : Paramètre géométrique entre le foyer et le détecteur, dont la variation influence la dose mesurée au niveau du détecteur.
  • Loi de l’inverse carré : Principe selon lequel la dose diminue quand la distance tube-récepteur augmente, avec une dépendance en carré de la distance.
  • Collimation : Réduction du champ d’irradiation au strict nécessaire, utilisée pour limiter l’exposition cutanée lors des scopies prolongées.
  • Niveaux de référence diagnostique : Repères chiffrés servant à comparer les doses mesurées pendant un acte afin d’identifier une exposition trop élevée.

📝 Points essentiels

  • Rapprocher le détecteur du patient de 10 cm diminue la dose d’environ 30% tout en gardant une dose quasi constante au niveau du détecteur grâce à la régulation.
  • Si la distance foyer-récepteur augmente alors que la distance foyer-peau reste fixe, la dose reçue par le patient augmente.
  • Approcher au maximum le capteur avec une distance foyer-patient de 60 cm et un temps d’exposition de 10 s donne une dose peau patient d’environ 1,19 mGy (contre 0,865 mGy dans la configuration de référence).
  • Monter la table de 10 cm (éloigner le patient du tube) diminue la dose d’environ 20% selon une logique compatible avec la loi de l’inverse carré.
  • Au bloc opératoire, l’ampli dépend de l’arceau : monter l’arceau pour rapprocher la région explorée de l’ampli tout en gardant la région loin du tube (ou monter la table).
  • Varier l’orientation du faisceau RX et appliquer une collimation ++ pour ne pas irradier toujours la même zone cutanée, surtout si l’intervention dure longtemps.

💡 Astuce mémo

Distance→dose : plus tu éloignes le tube (et tu gères la géométrie), moins ça dose ; inverse carré = chute rapide.

📖 9. Bonnes pratiques pendant la procédure

🔑 Notions clés & Définitions

  • Niveaux de référence (NR) : Les niveaux de référence sont des repères dosimétriques utilisés pour guider l’optimisation de la radioprotection pendant la procédure.
  • Niveaux de référence diagnostique (NRD) : Les NRD sont des indicateurs de dose servant de guide pour optimiser la radioprotection du patient en pratique diagnostique.
  • Seuils d’alerte : Les seuils d’alerte sont des valeurs de comparaison qui déclenchent une vigilance lorsque la dose mesurée dépasse le repère attendu.
  • Valeurs guide diagnostiques (VGD) : Les VGD sont des valeurs à viser, quand c’est techniquement possible, dans une démarche d’optimisation renforcée.
  • PDS : Le PDS est un indicateur dosimétrique basé sur le produit dose-surface, utilisé pour suivre la dose au cours de la procédure.

📝 Points essentiels

  • Suivre la dose pendant la procédure en utilisant le NR 9, sous forme d’un indicateur de remplissage basé sur la dose à la peau cumulée selon la projection en cours.
  • Comparer les doses aux NRD et aux seuils d’alerte pour repérer rapidement un dépassement des repères de dose.
  • Connaître les NRD et les seuils d’alerte en neuroradiologie interventionnelle pour les actes listés dans le tableau de référence.
  • Actes avec NRD (valeur guide diagnostique) : artériographie cérébrale (3 axes ou plus) PDS 10 500 µGy·m², temps de scopie 13 min ; embolisation anévrisme cérébral PDS 19 000 µGy·m², temps 58 min ; embolisation MAV PDS 28
  • Actes avec NRD locaux (R5) : angioplastie PDS 12 000 µGy·m², temps 80 min ; thrombectomie PDS 15 000 µGy·m², temps 60 min ; sclérose PDS 700 µGy·m², temps 4 min.
  • Noter les informations dosimétriques dans le compte-rendu (CR) et organiser un suivi du patient après la procédure.

💡 Astuce mémo

NRD = repères de dose diagnostique ; VGD = valeurs à viser si possible ; PDS = Dose × Surface.

📖 10. Grandeurs dosimétriques : PRI et PDS

🔑 Notions clés & Définitions

  • PRI : Grandeur dosimétrique exprimant la dose dans l’air multipliée par la surface, utilisée comme indicateur de l’exposition cutanée.
  • PDS : Grandeur dosimétrique mesurant la dose dans l’air à une distance fixe (15 cm de l’isocentre) comme indicateur de dose cutanée selon l’incidence.
  • Chambre d’ionisation : Détecteur utilisé pour mesurer la dose dans l’air lors des examens radiologiques.
  • Dose dans l’air : Grandeur physique mesurée dans l’air, servant de base au calcul des indicateurs PRI et PDS.

📝 Points essentiels

  • PRI = Dair × Surface, avec une unité en Gy·cm², et la valeur est indépendante de la distance.
  • PRI ne tient pas compte du diffusé provenant du patient.
  • PDS = Dair × Surface mesurée par chambre d’ionisation, avec une unité en mGy.
  • PDS correspond à la dose dans l’air à 15 cm de l’isocentre.
  • PDS sert d’indicateur de dose cutanée selon l’incidence.
  • Seuil d’alerte HAS : PDS > 500 Gy·cm², ou dose > 5 Gy, ou dose à la peau > 3 Gy, ou temps de scopie > 60 min.

💡 Astuce mémo

PRI = « Produit Surface » (Gy·cm²) ; PDS = « Peau à 15 cm » (mGy).

📖 11. NRD, seuils d’alerte et suivi dermatologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • NRD : Les NRD sont des niveaux de référence utilisés pour déclencher des contrôles et des alertes lors d’examens d’imagerie utilisant des rayonnements ionisants.
  • NRL : Les NRL sont des niveaux d’alerte préconfigurés, utilisés comme seuils pour déclencher une notification en cas de dépassement.
  • Notification d’alerte : La notification d’alerte est un mécanisme de contrôle déclenché quand un examen dépasse un niveau préconfiguré basé sur les NRD ou NRL.
  • Seuils HAS : Les seuils HAS sont des valeurs de référence spécifiques, utilisées notamment pour la radiologie interventionnelle afin d’alerter en cas de dépassement.
  • Cartographie dose au pont chaud : La cartographie du pont chaud est une représentation localisant la dose maximale, à partir de laquelle on calcule la dose réelle à la peau.

📝 Points essentiels

  • Le registre des données doit inclure patient, équipement et examen (type de procédure, nom du protocole) ainsi que les doses.
  • L’alerte est déclenchée lors d’un dépassement d’un niveau préconfiguré basé sur les NRD ou NRL.
  • Scanner par acquisition : niveau 1 correspond à NRD, et niveau 2 correspond à 2×NRD, avec une proportion indiquée de 1% des examens au niveau 2.
  • Scanner : le PDL total au niveau 2 est donné à 4000 mGy.cm.
  • Radiologie interventionnelle : des seuils HAS sont cités pour le niveau 2 (PDS en Gy.cm², Kair en mGy, et temps de scopie en min).
  • Le physicien calcule la dose réelle à la peau à partir du point chaud identifié sur la cartographie avec dose maximale.

💡 Astuce mémo

NRD→Niveau 1, 2×NRD→Niveau 2 : l’alerte suit le dépassement, puis le physicien “lit” le pont chaud pour la dose peau.

📖 12. DACS : collecte, contrôle, analyse et optimisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dose au fœtus : Dose au fœtus : valeur dosimétrique attribuée au fœtus lors des procédures, utilisée ici comme référence de gestion des patients à risque.
  • Gestion des patients à risque : Gestion des patients à risque : ensemble des actions de contrôle et de traçabilité pour identifier les patientes concernées et encadrer la déclaration ASN et la reconstitution dosimétrique.
  • Niveaux d’alerte : Niveaux d’alerte : classification des examens selon un seuil de dose, permettant de repérer les situations dose-pertinentes et d’en analyser la fréquence.
  • PDS médian : PDS médian : indicateur central de dose produit par examen, utilisé pour comparer des périodes et mesurer l’effet de modifications de protocoles.
  • Optimisation des protocoles : Optimisation des protocoles : ajustement des paramètres d’acquisition et de scopie pour réduire la dose tout en maintenant la qualité, suivi par analyse et assurance qualité.

📝 Points essentiels

  • Dose au fœtus indiquée : 0,18 mGy.
  • Contrôle patient à risque : identification de la patiente à risque.
  • Contrôle patient à risque : date d’expiration fixée à la fin de la grossesse.
  • Contrôle patient à risque : annexion des documents liés à la déclaration ASN et à la reconstitution dosimétrique.
  • Comparaison équipements coronarographie : Azurion-2019 (1623 examens, PDS médian 1980 cGycm²) vs Azurion-2020 (708 examens, PDS médian 1949 cGycm²).
  • Analyse neuroradiologie interventionnelle : 60% des examens répartis par niveaux d’alerte et seulement 23% correspondent à des alertes dose.

💡 Astuce mémo

PDS = Produit de Dose Suivi : comparer médian, repérer alertes, puis optimiser les protocoles.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
23 mai 2019Arrêté du 23 mai 2019 : NRD et VGD en neuroradiologie interventionnelle
2014Recommandations HAS 2014 (notamment délai de 2 mois entre expositions prolongées d’un même territoire)
01/01/2016Période P1 : du 01/01/2016 au 01/05/2016 (embolisation utérine)

📊 Tableaux de synthèse

Seuils IMG selon la dose utérine

Dose utérine (mGy)IMGStatut
D < 100IMGNon justifiée
100 < D < 200IMGDiscutée
D > 200IMGProposée

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre PRI et PDS : PRI est en Gy·cm² (Dair×Surface) et ne prend pas en compte le diffusé, alors que PDS est en mGy et correspond à la dose dans l’air à 15 cm de l’isocentre.
  2. Croire que le zoom optique diminue la dose : au contraire, le zoom augmente la dose de façon importante (et n’est pas pour le confort).
  3. Inverser la règle de distance : rapprocher le capteur du patient diminue la dose (≈ -30%), alors qu’augmenter la distance foyer-récepteur (avec foyer-peau fixe) augmente la dose.
  4. Mélanger scopie et graphie : au bloc, il faut privilégier la scopie et éviter les graphies inutiles.
  5. Se tromper sur les seuils HAS : confondre PDS > 500 Gy·cm² avec un seuil en mGy ou oublier les autres critères (dose > 5 Gy, dose peau > 3 Gy, temps de scopie > 60 min).
  6. Penser que l’IMG dépend d’un seul seuil unique en mGy sans tenir compte du stade : le cours relie la décision au couple dose/stade et donne des seuils sur la dose utérine.
  7. Oublier la conduite en cas de doute grossesse : en cas de doute à l’interrogatoire, prescrire un test de grossesse et relayer l’information au médecin.

✅ Checklist Examen

  1. Définir une procédure interventionnelle radioguidée (PIR) et préciser qu’elle regroupe des actes invasifs guidés/contrôlés par imagerie utilisant des rayonnements ionisants, à visée diagnostique, préventive ou thérapeutq
  2. Citer les 3 temps de l’optimisation : avant (informer/justifier + identifier patients/procédures à risque), pendant (protocole + optimiser + vérifier cumul PDS en temps réel), après (noter dosimétrie au CR + suivi si 필요,
  3. Expliquer ce que sont les patients à risque et donner les catégories du cours : obèses, examens itératifs, enfants, patientes enceintes (et rappeler l’IMC ↑ implique dose/PDS ↑).
  4. Décrire la conduite en cas de doute à l’interrogatoire pour une patiente : prescrire un test de grossesse et relayer l’information au médecin.
  5. Donner les règles grossesse hors zone pelvienne : dose utérine < 1 mGy, et rappeler la logique d’information/optimisation puis recours aux procédures internes.
  6. Maîtriser les seuils IMG selon la dose utérine : D < 100 non justifiée, 100 < D < 200 discutée, D > 200 proposée (IMG).
  7. Lister les bonnes pratiques pendant la procédure : privilégier scopie à graphie, scopie pulsée adaptée, diaphragmer, limiter zooms, ajouter filtration, approcher capteur, augmenter distance tube-patient, varier incidenc
  8. Calculer/raisonner les ordres de grandeur liés à la scopie : 30→15 images/s entraîne une diminution d’un facteur 2 de dose (ordre de grandeur).
  9. Relier les paramètres géométriques à la dose : rapprocher le détecteur de 10 cm diminue d’environ 30% (dose quasi constante au détecteur), et si distance foyer-récepteur augmente avec foyer-peau fixe, la dose augmente.
  10. Définir PRI et PDS avec unités et interprétation : PRI= Dair×Surface (Gy·cm², dose dans l’air×surface, indépendante de la distance, ne prend pas en compte le diffusé), PDS= dose dans l’air à 15 cm (mGy, indicateur dose à
  11. Donner les seuils d’alerte HAS en radiologie interventionnelle : PDS > 500 Gy·cm² ou dose > 5 Gy ou dose peau > 3 Gy ou temps de scopie > 60 min, et les actions de suivi dermatologique associées.
  12. Expliquer le DACS : objectifs (collecter/contrôler/analyser/optimiser), contenu du registre (patient/équipement/examen/doses), mécanisme de notification d’alerte (NRD/NRL), et ce que fait le physicien (cartographie pont
  13. Maîtriser NRD/VGD et exemples neuroradiologie interventionnelle : artériographie cérébrale (PDS 10 500 µGy·m², temps 13 min), embolisation anévrisme (19 000, 58 min), embolisation MAV (28 500, 68 min) et niveaux locaux R
  14. Connaître les comparaisons documentées : Azurion-2019 vs Azurion-2020 (PDS médian 1980 vs 1949 cGy·cm²) et l’évolution des protocoles embolisation utérine (P1 vs P2 PDS médian 6305 vs 3785 cGy·cm²).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Principes et optimisation en radiologie interventionnelle avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Que désigne une procédure interventionnelle radioguidée ?

2. Quel ensemble d’actes correspond le mieux à la radiologie interventionnelle ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Principes et optimisation en radiologie interventionnelle avec 24 flashcards interactives.

Procédure interventionnelle radioguidée — définition ?

Actes invasifs guidés par imagerie utilisant rayonnements ionisants.

Radiologie interventionnelle — rôle ?

Réaliser actes invasifs diagnostiques ou thérapeutiques avec imagerie.

Actes invasifs radioguidés — exemples ?

Biopsies, embolisations, drainages, etc.

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