Fiche de révision : Principes et techniques en neuroréhabilitation

📋 Plan du Cours

  1. Neuroréhabilitation : objectifs et principes
  2. Frenkel : exercice, motivation et feedback
  3. Nouvelles technologies en neuroréhabilitation
  4. Impact psychosocial et familial de la maladie
  5. Neuroplasticité : changements morphologiques
  6. Neuroplasticité : changements physiologiques et synaptiques
  7. Neuroplasticité : changements neurochimiques et récepteurs
  8. Évaluation de l’équilibre et de la marche
  9. Accident vasculaire cérébral : définition
  10. AVC ischémique : types et caractéristiques
  11. AVC hémorragique : étiologie et localisations
  12. Évolution clinique et complications respiratoires

📖 1. Neuroréhabilitation : objectifs et principes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Neuroréhabilitation : Processus visant à réduire les déficiences, les limitations d’activité et les restrictions de participation dues à une maladie neurologique.
  • Frenkel : Pionnier de la rééducation moderne qui a introduit l’exercice pour restaurer la dextérité et la marche, avec exploration doigt-nez.
  • Objectifs de la neuroréhabilitation : Finalités qui couvrent l’impact de la maladie sur la personne et l’environnement, la qualité de vie et l’action à trois niveaux (déficience, activité, participation).
  • Fisiothérapie neurologique : Discipline centrée sur les interventions de physiothérapie pour promouvoir, récupérer et maintenir la santé chez les personnes avec atteinte du système nerveux central ou périphérique.
  • Approche centrée sur les preuves : Démarche intégrant les meilleures données de recherche, l’expérience clinique et les valeurs/préférences du patient pour choisir les traitements.

📝 Points essentiels

  • La neuroréhabilitation vise à diminuer l’impact de la maladie neurologique sur la personne et sur son environnement.
  • Elle vise l’amélioration de la qualité de vie liée à la santé.
  • Elle agit sur la déficience, sur la limitation d’activité et sur la restriction de participation.
  • Les exercices de Frenkel reposent sur la motivation et la répétition, avec progression du plus simple au plus complexe.
  • Le feedback de Frenkel peut être visuel et auditif, et le traitement inclut des tâches fonctionnelles.
  • La physiothérapie neurologique s’adresse aux atteintes du système nerveux central comme périphérique et mobilise des actions pour récupérer et maintenir la santé.

💡 Astuce mémo

Frenkel = Motivation + Répétition (Simple→Complexe) + Feedback (Vue/Audition) + Fonction.

📖 2. Frenkel : exercice, motivation et feedback

🔑 Notions clés & Définitions

  • Apprentissage moteur : Le mouvement est amélioré par l’apprentissage pour obtenir une exécution plus efficace et économique, ou une meilleure réalisation d’une tâche.
  • Mouvement normal : Le mouvement normal correspond à une exécution de qualité, spécifique à l’individu, liée à son potentiel maximal et à l’efficience.
  • Stratégies compensatoires : Les stratégies compensatoires sont des façons de faire qui contournent une difficulté, mais peuvent limiter la récupération en réduisant l’information disponible pour le système nerveux.
  • Feed-forward et feedback : Le feed-forward et le feedback sont des ajustements posturaux involontaires qui utilisent des informations anticipées et sensorielles pour stabiliser l’équilibre.
  • Schéma corporel : Le schéma corporel organise la perception et l’alignement des segments du corps pour guider le mouvement par rapport à l’environnement et à la base d’appui.

📝 Points essentiels

  • Le concept Bobath vise à observer, analyser et interpréter comment une tâche se développe chez la personne.
  • Les objectifs incluent traiter des schémas anormaux et stéréotypés, prévenir l’hypertonie, maximiser la fonction résiduelle et créer un contrôle moteur pour réduire les réactions associées.
  • L’approche utilise des systèmes sensoriels, musculo-squelettiques et la fonction pour améliorer le contrôle postural, l’équilibre et la stéréognosie.
  • Le mouvement est une stimulation sensorielle puissante, et les informations pertinentes réduisent les stratégies compensatoires comme la fixation visuelle.
  • Les objectifs d’exercice doivent être réalistes et adaptés au quotidien, en tenant compte du potentiel du patient et de l’environnement.
  • Les stratégies compensatoires peuvent priver le système nerveux d’informations et bloquer le potentiel de récupération, avec une corrélation positive entre compensation du tronc et limitation du mouvement du bras.

💡 Astuce mémo

Apprentissage moteur = Qualité (mouvement normal) + Infos (éviter compensation) + Ajustements automatiques (feed-forward/feedback).

📖 3. Nouvelles technologies en neuroréhabilitation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Neurones : Les neurones sont les cellules fonctionnelles du système nerveux, spécialisées dans la réception, l’intégration et la transmission d’informations via leurs prolongements.
  • Cellules gliales : Les cellules gliales sont des cellules de soutien du système nerveux qui participent aussi à la signalisation, au métabolisme et à la réparation.
  • Système nerveux central : Le système nerveux central regroupe l’encéphale et la moelle épinière, et constitue le centre structurel et fonctionnel majeur du système nerveux.
  • Système nerveux périphérique : Le système nerveux périphérique relie le système nerveux central aux récepteurs, muscles et glandes grâce aux nerfs et aux ganglions.
  • Sinapses électriques et chimiques : Les synapses sont des jonctions de communication entre cellules nerveuses, réalisées soit par passage direct du signal, soit par libération de neurotransmetteurs.

📝 Points essentiels

  • Les neurones possèdent un soma (avec noyau et organites) et des prolongements, dont les dendrites reçoivent les signaux et l’axone transmet l’information.
  • Les cellules gliales sont plus nombreuses que les neurones, avec un ordre de grandeur de 10 à 50 glies pour 1 neurone.
  • Les cellules gliales assurent un support métabolique et contribuent à l’homéostasie du liquide extracellulaire en captant des résidus métaboliques et le K+.
  • Le système nerveux central comprend l’encéphale et la moelle épinière, et assure notamment mouvement musculaire, apprentissage, mémoire et réponses réflexes.
  • Le système nerveux périphérique inclut des neurones afférentes sensitives et des neurones efférentes motrices, avec composantes somatique, autonome (sympathique/parasympathique) et entérique.
  • L’encéphale est organisé en cerveau, cervelet, tronc cérébral et diencéphale, et contient des ventricules remplis de LCR (liquide céphalo-rachidien).

💡 Astuce mémo

Glies = 10–50/neurone + soutien + K+ ; SNC = centre (encéphale+moelle) ; SNP = relais (nerfs+ganglions) ; synapse = électrique rapide (bidirectionnelle) vs chimique NT (unidirectionnelle).

📖 4. Impact psychosocial et familial de la maladie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Système somatosensoriel : Le système somatosensoriel regroupe les récepteurs et voies qui informent le cerveau sur le toucher, la température, la douleur et la position du corps.
  • Proprioception : La proprioception est la perception consciente du mouvement et de la position corporelle, alimentée par des récepteurs situés dans les muscles, tendons et articulations.
  • Nociception : La nociception correspond aux signaux sensoriels liés à la douleur et au prurit, déclenchés par des stimulations potentiellement nocives.
  • Neuroplasticité : La neuroplasticité est la capacité du système nerveux à se réorganiser morphologiquement et fonctionnellement après des influences pathologiques, pour répondre à une demande adaptative ou non.
  • Neuroplasticité corticale : La neuroplasticité corticale désigne la réorganisation des fonctions du cortex en fonction de l’expérience et de la répétition des actions.

📝 Points essentiels

  • Les récepteurs somatiques sont très nombreux et largement répartis sur la peau, les muqueuses, les tendons, les articulations et les viscères, avec une distribution non uniforme selon les régions.
  • Les sens somatiques incluent tact, température, douleur/ prurit et proprioception, et participent au déclenchement de réflexes liés à l’homéostasie.
  • Les récepteurs de la température sont décrits comme sensibles au chaud à partir d’environ 25°C et au froid dans une plage d’environ 10–40°C.
  • La neuroplasticité peut impliquer des changements morphologiques, physiologiques et neurochimiques, selon le type de réorganisation observée.
  • L’habituation est une neuroplasticité simple : la réponse diminue face à un stimulus répétitif et bénin, puis s’atténue après une période de repos.
  • La neuroplasticité corticale repose sur l’idée que la répétition d’un geste active des réseaux neuronaux et modifie la représentation interne, avec un rôle du contexte riche et de la désuétude.

💡 Astuce mémo

Somatosensoriel = TTD-P : Toucher, Température, Douleur/Prurit, Proprioception ; Neuroplasticité = M-P-N : Morphologie, Physiologie, Neurochimie.

📖 5. Neuroplasticité : changements morphologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Potentiel dynamique du SN : Le système nerveux peut modifier sa structure et ses connexions après une lésion, ce qui influence la récupération fonctionnelle.
  • Lésion du SNP : Une lésion du système nerveux périphérique entraîne une dégénérescence axonale distale et déclenche des réorganisations fonctionnelles.
  • Développement du brotamiento axonal : Le brotamiento axonal correspond à la création de nouvelles connexions axonales après une perte de cellules ou de voies.
  • Diaschisis : La diaschisis désigne des effets distaux d’une lésion neuronale, dus à l’interruption de communications entre régions.
  • Fase de shock medular : La phase de shock medular correspond à une période post-lésionnelle où les neurones survivantes modifient leurs propriétés avant une réorganisation.

📝 Points essentiels

  • Après une lésion du système nerveux, les changements morphologiques dépendent du niveau atteint : périphérie, moelle ou encéphale.
  • Dans le SNP, la section ou l’écrasement des nerfs provoque une dégénérescence axonale distale car les axones dépendent de leurs cellules d’origine.
  • Dans le SNP, les neurones résiduelles peuvent augmenter leur fonction et s’accompagner d’un remaniement cortical, avec par exemple un blocage nerveux temporaire et une activation accrue des muscles proximaux.
  • Les mécanismes incluent le démasquage de synapses silencieuses et/ou le brotamiento axonal, car l’absence d’inputs afférents permet à des structures voisines d’envahir la zone déafférencée.
  • Une lésion périphérique peut aussi induire des changements physiologiques médullaires et une réponse corticale de type remap (ex. après amputation).
  • Dans le SNC, une lésion encéphalique entraîne mort cellulaire, interruption des projections axonales et dégénérescence de la communication entre régions.

💡 Astuce mémo

Niveau de lésion = type de remaniement : SNP = dégénérescence distale + remap ; SNC = mort cellulaire + diaschisis ; phase précoce = shock medular.

📖 6. Neuroplasticité : changements physiologiques et synaptiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Neuroplasticité : La neuroplasticité désigne la capacité du système nerveux à modifier ses connexions et ses réponses en fonction de l’usage, de l’expérience et de l’apprentissage.
  • Carte corticale de la main : La carte corticale de la main correspond à l’organisation fonctionnelle des représentations motrices et sensitives de la main dans le cortex.
  • Double représentation de la main : La double représentation de la main décrit l’existence de représentations à la fois motrices et sensitives qui contribuent à la commande et à l’ajustement du mouvement.
  • Voie cortico-spinale : La voie cortico-spinale est un faisceau descendant reliant le cortex à la moelle épinière pour transmettre des commandes motrices.
  • Apprentissage moteur : L’apprentissage moteur correspond à l’acquisition de la capacité à ajuster la réalisation d’une action pour atteindre une cible, en mobilisant des processus cognitifs.

📝 Points essentiels

  • Les neurones de la motricité s’activent brièvement avant le mouvement puis pendant l’exécution, ce qui prépare et temporise la commande motrice.
  • Les ganglions de la base contrôlent le mouvement et le tonus postural en activant ou en inhibant des mouvements, et en préparant le déroulement des actions volontaires.
  • Le cervelet compare l’intention au résultat via des signaux de position et de mouvement, puis corrige pour améliorer la précision et la fluidité.
  • Le thalamus agit comme station de relais bidirectionnelle avec le cortex et les ganglions de la base, en sélectionnant des afférences et en modulant des efférences.
  • La moelle épinière organise des réflexes et des circuits segmentaires, avec projection centrale vers les centres supérieurs et projection périphérique hors du SNC.
  • Dans la rééducation neurocognitive, la récupération dépend des processus cognitifs activés et de la façon dont ils sont activés chez le patient.

💡 Astuce mémo

Cervelet = « compare puis corrige » ; Ganglions de la base = « active/inhibe » ; Thalamus = « filtre et module » ; Moelle = « réflexes et relais ».

📖 7. Neuroplasticité : changements neurochimiques et récepteurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Neuroplasticité : La neuroplasticité désigne la capacité du système nerveux à modifier ses circuits et ses réponses après une expérience ou une lésion.
  • Récepteurs : Les récepteurs sont des structures qui détectent des informations sensorielles et déclenchent des réponses adaptées via les réseaux neuronaux.
  • Changements neurochimiques : Les changements neurochimiques correspondent aux modifications de médiateurs et de l’activité synaptique qui modulent l’excitabilité neuronale.
  • Activation corticale et sous-corticale : L’activation corticale et sous-corticale est l’ensemble des activations cérébrales observées lors de l’imagerie d’action, même sans mouvement réel.
  • Image motrice : L’image motrice est une représentation mentale d’une action qui peut être évoquée sans exécuter le mouvement ni recruter les muscles.

📝 Points essentiels

  • L’imagerie d’action peut produire une activation corticale et sous-corticale comparable à celle observée lors du recrutement moteur, mais sans exécution musculaire.
  • L’image motrice est dite somesthésique quand l’évocation repose sur des sensations corporelles, et elle sert de support à la planification interne du mouvement.
  • La neuroplasticité s’exprime aussi par l’adaptation des réponses à l’étirement et par la modification des schémas d’activation après lésion.
  • Les exercices doivent exploiter des processus cognitifs pour guider la réorganisation du comportement moteur, plutôt que de forcer mécaniquement le système.
  • La difficulté d’imagerie est rapportée chez certains patients, notamment avec les mains et les pieds.
  • Le traitement vise à réduire des réponses pathologiques et à organiser le recrutement moteur en quantité et en qualité, ce qui implique une reconfiguration fonctionnelle.

💡 Astuce mémo

Imagerie = cerveau en action sans muscles : même réseau, pas de mouvement.

📖 8. Évaluation de l’équilibre et de la marche

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrôle postural : Le contrôle postural est la capacité à maintenir une relation adéquate entre les segments du corps et l’environnement pour réaliser une tâche.
  • Centre de gravité : Le centre de gravité est un point biofysique où se concentre l’action de la gravité sur le corps.
  • Centre de pressions : Le centre de pressions est la projection du centre de masse sur la base de sustentation.
  • Limites de stabilité : Les limites de stabilité sont la zone dans laquelle on peut se déplacer le plus largement possible sans perdre l’équilibre ou en ajustant la posture.
  • Stratégie de pas : La stratégie de pas est une stratégie d’équilibration qui augmente la base de sustentation quand le centre de masse sort de la base initiale ou quand il faut un contrôle anticipatoire.

📝 Points essentiels

  • Le contrôle postural vise à créer une stabilité pour permettre le mouvement tout en gardant le centre de gravité dans la base de soutien.
  • Le contrôle postural repose sur l’intégration vestibulaire, visuelle, proprioceptive, tactile et sur une représentation interne de l’orientation du corps.
  • En bipédie, le centre de pressions coïncide souvent avec un point intermédiaire dans l’aire de support, pas directement avec les pieds.
  • L’équilibre correspond au centre de pressions situé à l’intérieur de la base de sustentation.
  • Le centre de gravité se situe devant S2 et, sans membres, vers D8.
  • Une augmentation de l’amplitude du balancement postural est associée à une moindre précision du contrôle postural.

💡 Astuce mémo

Équilibre = CDP dans la base ; Gravité = CG ; Déplacement maximal = limites de stabilité.

📖 9. Accident vasculaire cérébral : définition

🔑 Notions clés & Définitions

  • Accident vasculaire cérébral : Un accident vasculaire cérébral est une atteinte brutale de la circulation cérébrale entraînant des déficits neurologiques.
  • Hémiparésie : Une hémiparésie est une diminution de la force volontaire d’un hémicorps, avec mouvements possibles mais difficiles.
  • Hémiplégie : Une hémiplégie est une abolition totale du mouvement volontaire d’un hémicorps.
  • Tétraparésie : Une tétraparésie est une diminution partielle de la force volontaire des quatre membres.
  • Tétraplégie : Une tétraplégie est une abolition totale du mouvement volontaire des quatre membres.

📝 Points essentiels

  • La plupart des AVC donnent des hémiparésies plutôt que des paralysies complètes.
  • Une paralysie (plégie) correspond à une abolition totale du mouvement volontaire, alors qu’une parésie correspond à une abolition partielle.
  • Une tétraparésie n’est pas une tétraplégie : dans la première, le mouvement existe mais est incomplet.
  • Une hémiparesie n’est pas une hémiplégie : dans la première, le mouvement du côté atteint est possible mais avec difficulté.
  • Les troubles moteurs observés dans l’AVC sont liés aux altérations du tonus et de la voie pyramidale (mouvement volontaire).
  • La voie pyramidale correspond au contrôle du mouvement volontaire, et son atteinte oriente l’interprétation des déficits moteurs.

💡 Astuce mémo

AVC → souvent HÉMI-PARÉSIE : « parésie = ça bouge, mais pas bien ».

📖 10. AVC ischémique : types et caractéristiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Accident ischémique transitoire : L’accident ischémique transitoire est un épisode bref de dysfonction neurologique lié à une ischémie focale, sans infarctus visible et avec symptômes qui disparaissent avant 24 h.
  • Infarctus cérébral : L’infarctus cérébral correspond à une ischémie prolongée qui entraîne des séquelles et dont la durée dépasse 24 h.
  • Circulation antérieure : La circulation antérieure regroupe les territoires vascularisés par les artères responsables des atteintes corticales et des déficits sensitivo-moteurs du côté opposé.
  • Circulation postérieure : La circulation postérieure correspond aux territoires vascularisés impliqués dans des déficits moteurs/sensitifs bilatéraux, oculomoteurs et/ou cérébelleux.
  • Classification Oxford Community Stroke Project : La classification Oxford Community Stroke Project organise les infarctus selon le territoire atteint et le type de déficit clinique observé.

📝 Points essentiels

  • Un AVC ischémique est dû à une diminution brutale du flux sanguin par occlusion artérielle.
  • Les AVC ischémiques représentent environ 85% des AVC et altèrent la fonction dans la zone irriguée par le vaisseau atteint.
  • AIT : symptômes de minutes à heures, disparition avant 24 h, et absence de déficit neurologique persistant.
  • Infarc t us cérébral : durée > 24 h et risque de séquelles, avec sous-types selon l’étiologie.
  • ICCA (infarc t us complet circulation antérieure) : atteinte corticale supérieure avec troubles du langage/visuo-spatial/discalculie et hémianopsie homonyme possible.
  • ICCA : déficit sensitivo-moteur sévère d’au moins 2 des 3 zones (face, membre supérieur, membre inférieur).

💡 Astuce mémo

AIT = « A » comme « Avant 24h » (pas d’infarctus), Infarctus = « >24h » (séquelles).

📖 11. AVC hémorragique : étiologie et localisations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hématome intracérébral : Un hématome intracérébral correspond à l’accumulation de sang dans le tissu encéphalique après une hémorragie.
  • Hémorragie primaire : Une hémorragie primaire est un saignement dont l’origine est directement liée à la lésion initiale du vaisseau.
  • Hémorragie secondaire : Une hémorragie secondaire est un saignement survenant à la suite d’une cause déclenchante ou favorisant l’hémorragie.
  • Circulation antérieure : La circulation antérieure regroupe les apports artériels issus des artères carotides internes et du polygone de Willis.
  • Circulation postérieure : La circulation postérieure correspond aux apports issus des artères vertébrales, puis de l’artère basilaire et de ses branches.

📝 Points essentiels

  • Le sang peut se déverser dans le tissu encéphalique en formant un hématome.
  • La perte de conscience survient avec des troubles liés à la zone lésée.
  • Il faut distinguer une hémorragie primaire d’une hémorragie secondaire.
  • L’hypertension artérielle est une cause à évoquer pour l’AVC hémorragique.
  • Les localisations typiques incluent les ganglions de la base, le thalamus et le cervelet.
  • Les voies d’accès du sang à l’encéphale reposent sur 2 artères carotides internes (circulation antérieure) et 2 artères vertébrales (circulation postérieure).

💡 Astuce mémo

Hémorragie = Hématome + Histoire à classer (primaire vs secondaire) + Hypertension + Localisations “B-T-C” (ganglions de la base, thalamus, cervelet).

📖 12. Évolution clinique et complications respiratoires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hémianopsie : L’ hémianopsie est une perte de vision dans la moitié du champ visuel liée à une lésion cérébrale.
  • Héminegligence : L’héminegligence est une difficulté à répondre aux stimulations visuelles, auditives et somatosensorielles du côté opposé à la lésion.
  • Apraxie/Dispraxie : L’apraxie ou la dyspraxie est l’incapacité à réaliser certains gestes ou mouvements volontaires complexes malgré des fonctions motrices et sensorielles préservées.
  • Syndrome de l’empousseur : Le syndrome de l’empousseur est une déviation vers le côté atteint avec résistance à la correction, liée à un défaut de régulation réticulaire.
  • Échelle NIHSS : La NIHSS est une échelle globale utilisée après un AVC pour décrire rapidement des déficits et suivre l’évolution clinique.

📝 Points essentiels

  • Chaque aire visuelle reçoit des informations de la moitié ipsilatérale de chaque rétine, ce qui explique la perte controlatérale du champ visuel.
  • L’héminegligence est plus fréquente lors de lésions du lobe pariétal de l’hémisphère droit et le patient ignore complètement le côté atteint.
  • La symptomatologie de l’héminegligence s’améliore souvent, mais environ 1/3 des patients ne récupèrent pas complètement.
  • L’apraxie/dyspraxie se manifeste surtout par une difficulté à exécuter des mouvements volontaires sur demande.
  • Le syndrome de l’empousseur concerne environ 10% des patients et l’atteinte est principalement hémisphère droit avec perturbation du schéma corporel.
  • La NIHSS comporte 11 items évaluant rapidement fonctions corticales, paires crâniennes supérieures, motricité, sensibilité, coordination et langage.

💡 Astuce mémo

Hémianopsie = moitié du champ visuel; Héminegligence = moitié du corps ignorée; Empousseur = pousse vers le côté atteint; NIHSS = 11 items rapides.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1860-1931Heinrich Sebastian Frenkel, pionnier de la rééducation moderne (exercice pour restaurer la dextérité et la marche)
1940Facilitation Neuromusculaire Proprioceptive (début de la facilitation neuromusculaire proprioceptive)
1948Concept Bobath (année de référence dans le cours)

📊 Tableaux de synthèse

Techniques de compensation vs facilitation vs modernes

CatégorieExemplesObjectif clé
CompensationCentrées sur le côté non atteintReentraîner des capacités résiduelles et gagner en indépendance aux AVD/AVJ
FacilitationFacilitation Neuromusculaire Proprioceptive (1940), Concept Bobath (1948), Brunnstrom, Méthode RoodAméliorer la qualité des mouvements du/des côté(s) atteint(s)
ModernesApprentissage moteur orienté tâches (1984), marche en suspension partielle sur tapis (1987), thérapie par restriction du côté sain (1970-80), programmes de renforcement (1970-80)S’ajoutent selon besoins/ressources/formation du kinésithérapeute

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre parésie et plégie : la parésie est partielle (mouvement possible mais difficile), la plégie est une abolition totale du mouvement volontaire.
  2. Croire que l’AIT est un infarctus : dans le cours, l’AIT a des symptômes qui disparaissent avant 24 h et sans infarctus visible/persistant.
  3. Mélanger hémianopsie et héminegligence : l’hémianopsie est une perte de la moitié du champ visuel, l’héminegligence est une difficulté à répondre aux stimulations du côté opposé à la lésion.
  4. Penser que la compensation aide toujours la récupération : le cours indique que les stratégies compensatoires peuvent bloquer le potentiel de récupération en réduisant l’information disponible pour le SNC.
  5. Oublier que l’objectif Bobath n’est pas une série d’exercices fixes : c’est une façon de penser/observer et d’ajuster en continu selon ce dont le patient a besoin.
  6. Confondre contrôle postural et équilibre : l’équilibre correspond au centre de pressions (CDP) dans la base de sustentation, tandis que le contrôle postural intègre aussi orientation, alignement et réactions.
  7. Interpréter l’imagerie motrice comme un mouvement réel : dans le cours, elle active des réseaux comparables sans exécution musculaire, donc sans mouvement effectif.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la neuroréhabilitation et ses 3 niveaux d’action (déficience, limitation d’activité, restriction de participation) et citer l’objectif global (impact sur personne et environnement).
  2. Expliquer l’approche de Frenkel : motivation, répétition Simple→Complexe, feedback visuel/auditif, et rôle des tâches fonctionnelles.
  3. Distinguer les catégories de techniques de compensation, facilitation et techniques modernes, avec au moins un exemple et l’objectif associé à chacune.
  4. Décrire le concept Bobath : définition (penser/observer/interpréter), principes (individualisation, approche holistique 24h, préparation à la fonction) et objectifs (patterns anormaux, prévention hypertonie, maximiser la
  5. Expliquer les notions de mouvement normal, apprentissage moteur, stratégies compensatoires, feed-forward/feedback et schéma corporel, en reliant compensation et perte d’informations pour la récupération.
  6. Lister les bases neuroanatomiques du cours : neurones vs cellules gliales (ordre de grandeur), SNC vs SNP, et synapses électriques vs chimiques (direction/NT).
  7. Définir somatosensoriel, proprioception et nociception, puis neuroplasticité et neuroplasticité corticale, et donner l’idée d’habituation.
  8. Décrire les changements morphologiques de la neuroplasticité : SNP (dégénérescence distale, brotamiento/colatéralisation), SNC (mort cellulaire, diaschisis) et phase de shock medular.
  9. Décrire les changements physiologiques/synaptiques : rôle cervelet (compare puis corrige), ganglions de la base (active/inhibe), thalamus (filtre/module), moelle (réflexes et relais) et lien avec rééducation neurocog.
  10. Décrire les changements neurochimiques et récepteurs : imagerie d’action (activation sans exécution), image motrice somesthésique, et objectif thérapeutique (réduire réponses pathologiques, organiser recrutement moteur).
  11. Définir et relier les concepts d’équilibre/marche du cours : contrôle postural, CDP, CG, limites de stabilité, stratégie de pas, et préciser l’idée CDP dans la base en bipédie.
  12. Pour l’AVC : définir AVC, distinguer hémiparésie/hémiplégie/tétraparésie/tétraplégie, puis distinguer AIT vs infarctus (>24h) et circulation antérieure vs postérieure.
  13. Pour l’AVC ischémique Oxford : reconnaître ICCA/IPCA/ICLA/ICPO et les critères de déficit (zones et hémianopsie homonyme selon le cours).
  14. Pour l’AVC hémorragique : définir hématome intracérébral, hémorragie primaire vs secondaire, citer hypertension et localisations typiques (ganglions de la base, thalamus, cervelet) et voies d’accès (carotides internes vs

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Principes et techniques en neuroréhabilitation avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel énoncé décrit le mieux l’imagerie d’action ?

2. Quel signe clinique correspond à une héminegligence ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Principes et techniques en neuroréhabilitation avec 24 flashcards interactives.

Neuroréhabilitation — objectif ?

Réduire déficiences, limitations, participation

Frenkel — principe clé ?

Motivation, répétition, feedback, tâches fonctionnelles

Nouvelles tech — exemple ?

Robots, réalité virtuelle, stimulation électrique

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches