QCM : Prise en charge de la douleur — 41 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le rapport du patient sur sa douleur doit-il être respecté ?

Parce que l’expérience douloureuse est personnelle et modulée par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux
Parce que l’intensité douloureuse reflète directement la taille de la lésion observée
Parce que les facteurs psychologiques rendent les signes physiques inutiles pour l’évaluation
Parce que les caractéristiques sociales déterminent de manière identique la douleur de chaque patient

Parce que l’expérience douloureuse est personnelle et modulée par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux

Explication

L’expérience douloureuse est personnelle et influencée par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, ce qui justifie de respecter le rapport du patient. La taille d’une lésion ne détermine pas à elle seule l’intensité ressentie.

2. Quel outil utilise des qualificatifs douloureux pour orienter le mécanisme de la douleur et apprécier son retentissement affectif ?

Le DN4
Le schéma corporel
L’échelle des visages
Le QDSA

Le QDSA

Explication

Le QDSA s’appuie sur des qualificatifs décrivant la douleur afin d’orienter son mécanisme et d’évaluer son retentissement affectif. Le schéma corporel sert principalement à localiser la douleur.

3. Quelle composition et quelle indication caractérisent le MEOPA ?

Un mélange principalement oxygéné utilisé pour endormir complètement le patient avant une intervention
Un opioïde injectable administré pour contrôler les douleurs persistantes après une intervention
Une crème anesthésique locale appliquée sur la peau avant un geste douloureux de longue durée
Un mélange à 50 % d’oxygène et 50 % de protoxyde d’azote destiné à l’analgésie de gestes courts

Un mélange à 50 % d’oxygène et 50 % de protoxyde d’azote destiné à l’analgésie de gestes courts

Explication

Le MEOPA associe à parts égales oxygène et protoxyde d’azote et sert à l’analgésie de gestes douloureux de courte durée. La crème anesthésique locale correspond à l’EMLA, tandis que le MEOPA n’est ni un opioïde ni une anesthésie générale.

4. Dans quelle condition l’efficacité des traitements non médicamenteux tend-elle à augmenter ?

Lorsqu’ils sont associés de manière répétée et prolongée aux traitements médicamenteux.
Lorsqu’ils remplacent rapidement les traitements médicamenteux dès l’apparition des symptômes.
Lorsqu’ils sont appliqués ponctuellement pendant une courte période sans autre prise en charge.
Lorsqu’ils sont réservés aux douleurs qui ne répondent pas aux traitements médicamenteux.

Lorsqu’ils sont associés de manière répétée et prolongée aux traitements médicamenteux.

Explication

Les traitements non médicamenteux complètent les traitements médicamenteux et gagnent en efficacité lorsqu’ils sont mis en œuvre de façon répétée et prolongée. Les autres propositions les présentent à tort comme des traitements de remplacement, ponctuels ou réservés aux échecs thérapeutiques.

5. Quelle situation illustre une douleur provoquée plutôt qu’une douleur iatrogène ou induite ?

Un soignant déclenche volontairement une douleur pour réaliser un test diagnostique
Une mobilisation provoque une douleur brève et prévisible pendant les soins
Un traitement entraîne involontairement une douleur comme effet indésirable
Une procédure de soin occasionne une douleur attendue lors d’un examen

Un soignant déclenche volontairement une douleur pour réaliser un test diagnostique

Explication

La douleur provoquée est intentionnellement déclenchée par le soignant dans un but diagnostique. Une douleur iatrogène résulte involontairement d’un traitement, tandis qu’une douleur induite est prévisible, brève et liée aux soins ou aux examens.

6. Quelle association entre une modalité thermique et son effet physiologique est correcte ?

La thermothérapie dilate les vaisseaux et favorise la décontraction musculaire, tandis que la cryothérapie les contracte et réduit l’œdème.
La thermothérapie réduit l’œdème par vasoconstriction, tandis que la cryothérapie augmente la circulation par vasodilatation.
La thermothérapie et la cryothérapie provoquent toutes deux une vasodilatation avec décontraction musculaire.
La thermothérapie contracte les vaisseaux et réduit l’œdème, tandis que la cryothérapie les dilate et détend les muscles.

La thermothérapie dilate les vaisseaux et favorise la décontraction musculaire, tandis que la cryothérapie les contracte et réduit l’œdème.

Explication

La chaleur entraîne une vasodilatation et une décontraction musculaire, alors que le froid provoque une vasoconstriction et réduit l’œdème. L’association inversant ces effets confond précisément les mécanismes respectifs du chaud et du froid.

7. Quelle situation correspond à une douleur nociplastique ?

Une douleur corporelle exprimant une anxiété liée à une pathologie psychiatrique.
Une douleur causée par une lésion identifiée d’un nerf périphérique.
Une douleur provoquée par une fracture stimulant fortement les récepteurs nociceptifs.
Une douleur liée à une altération de la nociception sans lésion tissulaire ou nerveuse clairement établie.

Une douleur liée à une altération de la nociception sans lésion tissulaire ou nerveuse clairement établie.

Explication

La douleur nociplastique implique une altération de la nociception et de ses mécanismes de régulation sans preuve claire de lésion tissulaire ou somatosensorielle. Une fracture avec stimulation des nocicepteurs illustre plutôt une douleur nociceptive.

8. Chez une personne âgée, quel résultat à l’ALGOPLUS justifie une prise en charge antalgique ?

Un score supérieur ou égal à 2 sur 5
Un score supérieur ou égal à 4 sur 15
Un score inférieur à 2 sur 5
Un score supérieur ou égal à 4 sur 10

Un score supérieur ou égal à 2 sur 5

Explication

L’ALGOPLUS comporte cinq items comportementaux et un score d’au moins 2 sur 5 justifie une prise en charge antalgique chez la personne âgée. Les seuils de 4 sur 15 et de 4 sur 10 appartiennent à d’autres outils d’évaluation.

9. Quel objectif caractérise le mieux la balnéothérapie réalisée dans une eau à 35–36 °C ?

Maintenir l’immobilisation d’une structure douloureuse pour la protéger.
Favoriser la décontraction, l’antalgie et la mobilisation indolore.
Renforcer la douleur pour évaluer la tolérance à la mobilisation.
Provoquer une vasoconstriction afin de limiter l’œdème articulaire.

Favoriser la décontraction, l’antalgie et la mobilisation indolore.

Explication

La balnéothérapie utilise une eau chaude à 35–36 °C afin de favoriser la décontraction, l’antalgie et la mobilisation indolore. L’immobilisation correspond à une autre stratégie de protection ou de stabilisation et ne définit pas l’objectif de la balnéothérapie.

10. Quelle association décrit correctement les composantes comportementale et cognitive de la douleur ?

La composante comportementale concerne l’émotion, tandis que la cognitive décrit les mouvements observés
La composante comportementale concerne l’expression de la douleur, tandis que la cognitive concerne le sens qui lui est attribué
La composante comportementale concerne l’interprétation, tandis que la cognitive concerne les signes extérieurs
La composante comportementale concerne la lésion, tandis que la cognitive mesure la vitesse de transmission nerveuse

La composante comportementale concerne l’expression de la douleur, tandis que la cognitive concerne le sens qui lui est attribué

Explication

La composante comportementale correspond à la manière dont la douleur s’exprime, alors que la composante cognitive renvoie au sens que le patient lui donne. L’émotion relève de la composante émotionnelle et les signes observables ne définissent pas la dimension cognitive.

11. Chez un patient évaluant sa douleur avec l’EVA ou l’EN, à partir de quel score une intervention antalgique est-elle indiquée dans le cours ?

Un score inférieur à 4 sur 10
Un score égal à 10 sur 10
Un score supérieur ou égal à 4 sur 10
Un score supérieur ou égal à 2 sur 4

Un score supérieur ou égal à 4 sur 10

Explication

Pour l’EVA et l’EN, un score d’au moins 4 sur 10 constitue le seuil d’intervention antalgique présenté. Le seuil de 2 sur 4 correspond à l’EVS, tandis qu’un score inférieur à 4 sur 10 ne l’atteint pas.

12. Quelle fréquence de stimulation du TENS est associée au renforcement du Gate Control ?

Une fréquence très élevée dépassant 200 hertz.
Une fréquence élevée comprise entre 80 et 100 hertz.
Une fréquence basse proche de 2 hertz.
Une fréquence intermédiaire comprise entre 20 et 40 hertz.

Une fréquence élevée comprise entre 80 et 100 hertz.

Explication

Le TENS utilise une fréquence élevée de 80 à 100 hertz pour renforcer le mécanisme du Gate Control. La fréquence de 2 hertz est plutôt associée à la stimulation de la libération d’endorphines.

13. Quelle évolution comportementale peut contribuer à majorer la douleur ?

La reprise progressive des activités et le maintien des relations sociales.
Le sommeil réparateur accompagné d’une vie quotidienne paisible.
Le retrait de l’activité et la diminution des contacts humains.
Le calme associé à une réassurance et à un sentiment de sécurité.

Le retrait de l’activité et la diminution des contacts humains.

Explication

L’inactivité et l’isolement font partie des facteurs susceptibles de majorer la douleur. À l’inverse, l’activité et les contacts humains peuvent contribuer à la réduire.

14. Quelle intervention relève de la prévention de la douleur induite par les soins ?

Regrouper les soins douloureux, choisir un matériel adapté, demander une prescription antalgique et évaluer la douleur
Réaliser les soins douloureux séparément, puis attendre une plainte spontanée avant d’agir
Administrer un antalgique sans prescription et éviter de modifier l’organisation des soins
Choisir le matériel le plus rapide et reporter l’évaluation à la fin de la journée

Regrouper les soins douloureux, choisir un matériel adapté, demander une prescription antalgique et évaluer la douleur

Explication

La prévention associe l’identification et le regroupement des soins douloureux, le choix d’un matériel adapté, la sollicitation d’une prescription antalgique et l’évaluation systématique. Attendre une plainte spontanée ou administrer un traitement sans prescription ne constitue pas une démarche préventive adaptée.

15. Quels éléments doivent faire partie d’une évaluation complète de la douleur ?

Son intensité, ses caractéristiques, sa localisation, ses facteurs modifiants et son retentissement sur la qualité de vie.
Sa cause présumée et son traitement, sans mesure formalisée ni consignation dans le suivi.
Son intensité et sa localisation, sans intégrer les facteurs de soulagement ni les conséquences quotidiennes.
Son retentissement émotionnel, sans examiner les caractéristiques de la douleur ni ses facteurs d’aggravation.

Son intensité, ses caractéristiques, sa localisation, ses facteurs modifiants et son retentissement sur la qualité de vie.

Explication

Une évaluation complète doit être systématique et tracée, en couvrant l’intensité, les caractéristiques, la localisation, les facteurs d’aggravation ou de soulagement et le retentissement sur la qualité de vie. Se limiter à l’intensité et à la localisation omet plusieurs dimensions essentielles.

16. Un patient obtient un score de 5 sur 10 au DN4 : quelle interprétation est appropriée ?

Le score mesure principalement le retentissement affectif de la douleur
Le score localise la douleur sur différentes régions du corps
Le score indique une composante neuropathique sans établir le diagnostic
Le score permet de poser le diagnostic de douleur neuropathique

Le score permet de poser le diagnostic de douleur neuropathique

Explication

Un score DN4 supérieur ou égal à 4 sur 10 permet de poser le diagnostic de douleur neuropathique. Un score inférieur à 4 oriente plutôt vers une composante neuropathique sans permettre cette conclusion diagnostique.

17. Quelle caractéristique décrit correctement la FLACC ?

Elle décrit la douleur de la personne âgée au moyen de cinq items cotés sur 5
Elle évalue cinq comportements, chacun coté de 0 à 2, pour un total de 0 à 10
Elle recherche cinq signes neuropathiques pour un diagnostic à partir de 4 sur 10
Elle mesure l’intensité déclarée par l’enfant sur une ligne graduée de 0 à 10

Elle évalue cinq comportements, chacun coté de 0 à 2, pour un total de 0 à 10

Explication

La FLACC est une hétéro-évaluation comportementale de la douleur postopératoire de l’enfant, fondée sur cinq items cotés de 0 à 2. L’EVA est une auto-évaluation, tandis que le DN4 et l’ALGOPLUS répondent à d’autres populations ou objectifs.

18. Quelle stratégie distingue correctement le traitement de fond des accès douloureux paroxystiques sous opioïdes ?

Employer les deux formes indifféremment puisque leur vitesse de libération ne modifie pas leur rôle
Réserver les formes prolongées aux douleurs provoquées et les formes immédiates à la douleur continue
Utiliser une forme à libération prolongée pour le fond et une forme à libération immédiate pour les accès
Utiliser une forme à libération immédiate pour le fond et une forme prolongée lors des accès

Utiliser une forme à libération prolongée pour le fond et une forme à libération immédiate pour les accès

Explication

Les formes à libération prolongée assurent le traitement de fond, alors que les formes à libération immédiate répondent aux accès paroxystiques et aux douleurs provoquées. Inverser ces rôles expose à une couverture inadéquate de la douleur continue ou des épisodes aigus.

19. Quelle mesure doit accompagner systématiquement un traitement opioïde afin de prévenir son effet indésirable le plus fréquent ?

Limiter la prévention aux fortes doses, car les faibles doses entraînent rarement une constipation
Prévoir une surveillance de la glycémie, car l’opioïde provoque fréquemment une hyperglycémie
Mettre en place une prévention de la constipation, quelle que soit la dose administrée
Administrer une antibiothérapie préventive, car l’opioïde favorise les infections digestives

Mettre en place une prévention de la constipation, quelle que soit la dose administrée

Explication

La constipation est l’effet indésirable le plus fréquent des opioïdes et sa prévention doit être systématique, indépendamment de la dose. La réserver aux fortes doses néglige un risque présent avec les autres schémas posologiques.

20. Quels critères soutiennent la décision d’une implantation définitive après la phase test de stimulation médullaire ?

Un soulagement d’au moins 80 % de la douleur et une couverture d’environ 50 % de la zone douloureuse.
Un soulagement d’au moins 50 % de la douleur et une couverture d’environ 80 % de la zone douloureuse.
Une amélioration fonctionnelle sans seuil de soulagement ni évaluation de la zone douloureuse.
Une disparition complète de la douleur et une couverture d’environ 50 % de la zone douloureuse.

Un soulagement d’au moins 50 % de la douleur et une couverture d’environ 80 % de la zone douloureuse.

Explication

La décision d’implantation définitive repose notamment sur un soulagement d’au moins 50 % de la douleur et un recouvrement de 80 % de la zone douloureuse. Une disparition totale de la douleur ou l’inversion de ces seuils ne correspond pas aux critères retenus.

21. Dans quelle situation l’utilisation du MEOPA est-elle contre-indiquée ?

Chez un patient nécessitant une analgésie brève sans altération connue de la conscience
Chez un patient présentant un pneumothorax ou nécessitant une ventilation en oxygène pur
Chez un patient conscient devant bénéficier d’un geste douloureux de courte durée
Chez un patient capable de comprendre les explications et de coopérer pendant le soin

Chez un patient présentant un pneumothorax ou nécessitant une ventilation en oxygène pur

Explication

Le MEOPA est notamment contre-indiqué en cas de pneumothorax ou lorsque la ventilation en oxygène pur est nécessaire. La conscience préservée et la réalisation d’un geste court correspondent au contraire à des conditions compatibles avec son indication, sous réserve des autres contre-indications.

22. Que doit expliquer le soignant avant de réaliser un soin potentiellement douloureux ?

Le déroulement technique du soin, en laissant le patient découvrir ensuite son intensité réelle
La douleur possible, sa durée, le déroulement du soin et les moyens de contrôle adaptés à la compréhension du patient
Le risque douloureux et le traitement prévu, en utilisant un niveau d’explication identique pour tous les patients
La nature du soin et sa durée théorique, sans détailler les moyens de contrôle disponibles

La douleur possible, sa durée, le déroulement du soin et les moyens de contrôle adaptés à la compréhension du patient

Explication

Avant le soin, le patient doit recevoir une information sur la douleur possible, sa durée, le déroulement et les moyens de contrôle, avec une adaptation à ses capacités de compréhension. Une information identique pour tous peut être inadaptée et ne garantit pas une compréhension effective.

23. Lorsqu’un patient ne parvient pas à évaluer lui-même sa douleur, quelle démarche l’équipe doit-elle adopter ?

Recueillir une hétéro-évaluation et l’intégrer à une démarche de soins pluridisciplinaire
Demander à un proche de déterminer la douleur sans concertation avec l’équipe
Remplacer l’évaluation clinique par la seule observation des constantes vitales
Reporter l’évaluation jusqu’à ce que le patient puisse utiliser une échelle adaptée

Recueillir une hétéro-évaluation et l’intégrer à une démarche de soins pluridisciplinaire

Explication

Lorsque l’auto-évaluation est difficile ou impossible, l’équipe recourt à l’hétéro-évaluation et l’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire. Attendre une auto-évaluation fiable retarderait l’identification et la prise en charge de la douleur.

24. Qui a proposé la théorie du portillon, ou Gate Control, en 1965 ?

René Descartes et Claude Bernard
Wilder Penfield et Santiago Ramón y Cajal
Ronald Melzack et Patrick David Wall
Charles Sherrington et Ivan Pavlov

Ronald Melzack et Patrick David Wall

Explication

La théorie du portillon a été proposée en 1965 par Ronald Melzack et Patrick David Wall. Les autres associations renvoient à des figures importantes de la neurophysiologie ou de la médecine, mais elles ne sont pas les auteurs de cette théorie.

25. Quel tableau évoque le plus fortement une douleur neuropathique ?

Une douleur corporelle liée à une souffrance morale et à une anxiété intense.
Une douleur diffuse sans preuve claire de lésion tissulaire ou nerveuse.
Une douleur localisée déclenchée par une inflammation ou une pression tissulaire.
Des décharges électriques accompagnées de brûlures et de fourmillements.

Des décharges électriques accompagnées de brûlures et de fourmillements.

Explication

La douleur neuropathique résulte d’une lésion du système nerveux périphérique ou central et peut se manifester par des décharges électriques, des brûlures ou des fourmillements. Une douleur déclenchée par une inflammation locale relève plutôt de la nociception.

26. Quelle définition correspond le mieux à la douleur selon l’IASP ?

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion réelle ou potentielle
Une sensation désagréable dont l’existence dépend de la preuve d’une lésion visible
Une détection nerveuse de stimulations menaçant les tissus sans dimension affective
Une réponse motrice automatique provoquée par une atteinte tissulaire objectivable

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion réelle ou potentielle

Explication

La douleur associe une dimension sensorielle et une dimension émotionnelle, et peut être liée à une lésion réelle, potentielle ou ressentie comme telle. La détection des stimulations menaçant les tissus correspond à la nociception, qui ne recouvre pas toute l’expérience douloureuse.

27. Dans quelle situation le TENS peut-il être envisagé ?

Pour une douleur dont la cause mécanique exige une intervention chirurgicale immédiate.
Pour une douleur neuropathique chronique rebelle relevant d’emblée d’une implantation médullaire.
Pour une douleur exclusivement aiguë qui disparaît après une immobilisation de courte durée.
Pour une douleur neuropathique chronique ou une douleur nociceptive, aiguë ou chronique, selon le contexte.

Pour une douleur neuropathique chronique ou une douleur nociceptive, aiguë ou chronique, selon le contexte.

Explication

Le TENS peut être indiqué dans des douleurs neuropathiques chroniques, des douleurs nociceptives chroniques et certaines douleurs nociceptives aiguës post-traumatiques ou postopératoires. La stimulation médullaire concerne plutôt les douleurs neuropathiques chroniques rebelles après échec des traitements initiaux.

28. Pour une douleur faible chez un patient présentant un risque digestif et rénal, quel choix est le plus approprié ?

Choisir un AINS en première intention car il protège la fonction rénale
Privilégier le paracétamol et utiliser les AINS ou l’aspirine avec prudence
Privilégier l’aspirine car elle réduit davantage les complications digestives
Remplacer le traitement antalgique par un opioïde fort pour éviter les risques viscéraux

Privilégier le paracétamol et utiliser les AINS ou l’aspirine avec prudence

Explication

Le paracétamol est privilégié dans la douleur faible en raison de sa faible toxicité gastrique, tandis que les AINS et l’aspirine exposent à des risques digestifs et rénaux. Un opioïde fort ne correspond pas au niveau de douleur décrit et ne supprime pas les enjeux de sécurité médicamenteuse.

29. Dans quel contexte l’EVENDOL est-elle particulièrement adaptée ?

Chez la personne âgée présentant une douleur aiguë
Chez l’adulte ventilé évalué par ses réactions comportementales
Chez l’enfant de 2 mois à 7 ans après une opération
Chez l’enfant de 0 à 6 ans accueilli aux urgences

Chez l’enfant de 0 à 6 ans accueilli aux urgences

Explication

L’EVENDOL est validée chez les enfants de 0 à 6 ans dans le contexte des urgences, avec une prise en charge antalgique au-delà d’un score de 4 sur 15. L’ALGOPLUS concerne principalement la personne âgée, tandis que la FLACC évalue notamment la douleur postopératoire de l’enfant.

30. Quelle association entre les paliers de l’OMS et l’intensité de la douleur est correcte ?

Palier I : non-opioïdes pour douleur faible ; palier II : opioïdes faibles pour douleur modérée ; palier III : opioïdes forts pour douleur très sévère
Palier I : non-opioïdes pour douleur modérée ; palier II : opioïdes faibles pour douleur très sévère ; palier III : opioïdes forts pour douleur faible
Palier I : opioïdes faibles pour douleur faible ; palier II : non-opioïdes pour douleur modérée ; palier III : opioïdes forts pour douleur très sévère
Palier I : non-opioïdes pour douleur très sévère ; palier II : opioïdes forts pour douleur modérée ; palier III : opioïdes faibles pour douleur faible

Palier I : non-opioïdes pour douleur faible ; palier II : opioïdes faibles pour douleur modérée ; palier III : opioïdes forts pour douleur très sévère

Explication

La classification de l’OMS associe les non-opioïdes au palier I, les opioïdes faibles au palier II et les opioïdes forts au palier III, selon une intensité croissante de la douleur. Confondre les paliers revient notamment à attribuer les opioïdes forts aux douleurs faibles ou modérées.

31. Quelle conduite est recommandée pour évaluer la douleur dès que l’état du patient le permet ?

Attendre une aggravation avant de répéter l’évaluation
Remplacer l’observation par une mesure instrumentale
Associer l’évaluation comportementale à une auto-évaluation
Utiliser une échelle comportementale sans interroger le patient

Associer l’évaluation comportementale à une auto-évaluation

Explication

Dès que le patient peut participer, l’évaluation comportementale doit être complétée par une auto-évaluation afin de prendre en compte son expérience douloureuse. Une échelle comportementale seule ne fournit pas cette information subjective lorsque le patient est capable de la communiquer.

32. Dans quelle situation la prise en charge de la douleur est-elle conforme à la règle de prévention et de traitement ?

L’équipe recherche et traite la douleur avant même que le patient ne la signale
L’équipe attend une plainte explicite avant d’évaluer l’intensité douloureuse
L’équipe intervient après l’examen clinique si une lésion tissulaire est confirmée
L’équipe considère la douleur comme une réaction secondaire sans suivi spécifique

L’équipe recherche et traite la douleur avant même que le patient ne la signale

Explication

La douleur doit être recherchée, traitée ou prévenue systématiquement, sans attendre la plainte du patient, et reconnue comme un symptôme à part entière. Attendre une plainte explicite retarde l’évaluation et ne respecte pas cette règle.

33. Quelle distinction décrit correctement la nociception et la douleur ?

La nociception correspond à une lésion nerveuse, tandis que la douleur est une réponse musculaire.
La nociception mesure l’intensité ressentie, tandis que la douleur désigne une stimulation tissulaire.
La nociception détecte une menace tissulaire, tandis que la douleur est une expérience subjective.
La nociception exprime une souffrance morale, tandis que la douleur signale une lésion nerveuse.

La nociception détecte une menace tissulaire, tandis que la douleur est une expérience subjective.

Explication

La nociception est un système neurophysiologique qui détecte des stimulations potentiellement menaçantes pour les tissus, alors que la douleur correspond à une expérience subjective. La confusion fréquente consiste à assimiler directement la détection d’une menace tissulaire au vécu douloureux.

34. Dans quelle séquence l’évaluation et la prise en charge de la douleur s’organisent-elles correctement ?

Rechercher les effets secondaires, traiter la douleur, puis décider si la plainte du patient doit être prise en compte.
Mesurer l’intensité, attendre son évolution, puis traiter sans contrôler l’efficacité ni les effets secondaires.
Identifier la douleur, administrer un traitement, puis rechercher sa cause et mesurer son retentissement.
Identifier la douleur, en rechercher la cause, la mesurer, traiter, contrôler l’efficacité et surveiller les effets secondaires.

Identifier la douleur, en rechercher la cause, la mesurer, traiter, contrôler l’efficacité et surveiller les effets secondaires.

Explication

La démarche comprend l’identification du patient douloureux, la prise en compte de sa plainte, la recherche de la cause et du mécanisme, la mesure du retentissement, le traitement, puis le contrôle de son efficacité et la surveillance des effets secondaires. Administrer le traitement avant d’en rechercher la cause et le mécanisme ne respecte pas cette démarche.

35. Quelle situation constitue une précaution ou une contre-indication d’application du TENS ?

Une application sur une zone douloureuse dont la sensibilité cutanée est conservée.
Une application sur une peau insensibilisée ou sur l’abdomen d’une femme enceinte.
Une application chez un patient sans dispositif cardiaque implanté, après évaluation clinique.
Une application destinée à une douleur nociceptive chronique dans une zone cutanée intacte.

Une application sur une peau insensibilisée ou sur l’abdomen d’une femme enceinte.

Explication

Le TENS ne doit pas être appliqué sur une peau insensibilisée ni sur l’abdomen d’une femme enceinte, et il est contre-indiqué sur le sinus carotidien ou une peau lésée. Chez un patient porteur d’un pacemaker, un avis médical est requis, ce qui constitue une précaution spécifique.

36. Quelle comparaison entre douleur aiguë et douleur chronique est correcte ?

La douleur aiguë résulte d’une régulation altérée, tandis que la douleur chronique correspond à une stimulation tissulaire brève.
La douleur aiguë dépasse habituellement six mois, tandis que la douleur chronique disparaît avec la lésion initiale.
La douleur aiguë forme un syndrome permanent, tandis que la douleur chronique constitue généralement un signal d’alarme utile.
La douleur aiguë est généralement transitoire et protectrice, tandis que la douleur chronique peut devenir durable et destructrice.

La douleur aiguë est généralement transitoire et protectrice, tandis que la douleur chronique peut devenir durable et destructrice.

Explication

La douleur aiguë dure généralement moins de trois mois et joue souvent un rôle d’alarme protecteur, tandis que la douleur chronique persiste au-delà de trois à six mois et peut devenir inutile ou destructrice. Attribuer le caractère protecteur à la douleur chronique inverse cette distinction.

37. Chez un patient dont l’EVA est à 6 avant une intervention antalgique puis à 4 après celle-ci, quelle conduite correspond à la règle de réévaluation ?

Alerter le médecin après l’intervention car toute EVA égale à 4 signale une aggravation
Considérer que l’EVA initiale ne nécessite pas d’alerte puisque la valeur finale est inférieure
Alerter le médecin pour l’EVA initiale et constater un soulagement compatible avec l’objectif de réévaluation
Conclure à l’échec du traitement puisque l’EVA finale reste mesurable après le soin

Alerter le médecin pour l’EVA initiale et constater un soulagement compatible avec l’objectif de réévaluation

Explication

Une EVA supérieure ou égale à 4 avant l’intervention doit alerter le médecin, tandis qu’une valeur finale inférieure ou égale à 4 indique le soulagement recherché. La persistance d’une valeur mesurable ne suffit donc pas à conclure à un échec.

38. Quelle comparaison entre les fibres Aβ, Aδ et C est correcte ?

Les fibres Aβ transmettent lentement la douleur, tandis qu'Aδ et C transmettent rapidement le toucher grâce à leur forte myélinisation
Les trois types de fibres ont un diamètre et une myélinisation comparables, mais transmettent des sensations différentes
Les fibres Aβ sont grosses et très myélinisées pour le toucher, tandis qu'Aδ et C sont fines et peu ou pas myélinisées pour la douleur
Les fibres Aβ sont fines et peu myélinisées pour la douleur, tandis qu'Aδ et C sont grosses et très myélinisées pour le toucher

Les fibres Aβ sont grosses et très myélinisées pour le toucher, tandis qu'Aδ et C sont fines et peu ou pas myélinisées pour la douleur

Explication

Les fibres Aβ, de gros diamètre et très myélinisées, conduisent rapidement les messages du toucher. Les fibres Aδ et C, plus petites et peu ou pas myélinisées, conduisent plus lentement les messages douloureux.

39. Quelles informations doivent figurer dans une transmission complète concernant la douleur d’un patient ?

Les traitements prescrits, les constantes et l’identité du soignant ayant réalisé le soin
La cause supposée, le diagnostic médical et la date de sortie prévue du patient
Le type, l’intensité, la localisation, la temporalité, les actions réalisées et les résultats observés
La localisation et l’intensité, sans mentionner les interventions ni l’évolution obtenue

Le type, l’intensité, la localisation, la temporalité, les actions réalisées et les résultats observés

Explication

Une transmission complète décrit d’abord les caractéristiques de la douleur, puis les actions réalisées et leurs résultats. Se limiter aux caractéristiques initiales ne permet pas d’évaluer le soulagement obtenu après les interventions.

40. Quel mécanisme explique le mieux la douleur ressentie lors d’un abcès dentaire ou d’une fracture ?

Une dysfonction de la régulation douloureuse sans lésion identifiable.
Une stimulation mécanique ou inflammatoire excessive des nocicepteurs.
Une expression corporelle d’une anxiété liée à une affection psychiatrique.
Une lésion du système nerveux central ou périphérique.

Une stimulation mécanique ou inflammatoire excessive des nocicepteurs.

Explication

Un abcès dentaire ou une fracture provoque une douleur nociceptive par stimulation mécanique ou inflammatoire excessive des nocicepteurs. Une lésion nerveuse correspond plutôt au mécanisme neuropathique.

41. Qui réalise une auto-évaluation de la douleur ?

Un professionnel qui observe le patient
Le patient lui-même
Un proche qui décrit les comportements
Un logiciel qui calcule l’intensité

Le patient lui-même

Explication

L’auto-évaluation repose sur la réponse directe du patient, notamment avec des échelles comme l’EVA ou l’EN. L’observation par un tiers relève de l’hétéro-évaluation et non de l’auto-évaluation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur Prise en charge de la douleur.

Quelle est la définition de la douleur selon l'IASP 2020 ?

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.

Que doit-on faire systématiquement face à la douleur ?

La rechercher, la traiter ou la prévenir sans attendre la plainte du patient.

Comment sont déclenchées les douleurs provoquées ?

Elles sont intentionnellement déclenchées par le soignant à des fins diagnostiques.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Prise en charge de la douleur.

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