Quelle est la définition de la douleur selon l'IASP 2020 ?
Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.
Que doit-on faire systématiquement face à la douleur ?
La rechercher, la traiter ou la prévenir sans attendre la plainte du patient.
Comment sont déclenchées les douleurs provoquées ?
Elles sont intentionnellement déclenchées par le soignant à des fins diagnostiques.
Qu'est-ce qu'une douleur iatrogène ?
Une douleur causée de façon non intentionnelle par les traitements.
Quelles sont les caractéristiques des douleurs induites ?
Elles sont prévisibles, brèves et liées aux soins, mobilisations ou examens.
Quelles sont les quatre composantes de la douleur ?
Sensorielle, émotionnelle, comportementale et cognitive.
Qu'impose le respect du rapport du patient selon l'IASP 2020 ?
Que l'expérience douloureuse personnelle soit respectée.
Quels facteurs influencent l'expérience douloureuse selon l'IASP 2020 ?
Les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.
Quelle caractéristique des fibres Aβ influence leur conduction rapide ?
Elles ont un gros diamètre et sont très myélinisées.
Comment sont les fibres Aδ et C en diamètre et myélinisation ?
Elles ont un petit diamètre et sont peu ou pas myélinisées.
Quel type de messages conduisent lentement les fibres Aδ et C ?
Les messages douloureux.
Quelle théorie sur la douleur Melzack et Wall ont-ils proposé en 1965 ?
La théorie du portillon, ou Gate Control.
En quelle année Ronald Melzack et Patrick David Wall ont-ils proposé la théorie du portillon ?
En 1965.
Qui a proposé la théorie du portillon en 1965 ?
Ronald Melzack et Patrick David Wall.
Qu'est-ce que la nociception ?
La nociception détecte les stimulations intenses menaçant l’intégrité tissulaire.
Quelle est la cause de la douleur nociceptive ?
Un excès de stimulation mécanique ou inflammatoire des nocicepteurs.
Donnez un exemple de situation provoquant une douleur nociceptive.
Un abcès dentaire ou une fracture.
Qu'est-ce qui provoque la douleur neuropathique ?
Une lésion du système nerveux périphérique ou central.
Quels symptômes peuvent accompagner la douleur neuropathique ?
Des décharges électriques, fourmillements, engourdissement, brûlures ou picotements.
Qu'est-ce que la douleur nociplastique ?
Une altération de la nociception avec dysfonctionnement des mécanismes de régulation de la douleur.
Qu'est-ce qui manque dans la douleur nociplastique ?
Une preuve claire de lésion tissulaire ou du système nerveux somatosensoriel.
Que désigne la douleur psychogène ?
Des manifestations corporelles exprimant une souffrance morale ou anxiété liée à une pathologie psychiatrique.
Quelle durée caractérise la douleur aiguë ?
La douleur aiguë dure moins de 3 mois.
Quelle est la durée minimale de la douleur chronique ?
La douleur chronique dure plus de 3 à 6 mois.
Quel rôle joue la douleur aiguë ?
Elle constitue un signal d’alarme protecteur et est transitoire.
Quelle est la nature de la douleur chronique ?
Elle devient un syndrome douloureux permanent, potentiellement destructeur et inutile.
Quels états psychologiques peuvent majorer la douleur ?
La fatigue, la tristesse, la nervosité, la peur, l’anxiété, la dépression, l’anticipation de la douleur, l’inactivité, l’isolement, l’insomnie et les soucis.
Quels facteurs peuvent diminuer la douleur ?
Le repos, la gaieté, le calme, la réassurance, la sécurité, le plaisir, l’activité, les contacts humains, le sommeil réparateur et une vie paisible.
Qu'impose l'évaluation de la douleur concernant son intensité et ses caractéristiques ?
Elle doit être systématique et tracée en prenant en compte intensité et caractéristiques.
Quels éléments doivent être pris en compte dans l'évaluation de la douleur ?
La localisation, les facteurs d'aggravation ou de soulagement, et le retentissement sur la qualité de vie.
Quelle est la première étape de la démarche d’évaluation de la douleur ?
Identifier le patient douloureux.
Que faut-il faire après avoir cru la plainte du patient dans l’évaluation de la douleur ?
Rechercher la cause et le mécanisme de la douleur.
Quels sont les objectifs après avoir mesuré l’intensité et le retentissement de la douleur ?
Administrer un traitement adapté et contrôler son efficacité.
Que doit-on prévenir ou dépister lors de la démarche d’évaluation de la douleur ?
Les effets secondaires du traitement.
Quelles échelles globales d’auto-évaluation de la douleur existent ?
L’EVA, l’EN, l’EVS, l’échelle des visages et l’échelle des jetons.
Quel score à l’EVA ou à l’EN impose une intervention antalgique ?
Un score supérieur ou égal à 4 sur 10.
Quelle échelle utilise une notation de 0 à 10 pour la douleur ?
L’EVA et l’EN.
Que signifie 0 sur l’échelle EVA ou EN ?
L’absence de douleur.
Que signifie 10 sur l’échelle EVA ou EN ?
Une douleur extrême.
Que permet d'orienter le QDSA avec ses qualificatifs douloureux ?
Le mécanisme générateur de la douleur.
Que permet d'apprécier le QDSA grâce à ses qualificatifs douloureux ?
Le retentissement affectif de la douleur.
Que recherche le DN4 dans l'évaluation de la douleur ?
Une douleur neuropathique.
Quel score au DN4 permet de poser un diagnostic de douleur neuropathique ?
Un score supérieur ou égal à 4 sur 10.
Qu'est-ce que l'allodynie ?
Une sensation anormale et désagréable déclenchée par une stimulation.
Quel type de stimulation peut provoquer une allodynie ?
Une stimulation comme une caresse.
Quelle échelle est validée de 0 à 6 ans aux urgences ?
L'EVENDOL.
Quel score EVENDOL conduit à un traitement antalgique ?
Un score supérieur à 4 sur 15.
Quel âge couvre la FLACC pour évaluer la douleur postopératoire ?
De 2 mois à 7 ans.
Combien d'items comporte la FLACC et quelle est la fourchette de score ?
Cinq items cotés de 0 à 2 pour un total de 0 à 10.
Quand doit-on associer l’évaluation comportementale à une auto-évaluation ?
Dès que possible.
Combien d'items comporte l'ALGOPLUS et quel score justifie une prise en charge ?
Cinq items et un score supérieur ou égal à 2 sur 5.
Quels critères la BPS évalue-t-elle ?
L'expression du visage, le tonus des membres supérieurs et l'adaptation au respirateur.
À partir de quel score la BPS indique-t-elle un traitement antalgique ?
Un score supérieur ou égal à 4.
Que fait l'équipe quand l'auto-évaluation est difficile ?
Elle utilise une hétéro-évaluation.
Dans quelle démarche inscrit-on l'évaluation réalisée par l'équipe ?
Dans une démarche de soins pluridisciplinaire.
Que doivent préciser les transmissions concernant la douleur ?
Le type, l'intensité, la localisation et la temporalité de la douleur.
Que doivent indiquer les transmissions après les actions réalisées ?
Les résultats observés.
Quelle EVA doit alerter le médecin ?
Une EVA supérieure ou égale à 4.
Quel objectif a la réévaluation de la douleur ?
Rechercher un soulagement avec une EVA inférieure ou égale à 4.
Quels sont les trois paliers de la classification OMS des douleurs ?
Palier I : non-opioïdes, palier II : opioïdes faibles, palier III : opioïdes forts.
Quel médicament est privilégié pour une douleur faible ?
Le paracétamol est privilégié.
Pourquoi faut-il être prudent avec les AINS et l’aspirine ?
À cause des risques d’hémorragie digestive et d’insuffisance rénale.
Quelle association est fréquente pour une douleur modérée ?
L’association progressive du paracétamol et de la codéine.
Quels effets secondaires nécessitent une surveillance avec le paracétamol et la codéine ?
La constipation et les nausées.
Quelle est la différence entre opioïdes à libération prolongée et immédiate ?
Les prolongés traitent le fond, les immédiats les accès douloureux paroxystiques.
Quel est l’effet indésirable le plus fréquent des opioïdes ?
La constipation liée aux opioïdes.
Que faire en cas de dépression respiratoire sous opioïde avec fréquence <10/min ?
Stimuler le patient et administrer de la naloxone.
Comment le soignant prévient-il la douleur induite par les soins ?
En identifiant les soins douloureux, choisissant un matériel adapté, sollicitant une prescription antalgique et évaluant la douleur.
Que doit informer le soignant avant un soin douloureux ?
La douleur possible, sa durée, son déroulement et les moyens de contrôle adaptés.
Qu'est-ce que le MEOPA ?
Un mélange équimolaire de 50 % d’oxygène et 50 % de protoxyde d’azote pour l’analgésie courte.
Dans quels cas le MEOPA est-il contre-indiqué ?
En cas de pneumothorax, distension abdominale, besoin d’oxygène pur, altération de conscience, hypertension intracrânienne, ou enfant <1 mois.
Quelle sédation produit le MEOPA et quelle est son efficacité ?
Une sédation consciente efficace dans 80 à 90 % des cas.
Combien de temps dure la récupération après un soin avec MEOPA ?
La récupération de l’état initial prend 3 à 5 minutes après le soin.
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1. Pourquoi le rapport du patient sur sa douleur doit-il être respecté ?
2. Quel outil utilise des qualificatifs douloureux pour orienter le mécanisme de la douleur et apprécier son retentissement affectif ?
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