★ À maîtriser
📌 Les principales dyslipidémies sont l’hypercholestérolémie de type IIa dominée par le LDL-C, l’hyperlipidémie mixte de type IIb associant LDL-C et triglycérides, l’hypertriglycéridémie de type IV dominée par les triglycérides et l’hypo-HDL-émie.
Compléments
★ À maîtriser
📌 La diététique constitue le traitement initial des dyslipidémies, puis une statine est le médicament de premier choix lorsque la réduction du LDL-C est nécessaire.
Compléments
Cause secondaire persistante → anomalie LDL ou TG → traitement étiologique et lipidique
★ À maîtriser
La réduction du LDL-C repose successivement sur l’inhibition de sa synthèse endogène par les statines, l’inhibition de sa réabsorption intestinale par l’ézétimibe, puis l’utilisation d’autres traitements comme l’acide bempédoïque ou les inhibiteurs de PCSK9.
Chaque doublement de la dose d’une statine entraîne environ 6 % de baisse supplémentaire du LDL-C.
L’association de l’ézétimibe à une statine entraîne environ 20 % de baisse supplémentaire du LDL-C.
Compléments
Statine → ézétimibe → iPCSK9
★ À maîtriser
L’hypercholestérolémie familiale homozygote a une prévalence d’environ 1 cas pour 1 million, tandis que la forme hétérozygote concerne 1 personne sur 300 à 500 et la forme polygénique environ 1 personne sur 3.
Le LDL-cholestérol est habituellement compris entre 4 et 8 g/l dans la forme homozygote, entre 2 et 4 g/l dans la forme hétérozygote et entre 1,3 et 2 g/l dans la forme polygénique commune.
Compléments
Homozygote très précoce, hétérozygote intermédiaire, polygénique plus fréquente
Dans l’hypertriglycéridémie, l’objectif prioritaire du risque cardiovasculaire est le LDL-C, ou à défaut le non-HDL-C défini par .
Le risque de pancréatite aiguë apparaît lorsque les triglycérides dépassent 10 g/l.
Un fibrate peut être associé si les triglycérides restent supérieurs à 4–5 g/l malgré une diététique adaptée, tandis qu’une hypertriglycéridémie comprise entre 5 et 10 g/l impose une diététique renforcée et un avis spécialisé.
La prise en charge nutritionnelle de l’hypercholestérolémie réduit les graisses saturées et les acides gras trans, tandis que celle de l’hypertriglycéridémie cible le surpoids, l’alcool et les sucres rapides.
Sucres, alcool, poids → TG élevés → pancréatite si TG > 10 g/l
★ À maîtriser
📌 Le risque lié à la Lp(a) est élevé au-delà de 50 mg/dl ou 110–125 nmol/l et très élevé au-delà de 330 nmol/l, seuil associé à un risque cardiovasculaire comparable à celui d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote.
📌 Un dosage de Lp(a) est recommandé une fois chez l’adulte pour évaluer le risque cardiovasculaire et doit être réalisé en dehors d’un syndrome inflammatoire.
Compléments
📌 Chez un sujet coronarien ayant une Lp(a) élevée, une baisse plus importante du LDL-C, jusqu’à moins de 0,40–0,50 g/l, peut être recherchée et un inhibiteur de PCSK9 peut être privilégié car il diminue modérément la Lp(a).
★ À maîtriser
Dans l’étude PROMINENT, le pemafibrate a réduit les triglycérides de 2,73 à 1,89 g/l, mais n’a pas démontré de bénéfice cardiovasculaire malgré cette baisse. — Das Pradhan, NEJM, 2022
Dans l’étude REDUCE-IT, l’EPA à 4 g/jour a réduit de 25 % les événements cardiovasculaires chez des patients traités par statine ayant des triglycérides compris entre 1,5 et 5 g/l et un LDL-C compris entre 0,4 et 1 g/l. — Bhatt, NEJM, 2019
Compléments
L’étude PROMINENT a inclus 10 497 patients diabétiques de type 2 ayant des triglycérides compris entre 2 et 5 g/l, un HDL-C inférieur à 0,40 g/l et un LDL-C inférieur à 1 g/l sous statine chez 96 % d’entre eux.
Dans REDUCE-IT, l’EPA a diminué les triglycérides de 20 %, mais cette baisse n’expliquait probablement pas entièrement le bénéfice cardiovasculaire, un effet sur la plaque étant proposé.
Pemafibrate baisse les TG sans bénéfice cardiovasculaire, tandis que l’EPA réduit les événements
Types d’hypercholestérolémie familiale
| Type | Prévalence | LDL-cholestérol | Risque cardiovasculaire |
|---|---|---|---|
| Homozygote | 1 / 1 million | 4–8 g/l | 100 % avant 20–30 ans |
| Hétérozygote | 1 / 300 à 1 / 500 | 2–4 g/l | Risque relatif ×10 |
| Polygénique | 1 / 3 | 1,3–2 g/l | Risque ×1,5 à 2 |
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1. Quelle distinction caractérise principalement l’hypercholestérolémie de type IIa et l’hyperlipidémie mixte de type IIb ?
2. Quel profil lipidique correspond à une dyslipidémie rare de type III ?
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Quelle dyslipidémie est dominée par le LDL-C seul ?
L'hypercholestérolémie de type IIa.
Quelle dyslipidémie associe LDL-C et triglycérides ?
L'hyperlipidémie mixte de type IIb.
Quelle dyslipidémie est dominée par les triglycérides ?
L'hypertriglycéridémie de type IV.
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