QCM : Processus d’anesthésie — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’anesthésie en tant que médecine péri-opératoire ?

Elle prend en charge le patient avant, pendant et après l’intervention en s’adaptant à la chirurgie.
Elle se concentre sur la période opératoire et délègue le suivi préopératoire aux chirurgiens.
Elle vise principalement à supprimer la douleur pendant l’intervention sans organiser le suivi ultérieur.
Elle concerne la surveillance postopératoire, tandis que la préparation relève d’une autre spécialité.

Elle prend en charge le patient avant, pendant et après l’intervention en s’adaptant à la chirurgie.

Explication

L’anesthésie est une médecine péri-opératoire qui adapte la prise en charge au patient et à la chirurgie avant et après l’intervention, en plus de la période opératoire. La limiter au temps chirurgical néglige précisément ses dimensions préopératoire et postopératoire.

2. Quel objectif résume le mieux la prise en charge anesthésique pendant une procédure ?

Permettre la procédure dans de bonnes conditions techniques tout en réduisant le risque pour le patient.
Préserver les fonctions du patient en adaptant la procédure aux habitudes de l’équipe chirurgicale.
Réduire l’inconfort du patient en laissant les contraintes techniques de la procédure à l’opérateur.
Privilégier la facilité du geste opératoire même si elle augmente l’agression physiologique du patient.

Permettre la procédure dans de bonnes conditions techniques tout en réduisant le risque pour le patient.

Explication

L’anesthésie doit faciliter la réalisation de la procédure pour l’opérateur tout en étant la moins délétère possible pour le patient. Une stratégie qui favorise un seul de ces deux aspects ne respecte pas l’objectif recherché.

3. Laquelle des propositions correspond à l’ensemble des quatre obligations réglementaires liées à l’anesthésie ?

Site opératoire, dossier chirurgical, visite postopératoire et compte rendu de l’intervention.
Consultation d’anesthésie, consentement oral, présence du chirurgien et sortie rapide du patient.
Consultation d’anesthésie, site d’anesthésie, surveillance post-interventionnelle et organisation face aux complications.
Bilan biologique, choix de la technique, transfusion éventuelle et prescription d’antalgiques.

Consultation d’anesthésie, site d’anesthésie, surveillance post-interventionnelle et organisation face aux complications.

Explication

Les obligations réglementaires comprennent la consultation, le site d’anesthésie, la surveillance post-interventionnelle et une organisation capable de répondre à une complication. La consultation constitue donc un élément du dispositif, et non son contenu complet.

4. Dans quel délai minimal une consultation d’anesthésie doit-elle être réalisée avant un geste programmé ?

Au moins 48 heures avant le geste, par un médecin anesthésiste-réanimateur, avec consignation écrite des résultats.
Le jour du geste, par le chirurgien, avec transmission orale des principaux résultats au bloc opératoire.
Au moment de l’admission, par l’infirmier, avec remise ultérieure des documents médicaux au spécialiste.
Dans les 24 heures précédentes, par tout médecin de l’équipe, avec archivage des seuls examens anormaux.

Au moins 48 heures avant le geste, par un médecin anesthésiste-réanimateur, avec consignation écrite des résultats.

Explication

Pour un geste programmé, la consultation est réalisée au minimum 48 heures auparavant par un médecin anesthésiste-réanimateur et ses résultats sont consignés par écrit. Une évaluation le jour même ne respecte pas ce délai de préparation.

5. Quelle est la finalité principale de la consultation pré-anesthésique ?

Obtenir l’accord du patient avant l’intervention sans modifier la stratégie prévue par le programme chirurgical.
Recueillir les examens biologiques puis transmettre la décision anesthésique à l’équipe opératoire.
Choisir une technique standardisée après avoir vérifié que la chirurgie ne présente pas de difficulté particulière.
Évaluer les risques du patient et de la chirurgie, informer le patient et définir une stratégie adaptée.

Évaluer les risques du patient et de la chirurgie, informer le patient et définir une stratégie adaptée.

Explication

La consultation analyse conjointement le risque lié au patient et à la chirurgie, informe le patient des risques et permet de construire une stratégie personnalisée. Elle ne se réduit donc ni à la collecte d’examens ni à une formalité de consentement.

6. Comment l’information délivrée au patient avant l’anesthésie doit-elle être organisée ?

Elle doit être détaillée dans le dossier, tandis que l’échange avec le patient peut rester limité à la demande de consentement.
Elle doit être claire, loyale et précise, couvrir notamment les risques pertinents et être tracée dans le dossier.
Elle doit présenter la technique choisie, mais les risques graves peuvent être expliqués après l’intervention si nécessaire.
Elle doit être principalement orale, la signature du patient pouvant remplacer la description écrite des informations données.

Elle doit être claire, loyale et précise, couvrir notamment les risques pertinents et être tracée dans le dossier.

Explication

L’information doit être claire, loyale et précise, porter notamment sur la technique, l’analgésie, la transfusion et les complications graves, puis être tracée dans le dossier. La trace écrite documente l’information délivrée, mais ne remplace pas l’échange explicatif avec le patient.

7. Quel élément renseigne le plus directement la réserve fonctionnelle d’un patient avant une intervention ?

Sa tolérance à l’effort, qui apporte une information fonctionnelle souvent plus pertinente qu’un examen réalisé au repos.
Un examen complémentaire au repos, qui mesure avec précision la capacité du patient à répondre à un effort.
La présence d’un symptôme isolé, qui permet d’estimer la réserve fonctionnelle sans apprécier les activités quotidiennes.
Une valeur biologique normale, qui indique généralement que l’adaptation cardiovasculaire à l’exercice est conservée.

Sa tolérance à l’effort, qui apporte une information fonctionnelle souvent plus pertinente qu’un examen réalisé au repos.

Explication

La tolérance à l’effort est un indicateur de réserve fonctionnelle et s’avère souvent plus pertinente que la plupart des examens effectués au repos. Un résultat de repos isolé peut manquer les limitations qui apparaissent lors d’une activité.

8. Un patient présente une dyspnée lors d’efforts minimes, sans dyspnée au repos : à quelle classe NYHA correspond-il ?

Classe II
Classe I
Classe III
Classe IV

Classe III

Explication

La classe NYHA III correspond à une dyspnée pour des efforts minimes, tandis que la classe IV correspond à une dyspnée de repos. L’absence de symptôme au repos écarte donc la classe IV.

9. Lequel de ces patients présente plusieurs facteurs prédictifs de ventilation au masque difficile ?

Un patient de 50 ans, de poids habituel, édenté, mais sans ronflement ni anomalie cervicale.
Un patient de 60 ans, en surpoids, avec cou court, barbe et ronflement.
Un patient de 65 ans, sans surpoids, avec cou long et dentition conservée, sans symptôme respiratoire.
Un patient de forty ans, mince, sans barbe, avec cou long et respiration silencieuse.

Un patient de 60 ans, en surpoids, avec cou court, barbe et ronflement.

Explication

L’âge d’au moins 55 ans, le surpoids, le cou court, la barbe et le ronflement font partie des facteurs prédictifs de ventilation au masque difficile. Le troisième profil comporte l’édentation, mais réunit moins de facteurs décrits que le profil retenu.

10. Quelle association entre le score de Mallampati et la visualisation des structures orales est correcte ?

Le grade I permet de voir complètement la luette, tandis que le grade IV ne laisse voir que le palais dur.
Le grade I correspond à une visualisation partielle du palais, tandis que le grade IV montre la luette entière.
Le grade I permet de voir le palais dur, tandis que le grade IV permet de voir complètement la luette.
Le grade I ne montre aucune structure orale, tandis que le grade IV permet de voir les piliers amygdaliens.

Le grade I permet de voir complètement la luette, tandis que le grade IV ne laisse voir que le palais dur.

Explication

Le score de Mallampati va du grade I, où la luette est entièrement visible, au grade IV, où seul le palais dur est visible. Inverser ces extrêmes conduit à une interprétation opposée du score.

11. Laquelle de ces interventions relève d’une chirurgie à haut risque opératoire ?

Une exérèse cutanée superficielle
Une arthroscopie du genou
Une chirurgie endoscopique diagnostique
Une chirurgie aortique programmée

Une chirurgie aortique programmée

Explication

La chirurgie aortique fait partie des interventions classées à haut risque, avec certaines chirurgies majeures urgentes et hémorragiques. La chirurgie endoscopique est au contraire citée comme une intervention à faible risque.

12. Chez un patient présentant une cardiopathie ischémique et une insuffisance rénale chronique avec un DFG de 35 mL/min, combien de points ces deux facteurs apportent-ils au score de Lee ?

Deux points
Quatre points
Trois points
Un point

Deux points

Explication

Chaque facteur de risque compte pour un point dans le score de Lee : ces deux facteurs apportent donc deux points. La chirurgie à haut risque et les autres facteurs sont comptés séparément.

13. Quel est l’objectif principal de la visite pré-anesthésique réalisée quelques heures avant l’intervention ?

Déterminer la nécessité d’une intervention sans consulter les examens disponibles
Remplacer la consultation chirurgicale par une discussion sur l’indication opératoire
Organiser l’évaluation médicale plusieurs semaines avant l’opération
Actualiser l’évaluation, vérifier les éléments nécessaires et confirmer le protocole

Actualiser l’évaluation, vérifier les éléments nécessaires et confirmer le protocole

Explication

La visite pré-anesthésique actualise la consultation en recherchant les éléments nouveaux, en vérifiant les examens et l’information, puis en confirmant le protocole. La consultation initiale intervient en amont et organise l’évaluation préopératoire.

14. Quel élément fait partie de la stratégie péri-opératoire ?

La détermination de l’indication chirurgicale initiale
La rédaction du compte rendu anatomopathologique
La programmation des consultations postopératoires à long terme
La stratégie transfusionnelle

La stratégie transfusionnelle

Explication

La stratégie péri-opératoire inclut notamment la stratégie transfusionnelle, l’anesthésie, le monitorage, l’analgésie et l’orientation postopératoire. Le compte rendu anatomopathologique relève d’une étape diagnostique ultérieure.

15. Quel ensemble constitue le monitorage obligatoire de chaque anesthésie ?

Pression artérielle invasive, débit cardiaque et électroencéphalogramme
Électrocardioscope, pression artérielle non invasive et saturation périphérique en oxygène
Capnographie, température centrale et pression veineuse centrale
Température, profondeur anesthésique et débit urinaire

Électrocardioscope, pression artérielle non invasive et saturation périphérique en oxygène

Explication

Le monitorage obligatoire associe l’électrocardioscope, la pression artérielle non invasive et la saturation périphérique en oxygène. La température et l’évaluation de la profondeur anesthésique peuvent être ajoutées selon la situation, mais ne constituent pas le socle indiqué ici.

16. Une pression artérielle systolique de 120 mmHg et une pression artérielle diastolique de 60 mmHg donnent quelle pression artérielle moyenne selon la formule usuelle ?

80 mmHg
120 mmHg
100 mmHg
90 mmHg

80 mmHg

Explication

La formule est PAM=PAS+2×PAD3PAM = \frac{PAS + 2 \times PAD}{3}, soit 120+2×603=80\frac{120 + 2 \times 60}{3} = 80 mmHg. La moyenne arithmétique simple de la pression systolique et de la pression diastolique serait de 90 mmHg, mais elle ne correspond pas à cette formule.

17. Quel document vérifie avant l’ouverture de la salle opératoire le fonctionnement de l’aspiration, du respirateur, du monitorage et des médicaments ?

Le compte rendu opératoire signé après la fermeture de la salle
La feuille d’ouverture de la salle, datée et signée par l’IADE et le MAR
La check-list postopératoire remplie par l’équipe de réveil
La fiche de consultation pré-anesthésique remise au patient

La feuille d’ouverture de la salle, datée et signée par l’IADE et le MAR

Explication

La feuille d’ouverture de la salle, datée et signée par l’IADE et le MAR, contrôle ces équipements et produits avant l’ouverture. Le compte rendu opératoire est établi après l’intervention et ne remplit pas cette fonction de vérification préalable.

18. Que représente l’EtCO₂ lors de la surveillance anesthésique ?

La pression artérielle moyenne, estimée à partir de la ventilation
La pression partielle de dioxyde de carbone en fin d’expiration, proche de la PaCO₂
La pression partielle d’oxygène en fin d’inspiration, proche de la PaO₂
La concentration d’azote alvéolaire, indépendante des échanges gazeux

La pression partielle de dioxyde de carbone en fin d’expiration, proche de la PaCO₂

Explication

L’EtCO₂ correspond au dioxyde de carbone mesuré en fin d’expiration et approche généralement la PaCO₂ avec un gradient d’environ 5 mmHg. Cette relation peut être modifiée par une atteinte du rapport ventilation-perfusion, mais l’EtCO₂ ne mesure ni l’oxygène ni la pression artérielle.

19. Chez un patient intubé, quelle anomalie de la courbe de capnographie évoque une obstruction des voies aériennes ?

Un plateau expiratoire horizontal et stable
Une pente ascendante qui remplace le plateau expiratoire
Une diminution progressive de la fréquence respiratoire
Une élévation isolée de la saturation pulsée en oxygène

Une pente ascendante qui remplace le plateau expiratoire

Explication

Une pente remplaçant le plateau du capnogramme suggère une obstruction, car l’expiration devient hétérogène. Un plateau expiratoire horizontal correspond plutôt à une morphologie normale et ne constitue pas le signe décrit d’obstruction.

20. Quel résultat du rapport de train-de-quatre T4/T1 indique une curarisation résiduelle ?

Un rapport inférieur à 90 %
Un rapport supérieur à 100 %
Un rapport égal ou supérieur à 90 %
Un rapport situé entre 95 et 100 %

Un rapport inférieur à 90 %

Explication

Un rapport T4/T1 inférieur à 90 % traduit une récupération neuromusculaire insuffisante après administration d’un curare. Un rapport égal ou supérieur à 90 % indique au contraire une décurarisation considérée comme suffisante.

21. Quelle association entre les familles de médicaments de l’anesthésie générale et leurs effets est correcte ?

Les hypnotiques corrigent l’hypotension, les morphiniques améliorent la ventilation et les curares suppriment la douleur
Les hypnotiques induisent la perte de conscience, les morphiniques assurent l’analgésie et les curares facilitent le relâchement
Les hypnotiques facilitent l’intubation, les morphiniques relâchent les muscles et les curares provoquent l’amnésie
Les hypnotiques assurent l’analgésie, les morphiniques provoquent l’amnésie et les curares maintiennent la conscience

Les hypnotiques induisent la perte de conscience, les morphiniques assurent l’analgésie et les curares facilitent le relâchement

Explication

L’anesthésie générale associe les hypnotiques pour la perte de conscience et l’amnésie, les morphiniques pour l’analgésie et les curares pour le relâchement musculaire ainsi que la facilitation de l’intubation. Confondre l’action principale des hypnotiques et des morphiniques inverse deux fonctions essentielles.

22. Dans une anesthésie générale classique, quelle séquence précède l’installation chirurgicale après l’accord de l’anesthésiste ?

Ventilation mécanique, installation chirurgicale, induction, extubation puis préoxygénation
Préoxygénation, intubation immédiate, réveil, ventilation au masque et induction secondaire
Préoxygénation, induction, ventilation au masque, intubation, ventilation mécanique et sédation continue
Induction, installation chirurgicale, préoxygénation, extubation et ventilation spontanée

Préoxygénation, induction, ventilation au masque, intubation, ventilation mécanique et sédation continue

Explication

La séquence classique comprend la préoxygénation, l’induction, la ventilation manuelle au masque, l’intubation, la ventilation mécanique et la sédation continue avant l’installation opératoire. L’intubation ne constitue donc pas la première étape après la préoxygénation, et l’installation intervient plus tard.

23. Quelle conduite caractérise l’induction en séquence rapide chez un patient à risque d’inhalation ?

Préoxygéner, administrer l’hypnotique et le curare, puis intuber sans ventilation manuelle au masque
Induire progressivement, installer le patient, puis réaliser une ventilation spontanée avant l’intubation
Intuber avant l’administration de l’hypnotique et maintenir une ventilation manuelle prolongée
Préoxygéner, ventiler longuement au masque, puis administrer le curare avant l’intubation

Préoxygéner, administrer l’hypnotique et le curare, puis intuber sans ventilation manuelle au masque

Explication

La séquence rapide associe la préoxygénation, l’administration d’un hypnotique et d’un curare, puis l’intubation sans ventilation manuelle préalable au masque afin de réduire le risque d’inhalation. La ventilation au masque avant l’intubation correspond plutôt à la séquence classique.

24. Un patient de 70 kg reçoit une ventilation mécanique avec un volume courant de 7 mL/kg à une fréquence de 12 cycles par minute. Quel est son volume minute ?

8,40 L/min8{,}40\ \text{L/min}
0,84 L/min0{,}84\ \text{L/min}
58,8 L/min58{,}8\ \text{L/min}
5,88 L/min5{,}88\ \text{L/min}

$$5{,}88\ \text{L/min}$$

Explication

Le volume courant vaut VT=7×70=490 mLV_T = 7 \times 70 = 490\ \text{mL}, soit 0,49 L0{,}49\ \text{L}, puis VM=VT×f=0,49×12=5,88 L/minV_M = V_T \times f = 0{,}49 \times 12 = 5{,}88\ \text{L/min}. La valeur de 8,40 L/min8{,}40\ \text{L/min} correspondrait à une multiplication incorrecte par une autre fréquence ou un autre volume courant.

25. Quel mécanisme explique l’action d’une anesthésie loco-régionale ?

Elle inhibe temporairement et réversiblement l’ouverture des canaux sodiques des axones
Elle déprime le cortex cérébral pour provoquer une perte de conscience généralisée
Elle détruit les fibres nerveuses afin de supprimer définitivement leur conduction
Elle stimule durablement les canaux sodiques afin d’augmenter la transmission nerveuse

Elle inhibe temporairement et réversiblement l’ouverture des canaux sodiques des axones

Explication

L’anesthésie loco-régionale bloque la propagation des potentiels d’action en inhibant l’ouverture des canaux sodiques axonaux, de façon temporaire et réversible. Elle agit donc principalement sur la conduction nerveuse et ne repose pas sur une perte de conscience comme l’anesthésie générale.

26. Quelle classification des techniques loco-régionales est correcte ?

La péridurale et les blocs plexiques sont périphériques, tandis que la rachianesthésie est tronculaire
Les blocs plexiques et tronculaires sont rachidiens, tandis que la péridurale et la rachianesthésie sont périphériques
La péridurale et la rachianesthésie sont rachidiennes, tandis que les blocs plexiques et tronculaires sont périphériques
La rachianesthésie et les blocs tronculaires sont rachidiens, tandis que la péridurale est plexique

La péridurale et la rachianesthésie sont rachidiennes, tandis que les blocs plexiques et tronculaires sont périphériques

Explication

Les techniques rachidiennes comprennent la péridurale et la rachianesthésie. Les blocs plexiques et tronculaires appartiennent aux blocs périphériques, ce qui distingue les deux catégories anatomiques.

27. Quelle différence technique distingue principalement la rachianesthésie de la péridurale ?

La rachianesthésie injecte environ 20 mL dans l’espace péridural, tandis que la péridurale injecte 2 à 4 mL dans le liquide cérébro-spinal sans cathéter
La rachianesthésie injecte 2 à 4 mL dans le liquide cérébro-spinal, tandis que la péridurale injecte environ 20 mL autour de la dure-mère avec un cathéter
La rachianesthésie dépose un cathéter autour de la dure-mère, tandis que la péridurale injecte une faible dose dans le liquide cérébro-spinal
La rachianesthésie injecte un anesthésique dans un muscle, tandis que la péridurale le dépose dans une articulation vertébrale

La rachianesthésie injecte 2 à 4 mL dans le liquide cérébro-spinal, tandis que la péridurale injecte environ 20 mL autour de la dure-mère avec un cathéter

Explication

La rachianesthésie consiste à injecter 2 à 4 mL d’anesthésique local dans le liquide cérébro-spinal après franchissement de la dure-mère. La péridurale utilise environ 20 mL dans l’espace péridural, avec la mise en place d’un cathéter permettant notamment les réinjections.

28. Quelle comparaison entre la rachianesthésie et la péridurale est exacte ?

La rachianesthésie s’installe progressivement et permet des réinjections répétées par cathéter avec une pose plus complexe
La péridurale est techniquement simple et provoque une brutalité hémodynamique plus marquée que la rachianesthésie
La rachianesthésie est rapide et complète mais peut provoquer une instabilité hémodynamique et des céphalées post-ponction
La péridurale produit un bloc immédiat et complet mais expose davantage aux céphalées post-ponction après effraction durale

La rachianesthésie est rapide et complète mais peut provoquer une instabilité hémodynamique et des céphalées post-ponction

Explication

La rachianesthésie fournit un bloc rapide, efficace et complet, mais elle peut entraîner une brutalité hémodynamique et des céphalées post-ponction. La péridurale s’installe plus progressivement, permet des réinjections par cathéter et est plus difficile à poser.

29. Après une anesthésie générale ou loco-régionale, quelles conditions doivent être réunies avant la fin de la surveillance en SSPI ?

Une déglutition préservée, une température normale et une pression artérielle stable, sans exigence respiratoire particulière
Une ventilation spontanée efficace, une déglutition et une hémodynamique stables, avec contrôle de la douleur et de la température
Une respiration spontanée efficace et une hémodynamique stable, avec transfert dès que le patient répond aux stimulations
Une vigilance partielle, une respiration assistée stable et une absence de douleur nécessitant un traitement

Une ventilation spontanée efficace, une déglutition et une hémodynamique stables, avec contrôle de la douleur et de la température

Explication

La SSPI se poursuit jusqu’à la récupération d’une ventilation spontanée efficace, d’une déglutition et d’une hémodynamique stables, avec évaluation de la douleur, de la température et des complications immédiates. Une simple stabilité cardiovasculaire ou une réponse aux stimulations ne suffit pas à remplacer cette surveillance continue.

30. Quel critère permet au médecin anesthésiste-réanimateur d’autoriser la sortie de SSPI ?

La disparition complète de toute douleur postopératoire
Le retour d’une alimentation orale sans nausée
La durée minimale de deux heures en salle de surveillance
L’obtention d’un score d’Aldrete égal à 12

L’obtention d’un score d’Aldrete égal à 12

Explication

La sortie de SSPI est autorisée par le médecin anesthésiste-réanimateur lorsque le score d’Aldrete atteint 12. La durée de présence et l’absence totale de douleur ne constituent pas le critère réglementaire indiqué ici.

31. Quelle démarche contribue le plus directement à prévenir les complications liées à l’anesthésie ?

Associer des aides cognitives, la simulation, la formation continue, la déclaration des erreurs et les réunions de morbi-mortalité
Analyser les complications graves sans déclarer les erreurs qui n’ont pas causé de dommage au patient
Remplacer la formation pratique par une vérification systématique du matériel avant chaque intervention
Réduire les transmissions pour limiter les informations contradictoires entre les équipes soignantes

Associer des aides cognitives, la simulation, la formation continue, la déclaration des erreurs et les réunions de morbi-mortalité

Explication

La prévention repose sur une approche systémique combinant organisation, aides cognitives, simulation, formation initiale et continue, déclaration des erreurs et réunions de morbi-mortalité. La réduction des transmissions ou l’exclusion des erreurs sans dommage prive l’équipe de moyens importants d’apprentissage et d’amélioration.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 67 flashcards sur Processus d’anesthésie.

Qu'est-ce que l'anesthésie en médecine péri-opératoire ?

Une médecine qui gère l'avant et l'après-intervention en adaptant la prise en charge.

Quel est l'objectif principal de l'anesthésie pour la procédure chirurgicale ?

Permettre la procédure dans les meilleures conditions techniques pour l'opérateur.

Quel est l'objectif de l'anesthésie pour la sécurité du patient ?

Être la moins délétère possible pour le patient.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Processus d’anesthésie.

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