QCM : Psychologie de la santé et soins — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet d’étude caractérise la psychologie de la santé ?

L’interdépendance des facteurs psychologiques, sociaux et biologiques dans la santé
La classification des maladies selon leurs symptômes biologiques
L’analyse des traitements médicaux indépendamment du vécu des patients
L’étude des comportements sociaux sans lien avec les processus corporels

L’interdépendance des facteurs psychologiques, sociaux et biologiques dans la santé

Explication

La psychologie de la santé examine comment les facteurs psychologiques, sociaux et biologiques interagissent dans le maintien de la santé et l’évolution des maladies. La classification des symptômes relève davantage d’une approche médicale centrée sur la maladie.

2. Quelle différence distingue le mieux les modèles biomédical et biopsychosocial ?

Le modèle biomédical privilégie la cause biologique, tandis que le modèle biopsychosocial intègre aussi le vécu et le contexte du patient
Le modèle biomédical et le modèle biopsychosocial décrivent la maladie avec les mêmes facteurs et les mêmes objectifs
Le modèle biomédical analyse le contexte social, tandis que le modèle biopsychosocial recherche une cause biologique isolée
Le modèle biomédical étudie les émotions, tandis que le modèle biopsychosocial se limite au diagnostic médical

Le modèle biomédical privilégie la cause biologique, tandis que le modèle biopsychosocial intègre aussi le vécu et le contexte du patient

Explication

Le modèle biomédical se concentre sur la maladie, sa cause biologique, le diagnostic et le traitement, alors que le modèle biopsychosocial ajoute les dimensions psychologiques, sociales et individuelles. Réduire ce dernier modèle à une cause biologique isolée inverse précisément la distinction entre les deux approches.

3. Laquelle décrit le mieux la santé mentale ?

Une absence durable de toute émotion pénible ou de toute difficulté personnelle
Un état évolutif permettant de fonctionner, de s’adapter et de réguler ses émotions
Une capacité à éviter les relations sociales afin de préserver son équilibre intérieur
Un diagnostic médical établi à partir des seules manifestations biologiques observées

Un état évolutif permettant de fonctionner, de s’adapter et de réguler ses émotions

Explication

La santé mentale est un état évolutif qui implique le fonctionnement, l’adaptation, la régulation émotionnelle et la mobilisation de ressources et de relations. Elle ne se réduit ni à l’absence d’émotions pénibles ni à un diagnostic fondé sur des signes biologiques seuls.

4. Comment faut-il comprendre le continuum de la santé mentale ?

Il oppose les personnes en bonne santé mentale aux personnes présentant nécessairement un trouble sévère
Il classe les individus selon leur capacité à éviter toute période de mal-être ou de vulnérabilité
Il décrit une progression allant d’un état biologique stable vers une maladie physique de plus en plus grave
Il va de la bonne santé mentale à la souffrance psychique, puis au trouble psychique et au trouble sévère

Il va de la bonne santé mentale à la souffrance psychique, puis au trouble psychique et au trouble sévère

Explication

La santé mentale se déploie sur un continuum allant de la bonne santé mentale à différents degrés de souffrance et de trouble. Cette conception évite d’assimiler automatiquement tout trouble psychique à une situation sévère ou dépourvue de périodes de bien-être.

5. Quelle formulation correspond à la définition de la qualité de vie proposée par l’OMS ?

L’estimation de son adaptation professionnelle selon des critères identiques pour l’ensemble de la population
La mesure de ses revenus et de son logement indépendamment de ses attentes et de ses valeurs
L’évaluation de son état de santé à partir de symptômes, de traitements et de résultats biologiques
La perception de sa place dans l’existence, en lien avec sa culture, ses valeurs, ses objectifs et ses inquiétudes

La perception de sa place dans l’existence, en lien avec sa culture, ses valeurs, ses objectifs et ses inquiétudes

Explication

Pour l’OMS, la qualité de vie désigne la perception qu’a une personne de sa place dans l’existence, en relation avec sa culture, ses valeurs, ses objectifs, ses attentes et ses inquiétudes. Elle dépasse donc l’état de santé ou les seules conditions matérielles considérées séparément.

6. Quelle distinction entre stress et anxiété est correcte ?

Le stress et l’anxiété désignent deux niveaux identiques d’une même réaction physiologique face à une pression
Le stress désigne un état émotionnel anticipatoire, tandis que l’anxiété correspond aux réactions biologiques de l’organisme
Le stress concerne les relations sociales, tandis que l’anxiété résulte principalement des contraintes physiques de l’environnement
Le stress correspond à des réactions de l’organisme face à des contraintes, tandis que l’anxiété est un état émotionnel distinct

Le stress correspond à des réactions de l’organisme face à des contraintes, tandis que l’anxiété est un état émotionnel distinct

Explication

Le stress désigne l’ensemble des réactions d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes de l’environnement. L’anxiété renvoie à un état émotionnel différent, même si les deux phénomènes peuvent être associés dans certaines situations.

7. Lorsqu’une personne perçoit une menace, quelle séquence décrit correctement la réponse de stress ?

Le système sympathique accélère le cœur et augmente le flux musculaire, puis une réponse de fuite, de combat ou de sidération peut apparaître
Le système sympathique augmente la digestion et réduit la vigilance, puis l’organisme choisit entre sommeil, alimentation ou retrait
Le système sympathique ralentit le cœur et diminue le flux musculaire, puis la personne entre nécessairement dans une phase de repos
Le système sympathique active d’abord la sidération, puis transforme progressivement cette immobilité en diagnostic médical

Le système sympathique accélère le cœur et augmente le flux musculaire, puis une réponse de fuite, de combat ou de sidération peut apparaître

Explication

Face à une menace, le système nerveux sympathique augmente la fréquence cardiaque et le flux sanguin vers les muscles, préparant une réponse de fuite, de combat ou de sidération. La sidération correspond à un gel de la réponse, tandis que la fuite et le combat sont des réactions actives.

8. Dans le modèle de Lazarus et Folkman, que cherche-t-on à déterminer lors de l’évaluation primaire d’une situation stressante ?

Si la situation constitue une menace pour l’individu
Si les émotions négatives peuvent être atténuées rapidement
Si l’individu dispose de ressources suffisantes pour y faire face
Si le problème peut être évité par un comportement adapté

Si la situation constitue une menace pour l’individu

Explication

L’évaluation primaire porte sur l’interprétation de la situation et sur la menace qu’elle peut représenter. L’examen des ressources disponibles relève de l’évaluation secondaire, et non de l’évaluation primaire.

9. Quelle définition décrit le mieux le coping dans le modèle de Lazarus et Folkman ?

Une réaction physiologique automatique déclenchée par l’activation du système sympathique
Une stratégie stable permettant de supprimer toute émotion négative liée au stress
Un ensemble d’efforts cognitifs et comportementaux changeants face aux exigences stressantes
Une évaluation mentale qui détermine le niveau de menace d’une situation donnée

Un ensemble d’efforts cognitifs et comportementaux changeants face aux exigences stressantes

Explication

Le coping regroupe des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants pour maîtriser, réduire ou tolérer des exigences perçues comme menaçantes. Une réaction physiologique automatique correspond plutôt à la réponse biologique immédiate au stress.

10. Une personne confrontée à un facteur de stress contrôlable cherche à modifier directement la situation : quel type de coping utilise-t-elle principalement ?

Un coping d’évitement cognitif
Un coping centré sur l’émotion
Un coping centré sur le problème
Un coping fondé sur la tolérance passive

Un coping centré sur le problème

Explication

Le coping centré sur le problème vise à réduire ou à modifier la source du stress, ce qui convient particulièrement à un facteur contrôlable. Le coping centré sur l’émotion cherche plutôt à atténuer le vécu négatif, notamment lorsque la situation ne peut pas être changée.

11. Quelle séquence décrit correctement la réponse immédiate au stress ?

Hippocampe, moelle osseuse, cytokines et anticorps
Hypothalamus, hypophyse, ACTH et cortisol
Cortex, système parasympathique, insuline et glucagon
Amygdale, système sympathique, adrénaline et noradrénaline

Amygdale, système sympathique, adrénaline et noradrénaline

Explication

La réponse immédiate implique l’amygdale et le système nerveux sympathique, qui favorisent la libération d’adrénaline et de noradrénaline. La séquence hypothalamus-hypophyse-cortisol appartient plutôt à la réponse prolongée de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

12. Dans la réponse prolongée au stress, quelle association entre structure et hormone est correcte ?

L’amygdale produit la CRH, l’hypothalamus produit l’ACTH et l’hypophyse produit le cortisol
L’hypothalamus produit l’ACTH, l’hypophyse produit le cortisol et les surrénales produisent la CRH
Les surrénales produisent la CRH, l’amygdale produit l’ACTH et l’hypophyse produit le cortisol
L’hypothalamus produit la CRH, l’hypophyse produit l’ACTH et les surrénales produisent le cortisol

L’hypothalamus produit la CRH, l’hypophyse produit l’ACTH et les surrénales produisent le cortisol

Explication

L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien fonctionne selon cette succession : CRH hypothalamique, ACTH hypophysaire, puis cortisol produit par les glandes surrénales. L’amygdale et le système sympathique jouent surtout un rôle majeur dans la réponse immédiate.

13. Quel effet physiologique caractérise le stress chronique lorsqu’il se prolonge ?

Une infection provoquée directement par l’exposition répétée aux facteurs stressants
Une amélioration durable de la réponse inflammatoire et de la réparation tissulaire
Une suppression complète des réactions inflammatoires après chaque épisode stressant
Une diminution des défenses immunitaires et un ralentissement de la cicatrisation

Une diminution des défenses immunitaires et un ralentissement de la cicatrisation

Explication

Le stress chronique peut diminuer les défenses immunitaires, modifier la réponse inflammatoire et ralentir la cicatrisation. Il ne provoque pas directement une infection, même si l’affaiblissement immunitaire peut modifier la vulnérabilité de l’organisme.

14. Dans une relation d’aide, que désigne la congruence du soignant ?

La compréhension du monde subjectif vécu par le patient
Le partage des émotions du patient dans une relation proche
L’accord entre ce qu’il ressent et ce qu’il exprime
L’acceptation du patient indépendamment de ses comportements

L’accord entre ce qu’il ressent et ce qu’il exprime

Explication

La congruence correspond à la concordance entre l’expérience ressentie par le soignant et ce qu’il exprime dans la relation. La compréhension du monde subjectif du patient relève de l’empathie, tandis que l’acceptation sans jugement renvoie au regard positif inconditionnel.

15. Quelle attitude correspond le mieux à l’empathie dans l’approche centrée sur la personne ?

Adopter une distance émotionnelle qui empêche toute compréhension de son monde perceptif
Comprendre le vécu subjectif du patient sans être submergé par ses émotions
Partager intensément l’émotion du patient afin de lui montrer une proximité affective
Interpréter les paroles du patient à partir des préjugés du soignant et de son expérience

Comprendre le vécu subjectif du patient sans être submergé par ses émotions

Explication

L’empathie consiste à comprendre le monde perceptif et subjectif du patient sans se laisser submerger ni se laisser guider par des préjugés. Le partage intense de l’émotion correspond davantage à la sympathie et peut empêcher une compréhension suffisamment ajustée.

16. Que signifie manifester un regard positif inconditionnel envers un patient ?

Exprimer au patient les ressentis du soignant avec une totale authenticité
Comprendre ses émotions en adoptant son point de vue personnel
L’accepter sans jugement et reconnaître sa dignité malgré ses comportements
Approuver chaque comportement du patient pour préserver une relation harmonieuse

L’accepter sans jugement et reconnaître sa dignité malgré ses comportements

Explication

Le regard positif inconditionnel consiste à accepter la personne sans la juger et à reconnaître sa dignité indépendamment de ses attitudes ou comportements. Cette attitude n’implique pas d’approuver toutes ses conduites, mais de préserver sa valeur comme personne.

17. Quel élément caractérise le mieux l’alliance thérapeutique entre un patient et un soignant ?

Une relation centrée sur l’application rigoureuse des consignes médicales établies
Une collaboration fondée sur un objectif partagé, des moyens convenus et la confiance
Une technique destinée à convaincre le patient d’accepter les recommandations du soignant
Un échange visant à réduire rapidement les désaccords entre le patient et le soignant

Une collaboration fondée sur un objectif partagé, des moyens convenus et la confiance

Explication

L’alliance thérapeutique repose sur une collaboration, un accord concernant les moyens et une relation de confiance. Elle ne se réduit pas à une technique de persuasion destinée à obtenir l’adhésion du patient.

18. Quels effets sont associés à une bonne alliance thérapeutique ?

Une meilleure observance, une adhésion accrue, une satisfaction supérieure et des soins de meilleure qualité
Une diminution des symptômes obtenue indépendamment de la participation du patient aux soins
Une amélioration des résultats biologiques sans modification de la relation de soins
Une réduction des consultations grâce à une prise en charge plus directive du soignant

Une meilleure observance, une adhésion accrue, une satisfaction supérieure et des soins de meilleure qualité

Explication

Une alliance solide favorise l’observance, l’adhésion aux soins, la satisfaction des patients et la qualité des soins. Elle ne garantit pas à elle seule une amélioration biologique indépendante de l’implication du patient.

19. Quelle réponse illustre une communication thérapeutique adaptée face à un patient qui exprime son inquiétude ?

« Je comprends que cette situation puisse vous inquiéter ; pouvez-vous m’en dire davantage ? »
« Votre inquiétude vient certainement d’un conflit ancien que vous devez reconnaître. »
« Il faut relativiser cette inquiétude et vous concentrer sur les aspects positifs. »
« Vous ne devriez pas vous inquiéter, car tout va probablement bien se passer. »

« Je comprends que cette situation puisse vous inquiéter ; pouvez-vous m’en dire davantage ? »

Explication

Cette réponse reconnaît l’émotion et utilise une question ouverte, deux éléments privilégiés en communication thérapeutique. La minimisation, la rassurance trop rapide et l’interprétation non vérifiée sont des réponses moins adaptées.

20. Quelle séquence correspond au processus général d’intervention du psychologue ?

Formuler une hypothèse, intervenir immédiatement, recueillir les données, puis comprendre
Appliquer une méthode choisie, observer les effets, formuler une hypothèse, puis conclure
Réévaluer la situation, choisir une méthode, observer le patient, puis poser les hypothèses
Observer et comprendre, formuler des hypothèses, intervenir, puis réévaluer

Observer et comprendre, formuler des hypothèses, intervenir, puis réévaluer

Explication

Le psychologue commence par l’observation et la compréhension, puis construit des hypothèses avant de choisir une intervention et de réévaluer la situation. Une intervention immédiate sans évaluation préalable ne respecte pas cette démarche.

21. Quels thèmes l’entretien clinique cherche-t-il notamment à explorer ?

Les motifs de consultation, le vécu de la maladie, les ressources, les difficultés et les attentes
Les objectifs du soignant, les contraintes institutionnelles, les risques juridiques et les coûts des soins
Les symptômes observables, les traits de personnalité, les performances cognitives et les diagnostics possibles
Les antécédents médicaux, les résultats biologiques, les traitements prescrits et les habitudes alimentaires

Les motifs de consultation, le vécu de la maladie, les ressources, les difficultés et les attentes

Explication

L’entretien clinique explore pourquoi le patient consulte, comment il vit sa maladie, ainsi que ses ressources, ses difficultés et ses attentes. Les autres thèmes peuvent être pertinents dans certains contextes, mais ils ne définissent pas ici le contenu central de l’entretien.

22. Quel ensemble décrit le mieux les objectifs d’une intervention psychologique en contexte de maladie ?

Obtenir une disparition rapide des symptômes, éviter les émotions pénibles et maintenir les habitudes antérieures
Réduire la souffrance, favoriser l’adaptation, améliorer la qualité de vie et renforcer l’autonomie psychique
Établir un diagnostic, sélectionner un traitement médicamenteux et contrôler l’observance thérapeutique
Modifier les croyances du patient, limiter ses demandes et organiser son suivi sans impliquer ses proches

Réduire la souffrance, favoriser l’adaptation, améliorer la qualité de vie et renforcer l’autonomie psychique

Explication

Une intervention psychologique vise notamment à diminuer la souffrance, soutenir l’adaptation, améliorer la qualité de vie, développer les ressources et restaurer l’autonomie psychique, tout en accompagnant les proches. Elle ne se limite donc ni au contrôle des symptômes ni à la prescription d’un traitement.

23. Que signifie la standardisation d’un outil psychométrique ?

Utiliser les mêmes consignes, le même matériel et la même durée pour comparer les résultats à une norme
Comparer le score d’une personne à une population de référence ou à un groupe d’âge
Vérifier que l’outil mesure réellement le concept psychologique annoncé
Vérifier que l’outil produit des résultats stables lors de passations comparables

Utiliser les mêmes consignes, le même matériel et la même durée pour comparer les résultats à une norme

Explication

La standardisation concerne l’uniformité des conditions de passation : consignes, matériel et durée. La comparaison à une population de référence relève de l’étalonnage, tandis que la stabilité et la mesure du concept renvoient respectivement à la fidélité et à la validité.

24. Quelle distinction entre fidélité et validité est correcte ?

La fidélité concerne la stabilité des résultats, tandis que la validité concerne la mesure réelle du concept visé
La fidélité concerne l’interprétation clinique, tandis que la validité concerne la durée de l’évaluation
La fidélité concerne l’adaptation du patient, tandis que la validité concerne la précision des consignes
La fidélité concerne la comparaison à une norme, tandis que la validité concerne l’uniformité de la passation

La fidélité concerne la stabilité des résultats, tandis que la validité concerne la mesure réelle du concept visé

Explication

Un outil fidèle produit des résultats stables dans des conditions comparables, alors qu’un outil valide mesure réellement le concept annoncé. La comparaison à une norme relève plutôt de l’étalonnage et l’uniformité des conditions de la standardisation.

25. À quoi sert l’étalonnage d’un outil psychométrique ?

À vérifier que les résultats restent stables lorsque les conditions d’évaluation sont comparables
À fournir un référentiel, comme une population de référence, pour donner un sens au score obtenu
À imposer les mêmes consignes, le même matériel et la même durée à toutes les passations
À déterminer si l’outil mesure effectivement le concept psychologique qu’il annonce

À fournir un référentiel, comme une population de référence, pour donner un sens au score obtenu

Explication

L’étalonnage permet d’interpréter un score en le comparant à un référentiel, par exemple une population de référence ou un groupe d’âge. L’uniformité des passations relève de la standardisation, tandis que la stabilité et la pertinence de la mesure relèvent de la fidélité et de la validité.

26. Pourquoi un score psychométrique doit-il être interprété à la lumière du contexte clinique ?

Parce que les normes psychométriques changent nécessairement dès que le patient présente une maladie chronique
Parce qu’un même score peut prendre des significations différentes selon l’histoire et la situation du patient
Parce qu’un score psychométrique ne peut être interprété qu’après une nouvelle passation réalisée par un autre professionnel
Parce qu’un résultat chiffré décrit directement les causes psychologiques du comportement observé

Parce qu’un même score peut prendre des significations différentes selon l’histoire et la situation du patient

Explication

Le contexte clinique est indispensable, car un même score peut avoir des significations différentes selon l’histoire et la situation du patient. Un score ne révèle pas directement les causes psychologiques et ne doit pas être interprété indépendamment des informations cliniques.

27. Quelle définition décrit le mieux une différence interindividuelle dans le domaine des soins ?

Une variation des symptômes observée chez une même personne
Une caractéristique qui distingue une personne d’une autre
Une modification des traitements prescrits au cours d’une maladie
Une différence entre deux établissements de soins comparables

Une caractéristique qui distingue une personne d’une autre

Explication

Une différence interindividuelle correspond à toute caractéristique qui distingue une personne d’une autre. La variation des symptômes chez une même personne relève plutôt d’une évolution intraindividuelle.

28. Quel ensemble regroupe des dimensions pouvant contribuer aux différences interindividuelles dans les soins ?

Les capacités cognitives, la personnalité et les expériences de vie
La température de la chambre, la marque du matériel et l’horaire des repas
Le diagnostic médical, la posologie et la durée réglementaire du séjour
La spécialité du service, la couleur des murs et le nombre de consultations

Les capacités cognitives, la personnalité et les expériences de vie

Explication

Les différences interindividuelles concernent notamment les capacités cognitives, la personnalité et les expériences de vie, ainsi que d’autres dimensions psychologiques et sociales. Les autres ensembles décrivent surtout des caractéristiques de l’environnement ou de l’organisation des soins.

29. Après une annonce diagnostique, quelle attitude permet au soignant de tenir compte des différences interindividuelles ?

Présenter une réponse similaire afin de garantir une prise en charge homogène
Observer la réaction du patient, la comprendre et adapter la prise en charge
Attendre que le patient formule une demande avant d’examiner sa situation
Privilégier les caractéristiques médicales en écartant les réactions personnelles

Observer la réaction du patient, la comprendre et adapter la prise en charge

Explication

Le soignant doit observer et comprendre la réaction du patient, puis adapter sa prise en charge, car une même réponse ne convient pas automatiquement à tous. Une réponse standardisée risque de négliger les différences de vécu et de besoins.

30. Pourquoi deux patients atteints de la même maladie peuvent-ils vivre des expériences différentes ?

La maladie produit nécessairement des effets distincts selon le service où elle est prise en charge
Leurs expériences deviennent comparables lorsque le diagnostic médical est identique
Les différences d’expérience dépendent principalement du nom donné à la maladie
Leurs histoires, leurs ressources, leur coping et leur relation avec les soignants peuvent différer

Leurs histoires, leurs ressources, leur coping et leur relation avec les soignants peuvent différer

Explication

Une même maladie peut être vécue différemment selon l’histoire de vie, les interprétations, les ressources psychologiques, sociales et biologiques, les stratégies de coping et la relation avec les soignants. L’identité du diagnostic ne suffit donc pas à rendre les expériences similaires.

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Qu'étudie la psychologie de la santé selon Blois-Da Conceicão, 2024 ?

Elle étudie la santé et la maladie en intégrant facteurs psychologiques, sociaux et biologiques.

Sur quoi se centre le modèle biomédical ?

Il se centre sur la maladie, sa cause biologique, le diagnostic et le traitement.

Que distingue le modèle biopsychosocial du modèle biomédical ?

Il intègre les facteurs psychologiques, sociaux et la singularité du patient.

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