QCM : Psychopathologie et troubles mentaux — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’OMS définit-elle un trouble mental ?

Une altération limitée aux fonctions cognitives et aux capacités de mémorisation
Une réaction temporaire liée à une situation sociale particulièrement éprouvante
Un ensemble anormal de pensées, de perceptions, d’émotions, de comportements et de relations avec autrui
Une maladie corporelle caractérisée par des symptômes neurologiques observables

Un ensemble anormal de pensées, de perceptions, d’émotions, de comportements et de relations avec autrui

Explication

L’OMS décrit le trouble mental comme un ensemble anormal touchant plusieurs dimensions psychiques et relationnelles. La définition ne le réduit donc ni aux fonctions cognitives ni à une maladie corporelle.

2. Que signifie l’estimation de l’OMS selon laquelle 25 % de la population mondiale est concernée par un trouble mental au cours de la vie ?

Cette proportion correspond aux personnes présentant un trouble mental pendant une période précise
Cette proportion mesure les personnes ayant plusieurs troubles mentaux au même moment
Cette proportion désigne les personnes recevant actuellement un traitement psychiatrique
Cette proportion regroupe les personnes ayant connu un trouble mental à un moment quelconque de leur vie

Cette proportion regroupe les personnes ayant connu un trouble mental à un moment quelconque de leur vie

Explication

La prévalence au cours de la vie concerne les personnes ayant connu un trouble mental à un moment de leur existence. Une prévalence ponctuelle, en revanche, se rapporte à une période déterminée.

3. Quelle association entre l’étude d’Almeida-Filho et al. et les données de l’OMS est correcte ?

Plus de 25 % des individus connaissent un trouble au cours de leur vie, et 79 % des personnes atteintes cumulent plusieurs troubles
Environ 25 % des individus présentent un trouble à un instant donné, et 79 % guérissent sans traitement
Environ 79 % des individus connaissent un trouble au cours de leur vie, et 25 % cumulent plusieurs troubles
Plus de 25 % des individus présentent un trouble durant l’enfance, et 79 % n’en présentent qu’un seul

Plus de 25 % des individus connaissent un trouble au cours de leur vie, et 79 % des personnes atteintes cumulent plusieurs troubles

Explication

Almeida-Filho et al. rapportent une proportion supérieure à 25 % au cours de la vie, tandis que l’OMS indique que 79 % des personnes atteintes cumulent plusieurs troubles. Les autres associations inversent ou modifient ces données.

4. Quelle distinction décrit correctement la stigmatisation et la discrimination envers une personne souffrant d’un trouble mental ?

La stigmatisation impose une sanction juridique, tandis que la discrimination exprime une opinion négative
La stigmatisation concerne le diagnostic médical, tandis que la discrimination décrit les symptômes observés
La stigmatisation désigne un soin inadapté, tandis que la discrimination correspond à une difficulté personnelle
La stigmatisation dévalorise socialement, tandis que la discrimination correspond à un traitement défavorable concret

La stigmatisation dévalorise socialement, tandis que la discrimination correspond à un traitement défavorable concret

Explication

La stigmatisation renvoie à une dévalorisation sociale, alors que la discrimination se manifeste par un traitement défavorable concret. Une opinion négative peut participer à la stigmatisation sans constituer à elle seule une discrimination.

5. Quels sont les trois types de stigmates distingués par Erving Goffman ?

Les handicaps sensoriels, les maladies chroniques et les difficultés relationnelles
La monstruosité du corps, les tares de caractère et les stigmates tribaux
Les défauts physiques, les erreurs de jugement et les conflits familiaux
Les troubles cognitifs, les conduites à risque et les appartenances professionnelles

La monstruosité du corps, les tares de caractère et les stigmates tribaux

Explication

Goffman distingue les stigmates corporels, les tares attribuées au caractère et les stigmates tribaux liés à l’appartenance sociale. Les autres propositions ne reprennent pas cette classification en trois catégories.

6. Quelle affirmation traduit correctement la relation entre dangerosité et troubles mentaux selon Goujon et Gautier ?

Tout malade mental est potentiellement dangereux, même si le risque reste identique dans le temps
Toute personne dangereuse n’est pas atteinte d’un trouble mental, tout malade mental n’est pas nécessairement dangereux et la dangerosité peut varier
La dangerosité permet de diagnostiquer un trouble mental lorsqu’elle apparaît dans les relations sociales
Toute personne dangereuse présente un trouble mental, mais la dangerosité disparaît dès qu’un traitement commence

Toute personne dangereuse n’est pas atteinte d’un trouble mental, tout malade mental n’est pas nécessairement dangereux et la dangerosité peut varier

Explication

Goujon et Gautier dissocient la dangerosité du diagnostic de trouble mental et soulignent qu’elle n’est pas forcément permanente. Les autres réponses établissent un lien automatique ou diagnostique qui n’est pas fondé.

7. Quelle mesure contribue à lutter contre la stigmatisation des personnes souffrant de troubles mentaux ?

Limiter les actions de sensibilisation aux situations de crise et aux comportements dangereux
Renforcer la séparation entre les services psychiatriques et les autres dispositifs de santé
Former les soignants, intégrer les systèmes de soutien et reconnaître l’expertise des patients et des aidants
Confier l’évaluation des besoins aux professionnels sans participation des personnes concernées

Former les soignants, intégrer les systèmes de soutien et reconnaître l’expertise des patients et des aidants

Explication

La lutte contre la stigmatisation associe la compréhension du bien-être mental, l’action contre la discrimination, des systèmes intégrés, la formation et la reconnaissance de l’expertise des patients et des aidants. Écarter les personnes concernées ou isoler les services va à l’encontre de cette approche.

8. Comment le DSM-V caractérise-t-il le trouble de la personnalité borderline ?

Par une instabilité générale des relations, de l’image de soi et des affects, associée à une impulsivité marquée
Par une alternance cyclique d’épisodes maniaques et dépressifs débutant principalement à l’âge adulte
Par une peur isolée des situations sociales entraînant l’évitement des interactions interpersonnelles
Par une humeur dépressive persistante accompagnée de déficits cognitifs et d’un retrait social progressif

Par une instabilité générale des relations, de l’image de soi et des affects, associée à une impulsivité marquée

Explication

Le DSM-V définit le trouble borderline par l’instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects, avec une impulsivité marquée. Les autres descriptions renvoient à d’autres tableaux cliniques ou ne correspondent pas à cette définition.

9. Quel seuil de manifestations cliniques est requis pour le diagnostic du trouble de la personnalité borderline ?

La présence d’au moins trois manifestations associées à une impulsivité marquée
La présence de six manifestations parmi dix critères cliniques
La présence d’au moins cinq manifestations parmi neuf critères cliniques
La présence d’au moins quatre manifestations parmi huit critères cliniques

La présence d’au moins cinq manifestations parmi neuf critères cliniques

Explication

Le diagnostic repose sur au moins cinq manifestations parmi neuf critères cliniques. Quatre manifestations ne permettent donc pas d’atteindre le seuil diagnostique défini.

10. Pourquoi l’impulsivité ne suffit-elle pas, à elle seule, à établir un diagnostic de trouble borderline ?

Parce qu’elle n’appartient pas aux manifestations retenues pour définir ce trouble de personnalité
Parce qu’elle doit être remplacée par une perturbation de l’identité dans l’évaluation clinique
Parce qu’elle intervient uniquement lorsque les relations interpersonnelles restent stables
Parce qu’elle constitue un critère parmi neuf et que le diagnostic repose sur leur combinaison

Parce qu’elle constitue un critère parmi neuf et que le diagnostic repose sur leur combinaison

Explication

L’impulsivité fait partie des neuf manifestations cliniques, mais le diagnostic exige d’en réunir au moins cinq. La présence de ce seul critère ne suffit donc pas à caractériser le trouble borderline.

11. Quelle étude a analysé les représentations des troubles alimentaires chez 942 adolescents âgés de 13 à 18 ans ?

L’étude de Fouques et Bioy publiée en 2020
L’étude de Rousseau, Callahan et Chabrol publiée en 2012
L’étude de Capdevielle et Doucet publiée en 2012
L’étude de Bouvet et Boudoukha publiée en 2014

L’étude de Rousseau, Callahan et Chabrol publiée en 2012

Explication

Rousseau, Callahan et Chabrol ont étudié en 2012 les représentations des troubles alimentaires auprès de 942 adolescents de 13 à 18 ans. Les autres références portent sur des définitions ou des cadres généraux de la psychopathologie.

12. Quel échantillon correspond à l’étude de Rousseau, Callahan et Chabrol sur les représentations des troubles alimentaires ?

942 adultes âgés de 18 à 25 ans
942 adolescents âgés de 13 à 18 ans
394 adolescents âgés de 13 à 18 ans
942 enfants âgés de 6 à 12 ans

942 adolescents âgés de 13 à 18 ans

Explication

Cette étude porte sur 942 adolescents âgés de 13 à 18 ans. Un échantillon d’adultes, d’enfants ou de 394 participants ne correspond pas aux caractéristiques rapportées.

13. Quelle définition décrit le mieux la psychopathologie selon Piéron ?

La discipline qui assure le traitement, la prévention et la réadaptation des personnes atteintes de troubles mentaux
L’analyse des phénomènes sociaux qui influencent les comportements considérés comme déviants
La science des souffrances de l’esprit et l’étude des troubles mentaux, de leurs mécanismes et de leur évolution
L’étude des fonctionnements anormaux, qu’ils relèvent ou non d’une maladie mentale

La science des souffrances de l’esprit et l’étude des troubles mentaux, de leurs mécanismes et de leur évolution

Explication

Pour Piéron, la psychopathologie étudie les souffrances de l’esprit ainsi que les troubles mentaux de manière descriptive, classificatoire et explicative. Le traitement et la réadaptation relèvent davantage de la psychiatrie, tandis que les autres formulations renvoient à d’autres définitions ou à des domaines plus restreints.

14. Quelle distinction oppose correctement la psychopathologie à la psychiatrie ?

La psychopathologie étudie les facteurs sociaux, tandis que la psychiatrie analyse les troubles sans intervenir
La psychopathologie cherche à comprendre les maladies psychiques, tandis que la psychiatrie inclut aussi leur traitement et leur réadaptation
La psychopathologie concerne les troubles temporaires, tandis que la psychiatrie concerne les troubles durables
La psychopathologie traite les maladies psychiques, tandis que la psychiatrie décrit leurs mécanismes et leur évolution

La psychopathologie cherche à comprendre les maladies psychiques, tandis que la psychiatrie inclut aussi leur traitement et leur réadaptation

Explication

La psychopathologie vise principalement la connaissance et la compréhension des maladies psychiques, alors que la psychiatrie comprend également la thérapeutique, la prophylaxie et la réadaptation. Les autres propositions inversent les rôles ou introduisent une distinction selon la durée qui n’est pas retenue.

15. Selon Fouques et Bioy, quel objet la psychopathologie étudie-t-elle ?

Les comportements situés à proximité de la moyenne dans une distribution statistique
Les maladies mentales nécessitant une intervention médicale et une réadaptation
Les fonctionnements désignés comme anormaux, qu’ils relèvent ou non d’une maladie mentale
Les représentations sociales des troubles alimentaires chez les adolescents

Les fonctionnements désignés comme anormaux, qu’ils relèvent ou non d’une maladie mentale

Explication

Fouques et Bioy définissent la psychopathologie comme la description, l’étude et la compréhension des fonctionnements désignés comme anormaux, avec ou sans maladie mentale. La prise en charge médicale, la normalité statistique et les représentations alimentaires correspondent à d’autres objets.

16. Comment la normalité statistique définit-elle une caractéristique normale ?

Comme une caractéristique située autour de la moyenne d’une distribution
Comme une caractéristique conforme au vécu subjectif de la personne
Comme une caractéristique répondant à un idéal social partagé
Comme une caractéristique permettant une adaptation fonctionnelle satisfaisante

Comme une caractéristique située autour de la moyenne d’une distribution

Explication

La normalité statistique s’appuie sur la fréquence et considère comme normales les caractéristiques proches de la moyenne, souvent représentée par une courbe de Gauss. Le vécu personnel, l’idéal sociétal et l’adaptation fonctionnelle correspondent à d’autres approches de la normalité.

17. Quelles sont les quatre approches de la conception du normal et du pathologique ?

Les normalités familiale, culturelle, professionnelle et institutionnelle
Les normalités médicale, biologique, cognitive et comportementale
Les normalités statistique, idéale ou sociétale, fonctionnelle et subjective
Les normalités descriptive, classificatoire, explicative et thérapeutique

Les normalités statistique, idéale ou sociétale, fonctionnelle et subjective

Explication

La conception du normal et du pathologique comprend les approches statistique, idéale ou sociétale, fonctionnelle et subjective. Les autres regroupements mélangent des domaines d’analyse, des méthodes descriptives ou des contextes sociaux qui ne constituent pas les quatre approches indiquées.

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Combien d'États membres compte l'OMS fondée en 1948 ?

L'OMS compte 194 États membres.

Comment l'OMS définit-elle un trouble mental ?

Un trouble mental est un ensemble anormal de pensées, perceptions, émotions, comportements et relations.

Quelle proportion de la population mondiale est concernée par un trouble mental selon l'OMS ?

25 % de la population mondiale est concernée au cours de la vie.

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