QCM : Autonomie et bioéthique clinique — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces situations relève de la médecine des désirs ?

Bénéficier d’une rééducation visant à maintenir une capacité diminuée
Suivre une antibiothérapie pour combattre une infection diagnostiquée
Demander une intervention pour ne plus procréer selon un choix personnel
Recevoir un traitement destiné à restaurer une fonction organique malade

Demander une intervention pour ne plus procréer selon un choix personnel

Explication

Le désir de ne pas ou de ne plus procréer fait partie des demandes prises en charge par la médecine des désirs. Les autres situations ont principalement pour objectif de guérir une maladie ou de maintenir la santé, ce qui relève de la médecine traditionnelle.

2. Face à la demande de contraception définitive de Mme A., quelle conduite correspond le mieux à la situation décrite ?

Examiner sa demande réfléchie, présenter des alternatives et solliciter la CEC
Accepter immédiatement la procédure sans discuter d’autres possibilités contraceptives
Conditionner son choix à un désir ultérieur de grossesse jugé médicalement probable
Écarter sa demande en raison de son célibat et proposer une décision différée

Examiner sa demande réfléchie, présenter des alternatives et solliciter la CEC

Explication

Mme A. formule une demande ancienne et assumée, mais le médecin doit encore examiner les alternatives et solliciter la CEC dans cet arbitrage. Son célibat ne constitue pas en lui-même une raison d’écarter sa demande, et une acceptation immédiate sans échange ne rendrait pas la réflexion éthique complète.

3. Quelle transformation du statut du corps accompagne le passage du paternalisme à l’autonomisme ?

Le corps est considéré comme une réalité indépendante des choix personnels
Le corps devient un objet davantage soumis à la décision médicale
Le corps devient un sujet dont la volonté doit être prise en compte
Le corps est défini par les seuls critères biologiques du professionnel

Le corps devient un sujet dont la volonté doit être prise en compte

Explication

L’évolution contemporaine associe le paternalisme au corps-objet et l’autonomisme au corps-sujet, ce qui exige de prendre en compte la volonté du patient. Un corps davantage soumis à la décision médicale correspond au modèle paternaliste.

4. Quel domaine de réflexion philosophique étudie le sens de la vie, les fondements des valeurs morales et la définition du bien ?

L’éthique
La déontologie professionnelle
Les mœurs
La sociologie des institutions

L’éthique

Explication

L’éthique examine les problèmes fondamentaux des conduites humaines, notamment le sens de la vie, les valeurs morales et le bien. Les mœurs désignent plutôt les usages et les coutumes d’une société donnée.

5. Quelle association entre une branche de l’éthique et sa fonction est correcte ?

L’éthique normative examine des cas médicaux, la méta-éthique classe les lois et l’éthique appliquée définit le bien abstrait
L’éthique normative analyse le langage moral, la méta-éthique recommande des conduites et l’éthique appliquée compare les religions
L’éthique normative prescrit, la méta-éthique analyse les concepts et l’éthique appliquée examine des situations concrètes
L’éthique normative décrit, la méta-éthique prescrit des règles et l’éthique appliquée étudie l’histoire des coutumes

L’éthique normative prescrit, la méta-éthique analyse les concepts et l’éthique appliquée examine des situations concrètes

Explication

L’éthique normative formule des prescriptions, la méta-éthique étudie les concepts moraux et l’éthique appliquée traite des conduites convenables dans des contextes concrets. Les autres associations intervertissent les fonctions de ces trois domaines.

6. Comment les principes d’autonomie, de bienfaisance et de non-malfaisance doivent-ils être utilisés dans une décision médicale ?

Ils doivent être appliqués séparément pour éviter de confondre leurs objectifs
Ils doivent être classés selon une hiérarchie fixe avant chaque décision clinique
Ils doivent être articulés afin d’évaluer ensemble le choix, le bénéfice et les risques
Ils doivent être remplacés par l’avis médical lorsque la situation paraît complexe

Ils doivent être articulés afin d’évaluer ensemble le choix, le bénéfice et les risques

Explication

Ces principes doivent être articulés, car une décision médicale met souvent en jeu simultanément le choix du patient, son bénéfice et les risques à prévenir. Une hiérarchie fixe ou une analyse séparée empêcherait d’apprécier les tensions propres à chaque situation.

7. Pourquoi le consentement d’une personne ne suffit-il pas nécessairement à légitimer une pratique ?

Parce que l’autonomie doit être mise en balance avec la dignité et la justice
Parce que la légitimité dépend principalement de la conformité aux usages d’une société
Parce que le consentement individuel est dépourvu de toute valeur dans une décision médicale
Parce que l’accord d’une personne doit être remplacé par l’avis d’une institution publique

Parce que l’autonomie doit être mise en balance avec la dignité et la justice

Explication

Le consentement exprime l’autonomie, mais l’évaluation éthique doit aussi prendre en compte la dignité et la justice. Dire que le consentement n’a aucune valeur confond sa portée avec une absence totale de pertinence.

8. Quelle conception définit la santé en fonction des normes propres à chaque individu et à chaque société ?

La conception objectiviste
La conception strictement biomédicale
La conception centrée sur le consentement
La conception normativiste

La conception normativiste

Explication

La conception normativiste rapporte la santé aux normes de l’individu et de la société, et l’OMS l’élargit au bien-être physique, mental et social. La conception objectiviste s’appuie davantage sur le fonctionnement organique et l’absence de maladie.

9. Dans le cas de Pierre, quel élément rend la non-divulgation du risque de tremblement particulièrement problématique sur le plan de l’autonomie ?

Pierre aurait refusé l’intervention s’il avait connu ce risque pertinent
Le chirurgien estimait que la douleur postopératoire serait modérée
Le tremblement envisagé ne concernait pas la fonction opérée
Pierre n’avait exprimé aucune préférence concernant le résultat attendu

Pierre aurait refusé l’intervention s’il avait connu ce risque pertinent

Explication

L’autonomie suppose que Pierre dispose d’une information pertinente pour décider, d’autant qu’il aurait refusé l’opération s’il avait connu le risque. L’importance de la douleur relève plutôt de la bienfaisance et ne suffit pas à justifier la rétention d’une information décisive.

10. Pourquoi la clinique doit-elle commencer par l’écoute et la compréhension du patient ?

Parce que les normes sociales déterminent de manière identique l’état de chacun
Parce que le médecin doit décider avant de connaître le point de vue du patient
Parce que la maladie se réduit à une anomalie mesurable des organes
Parce que la santé vécue dépend de ce que la personne éprouve comme normal pour elle

Parce que la santé vécue dépend de ce que la personne éprouve comme normal pour elle

Explication

La santé vécue correspond à l’expérience que l’individu juge normale pour lui, ce qui impose une écoute et une compréhension avant la thérapeutique. La réduire à une anomalie organique reprend une approche objectiviste et néglige le vécu du patient.

11. Qu’est-ce qui caractérise un problème éthique ?

Il oppose plusieurs valeurs ou principes sans imposer une solution unique
Il mesure les conséquences techniques d’une décision médicale
Il décrit les coutumes partagées par une communauté particulière
Il applique une règle juridique précise à une situation donnée

Il oppose plusieurs valeurs ou principes sans imposer une solution unique

Explication

Un problème éthique met en tension des valeurs ou des principes et peut donc admettre plusieurs positions raisonnables. La description des coutumes relève plutôt des mœurs que de la structure d’un problème éthique.

12. Dans le cas de Pierre, quelle combinaison décrit le mieux les principes éthiques mis en tension par la décision médicale ?

L’autonomie, la bienfaisance et la non-malfaisance
La justice, la responsabilité et la transparence
La confidentialité, la justice et la solidarité
La prudence, la confidentialité et la compétence

L’autonomie, la bienfaisance et la non-malfaisance

Explication

La situation de Pierre oppose le respect de son choix informé, la recherche de son bénéfice et la prévention d’un dommage, ce qui mobilise l’autonomie, la bienfaisance et la non-malfaisance. La confidentialité et la justice ne constituent pas les trois principes centraux identifiés dans ce cas.

13. Quelle définition correspond à la conception objectiviste de la santé ?

Une capacité à choisir librement ses traitements médicaux
Une expérience personnelle évaluée selon les normes de chaque individu
Un équilibre fonctionnel ou une intégrité des fonctions organiques
Un état de bien-être physique, mental et social complet

Un équilibre fonctionnel ou une intégrité des fonctions organiques

Explication

La conception objectiviste décrit la santé par l’équilibre fonctionnel et l’intégrité des fonctions organiques, souvent en référence à l’absence de maladie. L’évaluation selon le vécu et les normes personnelles relève plutôt de la conception subjective ou vécue.

14. Quelle distinction oppose principalement la médecine traditionnelle à la médecine des désirs ?

La médecine traditionnelle concerne la procréation, tandis que l’autre se limite au maintien des fonctions organiques
La médecine traditionnelle répond aux préférences individuelles, tandis que l’autre traite les maladies diagnostiquées
La médecine traditionnelle cherche l’amélioration esthétique, tandis que l’autre vise la prévention des maladies
La médecine traditionnelle vise la guérison ou la santé, tandis que l’autre répond aussi à des demandes personnelles

La médecine traditionnelle vise la guérison ou la santé, tandis que l’autre répond aussi à des demandes personnelles

Explication

La médecine traditionnelle vise principalement la guérison ou le maintien de la santé, alors que la médecine des désirs répond également à des demandes d’amélioration, de procréation ou de mort. Inverser ces finalités confond la demande personnelle avec l’objectif thérapeutique classique.

15. Que prévoit la loi française du 4 mars 2002 concernant les actes médicaux et les traitements ?

Ils sont décidés par le médecin dès lors qu’une maladie sérieuse est diagnostiquée
Ils peuvent être réalisés après une information générale, même sans accord explicite
Ils nécessitent le consentement libre et éclairé de la personne, révocable à tout moment
Ils dépendent de l’accord de la famille lorsque le médecin estime le traitement utile

Ils nécessitent le consentement libre et éclairé de la personne, révocable à tout moment

Explication

La loi du 4 mars 2002 exige un consentement libre et éclairé pour tout acte médical ou traitement, et ce consentement peut être retiré à tout moment. L’utilité médicale ou l’accord familial ne remplace pas ce principe pour une personne capable de consentir.

16. Quel ensemble regroupe correctement plusieurs objets de la bioéthique ?

La fiscalité hospitalière, la publicité médicale, la littérature comparée et l’architecture urbaine
La météorologie, la linguistique, la comptabilité publique et la géométrie descriptive
La gestion sportive, la critique musicale, le commerce international et la cartographie ancienne
La relation patient-soignant, la fin de vie, l’éthique animale et l’intelligence artificielle

La relation patient-soignant, la fin de vie, l’éthique animale et l’intelligence artificielle

Explication

La relation patient-soignant, la fin de vie, l’éthique animale et l’intelligence artificielle figurent parmi les objets de la bioéthique. Les autres ensembles réunissent des domaines qui ne correspondent pas à cette liste.

17. Laquelle de ces situations appartient aux objets de la bioéthique ?

Calculer la rentabilité d’une entreprise pharmaceutique
Décrire l’évolution stylistique d’un courant artistique
Évaluer l’usage d’une technique génétique sur le corps humain
Classer les espèces selon leur ressemblance anatomique

Évaluer l’usage d’une technique génétique sur le corps humain

Explication

Les techniques génétiques et les interventions sur le corps humain font partie des objets de la bioéthique. La rentabilité commerciale, l’histoire de l’art et la classification anatomique ne constituent pas en elles-mêmes des objets bioéthiques listés ici.

18. Dans une relation de paternalisme médical, qui détient principalement le pouvoir de décision ?

L’équipe soignante, qui négocie avec la personne traitée
Les proches, qui représentent la volonté du malade
Le patient, qui exprime ses préférences thérapeutiques
Le médecin, qui s’appuie sur son savoir médical

Le médecin, qui s’appuie sur son savoir médical

Explication

Le paternalisme médical place le savoir et la décision principalement du côté du médecin, tandis que le patient reste dans une position subjective et silencieuse. La participation décisionnelle du patient caractérise plutôt l’autonomisme.

19. Dans le cas de Sharon Duchesneau et Candy McCullough, quelle tension éthique est principalement soulevée ?

Le couple valorise la surdité comme une chance culturelle, tandis que d’autres y voient un préjudice
Le couple cherche à prolonger une vie en fin de parcours, tandis que la banque refuse un traitement
Le couple défend la confidentialité familiale, tandis que les médecins réclament un diagnostic public
Le couple refuse toute intervention médicale, tandis que la banque impose une opération génétique

Le couple valorise la surdité comme une chance culturelle, tandis que d’autres y voient un préjudice

Explication

Ce cas oppose la conception de la surdité comme chance culturelle à l’interprétation qui y voit un préjudice, tout en interrogeant l’autonomie procréatrice. Il ne porte pas principalement sur la fin de vie ni sur la publicité d’un diagnostic.

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Mémorisez les réponses avec 39 flashcards sur Autonomie et bioéthique clinique.

Qu'est-ce qu'un problème éthique ?

Un conflit de valeurs ou principes avec plusieurs positions possibles.

Quel cas illustre un problème éthique lié à la procréation en 2002 ?

Le cas de Sharon Duchesneau et Candy McCullough aux États-Unis.

Quelle publication a rapporté le cas Duchesneau et McCullough ?

The Guardian, le 8 avril 2002.

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Consultez la fiche de révision complète sur Autonomie et bioéthique clinique.

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