QCM : Scintigraphie myocardique — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de la scintigraphie myocardique ?

Mesurer la pression artérielle pulmonaire et rechercher une anomalie valvulaire du cœur gauche
Étudier la perfusion et la viabilité myocardiques, puis évaluer la fonction systolique du ventricule gauche
Analyser la conduction auriculo-ventriculaire et déterminer l’origine d’un trouble du rythme
Visualiser les artères coronaires et caractériser directement la morphologie de leurs sténoses

Étudier la perfusion et la viabilité myocardiques, puis évaluer la fonction systolique du ventricule gauche

Explication

La scintigraphie myocardique étudie la perfusion, la viabilité, l’ischémie, les séquelles de nécrose et la fonction systolique du ventricule gauche. L’imagerie coronaire directe relève plutôt de la coronarographie ou de l’angioscanner.

2. Après une scintigraphie d’effort anormale ou douteuse, quelle démarche permet de mieux interpréter l’anomalie observée ?

Répéter l’épreuve d’effort en augmentant progressivement la charge mécanique
Remplacer l’imagerie myocardique par un enregistrement électrocardiographique prolongé
Comparer les images obtenues après l’effort avec une imagerie réalisée au repos
Administrer un traitement anti-ischémique avant de conclure sur la perfusion

Comparer les images obtenues après l’effort avec une imagerie réalisée au repos

Explication

Une imagerie au repos est comparée aux images d’effort lorsqu’un examen post-effort est anormal ou douteux. Un électrocardiogramme prolongé peut explorer le rythme, mais il ne fournit pas cette comparaison de perfusion.

3. Quels territoires sont principalement irrigués par l’artère coronaire droite ?

La paroi antérieure et la région apicale du ventricule gauche
La paroi latérale du ventricule gauche et ses régions marginales
Le septum interventriculaire et la paroi antérieure du ventricule gauche
Le ventricule droit et la paroi inférieure du ventricule gauche

Le ventricule droit et la paroi inférieure du ventricule gauche

Explication

L’artère coronaire droite irrigue notamment le ventricule droit et la paroi inférieure du ventricule gauche. Les territoires septal et antérieur dépendent surtout de l’interventriculaire antérieure, tandis que la paroi latérale dépend surtout de la circonflexe.

4. Quelle association décrit correctement les branches du tronc commun de la coronaire gauche et leurs territoires principaux ?

L’interventriculaire antérieure vascularise le territoire latéral, tandis que la circonflexe vascularise les territoires septal et antérieur
L’interventriculaire antérieure vascularise la paroi inférieure, tandis que la circonflexe vascularise principalement le ventricule droit
L’interventriculaire antérieure vascularise les territoires septal et antérieur, tandis que la circonflexe vascularise le territoire latéral
L’interventriculaire antérieure vascularise le ventricule droit, tandis que la circonflexe vascularise exclusivement la paroi inférieure

L’interventriculaire antérieure vascularise les territoires septal et antérieur, tandis que la circonflexe vascularise le territoire latéral

Explication

Le tronc commun donne l’interventriculaire antérieure, destinée surtout aux territoires septal et antérieur, ainsi que la circonflexe, destinée surtout à la paroi latérale. La paroi inférieure et le ventricule droit sont principalement associés à la coronaire droite.

5. Quelle valeur caractérise normalement le rapport entre le débit coronaire maximal à l’effort et le débit coronaire au repos ?

Environ 1 à 2
Environ 2 à 3
Environ 4 à 5
Environ 7 à 8

Environ 4 à 5

Explication

Chez un sujet normal, le débit coronaire maximal à l’effort représente environ quatre à cinq fois le débit de repos. La réserve coronaire ne correspond donc pas à un rapport proche de l’unité.

6. À partir de quels degrés de sténose les débits coronaires d’effort et de repos deviennent-ils respectivement altérés ?

À partir de 70 % à l’effort et de 50 % au repos
À partir de 50 % à l’effort et de 90 % au repos
À partir de 30 % à l’effort et de 70 % au repos
À partir de 90 % à l’effort et de 30 % au repos

À partir de 50 % à l’effort et de 90 % au repos

Explication

Le débit coronaire d’effort est altéré dès une sténose d’environ 50 %, alors que le débit de repos l’est à partir d’environ 90 %. Cette différence s’explique par la préservation du débit de repos malgré une réduction coronaire déjà importante.

7. Dans quel ordre général les manifestations apparaissent-elles au cours de la cascade ischémique ?

Anomalies mécaniques systoliques, anomalies métaboliques, perfusion normale, douleur, anomalies électriques, puis nécrose
Douleur, nécrose, anomalie de perfusion, anomalies électriques, anomalies mécaniques, puis récupération
Anomalie de perfusion, anomalies métaboliques, anomalies mécaniques, anomalies électriques, anomalies nerveuses, puis nécrose
Anomalies électriques, anomalie de perfusion, douleur, anomalies mécaniques, anomalies métaboliques, puis nécrose

Anomalie de perfusion, anomalies métaboliques, anomalies mécaniques, anomalies électriques, anomalies nerveuses, puis nécrose

Explication

La cascade commence par l’anomalie de perfusion, suivie des perturbations métaboliques, mécaniques, électriques et nerveuses, avant la nécrose terminale. Les anomalies de perfusion précèdent donc les manifestations électriques et douloureuses.

8. Quelle distinction caractérise correctement la sidération et l’hibernation myocardiques ?

La sidération correspond à une hypoperfusion chronique sans nécrose, tandis que l’hibernation survient après reperfusion avec une récupération retardée
La sidération désigne une nécrose irréversible, tandis que l’hibernation correspond à une perfusion normale avec une contraction diminuée
La sidération concerne une anomalie électrique persistante, tandis que l’hibernation correspond à une douleur déclenchée par l’effort
La sidération survient après reperfusion avec une récupération mécanique retardée, tandis que l’hibernation résulte d’une hypoperfusion chronique sans nécrose

La sidération survient après reperfusion avec une récupération mécanique retardée, tandis que l’hibernation résulte d’une hypoperfusion chronique sans nécrose

Explication

La sidération décrit un myocarde reperfusé dont l’activité mécanique n’est pas encore redevenue normale. L’hibernation correspond à une hypoperfusion chronique sans nécrose, avec une récupération fonctionnelle possible après reperfusion.

9. Quelle caractéristique distingue principalement le 99mTc^{99m}\mathrm{Tc}-sestamibi du thallium 201 en scintigraphie myocardique ?

Il présente une fixation digestive plus importante après l’injection
Il permet une étude plus directe de la viabilité myocardique
Il ne présente pas de redistribution entre les temps d’acquisition
Il possède une meilleure extraction myocardique que le thallium 201

Il ne présente pas de redistribution entre les temps d’acquisition

Explication

Le 99mTc^{99m}\mathrm{Tc}-sestamibi est le traceur le plus utilisé et ne se redistribue pas après sa fixation. La redistribution est caractéristique du thallium 201 et contribue notamment à l’étude de la viabilité myocardique.

10. Quel couple associe correctement un traceur myocardique à sa propriété caractéristique ?

Le 99mTc^{99m}\mathrm{Tc}-sestamibi : redistribution spontanée après l’effort
Le 99mTc^{99m}\mathrm{Tc}-tetrofosmine : meilleure extraction que le sestamibi
Le thallium 201 : clairance biliaire rapide limitant l’activité digestive
Le thallium 201 : redistribution utile à l’étude de la viabilité

Le thallium 201 : redistribution utile à l’étude de la viabilité

Explication

Le thallium 201 possède une bonne extraction et sa redistribution est utile pour évaluer la viabilité myocardique. Le sestamibi ne se redistribue pas, tandis que le tetrofosmine a une extraction légèrement inférieure mais une clairance biliaire plus rapide.

11. Comment la synchronisation ECG contribue-t-elle à la reconstruction des images de perfusion myocardique ?

Elle rejette les phases tardives du cycle afin d’obtenir une image ventriculaire globale
Elle enregistre les images pendant une seule phase puis les superpose aux images de repos
Elle mesure la pression artérielle à chaque phase puis sélectionne les cycles réguliers
Elle divise le cycle en phases, moyenne les images correspondantes et additionne ces moyennes

Elle divise le cycle en phases, moyenne les images correspondantes et additionne ces moyennes

Explication

La synchronisation ECG répartit l’intervalle R-R en 8 ou 16 phases, additionne les images correspondantes sur plusieurs cycles, puis additionne les images moyennes pour produire les images de perfusion. Les phases synchronisées servent à analyser la fonction, mais leur sommation fournit la perfusion.

12. Pour une durée moyenne de cycle cardiaque de 800 ms, quelle plage correspond à une fenêtre de tolérance de gating de 20 % ?

De 800 à 820 ms
De 640 à 960 ms
De 760 à 840 ms
De 720 à 880 ms

De 720 à 880 ms

Explication

Une tolérance de 20 % accepte les cycles compris entre 90 % et 110 % de la durée moyenne. Pour 800 ms, cela donne une plage de 720 à 880 ms, car 800×0,9=720800 \times 0{,}9 = 720 et 800×1,1=880800 \times 1{,}1 = 880.

13. Dans quelle situation un gating doit-il être considéré comme inutilisable en raison des cycles rejetés ?

Lorsque 18 % des cycles sont rejetés
Lorsque 35 % des cycles sont rejetés
Lorsque 24 % des cycles sont rejetés
Lorsque 28 % des cycles sont rejetés

Lorsque 35 % des cycles sont rejetés

Explication

Un gating reste de bonne qualité avec au plus 25 % de cycles rejetés, mais il ne doit pas être utilisé lorsque plus de 30 % sont rejetés. Une proportion de 35 % dépasse donc le seuil d’acceptabilité.

14. Quelle préparation est recommandée avant un stress pharmacologique en scintigraphie myocardique ?

Boire une boisson caféinée deux heures avant et suspendre l’alimentation pendant la dernière heure
Rester à jeun douze heures, éviter l’eau et consommer une banane avant l’injection
Prendre un repas léger deux heures avant et augmenter la consommation de café avant l’examen
Rester à jeun deux heures, boire de l’eau et éviter certains aliments et boissons pendant 12 heures

Rester à jeun deux heures, boire de l’eau et éviter certains aliments et boissons pendant 12 heures

Explication

Le patient doit être à jeun pendant deux heures, peut boire de l’eau et doit éviter le café, le thé, le cacao, la banane et le coca-cola durant les 12 heures précédant un stress pharmacologique. Les boissons caféinées et certains aliments ne sont donc pas recommandés avant l’examen.

15. Dans quelle situation l’épreuve d’effort constitue-t-elle le test de stress de première intention ?

Lorsque le patient ne peut pas dépasser 70 % de sa fréquence maximale théorique malgré une préparation adaptée
Lorsque le patient présente une fréquence de repos basse et une pression systolique inférieure à 100 mmHg
Lorsque le patient reçoit un vasodilatateur pharmacologique et présente une réserve coronaire réduite
Lorsque le patient peut atteindre au moins 85 % de sa fréquence maximale théorique ou un produit tension-fréquence supérieur à 25 000

Lorsque le patient peut atteindre au moins 85 % de sa fréquence maximale théorique ou un produit tension-fréquence supérieur à 25 000

Explication

L’épreuve d’effort est privilégiée si le patient peut atteindre au moins 85 % de sa fréquence maximale théorique ou un produit de la pression artérielle systolique par la fréquence cardiaque supérieur à 25 000 mmHg/min. Les autres situations ne correspondent pas au critère de sélection indiqué.

16. Quel mécanisme explique principalement le contraste observé sous vasodilatateur pharmacologique entre un territoire coronaire sain et un territoire malade ?

Une redistribution du traceur vers les territoires dont la fréquence cardiaque baisse
Une diminution homogène du débit dans tous les territoires myocardiques
Une augmentation identique de la pression dans toutes les artères coronaires
Une différence de flux entre les territoires sains et malades, parfois accompagnée d’un vol vasculaire

Une différence de flux entre les territoires sains et malades, parfois accompagnée d’un vol vasculaire

Explication

Les vasodilatateurs pharmacologiques accentuent la différence de flux entre les territoires sains et malades, ce qui peut entraîner un phénomène de vol vasculaire. Le contraste ne repose donc pas sur une diminution homogène du débit myocardique.

17. Comment une caméra NaI transforme-t-elle les photons de 140 keV en signal exploitable ?

Elle convertit les photons en impulsions électriques grâce à des électrodes de silicium sans étape lumineuse.
Elle produit de la lumière dans un cristal scintillateur, puis amplifie le signal avec des photomultiplicateurs.
Elle concentre les photons sur une matrice de photodiodes qui mesure leur énergie par échauffement.
Elle collecte directement les charges dans des jonctions semi-conductrices en CdZnTe polarisées en inverse.

Elle produit de la lumière dans un cristal scintillateur, puis amplifie le signal avec des photomultiplicateurs.

Explication

Le cristal scintillateur NaI transforme les photons en lumière visible, ensuite amplifiée par les photomultiplicateurs. La collecte directe de charges dans le CdZnTe correspond au fonctionnement des caméras CZT.

18. Quel mécanisme de détection caractérise chaque élément détecteur d’une caméra CZT ?

Une jonction PN en CdZnTe polarisée en inverse crée directement des paires électron-trou à partir du rayonnement incident.
Un cristal NaI produit des photons visibles qui sont ensuite amplifiés par une série de photomultiplicateurs.
Une matrice de photodiodes recueille la lumière émise par un scintillateur placé devant le semi-conducteur.
Une couche métallique absorbe les photons et les transforme en chaleur mesurée par une sonde thermique.

Une jonction PN en CdZnTe polarisée en inverse crée directement des paires électron-trou à partir du rayonnement incident.

Explication

Dans une caméra CZT, la jonction PN en CdZnTe convertit directement le rayonnement en paires électron-trou. Le passage par une scintillation lumineuse et des photomultiplicateurs est propre aux caméras NaI.

19. Quel avantage global distingue les caméras CZT des caméras classiques ?

Elles multiplient la sensibilité par deux environ, tout en conservant les mêmes résolutions spatiale et temporelle.
Elles présentent une sensibilité comparable, avec une meilleure résolution énergétique obtenue par des photomultiplicateurs.
Elles réduisent la sensibilité, mais améliorent la résolution temporelle grâce à un cristal scintillateur plus épais.
Elles offrent une sensibilité multipliée par cinq à dix, avec de meilleures résolutions spatiale, temporelle et énergétique.

Elles offrent une sensibilité multipliée par cinq à dix, avec de meilleures résolutions spatiale, temporelle et énergétique.

Explication

Les caméras CZT sont cinq à dix fois plus sensibles et améliorent simultanément les résolutions spatiale, temporelle et énergétique. Leur fonctionnement repose en outre sur une détection directe des charges, plutôt que sur des photomultiplicateurs.

20. Pourquoi l’acquisition d’effort au thallium 201 doit-elle être terminée avant la 30e minute suivant l’injection ?

Parce que la redistribution commence dès 10 à 15 minutes et peut modifier l’image correspondant à la captation initiale.
Parce que l’élimination rénale devient maximale avant 30 minutes et empêche ensuite toute détection myocardique fiable.
Parce que la captation initiale ne débute qu’après 30 minutes et nécessite une accumulation prolongée dans le myocarde.
Parce que la redistribution du traceur apparaît après plusieurs heures et impose une acquisition très précoce.

Parce que la redistribution commence dès 10 à 15 minutes et peut modifier l’image correspondant à la captation initiale.

Explication

La redistribution du thallium 201 débute dès 10 à 15 minutes, ce qui peut altérer l’évaluation de la captation d’effort. L’acquisition doit donc être achevée avant la 30e minute, et non attendre une phase tardive.

21. Quelle limite doit respecter l’activité totale quotidienne de 99mTc-MIBI administrée au patient ?

Elle peut atteindre 1500 MBq si les deux acquisitions sont réalisées avec des intervalles suffisamment longs.
Elle ne doit pas dépasser 1100 MBq en additionnant les administrations d’effort et de repos de la même journée.
Elle doit rester inférieure à 550 MBq pour chaque acquisition, même lorsque l’activité totale demeure plus faible.
Elle ne doit pas dépasser 1100 MBq lors de l’injection d’effort, sans compter l’activité utilisée au repos.

Elle ne doit pas dépasser 1100 MBq en additionnant les administrations d’effort et de repos de la même journée.

Explication

La règle porte sur la somme des activités de 99mTc-MIBI administrées au cours de la même journée, avec une limite de 1100 MBq. Compter séparément les injections d’effort et de repos ne permet donc pas de contourner cette limite.

22. Quelle comparaison décrit correctement les orbites circulaire et non circulaire en SPECT cardiaque ?

L’orbite circulaire garde une distance presque constante et une résolution uniforme, tandis que l’orbite non circulaire rapproche le détecteur mais rend la résolution non uniforme.
Les deux orbites rapprochent le détecteur du cœur, mais l’orbite circulaire produit une résolution moins uniforme selon les projections.
L’orbite circulaire rapproche le détecteur du cœur avec une résolution variable, tandis que l’orbite non circulaire garde une distance constante et une résolution uniforme.
Les deux orbites maintiennent une distance constante, mais l’orbite non circulaire diminue la résolution spatiale près du cœur.

L’orbite circulaire garde une distance presque constante et une résolution uniforme, tandis que l’orbite non circulaire rapproche le détecteur mais rend la résolution non uniforme.

Explication

L’orbite circulaire privilégie une distance presque constante et une résolution uniforme. L’orbite non circulaire suit davantage la proximité du cœur et améliore la résolution spatiale, mais au prix d’une uniformité moindre.

23. Quelle affirmation compare correctement le décubitus dorsal et le procubitus lors d’une acquisition cardiaque ?

Le décubitus dorsal réduit les artefacts inférieurs mais crée des artefacts apicaux, tandis que le procubitus augmente les artefacts diaphragmatique et respiratoire.
Le décubitus dorsal améliore la sensibilité inférieure, tandis que le procubitus augmente les artefacts inférieurs sans modifier les régions apicales.
Le décubitus dorsal est confortable mais favorise les artefacts inférieurs, tandis que le procubitus les réduit mais peut créer des artefacts antéro-septaux ou apicaux.
Le décubitus dorsal et le procubitus produisent des artefacts inférieurs comparables, mais seul le décubitus dorsal modifie les territoires antéro-septaux.

Le décubitus dorsal est confortable mais favorise les artefacts inférieurs, tandis que le procubitus les réduit mais peut créer des artefacts antéro-septaux ou apicaux.

Explication

Le décubitus dorsal expose davantage aux artefacts inférieurs liés au diaphragme et à la respiration. Le procubitus peut réduire ces artefacts, mais il risque de diminuer la sensibilité inférieure et de produire des artefacts antéro-septaux ou apicaux.

24. Que faut-il généralement faire lorsqu’un patient s’est déplacé d’au moins un pixel sur une matrice de 64 × 64 ?

Remplacer l’orbite utilisée par une orbite non circulaire afin de compenser automatiquement le déplacement.
Conserver l’acquisition, car un déplacement d’un pixel reste inférieur au seuil d’influence diagnostique.
Corriger la position par une simple modification de l’échelle énergétique sans répéter les projections.
Refaire généralement l’acquisition, car ce déplacement peut provoquer des artefacts significatifs.

Refaire généralement l’acquisition, car ce déplacement peut provoquer des artefacts significatifs.

Explication

Sur une matrice 64 × 64, un déplacement d’un pixel ou davantage peut induire des artefacts significatifs et justifie généralement une nouvelle acquisition. Une correction énergétique ou un changement d’orbite ne supprime pas la cause géométrique de l’artefact.

25. Quel modèle anatomique est utilisé pour évaluer la perfusion myocardique ?

Un modèle des coronaires réparties en 17 territoires
Un modèle du ventricule gauche divisé en 20 segments
Un modèle du cœur divisé en 17 segments
Un modèle du cœur divisé en 12 segments

Un modèle du cœur divisé en 17 segments

Explication

L’évaluation de la perfusion repose sur une représentation du cœur en 17 segments. Un découpage en 12 ou 20 segments, ou une répartition directe des coronaires, ne correspond pas à ce modèle d’analyse.

26. Lors de l’analyse de la cinétique segmentaire du ventricule gauche, que décrit le « motion » ?

L’augmentation de l’épaisseur myocardique entre la diastole et la systole
La modification de la perfusion myocardique entre l’effort et le repos
La variation du volume télésystolique après un effort
Le déplacement du contour endocardique entre la diastole et la systole

Le déplacement du contour endocardique entre la diastole et la systole

Explication

Le « motion » correspond au déplacement du contour endocardique au cours du cycle cardiaque. L’épaississement du myocarde relève du « thickening », tandis que les deux autres réponses concernent d’autres paramètres d’évaluation.

27. Quel ensemble de résultats constitue un facteur pronostique péjoratif après une évaluation à l’effort ?

Une absence de dilatation ventriculaire, un VTS supérieur à 70 ml ou une FEVG supérieure à 45 %
Une dilatation transitoire du ventricule gauche, un VTS inférieur à 70 ml ou une FEVG supérieure à 45 %
Une dilatation persistante du ventricule gauche, un VTS inférieur à 70 ml ou une FEVG supérieure à 45 %
Une dilatation transitoire du ventricule gauche, un VTS supérieur à 70 ml ou une FEVG inférieure à 45 %

Une dilatation transitoire du ventricule gauche, un VTS supérieur à 70 ml ou une FEVG inférieure à 45 %

Explication

La dilatation transitoire du ventricule gauche, un volume télésystolique supérieur à 70 ml et une FEVG inférieure à 45 % sont associés à un pronostic défavorable. Des valeurs inversées du VTS ou de la FEVG ne remplissent pas ce critère pronostique.

28. Une anomalie de perfusion observée à l’effort mais absente au repos évoque-t-elle une ischémie ou une séquelle de nécrose ?

Une séquelle de nécrose avec une anomalie de perfusion persistante
Une ischémie avec une anomalie de perfusion réversible
Une dilatation ventriculaire avec une anomalie de perfusion progressive
Une hypertrophie myocardique avec une perfusion globalement conservée

Une ischémie avec une anomalie de perfusion réversible

Explication

La disparition au repos d’une anomalie apparue à l’effort traduit une anomalie réversible, compatible avec une ischémie. Une séquelle de nécrose est plutôt suggérée par une anomalie qui persiste entre l’effort et le repos.

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Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Scintigraphie myocardique.

Que permet d'étudier la scintigraphie myocardique ?

La perfusion et la viabilité myocardiques.

Que quantifie la scintigraphie myocardique ?

L'ischémie ou les séquelles de nécrose.

Que permet d'évaluer la scintigraphie myocardique après un effort ?

La fonction systolique du ventricule gauche.

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