QCM : AMM et essais cliniques — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle autorisation permet au titulaire des droits d’exploitation d’un médicament fabriqué industriellement de le commercialiser en médecine humaine ou vétérinaire ?

La recommandation temporaire d’utilisation
L’autorisation temporaire d’utilisation
L’autorisation de mise sur le marché
L’autorisation d’accès compassionnel

L’autorisation de mise sur le marché

Explication

L’autorisation de mise sur le marché permet au titulaire des droits d’exploitation de commercialiser un médicament fabriqué industriellement. L’autorisation temporaire d’utilisation correspond plutôt à une mise à disposition exceptionnelle d’un médicament dépourvu d’AMM.

2. Quelle autorité accorde les autorisations de mise sur le marché en France ?

La Commission européenne
L’Agence nationale de sécurité du médicament
La Haute Autorité de santé
L’Agence européenne du médicament

L’Agence nationale de sécurité du médicament

Explication

En France, les AMM sont accordées par l’Agence nationale de sécurité du médicament, appelée ANSM. L’EMA intervient dans l’évaluation des médicaments au niveau européen, et non dans l’octroi des AMM françaises.

3. Avant sa commercialisation, quelle démarche une spécialité pharmaceutique doit-elle accomplir ?

Être inscrite dans le domaine public après l’expiration de son brevet
Recevoir une autorisation du fabricant sans évaluation par une autorité de santé
Obtenir une RTU après une prescription expérimentale par un médecin
Obtenir une AMM après le dépôt d’un dossier auprès de l’ANSM ou de l’EMA

Obtenir une AMM après le dépôt d’un dossier auprès de l’ANSM ou de l’EMA

Explication

Une spécialité pharmaceutique doit obtenir une AMM après le dépôt d’un dossier auprès de l’ANSM ou de l’EMA avant sa commercialisation. Les statuts exceptionnels concernent certaines situations particulières et ne remplacent pas la règle applicable aux spécialités pharmaceutiques.

4. Quelle association entre dénomination et objet est correcte ?

Le princeps désigne le principe actif, tandis que la DCI désigne sa structure chimique
Le princeps désigne la spécialité, tandis que la DCI désigne le principe actif
La dénomination chimique désigne la spécialité, tandis que le princeps désigne le principe actif
La DCI désigne la spécialité, tandis que la dénomination chimique désigne le laboratoire

Le princeps désigne la spécialité, tandis que la DCI désigne le principe actif

Explication

Le princeps est le nom de spécialité choisi par le laboratoire, tandis que la DCI correspond au nom du principe actif. La dénomination chimique décrit la structure chimique de ce principe actif.

5. Quelle caractéristique définit un médicament générique ?

Il contient une nouvelle molécule protégée par un brevet et possède une forme pharmaceutique différente
Il reprend la molécule d’un médicament autorisé dont le brevet est tombé dans le domaine public, avec la même composition en principes actifs et la même forme pharmaceutique
Il peut être commercialisé avant toute autorisation dès que le médicament de référence est connu
Il est produit à partir d’une source biologique et n’est pas obtenu par chimie de synthèse

Il reprend la molécule d’un médicament autorisé dont le brevet est tombé dans le domaine public, avec la même composition en principes actifs et la même forme pharmaceutique

Explication

Un générique est conçu à partir de la molécule d’un médicament déjà autorisé, après la chute de son brevet dans le domaine public, tout en conservant la même composition qualitative et quantitative en principes actifs et la même forme pharmaceutique. Un biomédicament, en revanche, provient d’une source biologique.

6. Dans quelle situation une autorisation temporaire d’utilisation peut-elle permettre l’accès à un médicament ?

Pour commercialiser un médicament après l’expiration de son brevet, sans condition liée à la gravité de la maladie
Pour plusieurs patients, sur demande du fabricant, lorsqu’une indication précise est déjà validée
Pour une période limitée, sans AMM, dans une pathologie grave ou rare ou en l’absence d’alternative thérapeutique
Pour une durée de trois ans, avec AMM, lorsque le médicament est prescrit dans une indication différente

Pour une période limitée, sans AMM, dans une pathologie grave ou rare ou en l’absence d’alternative thérapeutique

Explication

L’ATU permet exceptionnellement de mettre à disposition, pour une période limitée, un médicament sans AMM dans une pathologie grave ou rare ou en l’absence d’alternative thérapeutique. La RTU concerne au contraire un médicament qui dispose déjà d’une AMM, mais utilisé dans des conditions différentes.

7. Quelle distinction entre l’AAP et l’AAC est exacte ?

L’AAP concerne un patient et une demande du prescripteur, tandis que l’AAC concerne plusieurs patients et une demande du fabricant
L’AAP concerne un médicament sans AMM, tandis que l’AAC concerne une indication différente d’une AMM existante
L’AAP concerne plusieurs patients et une demande du fabricant, tandis que l’AAC concerne un patient et une demande du prescripteur
L’AAP est accordée pour trois ans, tandis que l’AAC est accordée pour une période limitée sans condition de patient

L’AAP concerne un patient et une demande du prescripteur, tandis que l’AAC concerne plusieurs patients et une demande du fabricant

Explication

L’AAP est accordée pour un patient et une indication, à la suite d’une demande effectuée par le prescripteur. L’AAC concerne un ensemble de patients dans une indication précise, avec une demande faite par le fabricant.

8. Quelle situation correspond à une recommandation temporaire d’utilisation ?

Un fabricant demande pour plusieurs patients l’accès compassionnel à un médicament dans une indication précise
L’ANSM autorise pour trois ans au maximum la prescription d’un médicament déjà doté d’une AMM dans une indication ou selon des conditions différentes, en l’absence d’alternative autorisée
Un prescripteur demande pour un patient l’accès à un médicament dans une indication déterminée
L’ANSM autorise pour une période limitée un médicament dépourvu d’AMM dans une pathologie grave ou rare

L’ANSM autorise pour trois ans au maximum la prescription d’un médicament déjà doté d’une AMM dans une indication ou selon des conditions différentes, en l’absence d’alternative autorisée

Explication

La RTU est accordée par l’ANSM pour trois ans au maximum lorsqu’un médicament possédant une AMM est utilisé dans une indication ou selon des conditions différentes, en l’absence d’alternative médicamenteuse autorisée. La mise à disposition d’un médicament sans AMM relève plutôt de l’ATU.

9. Quels sont les trois sous-dossiers du dossier global d’AMM ?

Pharmacologique, biologique et réglementaire
Préclinique, thérapeutique et commercial
Clinique, administratif et économique
Analytique, pharmaco-toxicologique et clinique

Analytique, pharmaco-toxicologique et clinique

Explication

Le dossier global d’AMM est structuré en trois sous-dossiers : analytique, pharmaco-toxicologique et clinique. Le dossier clinique ne remplace donc pas le dossier pharmaco-toxicologique, qui porte notamment sur les études précliniques.

10. Quelle étude appartient au dossier pharmaco-toxicologique d’un médicament ?

La détermination de la dose optimale chez des malades
L’analyse de la sécurité après la mise sur le marché
L’étude de la cancérogenèse chez l’animal
L’évaluation comparative de l’efficacité thérapeutique

L’étude de la cancérogenèse chez l’animal

Explication

Le dossier pharmaco-toxicologique comprend notamment les études de cancérogenèse, de mutagenèse et de tératogenèse, ainsi que des études pharmacologiques et toxicologiques. L’efficacité comparative et la sécurité après commercialisation relèvent des phases cliniques.

11. Quelle combinaison d’exigences correspond à la loi Huriet pour réaliser un essai clinique ?

Information du patient, consentement oral, assurance de l’investigateur et avis du laboratoire
Consentement écrit, absence d’assurance, autorisation du promoteur et contrôle hospitalier
Information du patient, consentement écrit, financement public et validation par le pharmacien
Information du patient, consentement écrit, assurance du promoteur et autorisation de l’ANSM

Information du patient, consentement écrit, assurance du promoteur et autorisation de l’ANSM

Explication

La loi Huriet impose l’information du patient, son consentement écrit, une assurance privée souscrite par le promoteur et l’autorisation de l’ANSM. Le consentement oral et l’absence d’assurance ne satisfont pas ces exigences.

12. Quelle succession décrit correctement l’objectif général des phases cliniques I à IV ?

Dose optimale, sécurité après l’AMM, tolérance, puis efficacité comparative avant l’AMM
Tolérance et devenir, efficacité et dose, comparaison thérapeutique, puis sécurité après l’AMM
Sécurité après l’AMM, tolérance, comparaison thérapeutique, puis recherche de la dose
Efficacité comparative, tolérance, sécurité après l’AMM, puis détermination du devenir

Tolérance et devenir, efficacité et dose, comparaison thérapeutique, puis sécurité après l’AMM

Explication

Les phases étudient d’abord la tolérance et le devenir du médicament, puis son efficacité et sa dose optimale, ensuite son efficacité comparative, et enfin sa sécurité après l’AMM. La phase IV intervient donc après l’obtention de l’AMM, et non avant.

13. Chez quels participants la phase I est-elle généralement réalisée ?

Environ 100 personnes malades
Environ 20 volontaires sains
Des patients à risque suivis après l’AMM
Plusieurs centaines de patients traités

Environ 20 volontaires sains

Explication

La phase I est menée chez un petit groupe d’environ 20 volontaires sains afin d’étudier la tolérance, les doses et le devenir du médicament. Les personnes malades et l’évaluation de l’efficacité correspondent davantage aux phases ultérieures.

14. Quel objectif caractérise principalement la phase II ?

Étudier chez des volontaires sains le devenir initial du médicament
Évaluer chez des malades l’efficacité, la relation dose-effet et la dose optimale
Rechercher après l’AMM des effets indésirables encore inconnus
Démontrer avant l’AMM l’efficacité comparative à grande échelle

Évaluer chez des malades l’efficacité, la relation dose-effet et la dose optimale

Explication

La phase II est conduite chez environ 100 personnes malades pour étudier la tolérance à court terme, l’efficacité, la relation dose-effet et la dose optimale, souvent avec un placebo. La recherche d’effets indésirables après l’AMM relève de la phase IV.

15. Quel résultat est attendu de la phase III avant l’obtention de l’AMM ?

La démonstration de l’efficacité thérapeutique comparative et l’évaluation de la sécurité
La détermination initiale de la tolérance chez des volontaires sains
Le dépistage des effets indésirables apparus après la commercialisation
La recherche d’une nouvelle forme galénique chez certains patients

La démonstration de l’efficacité thérapeutique comparative et l’évaluation de la sécurité

Explication

La phase III compare l’efficacité thérapeutique à celle d’un placebo ou d’une molécule de référence et évalue la qualité, l’efficacité et la sécurité en vue de l’AMM. Le dépistage après commercialisation et le développement de formes galéniques relèvent de la phase IV.

16. Quelle définition correspond à la pharmacovigilance ?

La détermination de la dose optimale chez des volontaires sains
L’évaluation de l’efficacité thérapeutique avant l’autorisation de mise sur le marché
La comparaison d’un médicament avec un placebo pendant un essai clinique
La surveillance du risque d’effet indésirable lié à l’utilisation des médicaments

La surveillance du risque d’effet indésirable lié à l’utilisation des médicaments

Explication

La pharmacovigilance surveille le risque d’effets indésirables résultant de l’utilisation des médicaments. Les autres propositions décrivent principalement des objectifs des essais cliniques réalisés avant l’AMM.

17. Quelle activité fait partie du processus de pharmacovigilance après le signalement d’un effet indésirable ?

Évaluer et exploiter les informations pour prévenir les risques
Attribuer automatiquement l’effet au médicament suspecté
Remplacer l’information recueillie par une hypothèse thérapeutique
Limiter l’analyse aux résultats d’efficacité obtenus avant l’AMM

Évaluer et exploiter les informations pour prévenir les risques

Explication

La pharmacovigilance comprend le recueil, l’enregistrement, l’évaluation et l’exploitation des informations afin de prévenir les risques, ainsi que des études de sécurité d’emploi. Un signalement ne prouve pas à lui seul que le médicament est responsable de l’effet observé.

18. Quel est le but principal du système de pharmacovigilance ?

Développer de nouvelles formes galéniques après une étude de stabilité
Alerter et dépister précocement de nouveaux problèmes de iatrogénie médicamenteuse
Obtenir l’AMM en démontrant l’efficacité comparative d’un médicament
Déterminer la dose optimale pendant les premiers essais chez l’humain

Alerter et dépister précocement de nouveaux problèmes de iatrogénie médicamenteuse

Explication

Le système de pharmacovigilance vise l’alerte et le dépistage précoce de nouveaux problèmes de iatrogénie médicamenteuse. L’obtention de l’AMM et la détermination de la dose optimale correspondent à des objectifs des phases cliniques.

19. Qui doit déclarer immédiatement un effet indésirable grave ou inattendu susceptible d’être dû à un médicament ?

Tout professionnel de santé ou patient, auprès du centre régional ou de l’ANSM
Le médecin prescripteur, auprès du fabricant après confirmation biologique
L’investigateur de l’essai, auprès du comité d’éthique lors du bilan annuel
Le pharmacien hospitalier, auprès de l’assurance maladie après expertise

Tout professionnel de santé ou patient, auprès du centre régional ou de l’ANSM

Explication

Tout professionnel de santé ou patient qui constate un effet indésirable grave ou inattendu susceptible d’être lié à un médicament doit le déclarer immédiatement au centre régional de pharmacovigilance ou à l’ANSM. La déclaration n’est donc pas réservée au médecin prescripteur ni limitée au cadre d’un essai clinique.

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Qu'est-ce que l'autorisation de mise sur le marché ?

C'est l'autorisation de commercialiser un médicament fabriqué industriellement.

Quelle agence accorde les AMM en France ?

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Quelle agence gère l'évaluation européenne des médicaments ?

L'Agence européenne du médicament (EMA).

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