QCM : Psychotropes essentiels — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise principalement un psychotrope ?

Une technique psychologique qui transforme l’humeur par un échange verbal
Une substance chimique qui modifie le fonctionnement du système nerveux central et certains comportements
Une substance biologique qui agit sur les muscles sans modifier les fonctions cérébrales
Un médicament qui agit sur les organes digestifs en régulant leur activité

Une substance chimique qui modifie le fonctionnement du système nerveux central et certains comportements

Explication

Un psychotrope cible le système nerveux central et modifie notamment les neurotransmetteurs ou les récepteurs, ce qui peut transformer le comportement, l’humeur, l’activité ou la perception. Une substance agissant sur les muscles ou les organes digestifs ne correspond pas à cette définition.

2. Par quel mécanisme général un psychotrope peut-il transformer la perception ou l’humeur ?

En stimulant la digestion pour produire indirectement une modification durable du comportement
En modifiant certains paramètres biochimiques du système nerveux central, notamment les neurotransmetteurs et les récepteurs
En augmentant la force musculaire grâce à une action directe sur les tendons et les articulations
En neutralisant les échanges gazeux pulmonaires afin de ralentir l’activité de l’organisme

En modifiant certains paramètres biochimiques du système nerveux central, notamment les neurotransmetteurs et les récepteurs

Explication

Les psychotropes agissent sur des paramètres biochimiques du système nerveux central, en particulier les neurotransmetteurs et les récepteurs. Les autres mécanismes proposés concernent des systèmes qui ne définissent pas l’action psychotrope.

3. Quelle propriété définit un hypnotique ?

Il peut corriger une perte de mémoire en stimulant les récepteurs sensoriels
Il peut induire ou maintenir le sommeil
Il peut réduire une douleur sans modifier le cycle veille-sommeil
Il peut augmenter la vigilance lors d’une activité prolongée

Il peut induire ou maintenir le sommeil

Explication

Un hypnotique est une substance capable d’induire et ou de maintenir le sommeil. Une action analgésique, stimulante ou amnésiante ne constitue pas la définition d’un hypnotique.

4. Laquelle de ces associations présente les quatre propriétés des benzodiazépines ?

Anxiolytique, sédative, anticonvulsivante et myorelaxante
Antidépressive, stimulante, analgésique et antipyrétique
Antipsychotique, antibiotique, anti-inflammatoire et diurétique
Hypnotique, laxative, anticoagulante et bronchodilatatrice

Anxiolytique, sédative, anticonvulsivante et myorelaxante

Explication

Les benzodiazépines ont des propriétés anxiolytiques, sédatives, anticonvulsivantes et myorelaxantes. Les autres associations mélangent des effets ou des classes thérapeutiques qui ne correspondent pas à leurs quatre propriétés citées.

5. Quelle conduite respecte les règles d’un traitement hypnotique ?

Maintenir une dose élevée pendant plusieurs mois et interrompre le traitement en une seule fois
Associer deux hypnotiques, augmenter la dose selon l’insomnie et arrêter le traitement dès l’amélioration
Employer la dose minimale efficace, limiter la durée et arrêter progressivement avec une réévaluation régulière
Remplacer la réévaluation par une prolongation automatique lorsque le sommeil s’améliore

Employer la dose minimale efficace, limiter la durée et arrêter progressivement avec une réévaluation régulière

Explication

Le traitement hypnotique doit employer la dose minimale efficace, durer idéalement moins de quatre semaines, être arrêté par paliers et faire l’objet de réévaluations régulières. Un arrêt brutal ou l’association de deux hypnotiques ne respecte pas ces règles.

6. Quel traitement est indiqué comme antidote intraveineux d’un surdosage en benzodiazépines ?

La doxylamine administrée par voie intramusculaire
La mélatonine administrée par voie orale
Le zolpidem administré par voie sublinguale
Le flumazénil administré par voie intraveineuse

Le flumazénil administré par voie intraveineuse

Explication

Le flumazénil administré par voie intraveineuse est l’antidote du surdosage en benzodiazépines. La mélatonine, la doxylamine et le zolpidem sont des substances utilisées dans le domaine du sommeil, mais elles ne constituent pas l’antidote indiqué.

7. Quand l’anxiété devient-elle pathologique ?

Lorsqu’elle est répétitive et invalidante, au-delà d’un sentiment ponctuel d’attente ou de peur
Lorsqu’elle apparaît une fois et reste compatible avec les activités quotidiennes
Lorsqu’elle accompagne une situation précise sans perturber le fonctionnement de la personne
Lorsqu’elle provoque une fatigue légère mais disparaît rapidement sans conséquence fonctionnelle

Lorsqu’elle est répétitive et invalidante, au-delà d’un sentiment ponctuel d’attente ou de peur

Explication

L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle est répétitive et invalidante. Une anxiété ponctuelle qui ne gêne pas le fonctionnement de la personne ne répond pas à ce critère.

8. Lequel de ces ensembles regroupe les quatre troubles anxieux cités ?

Insomnie, dépression, amnésie et trouble déficitaire de l’attention
Délire, hallucinations, manie et épisode dépressif caractérisé
Crise d’angoisse, phobies, trouble anxieux généralisé et troubles obsessionnels compulsifs
Somatisation, addiction, démence et trouble de la personnalité antisociale

Crise d’angoisse, phobies, trouble anxieux généralisé et troubles obsessionnels compulsifs

Explication

Les quatre troubles anxieux cités sont la crise d’angoisse, les phobies, le trouble anxieux généralisé et les troubles obsessionnels compulsifs. Les autres ensembles associent des troubles appartenant à des catégories psychiatriques différentes.

9. Quelle stratégie est recommandée pour l’utilisation de benzodiazépines chez une personne âgée ?

Arrêter toute surveillance, choisir une demi-vie courte et maintenir le traitement malgré une perte d’autonomie
Augmenter les doses, privilégier une demi-vie longue et limiter la surveillance aux troubles du sommeil
Conserver les mêmes doses, choisir une demi-vie longue et surveiller principalement la tension artérielle
Réduire les doses, privilégier une demi-vie courte et surveiller la sédation ainsi que les chutes

Réduire les doses, privilégier une demi-vie courte et surveiller la sédation ainsi que les chutes

Explication

Chez la personne âgée, il faut diminuer les doses, privilégier les benzodiazépines à demi-vie courte et surveiller notamment la sédation, les troubles psychomoteurs, les chutes, les fractures et la perte d’autonomie. Une demi-vie longue favorise l’accumulation et la sédation, ce qui rend cette stratégie moins adaptée.

10. Quelle règle s’applique à la durée et à l’arrêt d’un traitement anxiolytique ?

Il doit être poursuivi plusieurs mois et arrêté rapidement dès la disparition des symptômes
Il doit utiliser une dose élevée et être interrompu immédiatement après une amélioration initiale
Il doit associer deux anxiolytiques et être renouvelé sans réévaluation lorsque l’anxiété persiste
Il doit être prescrit moins de douze semaines et arrêté progressivement après une réévaluation régulière

Il doit être prescrit moins de douze semaines et arrêté progressivement après une réévaluation régulière

Explication

Un traitement anxiolytique doit employer la dose minimale efficace, être prescrit moins de douze semaines, puis être arrêté progressivement et réévalué régulièrement. Une durée prolongée, un arrêt immédiat ou l’association de deux anxiolytiques ne correspondent pas aux règles indiquées.

11. Quelle est l’indication principale d’un neuroleptique ou antipsychotique ?

Stimuler la vigilance et renforcer l’activité intellectuelle
Corriger les troubles cognitifs liés au vieillissement cérébral
Calmer l’agitation et réduire certaines atteintes psychotiques
Prévenir les rechutes thymiques dans les troubles bipolaires

Calmer l’agitation et réduire certaines atteintes psychotiques

Explication

Un neuroleptique est utilisé pour apaiser l’agitation et atténuer certaines manifestations psychotiques. Les autres propositions correspondent à des objectifs associés à d’autres classes thérapeutiques ou à des indications non établies ici.

12. Quels sont les trois effets psychiques caractéristiques des neuroleptiques ?

Un effet stimulant, un effet anxiolytique et un effet thymorégulateur
Un effet sédatif, un effet antiproductif et un effet désinhibiteur
Un effet analgésique, un effet myorelaxant et un effet anticonvulsivant
Un effet hypnotique, un effet antidépresseur et un effet amnésiant

Un effet sédatif, un effet antiproductif et un effet désinhibiteur

Explication

Les neuroleptiques peuvent produire des effets sédatif, antiproductif et désinhibiteur. Les autres ensembles mélangent des effets qui ne constituent pas la triade psychique décrite pour cette classe.

13. Quelle distinction entre neuroleptiques conventionnels et atypiques est correcte ?

Les conventionnels sont sédatifs et les atypiques sont dépourvus d’effets psychiques
Les conventionnels relèvent de la deuxième génération et les atypiques de la première
Les conventionnels relèvent de la première génération et les atypiques de la deuxième
Les conventionnels traitent l’anxiété et les atypiques traitent les troubles neurologiques

Les conventionnels relèvent de la première génération et les atypiques de la deuxième

Explication

La classification distingue les neuroleptiques conventionnels de première génération des neuroleptiques atypiques de deuxième génération. Inverser les générations constitue la confusion principale, tandis que les autres propositions ne définissent pas cette distinction.

14. Quelle surveillance est indispensable chez un patient traité par clozapine ?

La glycémie et le dosage régulier des hormones thyroïdiennes
Le dosage des enzymes pancréatiques et la recherche d’une protéinurie
La mesure de la pression intraoculaire et l’examen de l’acuité visuelle
La numération formule sanguine et le taux de polynucléaires neutrophiles

La numération formule sanguine et le taux de polynucléaires neutrophiles

Explication

La clozapine peut provoquer une leucopénie ou une agranulocytose, ce qui justifie la surveillance de la numération formule sanguine et des polynucléaires neutrophiles. Les autres examens ne correspondent pas au risque hématologique mis en avant pour ce médicament.

15. Quel effet caractérise principalement un psychostimulant ?

Il stabilise l’humeur, apaise l’anxiété et favorise l’endormissement
Il stimule l’activité mentale, augmente la vigilance et renforce l’activité intellectuelle
Il réduit les symptômes psychotiques, calme l’agitation et provoque une sédation
Il diminue l’éveil, ralentit la pensée et réduit la tension émotionnelle

Il stimule l’activité mentale, augmente la vigilance et renforce l’activité intellectuelle

Explication

Un psychostimulant augmente la vigilance, l’activité mentale et l’activité intellectuelle, tout en stimulant la tension émotionnelle. La proposition évoquant une diminution de l’éveil décrit un effet opposé à celui recherché.

16. Chez quel patient le méthylphénidate peut-il être indiqué dans les situations décrites ?

Un enfant de plus de 6 ans présentant un TDAH ou une narcolepsie
Un adolescent présentant une psychose aiguë sans trouble attentionnel
Un enfant de moins de 6 ans présentant une insomnie persistante
Un adulte présentant une dépression résistante sans trouble de vigilance

Un enfant de plus de 6 ans présentant un TDAH ou une narcolepsie

Explication

Le méthylphénidate est indiqué dans la narcolepsie et le TDAH chez l’enfant de plus de 6 ans. L’âge inférieur à 6 ans constitue la confusion documentée, et les autres situations ne correspondent pas aux indications citées.

17. Quel ensemble de critères correspond au diagnostic de dépression décrit ici ?

Un symptôme isolé durant quelques jours, sans retentissement sur la vie quotidienne
Au moins deux manifestations durant une semaine, avec amélioration spontanée du fonctionnement social
Au moins cinq manifestations durant plus de deux semaines, avec souffrance ou altération du fonctionnement social
Une fatigue persistante durant plusieurs mois, sans autre manifestation émotionnelle

Au moins cinq manifestations durant plus de deux semaines, avec souffrance ou altération du fonctionnement social

Explication

Le diagnostic repose sur au moins cinq manifestations présentes pendant plus de deux semaines, associées à une souffrance cliniquement significative ou à une altération du fonctionnement social. Un symptôme isolé et bref ne suffit pas à établir ce diagnostic.

18. Quelle classe d’antidépresseurs est la plus prescrite pour traiter la dépression et les troubles anxieux ?

Les psychostimulants employés pour augmenter la vigilance et l’activité mentale
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
Les neuroleptiques conventionnels destinés à réduire les symptômes psychotiques
Les thymorégulateurs utilisés pour réguler l’humeur bipolaire

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

Explication

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine sont les antidépresseurs les plus prescrits dans la dépression et les troubles anxieux. Les thymorégulateurs concernent principalement la régulation de l’humeur bipolaire, ce qui constitue la confusion la plus plausible.

19. Quel signe chez une personne traitée par un ISRS doit faire suspecter un syndrome sérotoninergique ?

Une somnolence légère correspondant à une diminution habituelle de la vigilance
Une amélioration de l’humeur apparaissant après plusieurs semaines de traitement
Une fièvre supérieure à 38 °C évoquant un excès de sérotonine dans le système nerveux central
Une prise de poids progressive liée à une modification durable de l’appétit

Une fièvre supérieure à 38 °C évoquant un excès de sérotonine dans le système nerveux central

Explication

Le syndrome sérotoninergique est une urgence grave liée à un excès de sérotonine, et une fièvre supérieure à 38 °C sous ISRS doit le faire suspecter. Une amélioration de l’humeur constitue au contraire un objectif thérapeutique et ne signale pas ce syndrome.

20. Quelle conduite correspond au suivi initial d’un traitement antidépresseur ?

Évaluer l’effet après au moins trois semaines, poursuivre plusieurs mois, arrêter progressivement et surveiller le risque suicidaire au début
Conclure à l’échec après quelques jours, arrêter brutalement et écarter le risque suicidaire initial
Attendre la fin du traitement avant d’évaluer l’effet et réserver la surveillance suicidaire aux rechutes
Évaluer l’effet dès la première prise, poursuivre quelques jours et interrompre dès l’amélioration

Évaluer l’effet après au moins trois semaines, poursuivre plusieurs mois, arrêter progressivement et surveiller le risque suicidaire au début

Explication

L’effet thérapeutique s’évalue après au moins trois semaines, le traitement se poursuit plusieurs mois, puis son arrêt est progressif avec une surveillance du risque suicidaire au début. Un arrêt brutal ou une évaluation après seulement quelques jours ne respecte pas cette conduite.

21. Quel est le rôle principal d’un thymorégulateur dans les troubles bipolaires ?

Réguler l’humeur et réduire les épisodes maniaques ou dépressifs
Traiter prioritairement les symptômes délirants des troubles psychotiques
Augmenter durablement l’activité motrice pendant les épisodes dépressifs
Prévenir principalement les crises convulsives sans agir sur l’humeur

Réguler l’humeur et réduire les épisodes maniaques ou dépressifs

Explication

Un thymorégulateur, ou normothymique, vise à stabiliser l’humeur et à contrer les accès maniaques et dépressifs du trouble bipolaire. Les symptômes psychotiques et les crises convulsives peuvent relever d’autres traitements, mais ne définissent pas cette fonction principale.

22. Lequel des traitements suivants appartient à la classe des thymorégulateurs cités ?

La rispéridone
La lamotrigine
Le méthylphénidate
La sertraline

La lamotrigine

Explication

La lamotrigine fait partie des thymorégulateurs cités, avec notamment le lithium, le divalproate, le valproate et la carbamazépine. La sertraline est un antidépresseur, le méthylphénidate un psychostimulant et la rispéridone un antipsychotique.

23. Une personne prenant du lithium doit effectuer son dosage sanguin dans quelles conditions ?

Après le repas, deux heures après la dernière prise
À jeun, douze heures après la dernière prise
À jeun, immédiatement avant la prise suivante
Sans contrainte alimentaire, immédiatement après la prise

À jeun, douze heures après la dernière prise

Explication

Le lithium possède une marge thérapeutique étroite, ce qui impose un dosage sanguin régulier à jeun, douze heures après la dernière prise. Un prélèvement réalisé immédiatement après l’administration ne permet pas d’appliquer correctement cette règle de surveillance.

24. Une personne traitée par carbamazépine utilise une pilule contraceptive : quel risque médicamenteux faut-il prendre en compte ?

Une majoration de l’effet contraceptif par ralentissement hépatique
Une augmentation de l’efficacité contraceptive par inhibition enzymatique
Une diminution de l’efficacité contraceptive par induction enzymatique
Une neutralisation de l’effet thymorégulateur par absorption intestinale

Une diminution de l’efficacité contraceptive par induction enzymatique

Explication

La carbamazépine est un inducteur enzymatique et peut ainsi diminuer l’efficacité des pilules contraceptives. Les propositions fondées sur une inhibition ou un ralentissement enzymatique décrivent le mécanisme inverse.

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Qu'est-ce qu'un psychotrope ?

Une substance chimique ciblant le système nerveux central.

Quelles cibles biochimiques modifie un psychotrope ?

Les neurotransmetteurs et les récepteurs.

Quel effet un psychotrope a-t-il sur le comportement ?

Il transforme le comportement, l’humeur, l’activité ou la perception.

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