QCM : Raisonnement clinique en kinésithérapie — 54 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise l’épaule raide par rapport à l’épaule instable ?

L’épaule raide présente une laxité, tandis que l’épaule instable limite les amplitudes
L’épaule raide concerne les tendons, tandis que l’épaule instable concerne exclusivement les muscles
L’épaule raide limite les amplitudes, tandis que l’épaule instable présente une laxité ou une luxation
L’épaule raide provoque une compression nerveuse, tandis que l’épaule instable entraîne une fracture

L’épaule raide limite les amplitudes, tandis que l’épaule instable présente une laxité ou une luxation

Explication

L’épaule raide se définit par une limitation des amplitudes, alors que l’épaule instable se manifeste par une laxité ou une luxation. Ces deux atteintes ne correspondent donc pas au même mécanisme.

2. Quelle proportion des lombalgies correspond à la lombalgie non spécifique ?

2 %
90 %
50 %
8 %

90 %

Explication

La lombalgie non spécifique représente 90 % des lombalgies. Les formes spécifiques représentent 8 %, tandis que celles associées à un déficit neurologique représentent 2 %.

3. Quel est le rôle principal de la coiffe des rotateurs ?

Produire principalement la flexion du coude
Maintenir le centrage de la tête humérale
Remplacer le fonctionnement du long biceps
Stabiliser exclusivement l’articulation du poignet

Maintenir le centrage de la tête humérale

Explication

La coiffe des rotateurs, composée de quatre muscles principaux et d’un muscle accessoire, contribue au maintien du centrage de la tête humérale. Le long biceps n’est pas présenté comme l’un des quatre muscles principaux de la coiffe.

4. Quel enchaînement décrit l’évolution classique des pathologies de la coiffe des rotateurs ?

Perforation, tendinose, bursite puis rupture
Bursite, tendinose, perforation ou rupture
Tendinose, rupture, bursite puis perforation
Rupture, bursite, tendinose puis perforation

Bursite, tendinose, perforation ou rupture

Explication

L’évolution classique commence par une bursite, se poursuit par une tendinose, puis peut aboutir à une perforation ou à une rupture. La rupture constitue donc un stade plus avancé que la bursite.

5. Chez une personne présentant une atteinte tendineuse de la coiffe, quelle comparaison des mobilités est généralement attendue ?

La mobilité active est supérieure à la mobilité passive
Les mobilités active et passive sont diminuées de manière identique
La mobilité passive est généralement supérieure à la mobilité active
La mobilité passive est absente alors que la mobilité active est conservée

La mobilité passive est généralement supérieure à la mobilité active

Explication

Dans une atteinte tendineuse de la coiffe, la mobilité passive est généralement supérieure à la mobilité active. À l’inverse, une capsulite diminue les mobilités passive et active.

6. Quelle définition correspond à une tendinopathie de la coiffe ?

Une luxation de la tête humérale causée par une laxité capsulaire
Une inflammation isolée du tendon sans désorganisation structurelle
Une rupture musculaire aiguë limitée aux muscles de l’épaule
Une désorganisation des fibres de collagène liée au surmenage ou au traumatisme, avec atteinte péri-tendineuse

Une désorganisation des fibres de collagène liée au surmenage ou au traumatisme, avec atteinte péri-tendineuse

Explication

La tendinopathie correspond à une désorganisation des fibres de collagène du tendon liée au surmenage ou au traumatisme. Elle n’est pas définie par une inflammation tendineuse, mais s’accompagne d’une atteinte péri-tendineuse.

7. Dans quelle circonstance la luxation gléno-humérale antérieure survient-elle notamment ?

En rétropulsion et rotation latérale
Lors d’une compression axiale du poignet
En flexion et rotation médiale uniquement
Lors d’une immobilisation prolongée du coude

En rétropulsion et rotation latérale

Explication

La luxation gléno-humérale antérieure survient notamment en rétropulsion et rotation latérale. La luxation postérieure, quant à elle, est décrite comme rare.

8. Après combien de récidives de luxation gléno-humérale antérieure une chirurgie avec immobilisation de trois semaines est-elle indiquée dans le cours ?

Après une seule récidive
Après cinq récidives
Après trois récidives
Après deux récidives

Après deux récidives

Explication

Après deux récidives de luxation gléno-humérale antérieure, le cours indique une chirurgie suivie d’une immobilisation pendant trois semaines.

9. Quelles sont les trois phases d’évolution de la capsulite rétractile ?

Phase passive, phase active puis phase de renforcement
Phase inflammatoire, phase de rupture puis phase de cicatrisation
Phase chaude, phase froide puis phase de récupération
Phase douloureuse, phase luxée puis phase prothétique

Phase chaude, phase froide puis phase de récupération

Explication

La capsulite rétractile évolue en trois phases : une phase chaude, une phase froide, puis une phase de récupération. Elle diminue les amplitudes passive et active.

10. Sur quel mécanisme repose principalement une prothèse inversée de l’épaule ?

La conservation complète du fonctionnement de la coiffe des rotateurs
Le remplacement du deltoïde par les muscles de la coiffe
Le renforcement du deltoïde lorsque la coiffe est absente
La restauration exclusive de la mobilité du coude

Le renforcement du deltoïde lorsque la coiffe est absente

Explication

La prothèse inversée repose davantage sur le renforcement du deltoïde et s’utilise notamment lorsque la coiffe est absente. La prothèse anatomique, elle, conserve un fonctionnement dépendant de la coiffe.

11. Quelle association caractérise correctement l’épicondylite et l’épitrochléite ?

L’épicondylite est latérale et touche surtout les fléchisseurs, tandis que l’épitrochléite est médiale et touche surtout les extenseurs.
L’épicondylite et l’épitrochléite sont toutes deux médiales et touchent principalement les muscles pronateurs.
L’épicondylite est latérale et touche surtout les extenseurs, tandis que l’épitrochléite est médiale et touche surtout les fléchisseurs.
L’épicondylite est médiale et touche surtout les fléchisseurs, tandis que l’épitrochléite est latérale et touche surtout les extenseurs.

L’épicondylite est latérale et touche surtout les extenseurs, tandis que l’épitrochléite est médiale et touche surtout les fléchisseurs.

Explication

L’épicondylite concerne principalement les muscles supinateurs et extenseurs à insertion latérale. L’épitrochléite touche plutôt les muscles pronateurs et fléchisseurs à insertion médiale.

12. Quelle prise en charge correspond à une rééducation adaptée des tendinopathies du coude ?

Privilégier les AINS au long cours et éviter toute remise en charge jusqu’à disparition totale de la douleur.
Imposer un repos complet prolongé, puis reprendre les activités sans modifier les facteurs déclenchants.
Commencer par une remise en charge maximale et réserver le traitement antalgique aux échecs thérapeutiques.
Associer un traitement antalgique sans AINS, une remise en charge progressive et la correction des facteurs déclenchants.

Associer un traitement antalgique sans AINS, une remise en charge progressive et la correction des facteurs déclenchants.

Explication

La rééducation associe un traitement antalgique sans AINS, une reprise progressive de la charge et la correction des facteurs déclenchants. Le repos prolongé ou la reprise brutale ne correspondent pas à cette approche.

13. Comment la lombalgie est-elle définie dans une approche biopsychosociale ?

Comme une douleur déterminée uniquement par la sensibilité neurale, indépendamment du contexte de vie du patient.
Comme un symptôme modulable dont le seuil douloureux varie selon le contexte biopsychosocial et la sensibilité neurale.
Comme une lésion structurelle fixe dont l’intensité dépend principalement de l’importance de l’anomalie anatomique.
Comme un symptôme exclusivement psychologique lorsque les examens d’imagerie ne montrent pas de lésion spécifique.

Comme un symptôme modulable dont le seuil douloureux varie selon le contexte biopsychosocial et la sensibilité neurale.

Explication

La lombalgie est considérée comme un symptôme modulable : son seuil douloureux dépend à la fois du contexte biopsychosocial et de la sensibilité neurale. Elle ne se réduit donc ni à une lésion anatomique ni à un facteur psychologique unique.

14. Quelle affirmation décrit correctement la répartition des lombalgies présentée dans le cours ?

14 % sont chroniques, tandis que 80 % sont modulables et soignées en trois mois.
La moitié sont chroniques, tandis que l’autre moitié est modulable et soignée en trois mois.
80 % sont chroniques, tandis que 14 % sont modulables et soignées en trois mois.
14 % sont modulables et soignées en trois mois, tandis que 80 % sont chroniques.

14 % sont chroniques, tandis que 80 % sont modulables et soignées en trois mois.

Explication

Selon les données présentées, 14 % des lombalgies sont chroniques et 80 % sont décrites comme modulables et soignées en trois mois. Ces deux pourcentages ne doivent pas être inversés.

15. Lors d’un bilan lombaire complet, quel ensemble d’éléments doit être recherché ?

Principalement la douleur au repos, la palpation abdominale, l’équilibre vestibulaire et la mobilité de l’épaule.
Les drapeaux rouges et jaunes, les marqueurs douloureux, les mouvements en charge et en décharge, la neurodynamique, le contrôle moteur et la sacro-iliaque.
Les drapeaux jaunes, la mobilité cervicale, les réflexes des membres supérieurs et la respiration thoracique.
Uniquement les drapeaux rouges, l’imagerie lombaire et la force musculaire des membres inférieurs.

Les drapeaux rouges et jaunes, les marqueurs douloureux, les mouvements en charge et en décharge, la neurodynamique, le contrôle moteur et la sacro-iliaque.

Explication

Le bilan lombaire explore ces différents domaines afin d’identifier les facteurs spécifiques, contextuels, mécaniques et neurodynamiques. Les drapeaux rouges orientent vers une pathologie spécifique, tandis que les drapeaux jaunes concernent notamment le contexte biopsychosocial.

16. Quelle structure est principalement atteinte dans une névralgie cervico-brachiale ?

Le nerf occipital situé dans la région sous-occipitale.
Une racine nerveuse dans le cadre d’un conflit disco-radiculaire.
Une articulation périphérique responsable d’une douleur projetée au coude.
Le paquet neurovasculaire comprimé dans le défilé thoraco-brachial.

Une racine nerveuse dans le cadre d’un conflit disco-radiculaire.

Explication

La névralgie cervico-brachiale correspond à un conflit disco-radiculaire avec atteinte d’une racine nerveuse, souvent associé à une hernie discale, à l’arthrose ou à une tumeur. La compression du paquet neurovasculaire caractérise plutôt le syndrome du défilé thoraco-brachial.

17. Quelle combinaison regroupe des examens pouvant confirmer une névralgie cervico-brachiale ?

Le test de Romberg, l’audiométrie, le test de Trendelenburg et la radiographie du bassin.
L’IRM lombaire, le test de Thomas, le test de Jobe et la manœuvre de Valsalva.
La radiographie du genou, le test de Lasègue, le test de Phalen et l’échographie abdominale.
L’IRM, l’ULNT 1, le test de Spurling-Jackson et le test de distraction cervicale.

L’IRM, l’ULNT 1, le test de Spurling-Jackson et le test de distraction cervicale.

Explication

Les examens cités pour confirmer une névralgie cervico-brachiale comprennent notamment l’IRM, l’ULNT 1, le test de Spurling-Jackson et le test de distraction cervicale. Le test de Spurling-Jackson tend à reproduire la douleur, tandis que la distraction la soulage généralement.

18. Quelle situation correspond le mieux à un syndrome du défilé thoraco-brachial ?

Une douleur occipitale liée à une irritation du nerf occipital entre C1 et C2.
Des douleurs positionnelles accompagnées, selon les cas, de signes neurologiques, artériels ou veineux.
Une douleur latérale du coude provoquée principalement par la surcharge des muscles extenseurs.
Une douleur cervicale constante due à une atteinte isolée d’une racine nerveuse par hernie discale.

Des douleurs positionnelles accompagnées, selon les cas, de signes neurologiques, artériels ou veineux.

Explication

Le syndrome du défilé thoraco-brachial se manifeste par des douleurs dépendantes de la position et peut associer des signes neurologiques, artériels ou veineux. L’atteinte isolée d’une racine nerveuse correspond plutôt à la névralgie cervico-brachiale.

19. Quelle structure se dégrade principalement dans la gonarthrose et contribue à ses manifestations cliniques ?

Le cartilage et l’os sous-chondral
Les tendons rotulien et quadricipital
Les ligaments croisés et la capsule
Les muscles ischio-jambiers et gastrocnémiens

Le cartilage et l’os sous-chondral

Explication

La gonarthrose correspond à une dégradation mécanique du cartilage et de l’os sous-chondral, entraînant notamment douleur, œdème, amyotrophie et diminution des amplitudes. La limitation d’amplitude peut toutefois impliquer la capsule.

20. Quel objectif initial est recherché entre J1 et J15 après la pose d’une prothèse totale du genou ?

Reprendre la course et les changements d’appui
Maintenir le genou totalement immobilisé
Obtenir 120° de flexion et 30° d’extension
Obtenir 90° de flexion et 0° d’extension

Obtenir 90° de flexion et 0° d’extension

Explication

Après une prothèse totale du genou, l’appui est autorisé dès J1 et l’objectif initial est de récupérer 90° de flexion ainsi que 0° d’extension entre J1 et J15.

21. Quelle succession décrit le mieux la progression de la rééducation après une ligamentoplastie du LCA ?

Œdème et amplitudes, puis appui et renforcement, proprioception, réathlétisation
Renforcement maximal, puis repos complet, proprioception et reprise de l’appui
Travail de course immédiat, puis contrôle de l’œdème et récupération des amplitudes
Réathlétisation, puis immobilisation, massage et enfin travail des amplitudes

Œdème et amplitudes, puis appui et renforcement, proprioception, réathlétisation

Explication

La rééducation progresse de la gestion de l’œdème et des amplitudes à J0-J7 vers l’appui et le renforcement, puis la proprioception et enfin la réathlétisation.

22. Quelle prise en charge est la plus adaptée à une lésion méniscale qui provoque un blocage du genou ?

Une immobilisation sans autre intervention
Une infiltration ou une viscosupplémentation uniquement
Un programme de course et de sauts progressifs
Une suture ou une méniscectomie

Une suture ou une méniscectomie

Explication

Une lésion méniscale avec blocage peut conduire à une suture ou à une méniscectomie. En l’absence de blocage, une infiltration ou une viscosupplémentation peut être envisagée.

23. Quel mécanisme caractérise le syndrome de la bandelette ilio-tibiale chez le coureur ?

Une compression du nerf fibulaire contre la tête de la fibula
Un frottement et une compression contre le condyle fémoral
Une inflammation isolée du ligament croisé antérieur
Une rupture complète du tendon patellaire

Un frottement et une compression contre le condyle fémoral

Explication

Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale est une lésion distale provoquée par le frottement et la compression de la bandelette contre le condyle fémoral. Il est typique des coureurs et entraîne une douleur latérale du genou.

24. Quelle évolution de la douleur évoque le plus une fracture de fatigue ?

Une douleur uniquement nocturne dès le début
Une douleur d’abord à l’effort, puis persistante
Une douleur immédiatement associée à un blocage méniscal
Une douleur exclusivement déclenchée par la flexion passive

Une douleur d’abord à l’effort, puis persistante

Explication

La fracture de fatigue résulte de sursollicitations ostéoclastiques et provoque initialement une douleur à l’effort, qui peut ensuite devenir persistante. Les radiographies initiales sont normales dans environ 50 % des cas.

25. À quelle condition la remise en charge progressive débute-t-elle généralement après une élongation ou une déchirure musculaire ?

Après six semaines, indépendamment de l’évolution des symptômes
Dès le premier jour, même si la marche reste douloureuse
Uniquement après la reprise complète de la course
Lorsque la marche est indolore, vers J15-J21

Lorsque la marche est indolore, vers J15-J21

Explication

Après un protocole GREC de J1 à J14, la remise en charge progressive commence vers J15-J21 lorsque la marche est indolore. Les contractions isométriques appartiennent à cette seconde phase.

26. Quel est l’ordre général des objectifs de rééducation après un traumatisme du genou ?

Prévention des blessures, amplitudes, sport, course, contrôle moteur
Contrôle moteur, sport, immobilisation, course, amplitudes
Amplitudes, contrôle moteur, course, sport, prévention des blessures
Sport, course, amplitudes, contrôle moteur, prévention des blessures

Amplitudes, contrôle moteur, course, sport, prévention des blessures

Explication

La rééducation du genou traumatisé vise successivement la récupération des amplitudes, du contrôle moteur, de la course, du sport, puis la prévention des blessures.

27. Quel ensemble d’éléments appartient à l’examen clinique complet du genou ?

Anamnèse, mobilité, douleur, tests méniscaux et ligamentaires, palpation et évaluation musculaire
Mesure de la taille, examen respiratoire, audiométrie et tests d’équilibre uniquement
Évaluation de la douleur uniquement, sans examen des articulations voisines
Radiographie, scanner, prise de sang, échographie abdominale et examen neurologique central

Anamnèse, mobilité, douleur, tests méniscaux et ligamentaires, palpation et évaluation musculaire

Explication

L’examen clinique comprend l’anamnèse, la mobilité et la douleur, les tests méniscaux et ligamentaires, la palpation tendineuse, l’examen des articulations voisines et l’évaluation musculaire.

28. Lors d’un squat, que suggère principalement une déstabilisation antéro-postérieure du genou ?

Une origine située au niveau de la hanche
Une origine située au niveau de la cheville
Une douleur provenant directement du genou
Une atteinte exclusivement méniscale

Une origine située au niveau de la cheville

Explication

Lors du squat, une déstabilisation antéro-postérieure oriente vers la cheville. Un décalage latéral oriente plutôt vers la hanche, tandis qu’une douleur à l’aller ou au retour oriente vers le genou.

29. Quels tests explorent principalement les structures méniscales par la rotation du genou ?

Valgus, varus et test de pivot shift
Lachman, tiroir antérieur et tiroir postérieur
McMurray, Grinding Test d’Apley et Thessaly
Test de Jobe, appréhension et Yergason

McMurray, Grinding Test d’Apley et Thessaly

Explication

La rotation du genou explore les ménisques grâce à la palpation de l’interligne, au test de McMurray, au Grinding Test d’Apley et au Thessaly Test. Le Lachman recherche principalement une atteinte du ligament croisé antérieur.

30. Quelle association entre test clinique et structure ligamentaire recherchée est correcte ?

Valgus et varus pour les ligaments croisés
McMurray et Thessaly pour les ligaments latéraux
Lachman et glissements antéro-postérieurs pour les ligaments croisés
Lachman pour les ligaments latéraux et varus pour les ligaments croisés

Lachman et glissements antéro-postérieurs pour les ligaments croisés

Explication

Le Lachman et les glissements antéro-postérieurs recherchent une laxité des ligaments croisés. Les tests en valgus-varus évaluent plutôt les ligaments latéraux.

31. Quelle structure ligamentaire est atteinte dans environ 90 % des entorses latérales externes de la cheville ?

Le faisceau talo-fibulaire postérieur
Le faisceau talo-fibulaire antérieur
Le ligament médial de la cheville
Le ligament calcanéo-naviculaire

Le faisceau talo-fibulaire antérieur

Explication

Le faisceau antérieur est atteint dans environ 90 % des entorses latérales externes. L’entorse latérale interne concerne plutôt le ligament médial.

32. Quelle distinction décrit correctement les instabilités mécanique et fonctionnelle de la cheville ?

Les deux correspondent exclusivement à une fracture ligamentaire
Les deux correspondent exclusivement à une limitation articulaire
La première implique une laxité, la seconde un déficit neuromusculaire
La première implique un déficit neuromusculaire, la seconde une laxité

La première implique une laxité, la seconde un déficit neuromusculaire

Explication

L’instabilité mécanique résulte d’une laxité ligamentaire ou musculaire, tandis que l’instabilité fonctionnelle correspond à un déficit du contrôle neuromusculaire.

33. Selon les critères d’Ottawa, quelle situation justifie une radiographie de la cheville ou du pied ?

Une diminution isolée de la proprioception sans douleur osseuse
Une douleur à la palpation d’une malléole ou l’impossibilité de faire quatre pas
Une douleur musculaire apparaissant uniquement après l’effort
Une simple ecchymose sans douleur ni difficulté à la marche

Une douleur à la palpation d’une malléole ou l’impossibilité de faire quatre pas

Explication

Les critères d’Ottawa indiquent une radiographie en cas de douleur à la palpation d’une malléole, du cinquième métatarsien ou du naviculaire, ou en cas d’impossibilité de faire quatre pas.

34. Quelle progression correspond à une rééducation habituelle de la cheville ?

Renforcement maximal, immobilisation, antalgie puis reprise sportive immédiate
Antalgie, récupération d’amplitude, proprioception, renforcement, course puis sport
Proprioception seule, puis chirurgie systématique et reprise de la course
Sport, course, renforcement, immobilisation puis récupération d’amplitude

Antalgie, récupération d’amplitude, proprioception, renforcement, course puis sport

Explication

La rééducation progresse de la diminution de la douleur et de la récupération d’amplitude vers la proprioception, le renforcement, le contrôle postural, la course et enfin la reprise sportive.

35. Quels muscles doivent être particulièrement ciblés lors du renforcement de la cheville et du membre inférieur associé ?

Les extenseurs des orteils, les adducteurs de hanche et les rotateurs médiaux
Les quadriceps, les pectoraux et les muscles intrinsèques de la main
Les ischio-jambiers, les triceps brachiaux et les muscles cervicaux
Les fibulaires, les fléchisseurs du premier orteil et les abducteurs de hanche

Les fibulaires, les fléchisseurs du premier orteil et les abducteurs de hanche

Explication

Le renforcement insiste sur les muscles fibulaires, les fléchisseurs du premier orteil et les abducteurs de hanche. Les fibulaires participent notamment à la préactivation avant l’appui.

36. Quelle présentation évoque une rupture du tendon d’Achille et quelle prise en charge est attendue ?

Une douleur progressive sans bruit, traitée uniquement par des étirements
Une paresthésie des deuxième et troisième orteils, traitée par une semelle seule
Une douleur nocturne isolée, nécessitant seulement une reprise rapide de la course
Une douleur immédiate avec craquement, nécessitant une prise en charge orthopédique ou chirurgicale

Une douleur immédiate avec craquement, nécessitant une prise en charge orthopédique ou chirurgicale

Explication

La rupture du tendon d’Achille provoque une douleur immédiate et un craquement. Elle relève d’une prise en charge orthopédique ou chirurgicale, avec une récupération importante de la flexion dorsale.

37. Dans quelle situation une arthroplastie de hanche est-elle indiquée ?

Lorsqu’une simple faiblesse musculaire peut être corrigée par le renforcement
Lorsqu’un déficit de contrôle postural est isolé sans atteinte articulaire
Lorsque l’articulation est irréversiblement détruite par une arthrose importante ou une nécrose
Lorsqu’une douleur transitoire apparaît après une activité inhabituelle

Lorsque l’articulation est irréversiblement détruite par une arthrose importante ou une nécrose

Explication

L’arthroplastie remplace une articulation dont l’usure est irréversible, notamment en cas d’arthrose importante ou de nécrose. La rééducation seule ne peut pas corriger cette destruction.

38. Après une arthroplastie de hanche, quelle affirmation concernant la récupération est correcte ?

La marche débute sans aide le premier jour, et la conduite est interdite définitivement
La marche commence après six semaines, et le risque de luxation disparaît immédiatement
La marche est différée de deux mois, et la conduite reprend dès la première semaine
La marche commence dès le premier jour avec des béquilles, et la conduite reprend généralement entre quatre et six semaines

La marche commence dès le premier jour avec des béquilles, et la conduite reprend généralement entre quatre et six semaines

Explication

Après l’arthroplastie, la marche débute dès le premier jour avec des béquilles et la conduite peut être reprise entre quatre et six semaines. Le risque de luxation persiste toutefois pendant deux mois.

39. Quelles origines peuvent expliquer une pubalgie ?

Une tendinopathie du long adducteur, une ostéoarthropathie pubienne ou une pathologie de la paroi abdominale
Une tendinopathie du moyen fessier, une lésion méniscale ou une arthrose cervicale
Une entorse latérale de cheville, une fracture du naviculaire ou une épine scapulaire
Une rupture du tendon d’Achille, une nécrose de hanche ou une compression du nerf médian

Une tendinopathie du long adducteur, une ostéoarthropathie pubienne ou une pathologie de la paroi abdominale

Explication

La pubalgie peut avoir une origine tendineuse au niveau du long adducteur, articulaire au niveau de la symphyse pubienne ou liée à la paroi abdominale.

40. Quelle distinction décrit correctement les deux principales formes d’accident vasculaire cérébral ?

La forme hémorragique correspond à une dégénérescence progressive des neurones
La forme ischémique résulte d’une obstruction vasculaire, tandis que la forme hémorragique implique un saignement
La forme ischémique implique un saignement, tandis que la forme hémorragique résulte d’une obstruction vasculaire
Les deux formes résultent exclusivement d’une inflammation du tissu cérébral

La forme ischémique résulte d’une obstruction vasculaire, tandis que la forme hémorragique implique un saignement

Explication

L’AVC ischémique est lié à une obstruction vasculaire, alors que l’AVC hémorragique résulte d’un saignement. La forme ischémique représente environ 80 % des AVC.

41. Quel symptôme traduit principalement un trouble de la coordination et de l’équilibre après un AVC ?

L’aphasie
L’ataxie
L’apraxie
L’héminégligence

L’ataxie

Explication

L’ataxie correspond à un trouble de la coordination et de l’équilibre. L’apraxie concerne plutôt la réalisation d’un mouvement volontaire malgré des capacités motrices suffisantes.

42. Quelle caractéristique permet de distinguer la rigidité extrapyramidale parkinsonienne de la spasticité ?

La rigidité parkinsonienne se manifeste uniquement par une perte de sensibilité
La rigidité parkinsonienne donne une résistance en roue dentée ou en tuyau de plomb
La rigidité parkinsonienne donne une résistance élastique dépendant de la vitesse
La rigidité parkinsonienne correspond à une paralysie flasque sans résistance

La rigidité parkinsonienne donne une résistance en roue dentée ou en tuyau de plomb

Explication

La rigidité extrapyramidale de la maladie de Parkinson produit une sensation de roue dentée ou de tuyau de plomb. La spasticité se caractérise plutôt par une résistance élastique.

43. Quelle association constitue la triade caractéristique de la maladie de Parkinson ?

Tremblement d’action, spasticité et hyperréflexie
Ataxie, aphasie et héminégligence
Hémiplégie, apraxie et troubles de la sensibilité
Tremblement de repos, rigidité extrapyramidale et bradykinésie

Tremblement de repos, rigidité extrapyramidale et bradykinésie

Explication

La triade parkinsonienne associe le tremblement de repos, la rigidité extrapyramidale et la bradykinésie. Les autres associations regroupent notamment des signes d’AVC ou d’autres troubles neurologiques.

44. Quelle situation correspond à une plagiocéphalie positionnelle chez un nourrisson ?

Un aplatissement unilatéral du crâne lié à un appui prolongé, souvent associé à un torticolis congénital
Une déformation des trois plans de la colonne sans modification de la forme du crâne
Une anomalie de croissance osseuse liée à une perturbation de la vascularisation
Une inflammation aiguë des bronchioles provoquant une déformation crânienne

Un aplatissement unilatéral du crâne lié à un appui prolongé, souvent associé à un torticolis congénital

Explication

La plagiocéphalie positionnelle est un aplatissement unilatéral du crâne causé par un appui prolongé. Elle est souvent associée à un torticolis congénital par rétraction du sterno-cléido-mastoïdien.

45. Quelle différence oppose correctement la scoliose à l’attitude scoliotique ?

La scoliose correspond à une anomalie musculaire isolée, tandis que l’attitude scoliotique résulte d’une atteinte articulaire inflammatoire
La scoliose est un simple déséquilibre postural, tandis que l’attitude scoliotique est une déformation structurale dans les trois plans
La scoliose est une déformation structurale dans les trois plans, tandis que l’attitude scoliotique est un déséquilibre postural
La scoliose touche uniquement le plan frontal, tandis que l’attitude scoliotique touche uniquement le plan sagittal

La scoliose est une déformation structurale dans les trois plans, tandis que l’attitude scoliotique est un déséquilibre postural

Explication

La scoliose constitue une déformation de la colonne dans les trois plans de l’espace. L’attitude scoliotique correspond à une attitude posturale sans déformation structurale équivalente.

46. Chez un enfant atteint de bronchiolite, quelle situation impose un avis médical selon la règle de surveillance respiratoire ?

Une fréquence respiratoire de 18 par minute ou une fièvre de 39,5 °C
Une fréquence respiratoire de 45 par minute avec une température de 38 °C
Une fréquence respiratoire de 30 par minute avec une température de 37,5 °C
Une fréquence respiratoire de 55 par minute avec une température de 38,5 °C

Une fréquence respiratoire de 18 par minute ou une fièvre de 39,5 °C

Explication

Lors d’une bronchiolite, une fréquence respiratoire inférieure à 20 ou supérieure à 60 par minute, ou une fièvre supérieure à 39 °C, impose un avis médical. Une fréquence de 18 par minute et une fièvre de 39,5 °C répondent à ces critères.

47. Quelle structure est atteinte en premier dans la polyarthrite rhumatoïde ?

Le cartilage de croissance
Le tissu synovial
Les insertions ligamentaires du pelvis et du rachis
Le muscle strié périphérique

Le tissu synovial

Explication

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire auto-immune qui atteint d’abord le tissu synovial. Les insertions ligamentaires du pelvis et du rachis sont le point de départ caractéristique de la spondylarthrite ankylosante.

48. Comment évoluent les deux phases caractéristiques de la polyarthrite rhumatoïde ?

Une phase chaude inflammatoire et destructrice précède une phase froide de stabilisation avec déformations
Deux phases chaudes successives entraînent une récupération complète des articulations
Une phase chaude purement mécanique précède une phase froide infectieuse
Une phase froide inflammatoire et destructrice précède une phase chaude de guérison sans séquelles

Une phase chaude inflammatoire et destructrice précède une phase froide de stabilisation avec déformations

Explication

La phase chaude est inflammatoire et destructrice. Elle est suivie d’une phase froide correspondant à une stabilisation, mais avec des déformations articulaires persistantes.

49. Quelle caractéristique définit le mieux la spondylarthrite ankylosante ?

Un rhumatisme inflammatoire débutant aux insertions ligamentaires du pelvis et du rachis
Une faiblesse musculaire postnatale débutant au niveau du périnée
Une maladie auto-immune débutant dans le tissu synovial des petites articulations
Une anomalie de croissance osseuse liée à une perturbation de la vascularisation

Un rhumatisme inflammatoire débutant aux insertions ligamentaires du pelvis et du rachis

Explication

La spondylarthrite ankylosante débute aux insertions ligamentaires du pelvis et du rachis. Elle peut entraîner une fibrose, une calcification et une perte définitive de mobilité.

50. Quel ordre respecte le protocole habituel de rééducation post-partum ?

Rééducation abdominale et périnéale simultanées dès la naissance
Rééducation rachidienne, puis rééducation abdominale avant tout travail périnéal
Rééducation périnéale, puis rééducation abdominale après rétablissement du périnée
Rééducation abdominale, puis rééducation périnéale dès les premiers jours

Rééducation périnéale, puis rééducation abdominale après rétablissement du périnée

Explication

La rééducation post-partum commence par le travail périnéal. La rééducation abdominale est ensuite entreprise lorsque le périnée est rétabli, généralement entre la sixième et la huitième semaine postnatale.

51. Quelle définition décrit le mieux la posture ?

L’alignement des articulations déterminé principalement par la morphologie osseuse et la gravité
La stabilisation du corps dans l’environnement sous l’influence de forces biomécaniques et du système neurophysiologique
La contraction volontaire des muscles lors d’un mouvement exécuté contre une résistance extérieure
La perception consciente de la position du corps sans intervention des mécanismes neurophysiologiques

La stabilisation du corps dans l’environnement sous l’influence de forces biomécaniques et du système neurophysiologique

Explication

La posture correspond à la stabilisation du corps dans son environnement grâce à l’action conjointe des forces biomécaniques et du système neurophysiologique.

52. Que peut provoquer une dérégulation des capteurs posturaux lorsque le seuil de compensation est dépassé ?

Une apparition immédiate de douleurs indépendamment de toute modification posturale ou biomécanique
Une stabilisation complète de la posture grâce à l’absorption illimitée des contraintes par le système tampon
Une modification de la posture, une augmentation des contraintes biomécaniques, puis un syndrome postural douloureux
Une diminution des contraintes biomécaniques suivie d’une récupération spontanée de la mobilité nerveuse

Une modification de la posture, une augmentation des contraintes biomécaniques, puis un syndrome postural douloureux

Explication

La dérégulation des capteurs posturaux peut modifier la posture et les contraintes biomécaniques, puis entraîner un syndrome postural et des douleurs lorsque la compensation devient insuffisante. Le système tampon absorbe les contraintes tant que le seuil déclenchant n’est pas dépassé.

53. Chez un patient présentant un trouble postural, quelle stratégie de traitement respecte la règle de prise en charge des capteurs ?

Traiter le capteur primaire pendant une durée indéfinie avant d’évaluer la nécessité d’agir sur les autres capteurs
Traiter d’abord le capteur primaire pendant six semaines, puis envisager les capteurs secondaires si l’amélioration est insuffisante
Commencer par les capteurs secondaires et traiter le capteur primaire seulement en cas d’absence totale d’amélioration
Traiter simultanément tous les capteurs pendant six semaines, sans distinguer le capteur primaire des capteurs secondaires

Traiter d’abord le capteur primaire pendant six semaines, puis envisager les capteurs secondaires si l’amélioration est insuffisante

Explication

En posturologie, le capteur primaire est traité en premier pendant six semaines. Les capteurs secondaires ne sont envisagés que si l’amélioration obtenue est insuffisante.

54. Quelle association entre un test de mise en tension nerveuse et le nerf exploré est correcte ?

Le PKB explore principalement le nerf ulnaire
L’ULNT 4 explore principalement le nerf radial
Le SLT explore principalement le nerf crural
L’ULNT 1 explore principalement le nerf médian

L’ULNT 1 explore principalement le nerf médian

Explication

L’ULNT 1 est associé à l’exploration du nerf médian. L’ULNT 4 concerne le nerf ulnaire, l’ULNT 3 le nerf radial, tandis que le PKB explore le nerf crural et le SLT ou l’EJT le nerf sciatique ou tibial.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 82 flashcards sur Raisonnement clinique en kinésithérapie.

Comment classe-t-on les atteintes de l'épaule selon le cours ?

En épaule douloureuse, instable, raide et fracturaire.

Quelles atteintes du coude sont mentionnées ?

Fractures, luxations, entorses, tendinopathies et compression ulnaire.

Quelles atteintes de la main sont listées dans le cours ?

Fractures, entorses, lésions tendineuses opérées, canal carpien, rhizarthrose, ténosynovite de Quervain, maladie de Dupuytren et doigt à ressaut.

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