QCM : Réfection et prévention des risques liés au lit (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément distingue le lit classique du lit médicalisé concernant le réglage de la hauteur ?

Le lit classique permet de régler sa hauteur par une commande.
Le lit classique ne permet pas de régler sa hauteur.
Le lit classique ajuste sa hauteur grâce à ses roulettes.
Le lit classique se règle en hauteur après retrait du matelas.

Le lit classique ne permet pas de régler sa hauteur.

Explication

Le lit classique possède un cadre, un sommier, un matelas et des pieds, mais sa hauteur n’est pas réglable. Le réglage par commande caractérise plutôt le lit médicalisé.

2. Quel équipement convient à une personne en perte d’autonomie et permet d’ajuster la hauteur du couchage ?

Un lit classique doté de roulettes et de freins.
Un lit médicalisé articulé et à hauteur variable.
Un lit classique à cadre fixe et à hauteur constante.
Un lit médicalisé à sommier fixe et à hauteur constante.

Un lit médicalisé articulé et à hauteur variable.

Explication

Le lit médicalisé est articulé et réglable en hauteur, ce qui l’adapte notamment aux personnes en perte d’autonomie. Un lit classique à cadre fixe ne possède pas ce réglage en hauteur.

3. Lors du choix d’un lit médicalisé pour un patient et les professionnels qui l’accompagnent, quels objectifs sa conception cherche-t-elle à concilier ?

La sécurité des professionnels et la réduction du matériel nécessaire aux soins.
Le confort, la sécurité et l’hygiène de l’usager ainsi que l’ergonomie des professionnels.
Le confort et l’autonomie des professionnels ainsi que l’hygiène des locaux.
L’hygiène de l’usager et la rapidité des soins, sans considération ergonomique.

Le confort, la sécurité et l’hygiène de l’usager ainsi que l’ergonomie des professionnels.

Explication

Le lit médicalisé est conçu pour favoriser le confort, la sécurité et l’hygiène de l’usager, tout en améliorant l’ergonomie des professionnels. Une conception axée sur la seule rapidité des soins ne rend pas compte de l’ensemble de ces objectifs.

4. Quels articles appartiennent au linge plat ?

Les draps et les couvertures, ainsi que les taies d’oreiller et les protège-matelas.
Les draps et parfois les alèses en tissu, ainsi que les taies d’oreiller et parfois de traversin.
Les alèses jetables et les couvertures, ainsi que les taies de traversin et les couvre-lits.
Les couvertures et couvre-lits, ainsi que les housses de matelas et les rideaux.

Les draps et parfois les alèses en tissu, ainsi que les taies d’oreiller et parfois de traversin.

Explication

Le linge plat comprend les grands plats, comme les draps et parfois les alèses en tissu, et les petits plats, comme les taies d’oreiller et parfois de traversin. Les couvertures et les couvre-lits relèvent du linge fragile, et non de cette classification.

5. Pour un patient alité, à quelle fréquence faut-il renouveler les draps, les taies et l’alèse ?

Les draps et les taies chaque jour, et l’alèse au moins deux fois par semaine.
Les draps chaque semaine, les taies chaque jour et l’alèse deux fois par semaine.
Les draps et les taies deux fois par semaine, et l’alèse une fois par semaine.
Les draps et les taies au moins deux fois par semaine, et l’alèse chaque jour.

Les draps et les taies au moins deux fois par semaine, et l’alèse chaque jour.

Explication

Les draps et les taies d’un patient alité sont renouvelés au moins deux fois par semaine, tandis que l’alèse est changée chaque jour. Inverser ces fréquences conduirait à renouveler l’alèse moins souvent que prévu.

6. Que recouvre la réfection d’un lit ?

Changer le matelas et le sommier d’un lit occupé ou inoccupé.
Désinfecter le cadre d’un lit inoccupé sans modifier le linge de lit.
Remplacer tous les éléments de literie d’un lit inoccupé après le ménage.
Refaire un lit occupé ou inoccupé en changeant toute la literie ou une partie.

Refaire un lit occupé ou inoccupé en changeant toute la literie ou une partie.

Explication

La réfection consiste à refaire un lit, qu’il soit occupé ou inoccupé, et peut porter sur toute la literie ou seulement une partie. Le changement intégral de la literie ne définit donc pas toutes les réfections.

7. Quelle distinction permet de différencier une réfection complète d’une réfection partielle ?

La réfection complète concerne un lit occupé, tandis que la partielle concerne un lit inoccupé.
La réfection complète remplace tout le linge de lit, tandis que la partielle n’en remplace que certains éléments.
La réfection complète comprend le bionettoyage, tandis que la partielle consiste à retendre les draps.
La réfection complète a lieu le matin, tandis que la partielle intervient après le ménage.

La réfection complète remplace tout le linge de lit, tandis que la partielle n’en remplace que certains éléments.

Explication

La réfection complète change l’ensemble du linge de lit, alors que la réfection partielle ne change que certains éléments. La distinction ne dépend pas du fait que le lit soit occupé ou inoccupé.

8. Un lit est souillé en cours de journée : quelle conduite correspond à la fréquence prévue pour sa réfection ?

Prévoir une réfection à heure fixe, sans tenir compte de l’état du lit.
Refaire le lit après le ménage de la chambre, même si le linge est souillé.
Attendre le lendemain matin, sauf si la toilette du patient doit être avancée.
Refaire le lit dès que nécessaire, même si une réfection a déjà eu lieu le matin.

Refaire le lit dès que nécessaire, même si une réfection a déjà eu lieu le matin.

Explication

La réfection se fait chaque matin et peut être répétée plusieurs fois dans la journée si nécessaire, notamment lorsque le lit est souillé. Attendre le lendemain ne tient pas compte de cette possibilité de réfection selon les besoins.

9. Pourquoi faut-il retendre les draps et éviter les plis lors de la réfection d’un lit ?

Pour prévenir les risques d’escarres liés aux plis du linge.
Pour accélérer le bionettoyage des surfaces du lit.
Pour maintenir le matelas en position horizontale pendant les soins.
Pour réduire le besoin de remplacer l’alèse au cours de la journée.

Pour prévenir les risques d’escarres liés aux plis du linge.

Explication

Des draps retendus et sans plis aident à prévenir les risques d’escarres. Cette précaution vise la prévention de ces risques, et non la réduction des changements d’alèse.

10. Que désigne le décubitus dans le contexte des positions au lit ?

La position assise du corps, précisée selon l’inclinaison du dossier du lit
La position allongée du corps sur un plan horizontal, précisée par des termes comme dorsal ou latéral
La position debout avec appui, précisée selon le côté du corps sollicité
La position recroquevillée du corps, précisée selon la flexion des articulations

La position allongée du corps sur un plan horizontal, précisée par des termes comme dorsal ou latéral

Explication

Le décubitus correspond à une position allongée sur un plan horizontal, qualifiée notamment de dorsale, ventrale ou latérale. La position assise dépend de l’inclinaison du dossier et ne définit pas le décubitus.

11. Quels éléments doivent guider l’installation d’une personne alitée ?

Le type de lit, la température de la chambre et l’heure du dernier repas
Son état de santé, sa pathologie et les recommandations médicales
Son âge, ses habitudes de sommeil et la disponibilité du matériel
La durée prévue de l’alitement, ses préférences et l’avis de ses proches

Son état de santé, sa pathologie et les recommandations médicales

Explication

L’installation doit être adaptée à l’état de santé, à la pathologie et aux recommandations médicales. Les préférences ou le matériel peuvent être pris en compte, mais ne remplacent pas ces repères médicaux.

12. Quel effet vise une installation adaptée d’une personne alitée ?

Accélérer la guérison en supprimant la douleur et en évitant toute complication
Améliorer le confort et la sécurité, réduire la douleur et prévenir les complications de l’alitement
Favoriser le sommeil en limitant les changements de position et les soins nécessaires
Maintenir une posture identique afin de réduire les mouvements et les efforts musculaires

Améliorer le confort et la sécurité, réduire la douleur et prévenir les complications de l’alitement

Explication

Une installation adaptée contribue au confort et à la sécurité, minimise la douleur et aide à prévenir les complications de l’alitement prolongé. Garder une posture identique peut au contraire prolonger les appuis et favoriser des complications.

13. Une personne alitée vomit : quelle position contribue à éviter l’inhalation de liquide dans les poumons ?

Le décubitus dorsal, avec la personne allongée sur le dos
Le décubitus latéral, avec la personne allongée sur le côté
La position semi-Fowler, avec la tête et le pied du lit relevés
Le décubitus ventral, avec la personne allongée sur le ventre

Le décubitus latéral, avec la personne allongée sur le côté

Explication

Le décubitus latéral est à privilégier en cas de vomissements, car il aide à éviter l’inhalation du liquide dans les poumons. Le décubitus ventral est associé à certaines escarres fessières ou lombaires, et non à cette indication.

14. Comment l’Institut Amelis définit-il une escarre ?

Une lésion cutanée provoquée chez une personne mobile par le frottement répété contre un vêtement
Une infection de la peau qui apparaît lorsqu’une plaie ouverte est exposée à des microbes
Une plaie formée chez une personne immobilisée lorsque les tissus mous sont comprimés entre un plan dur et un os
Une inflammation musculaire liée à une contraction prolongée sous une articulation immobilisée

Une plaie formée chez une personne immobilisée lorsque les tissus mous sont comprimés entre un plan dur et un os

Explication

La définition attribuée à l’Institut Amelis décrit une plaie liée à la compression des tissus mous entre un plan dur et un os chez une personne immobilisée. Le frottement peut contribuer à des lésions cutanées, mais ce n’est pas le mécanisme définissant l’escarre ici.

15. Quelle succession décrit les effets d’une compression prolongée à l’origine d’une escarre ?

Diminution de la circulation, refroidissement cutané, régénération des tissus, puis formation d’une croûte
Augmentation de la circulation, inflammation, oxygénation des tissus, puis cicatrisation spontanée
Diminution ou arrêt de la circulation, ischémie, anoxie des tissus, puis destruction par nécrose
Arrêt de la circulation, infection immédiate, formation de pus, puis disparition des tissus atteints

Diminution ou arrêt de la circulation, ischémie, anoxie des tissus, puis destruction par nécrose

Explication

La compression prolongée réduit ou interrompt la circulation sanguine, entraînant une ischémie puis une anoxie avant la destruction des tissus par nécrose. Une augmentation de la circulation et une cicatrisation spontanée ne correspondent pas à cette évolution.

16. Quelle évolution distingue le stade 2 du stade 4 d’une escarre ?

Au stade 2, la rougeur ne blanchit pas à la pression ; au stade 4, la lésion reste limitée au derme
Au stade 2, des tissus nécrosés noircissent avec des croûtes ; au stade 4, la lésion reste limitée à l’épiderme
Au stade 2, une abrasion ou une phlyctène apparaît ; au stade 4, la plaie atteint le muscle et peut toucher les os et les tendons
Au stade 2, le muscle est atteint ; au stade 4, une abrasion ou une phlyctène apparaît à la surface

Au stade 2, une abrasion ou une phlyctène apparaît ; au stade 4, la plaie atteint le muscle et peut toucher les os et les tendons

Explication

Le stade 2 se manifeste par une abrasion ou une phlyctène, tandis que le stade 4 atteint le muscle et peut s’étendre aux os et aux tendons. Les tissus nécrosés avec croûtes caractérisent plutôt le stade 3.

17. Quelle démarche rassemble les principaux moyens de prévention des escarres ?

Évaluer le risque, réduire la pression, observer et entretenir la peau, et veiller à la nutrition et à l’hydratation
Évaluer la douleur, immobiliser les zones fragiles, appliquer un pansement et limiter les boissons
Réduire les soins cutanés, masser les zones rouges et privilégier une alimentation pauvre en liquides
Observer la peau, maintenir les appuis et intervenir lorsque des tissus nécrosés sont visibles

Évaluer le risque, réduire la pression, observer et entretenir la peau, et veiller à la nutrition et à l’hydratation

Explication

La prévention associe l’évaluation du risque, la diminution de la pression, l’observation et l’hygiène de la peau, ainsi que l’équilibre nutritionnel et l’hydratation. Attendre l’apparition de tissus nécrosés revient à intervenir après l’installation d’une lésion.

18. À quel intervalle est-il recommandé de changer la position d’une personne pour éviter les appuis prolongés ?

Toutes les 4 ou 5 heures
Toutes les 6 ou 8 heures
Une fois par jour
Toutes les 2 ou 3 heures

Toutes les 2 ou 3 heures

Explication

Il est recommandé de modifier la position toutes les deux ou trois heures afin d’éviter des appuis prolongés. Un intervalle de plusieurs heures supplémentaires laisserait les zones d’appui soumises à la pression plus longtemps.

19. Quelle mesure contribue à prévenir la fonte musculaire, la déminéralisation du squelette et la raideur articulaire liées à l’alitement prolongé ?

La position assise, l’aération de la chambre et des exercices respiratoires
La surélévation des jambes, associée au port de bas de contention
La mobilisation active ou passive, complétée si possible par la mise au fauteuil et la verticalisation
La surveillance des urines et des selles, accompagnée d’une hydratation suffisante

La mobilisation active ou passive, complétée si possible par la mise au fauteuil et la verticalisation

Explication

La mobilisation, la mise au fauteuil et la verticalisation aident à prévenir les complications locomotrices de l’alitement. Les bas de contention et la surélévation des jambes visent plutôt la prévention des troubles circulatoires.

20. Une personne alitée présente un risque accru de phlébite et d’embolie pulmonaire ; quelle stratégie préventive correspond à ces complications circulatoires ?

Stimuler la personne, favoriser les visites et maintenir son autonomie
Mobiliser surtout les membres inférieurs, utiliser des bas de contention et surélever les jambes
Privilégier les fibres, assurer une bonne hydratation et surveiller les selles
Effectuer des exercices respiratoires, aérer la chambre et installer la personne en position assise

Mobiliser surtout les membres inférieurs, utiliser des bas de contention et surélever les jambes

Explication

La mobilisation des membres inférieurs, les bas de contention et la surélévation des jambes contribuent à prévenir les troubles circulatoires associés à l’alitement. Les fibres et l’hydratation concernent principalement la prévention des troubles urinaires et digestifs.

21. Pour réduire les risques de constipation, de rétention urinaire et d’infection urinaire chez une personne alitée, quelles mesures sont adaptées ?

Associer fibres alimentaires et hydratation, surveiller urines et selles et favoriser un lever précoce si possible
Privilégier la position assise, aérer la chambre et proposer des exercices respiratoires
Favoriser les visites, stimuler la personne et proposer un rendez-vous psychologique
Mobiliser les jambes, porter des bas de contention et les surélever régulièrement

Associer fibres alimentaires et hydratation, surveiller urines et selles et favoriser un lever précoce si possible

Explication

Les fibres, l’hydratation, la surveillance des urines et des selles ainsi que le lever précoce si possible participent à prévenir les troubles urinaires et digestifs. La mobilisation des jambes et les bas de contention ciblent plutôt les risques circulatoires.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Réfection et prévention des risques liés au lit.

Quels éléments composent un lit classique, hors sommier ?

Un matelas posé sur un cadre et des pieds.

Comment se règle la hauteur d’un lit classique ?

Elle ne se règle pas.

Qu’est-ce qu’un lit médicalisé ?

Un lit articulé et à hauteur variable, adapté aux personnes en perte d’autonomie, malades ou en situation de handicap.

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Consultez la fiche de révision complète sur Réfection et prévention des risques liés au lit.

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