QCM : Prévention et mécanismes des escarres (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme définit une escarre ?

Une rupture des vaisseaux liée à une blessure directe de la peau et des tissus profonds
Une inflammation des tissus déclenchée par un frottement répété à la surface de la peau
Une infection cutanée provoquée par des bactéries présentes au contact d’une plaie
Une ischémie puis une nécrose des tissus comprimés entre un plan dur et une saillie osseuse

Une ischémie puis une nécrose des tissus comprimés entre un plan dur et une saillie osseuse

Explication

La compression des tissus mous entre un plan dur et une saillie osseuse réduit leur apport en oxygène et peut conduire à leur nécrose. Une infection peut accompagner une plaie, mais elle ne définit pas le mécanisme de l’escarre.

2. Une personne alitée ne parvient pas à changer de position pendant plusieurs heures ; quelle succession peut conduire à une escarre ?

La compression réduit l’irrigation et l’oxygénation des tissus, puis entraîne leur nécrose
La douleur limite les mouvements, puis provoque une inflammation sans ischémie
La transpiration augmente l’hydratation des tissus, puis provoque leur infection
Le frottement stimule la circulation des tissus, puis entraîne leur épaississement

La compression réduit l’irrigation et l’oxygénation des tissus, puis entraîne leur nécrose

Explication

Une compression prolongée diminue l’irrigation et l’apport en oxygène, ce qui peut provoquer une nécrose et faire apparaître une escarre en quelques heures. La transpiration peut contribuer au risque, mais elle ne correspond pas à cette succession causale.

3. Quel signe caractérise principalement une escarre de stade 1 ?

Une abrasion ou une phlyctène touchant l’épiderme et le derme, parfois douloureuse
Une rougeur persistante qui ne blanchit pas à la pression, parfois accompagnée de douleur ou de chaleur
Une nécrose profonde atteignant les muscles et parfois les tendons ou l’os
Une ulcération du tissu sous-cutané accompagnée parfois de tissus noircis ou de croûtes

Une rougeur persistante qui ne blanchit pas à la pression, parfois accompagnée de douleur ou de chaleur

Explication

Au stade 1, la rougeur persiste et ne blanchit pas lorsqu’on exerce une pression ; la peau peut aussi être chaude, dure, décolorée ou douloureuse. Une abrasion ou une phlyctène indique plutôt une atteinte de stade 2.

4. Une lésion comporte une phlyctène et atteint l’épiderme ainsi que le derme ; à quel stade correspond-elle ?

Au stade 1, qui se manifeste par une rougeur persistante sans perte cutanée
Au stade 4, qui détruit les tissus profonds et peut atteindre l’os
Au stade 3, qui s’étend au tissu sous-cutané et peut former une ulcération
Au stade 2, qui peut se présenter sous forme de phlyctène fermée ou ouverte

Au stade 2, qui peut se présenter sous forme de phlyctène fermée ou ouverte

Explication

Le stade 2 atteint l’épiderme et le derme, avec une abrasion ou une phlyctène qui peut être fermée ou ouverte. Une atteinte du tissu sous-cutané correspond au stade 3, et non au tableau décrit.

5. Quelle évolution tissulaire est caractéristique d’une escarre de stade 3 ?

L’atteinte s’étend au tissu sous-cutané et peut entraîner une ulcération des tissus mous
La destruction atteint les muscles et peut s’étendre aux tendons ou à l’os
L’atteinte concerne l’épiderme et le derme et peut prendre la forme d’une phlyctène
L’atteinte reste limitée à l’épiderme et se manifeste par une rougeur qui ne blanchit pas

L’atteinte s’étend au tissu sous-cutané et peut entraîner une ulcération des tissus mous

Explication

Au stade 3, l’escarre atteint le tissu sous-cutané et peut produire une ulcération, des tissus noircis ou des croûtes. La destruction des muscles ou de l’os caractérise plutôt une atteinte de stade 4.

6. Quelle atteinte distingue le stade 4 des stades décrits comme limités aux couches cutanées ou aux tissus mous ?

Une destruction profonde pouvant atteindre les muscles, les tendons ou l’os
Une atteinte de l’épiderme et du derme avec une abrasion ou une phlyctène
Une ulcération du tissu sous-cutané accompagnée parfois de croûtes
Une rougeur persistante de la peau qui ne blanchit pas à la pression

Une destruction profonde pouvant atteindre les muscles, les tendons ou l’os

Explication

Au stade 4, la destruction est profonde et peut toucher les muscles, les tendons ou l’os. Une ulcération sous-cutanée sans cette atteinte profonde correspond au stade 3.

7. Comment distinguer les facteurs extrinsèques des facteurs intrinsèques de risque d’escarre ?

Les facteurs extrinsèques sont liés à la circulation sanguine ; les intrinsèques correspondent aux cisaillements et aux exsudats
Les facteurs extrinsèques correspondent au manque de mobilité ; les intrinsèques regroupent l’humidité et les corps étrangers dans le lit
Les facteurs extrinsèques relèvent de la dénutrition et de l’âge ; les intrinsèques sont liés aux pressions et aux frottements
Les facteurs extrinsèques relèvent des pressions, des frottements, des cisaillements ou de l’humidité ; les intrinsèques sont liés à l’état clinique du patient

Les facteurs extrinsèques relèvent des pressions, des frottements, des cisaillements ou de l’humidité ; les intrinsèques sont liés à l’état clinique du patient

Explication

Les contraintes mécaniques et l’humidité sont des facteurs extrinsèques, tandis que les facteurs intrinsèques dépendent de l’état du patient. La dénutrition et l’âge sont des facteurs intrinsèques, et non extrinsèques.

8. Quel ensemble rassemble des facteurs extrinsèques de risque d’escarre ?

Âge, antécédents d’escarre, dénutrition, déshydratation et incontinence
Maladies neurologiques, état psychologique, dénutrition et humidité liée à l’urine
Pressions prolongées, frottements, cisaillements, humidité et corps étrangers dans le lit
Manque de mobilité, troubles moteurs, mauvaise circulation et manque de sensibilité

Pressions prolongées, frottements, cisaillements, humidité et corps étrangers dans le lit

Explication

Les facteurs extrinsèques comprennent des contraintes physiques, l’humidité liée notamment à la transpiration, aux exsudats ou à l’urine, et les corps étrangers dans le lit. L’âge et la dénutrition sont plutôt des facteurs intrinsèques liés à l’état du patient.

9. Quel facteur intrinsèque joue le rôle principal dans le risque d’escarre, notamment chez les personnes alitées ou durablement en fauteuil ?

Les antécédents d’escarre, qui peuvent signaler une vulnérabilité du patient
L’incontinence, qui expose la peau à une humidité liée à l’urine
La dénutrition, qui fragilise la peau et augmente sa susceptibilité
Le manque de mobilité, qui concerne aussi les personnes atteintes de troubles moteurs

Le manque de mobilité, qui concerne aussi les personnes atteintes de troubles moteurs

Explication

Le manque de mobilité est le principal facteur de risque intrinsèque et concerne notamment les patients alités, hospitalisés ou durablement en fauteuil. La dénutrition augmente aussi la vulnérabilité, mais elle n’est pas le facteur principal désigné ici.

10. Lequel de ces ensembles ne contient que des facteurs intrinsèques de risque d’escarre ?

Pressions prolongées, frottements, cisaillements, humidité et corps étrangers dans le lit
Corps étrangers dans le lit, dénutrition, cisaillements et antécédents d’escarre
Transpiration, exsudats, urine, frottements et manque de mobilité
Âge, antécédents d’escarre, dénutrition, déshydratation et mauvaise circulation sanguine

Âge, antécédents d’escarre, dénutrition, déshydratation et mauvaise circulation sanguine

Explication

L’âge, les antécédents, la dénutrition, la déshydratation et la mauvaise circulation font partie des facteurs intrinsèques liés au patient. Les pressions, les frottements, l’humidité et les corps étrangers sont des facteurs extrinsèques.

11. Quelles zones sont des points d’appui en décubitus dorsal ?

Les talons, le sacrum, les coudes, les omoplates et l’occiput
Les malléoles, les genoux, le trochanter, les côtes et les joues
Les orteils, les genoux, les seins, la face et les oreilles
Le sacrum, l’ischion, les talons et les coudes

Les talons, le sacrum, les coudes, les omoplates et l’occiput

Explication

En décubitus dorsal, les zones d’appui citées comprennent les talons, le sacrum, les coudes, les omoplates et l’occiput. Les malléoles et le trochanter correspondent plutôt aux appuis en décubitus latéral.

12. Une personne est installée sur le côté : quelles zones faut-il particulièrement surveiller comme points d’appui ?

Les malléoles, les genoux, le trochanter, les côtes, les oreilles et les joues
Les orteils, les genoux, les organes génitaux, les seins, la face et les oreilles
Les talons, le sacrum, les coudes, les omoplates et l’occiput
Le sacrum, l’ischion, les talons et les coudes

Les malléoles, les genoux, le trochanter, les côtes, les oreilles et les joues

Explication

En décubitus latéral, les appuis comprennent les malléoles, les genoux, le trochanter, les côtes, les oreilles et les joues. Les talons, le sacrum et les omoplates constituent plutôt les points d’appui cités en décubitus dorsal.

13. Lorsqu’une personne est placée en décubitus ventral, quel ensemble de zones correspond aux points d’appui cités ?

Les malléoles, les genoux, le trochanter, les côtes, les oreilles et les joues
Les talons, le sacrum, les coudes, les omoplates et l’occiput
Le sacrum, l’ischion, les talons et les coudes
Les orteils, les genoux, les organes génitaux chez l’homme, les seins, la face et les oreilles

Les orteils, les genoux, les organes génitaux chez l’homme, les seins, la face et les oreilles

Explication

En décubitus ventral, les points d’appui mentionnés incluent les orteils, les genoux, les organes génitaux chez l’homme, les seins, la face et les oreilles. Les malléoles et le trochanter sont associés au décubitus latéral.

14. Quelle association décrit correctement les trois types d’escarres distingués ?

L’accidentelle est liée à une infection, la neurologique à la dénutrition, et la plurifactorielle à une atteinte limitée à la peau
L’accidentelle est liée à un trouble de la mobilité, la neurologique à des maladies chroniques affectant mobilité ou sensibilité, et la plurifactorielle à des pathologies préexistantes et à une hospitalisation prolongée
L’accidentelle est liée à des maladies chroniques, la neurologique à des pathologies préexistantes et la plurifactorielle à un trouble temporaire de la mobilité
L’accidentelle est liée à une hospitalisation prolongée, la neurologique à une pression ponctuelle, et la plurifactorielle à un trouble isolé de la sensibilité

L’accidentelle est liée à un trouble de la mobilité, la neurologique à des maladies chroniques affectant mobilité ou sensibilité, et la plurifactorielle à des pathologies préexistantes et à une hospitalisation prolongée

Explication

Les trois catégories sont différenciées par leurs facteurs associés : trouble de mobilité, maladie chronique affectant la mobilité ou la sensibilité, et combinaison de pathologies préexistantes et d’hospitalisation prolongée. L’hospitalisation prolongée caractérise ici l’escarre plurifactorielle, et non l’accidentelle.

15. Quelle caractérisation des escarres souligne leur gravité clinique ?

Elles provoquent surtout une gêne passagère et n’influencent pas le pronostic vital
Elles sont douloureuses, difficiles à guérir et peuvent engager le pronostic vital
Elles sont généralement indolores, guérissent rapidement et ont peu d’effet clinique
Elles sont douloureuses, mais guérissent facilement et ne présentent pas de risque vital

Elles sont douloureuses, difficiles à guérir et peuvent engager le pronostic vital

Explication

Les escarres sont décrites comme douloureuses, difficiles à guérir et susceptibles d’engager le pronostic vital. La proposition selon laquelle elles guérissent facilement minimise à tort la difficulté de leur guérison.

16. Pourquoi le changement régulier de position, toutes les 2 à 3 heures, aide-t-il à prévenir les escarres ?

Il maintient la peau sèche en remplaçant régulièrement les protections absorbantes
Il réduit directement la pression grâce à un matelas et à des coussins adaptés
Il déplace les points d’appui et évite une compression prolongée des mêmes zones
Il prévient la dénutrition en augmentant les apports hydriques et caloriques

Il déplace les points d’appui et évite une compression prolongée des mêmes zones

Explication

La mobilisation régulière modifie les points d’appui et limite la compression prolongée des mêmes zones. Le maintien de la peau sèche relève plutôt de l’hygiène et du change régulier des protections.

17. Quel est le rôle des matelas et coussins anti-escarres dans la prévention ?

Maintenir la peau sèche en limitant la macération
Déplacer les points d’appui par des changements réguliers de position
Réduire la pression exercée sur les zones sensibles
Éviter la dénutrition par des apports nutritionnels suffisants

Réduire la pression exercée sur les zones sensibles

Explication

Les matelas et coussins anti-escarres diminuent la pression exercée sur les zones sensibles. Le déplacement des points d’appui est obtenu par la mobilisation et les changements de position.

18. Quel effet la rigueur de l’hygiène et le change régulier des protections visent-ils à obtenir ?

Réduire la pression mécanique sur les zones sensibles
Garder la peau sèche et prévenir la macération
Maintenir des apports hydriques et caloriques suffisants
Modifier les points d’appui à intervalles réguliers

Garder la peau sèche et prévenir la macération

Explication

Une hygiène rigoureuse et le change régulier des protections contribuent à garder la peau sèche et à éviter la macération. La réduction de pression relève plutôt de l’utilisation de matelas et de coussins anti-escarres.

19. En quoi une alimentation équilibrée avec des apports hydriques et caloriques suffisants contribue-t-elle à la prévention des escarres ?

Elle déplace les points d’appui toutes les 2 à 3 heures
Elle contribue à éviter la dénutrition
Elle empêche la macération en gardant la peau sèche
Elle réduit directement la pression sur les zones sensibles

Elle contribue à éviter la dénutrition

Explication

Une alimentation équilibrée et des apports suffisants en eau et en calories contribuent à éviter la dénutrition. Le maintien d’une peau sèche dépend plutôt de l’hygiène et du change régulier des protections.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 41 flashcards sur Prévention et mécanismes des escarres.

Qu’est-ce qu’une escarre ?

Une lésion cutanée et des tissus sous-jacents d’origine ischémique.

Que provoque une compression prolongée chez une personne immobile ?

Elle diminue l’irrigation et l’apport en oxygène, puis provoque la nécrose des tissus.

En combien de temps une escarre peut-elle apparaître ?

En quelques heures.

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