QCM : Évaluation des troubles de la voix (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit la dysphonie, qui peut avoir une origine organique ou fonctionnelle ?

Une altération de la fonction vocale pouvant aller jusqu’à la perte complète de la voix
Une difficulté touchant la voix chantée, sans atteinte de la voix parlée
Une modification vocale nécessairement causée par une lésion organique
Une perte complète de la voix sans altération vocale préalable

Une altération de la fonction vocale pouvant aller jusqu’à la perte complète de la voix

Explication

La dysphonie correspond à une altération de la fonction vocale et peut, dans les cas extrêmes, évoluer vers l’aphonie. La perte complète de la voix désigne l’aphonie, et non l’ensemble des dysphonies.

2. Une personne présente une altération de sa voix parlée, mais sa voix chantée est également évaluée séparément : quel terme désigne spécifiquement le trouble de la voix parlée ?

La dysodie
La dysarthrie
L’aphonie
La dysphonie

La dysphonie

Explication

La dysphonie désigne l’altération de la voix parlée, tandis que la dysodie concerne la voix chantée. L’aphonie correspond à la perte complète de la voix.

3. Pour évaluer la phonation de manière complète, quelle combinaison de démarches faut-il associer ?

Questionnaires et analyse perceptive, complétés par un diagnostic médical sans mesures objectives
Mesures physiologiques et acoustiques, complétées par une anamnèse sans diagnostic médical
Diagnostic médical, anamnèse et mesures acoustiques, sans appréciation subjective
Diagnostic médical, anamnèse, évaluations subjectives et mesures objectives physiologiques et acoustiques

Diagnostic médical, anamnèse, évaluations subjectives et mesures objectives physiologiques et acoustiques

Explication

L’évaluation de la phonation associe le diagnostic médical, l’anamnèse, des évaluations subjectives et des mesures objectives physiologiques et acoustiques. L’option qui écarte l’appréciation subjective ne couvre donc pas toutes les composantes prévues.

4. Pourquoi une évaluation de la dysphonie s’appuie-t-elle sur plusieurs mesures plutôt que sur une seule ?

Parce qu’une mesure isolée ne peut représenter toutes les dimensions du trouble
Parce que les questionnaires remplacent le diagnostic médical et les mesures physiologiques
Parce que les mesures acoustiques ne fournissent aucune information sur la voix
Parce que chaque mesure doit être réalisée par un professionnel différent

Parce qu’une mesure isolée ne peut représenter toutes les dimensions du trouble

Explication

Une mesure isolée ne rend pas compte de toutes les dimensions de la dysphonie, ce qui justifie une évaluation plurielle. Les mesures acoustiques apportent des informations utiles, mais elles ne suffisent pas à elles seules.

5. Quel professionnel réalise le diagnostic étiologique d’un trouble vocal et dans quel but ?

Un acousticien, afin de choisir les questionnaires d’autoévaluation vocale
Un médecin généraliste, afin de quantifier la qualité sonore de la voix
Un orthophoniste, afin de mesurer le niveau de stress associé au trouble
Un ORL, un phoniatre ou un laryngologue, afin d’identifier l’origine du trouble

Un ORL, un phoniatre ou un laryngologue, afin d’identifier l’origine du trouble

Explication

Le diagnostic étiologique relève de l’ORL, du phoniatre ou du laryngologue et vise à déterminer l’origine du trouble. La mesure du stress peut appartenir à l’anamnèse, mais ne définit pas ce diagnostic.

6. Une personne ayant un trouble vocal pratique un loisir qui implique des cris et rapporte un stress élevé : quels renseignements relèvent de son anamnèse personnelle ?

Son âge, sa profession, ses loisirs vocaux, ses toxiques et son niveau de stress sur une échelle de 1 à 10
Le moment d’apparition du trouble, son caractère intermittent et le temps de récupération
Ses antécédents familiaux et ses habitudes de chuchotement ou de raclage
Ses traitements médicaux, ses infections et ses éventuels problèmes respiratoires

Son âge, sa profession, ses loisirs vocaux, ses toxiques et son niveau de stress sur une échelle de 1 à 10

Explication

L’anamnèse personnelle recueille notamment l’âge, la profession, les loisirs sollicitant la voix, les toxiques et le stress évalué sur une échelle de 1 à 10. Le moment d’apparition et le temps de récupération relèvent plutôt de l’anamnèse vocale.

7. Lors de l’anamnèse vocale, une personne indique que son trouble est intermittent et qu’elle se racle souvent la gorge : quels autres éléments sont pertinents à recueillir ?

La profession, les toxiques, les loisirs à cris et le niveau de stress
Les médicaments, les infections, les troubles endocriniens et les problèmes d’estomac
Les circonstances d’apparition, le temps de récupération, les antécédents familiaux et les habitudes vocales néfastes
Le genre, l’âge, les efforts à glotte fermée et les activités physiques

Les circonstances d’apparition, le temps de récupération, les antécédents familiaux et les habitudes vocales néfastes

Explication

L’anamnèse vocale explore les circonstances et le moment d’apparition, la récupération, les antécédents familiaux et les habitudes néfastes. Les médicaments et les infections appartiennent plutôt au contexte médical recherché.

8. Une personne présentant un trouble vocal a des antécédents de reflux gastro-œsophagien et de problèmes respiratoires : quelle partie de l’anamnèse permet de recueillir ces renseignements ?

L’anamnèse vocale, centrée notamment sur le moment d’apparition et les habitudes de raclage
L’anamnèse personnelle, centrée notamment sur les loisirs vocaux et le niveau de stress
L’évaluation perceptive, qui porte notamment sur les circonstances et la récupération du trouble
Le contexte médical, qui porte aussi sur les traitements, les infections et les troubles endocriniens

Le contexte médical, qui porte aussi sur les traitements, les infections et les troubles endocriniens

Explication

Le contexte médical comprend les problèmes respiratoires et les problèmes d’estomac tels que le RGO ou le RPL, ainsi que les traitements, les infections et les troubles endocriniens. Les circonstances d’apparition et les habitudes de raclage relèvent de l’anamnèse vocale.

9. Quelle distinction anatomique différencie le reflux gastro-œsophagien du reflux pharyngo-laryngé ?

Le premier atteint l’œsophage et le larynx, tandis que le second concerne le pharynx.
Le premier atteint l’œsophage, tandis que le second atteint aussi le pharynx et le larynx.
Le premier concerne l’estomac, tandis que le second atteint uniquement l’œsophage.
Le premier atteint le pharynx et le larynx, tandis que le second reste dans l’œsophage.

Le premier atteint l’œsophage, tandis que le second atteint aussi le pharynx et le larynx.

Explication

Le reflux gastro-œsophagien remonte dans l’œsophage, alors que le reflux pharyngo-laryngé atteint également le pharynx et le larynx. La proposition qui inverse ces zones reprend précisément la confusion fréquente entre les deux reflux.

10. Après les repas, une personne tousse davantage lorsqu’elle s’allonge ; à quel symptôme possible du reflux cela correspond-il ?

À une toux accompagnée nécessairement de brûlures d’estomac.
À une toux liée à une variation de hauteur de la voix.
À une toux survenant après les repas ou en position allongée.
À une toux apparaissant principalement pendant la déglutition.

À une toux survenant après les repas ou en position allongée.

Explication

La toux après les repas ou en position allongée figure parmi les symptômes possibles du reflux. La dysphagie peut aussi être un symptôme, mais elle désigne une difficulté à avaler et non cette situation de toux.

11. Quel score au Reflux Symptom Index atteint le seuil significatif ?

Un score de 13 ou plus.
Un score de 10 ou plus.
Un score supérieur à 15.
Un score inférieur à 13.

Un score de 13 ou plus.

Explication

Le seuil significatif du RSI est atteint à partir d’un score de 13, ce qui inclut 13. Un score inférieur à 13 n’atteint pas ce seuil.

12. Que mesure le Voice Handicap Index et comment ses items sont-ils organisés ?

L’impact du trouble vocal sur la qualité de vie, au moyen de 30 items physiques, fonctionnels et émotionnels.
La fréquence des symptômes vocaux, au moyen de 30 items répartis selon l’âge et le type de voix.
L’impact de la voix chantée sur la qualité de vie, au moyen de 30 items physiques, fonctionnels et émotionnels.
La sévérité perceptive de la voix, au moyen de 30 items répartis en domaines acoustiques et respiratoires.

L’impact du trouble vocal sur la qualité de vie, au moyen de 30 items physiques, fonctionnels et émotionnels.

Explication

Le VHI évalue l’impact du trouble vocal sur la qualité de vie et comprend 30 items répartis entre les domaines physique, fonctionnel et émotionnel. Le questionnaire consacré à la voix chantée porte sur cet usage vocal particulier, plutôt que sur le trouble vocal de manière générale.

13. Un patient obtient un score total de 20 au VHI ; comment ce résultat se situe-t-il par rapport au seuil INAMI ?

Il atteint le seuil INAMI, fixé à 40 ou plus.
Il reste sous le seuil INAMI, fixé à 21 ou plus.
Il dépasse le seuil INAMI, fixé à 20 ou plus.
Il atteint le seuil INAMI, fixé à 20 ou plus.

Il atteint le seuil INAMI, fixé à 20 ou plus.

Explication

Le seuil INAMI du VHI est un score supérieur ou égal à 20, donc un résultat de 20 l’atteint. Le seuil ne commence pas à 21, car l’égalité à 20 est incluse.

14. Pour quel groupe le Questionnaire sur les Symptômes Vocaux–Enfants est-il conçu, et quels seuils INAMI s’appliquent ?

Pour les enfants de 7 à 12 ans seuls, avec un seuil de 4 pour l’enfant et de 9 pour le parent.
Pour les enfants de 6 à 12 ans et leurs parents, avec un seuil de 9 pour l’enfant et de 4 pour le parent.
Pour les enfants de 7 à 12 ans et leurs parents, avec un seuil de 9 pour l’enfant et de 4 pour le parent.
Pour les enfants de 7 à 12 ans et leurs parents, avec un seuil de 4 pour l’enfant et de 9 pour le parent.

Pour les enfants de 7 à 12 ans et leurs parents, avec un seuil de 9 pour l’enfant et de 4 pour le parent.

Explication

Ce questionnaire s’adresse aux enfants de 7 à 12 ans ainsi qu’à leurs parents ; les seuils sont respectivement de 9 et de 4. L’inversion de ces seuils attribue à chaque répondant celui de l’autre.

15. Sur l’échelle GRBAS-I, que signifient les valeurs 0 et 3 ?

0 indique l’absence d’altération et 3 une altération sévère.
0 indique une altération sévère et 3 l’absence d’altération.
0 indique l’absence d’altération et 3 une altération légère.
0 indique une altération légère et 3 une altération modérée.

0 indique l’absence d’altération et 3 une altération sévère.

Explication

Chaque paramètre de la GRBAS-I est coté de 0, qui signifie l’absence d’altération, à 3, qui indique une altération sévère. L’interprétation qui inverse ces deux extrémités est la confusion à éviter.

16. Dans GRBAS-I, quel paramètre décrit le caractère variable de l’altération du timbre ?

Le paramètre R.
Le paramètre A.
Le paramètre S.
Le paramètre I.

Le paramètre I.

Explication

Dans GRBAS-I, I désigne le caractère variable de l’altération du timbre. A renvoie au caractère asthénique ou hypotonique, tandis que R décrit le caractère éraillé.

17. Une personne obtient G = 0, R = 0, B = 0, A = 0, S = 0 et I = 1 à l’échelle GRBAS-I ; le seuil INAMI est-il atteint ?

Non, car le seuil exige une valeur d’au moins 1 pour deux paramètres.
Oui, car le paramètre I est inclus avec G, R, B, A et S.
Non, car le paramètre I n’entre pas dans le critère de seuil.
Oui, car toute valeur d’au moins 1 parmi les six paramètres suffit.

Non, car le paramètre I n’entre pas dans le critère de seuil.

Explication

Le seuil INAMI est atteint si au moins un des paramètres G, R, B, A ou S est supérieur ou égal à 1 ; I ne fait pas partie de ce critère. Une valeur positive de I seule ne suffit donc pas, contrairement à l’idée que les six paramètres compteraient.

18. Lors d’une évaluation respiratoire, quels aspects sont examinés selon Le Huche ?

Le type de respiration, les phases respiratoires, les reprises d’air, le mouvement vertébral et les zones thoracique et abdominale
L’équilibre postural, la position des membres, les tensions corporelles et la souplesse générale
La capacité vitale, le débit expiré, la pression sous-glottique et le temps maximal de phonation
La hauteur vocale, l’intensité, le timbre et la durée des sons tenus

Le type de respiration, les phases respiratoires, les reprises d’air, le mouvement vertébral et les zones thoracique et abdominale

Explication

L’évaluation respiratoire considère la respiration nasale ou buccale, les phases inspiratoire et expiratoire, les reprises d’air, le mouvement vertébral et les zones thoraciques et abdominale. L’équilibre postural et les positions des membres relèvent de l’évaluation de la posture, pas de cette liste respiratoire.

19. Quel rôle le périnée joue-t-il dans le chant, notamment lors du maintien de longues notes ?

Il contrôle la posture de la tête et l’alignement des épaules en phonation
Il règle directement l’ouverture de la glotte pendant les consonnes occlusives
Il participe au soutien du souffle et à sa synergie ascendante pendant le chant
Il mesure le volume d’air expiré par la bouche au cours d’une voyelle

Il participe au soutien du souffle et à sa synergie ascendante pendant le chant

Explication

Le périnée, ou plancher pelvien, contribue au soutien du souffle et à sa synergie ascendante pendant le chant, ce qui aide notamment à maintenir de longues notes. La mesure du volume expiré relève d’un test aérodynamique et ne décrit pas le rôle du périnée.

20. Quel volume correspond à la capacité vitale mesurée à la bouche ?

Le volume d’air restant dans les poumons après une expiration maximale
Le volume d’air expiré pendant une seconde de production confortable de [a:]
Le volume d’air entre une inspiration maximale et une expiration maximale
Le volume d’air inspiré entre deux reprises d’air au cours de la phonation

Le volume d’air entre une inspiration maximale et une expiration maximale

Explication

La capacité vitale est le volume d’air mesuré à la bouche entre une inspiration maximale et une expiration maximale. Le débit expiré pendant une seconde correspond à une quantité rapportée au temps, et non à la définition de la capacité vitale.

21. Comment évalue-t-on le débit oral d’air expiré et quelle norme est indiquée ?

On mesure le volume entre inspiration et expiration maximales ; la norme est de 125 à 170 ml/s
On mesure l’air expiré par la bouche par unité de temps pendant [a:] confortable ; la norme est de 125 à 170 ml/s
On mesure l’air expiré par la bouche pendant une phonation maximale ; la norme est de 7 à 10 cmH₂O
On mesure l’air inspiré par le nez par unité de temps pendant [a:] confortable ; la norme est de 125 à 170 ml/s

On mesure l’air expiré par la bouche par unité de temps pendant [a:] confortable ; la norme est de 125 à 170 ml/s

Explication

Le débit oral d’air expiré est la quantité d’air expirée par la bouche par unité de temps pendant la production confortable de [a:], avec une norme de 125 à 170 ml/s. La mesure d’un volume entre les manœuvres maximales décrit la capacité vitale, pas le débit.

22. Lors d’une répétition de [pa], comment la pression intra-orale permet-elle d’estimer la pression sous-glottique ?

La fermeture des lèvres et l’ouverture de la glotte pendant [p] rendent la pression intra-orale équivalente à la pression sous-glottique ; on moyenne les pics sauf le premier et le dernier
Une ponction trachéale fournit une estimation indirecte ; les pics de pression intra-orale servent ensuite à la confirmer
La répétition de [pa] mesure directement la pression sous-glottique ; la pression intra-orale est calculée à partir du débit expiré
La fermeture de la glotte et l’ouverture des lèvres pendant [p] rendent les deux pressions équivalentes ; on moyenne tous les pics

La fermeture des lèvres et l’ouverture de la glotte pendant [p] rendent la pression intra-orale équivalente à la pression sous-glottique ; on moyenne les pics sauf le premier et le dernier

Explication

Pendant [p], la fermeture des lèvres et l’ouverture de la glotte rendent la pression intra-orale équivalente à la pression sous-glottique ; les pics, à l’exception du premier et du dernier, sont moyennés. La ponction trachéale constitue une mesure directe de la pression sous-glottique, contrairement à l’estimation indirecte par la pression intra-orale.

23. Quelle interprétation du temps maximum de phonation est adaptée à l’âge du sujet ?

Chez l’adulte, moins de 10 secondes est pathologique ; chez l’enfant, la valeur normale est d’environ 10 secondes à tout âge
Chez l’adulte, la valeur normale en secondes correspond à son âge ; chez l’enfant, moins de 10 secondes est pathologique
Chez l’adulte, moins de 10 secondes est pathologique ; chez l’enfant, la valeur normale en secondes est approximativement égale à son âge
Chez l’adulte, moins de 10 secondes est normal ; chez l’enfant, la valeur normale en secondes est approximativement égale à son âge

Chez l’adulte, moins de 10 secondes est pathologique ; chez l’enfant, la valeur normale en secondes est approximativement égale à son âge

Explication

Un temps maximum de phonation inférieur à 10 secondes est pathologique chez l’adulte, tandis que la valeur normale chez l’enfant correspond approximativement à son âge en secondes. Le seuil de 10 secondes ne s’applique pas comme valeur fixe à tous les enfants.

24. Pour comparer des mesures acoustiques d’intensité, quelle disposition du microphone convient ?

Le garder à distance constante, le placer entre 45° et 90° par rapport au flux d’air et préciser la fréquence d’échantillonnage
Le rapprocher progressivement de la bouche, le placer dans l’axe du flux d’air et préciser l’angle de captation
Le placer à distance variable selon l’intensité, le décaler de 90° à 135° et préciser la distance bouche-micro
Le garder à distance constante, le placer entre 45° et 90° par rapport au flux d’air et préciser la distance bouche-micro

Le garder à distance constante, le placer entre 45° et 90° par rapport au flux d’air et préciser la distance bouche-micro

Explication

Le microphone doit rester à distance constante et être placé entre 45° et 90° par rapport à l’axe du flux d’air ; la distance bouche-micro doit être précisée pour les mesures d’intensité. Une position dans l’axe du flux ne respecte pas l’angle recommandé.

25. Quelles conditions de calibrage et de rapport signal/bruit sont recherchées pour mesurer l’intensité ?

La mesure est calibrée et le rapport signal/bruit acceptable se situe entre 30 et 42 dB(A), de préférence près de 42 dB(A)
La mesure est calibrée et le rapport signal/bruit acceptable se situe entre 20 et 30 dB(A), de préférence près de 30 dB(A)
La mesure est calibrée et le rapport signal/bruit acceptable se situe entre 30 et 42 dB(A), de préférence près de 30 dB(A)
La mesure est réalisée sans calibrage et le rapport signal/bruit acceptable se situe entre 30 et 42 dB(A), de préférence près de 42 dB(A)

La mesure est calibrée et le rapport signal/bruit acceptable se situe entre 30 et 42 dB(A), de préférence près de 42 dB(A)

Explication

La mesure de l’intensité exige un calibrage, et le rapport signal/bruit acceptable va de 30 à 42 dB(A), avec une préférence pour une valeur proche de 42 dB(A). Une valeur proche de 30 dB(A) reste dans l’intervalle acceptable, mais ne correspond pas à la valeur préférée.

26. Pour mesurer la fréquence fondamentale d’une voix, quelle production est la plus appropriée ?

Une série de fricatives prolongées à intensité maximale
Une voyelle chuchotée suivie d’une alternance rapide de consonnes
Un [a:] confortable ou une lecture à voix haute avec un voisement constant et sans fricatives
Une parole spontanée marquée par des interruptions fréquentes du voisement

Un [a:] confortable ou une lecture à voix haute avec un voisement constant et sans fricatives

Explication

La fréquence fondamentale peut être mesurée sur un [a:] confortable ou en lecture, en privilégiant un voisement constant sans fricatives. Une production composée de fricatives ne convient pas, car elles ne présentent pas de voisement périodique régulier.

27. Lors d’une série de mesures d’intensité, quelle valeur correspond à une voix projetée ou d’appel ?

50 dB
65 dB
30 dB
80 dB

80 dB

Explication

La voix projetée ou d’appel correspond à une intensité d’environ 80 dB. La valeur de 65 dB désigne la voix conversationnelle, et non la voix projetée.

28. Un enregistrement présente un jitter local supérieur à 1,04 % dans Praat ; que signifie ce résultat ?

La variabilité de l’amplitude entre les cycles dépasse le seuil pathologique
La fréquence fondamentale moyenne dépasse une valeur de référence pathologique
La variabilité de la fréquence fondamentale entre les cycles dépasse le seuil pathologique
Le rapport entre les composantes périodiques et apériodiques dépasse le seuil pathologique

La variabilité de la fréquence fondamentale entre les cycles dépasse le seuil pathologique

Explication

Le jitter mesure la variabilité de la fréquence fondamentale d’un cycle à l’autre, et une valeur locale supérieure à 1,04 % est pathologique dans Praat. La variabilité de l’amplitude correspond au shimmer, pas au jitter.

29. Quelle distinction décrit correctement le HNR et le NHR ?

Le HNR mesure l’intensité minimale, tandis que le NHR mesure la fréquence fondamentale maximale
Le HNR mesure la variabilité de fréquence, tandis que le NHR mesure la variabilité d’amplitude
Le HNR rapporte le bruit aux harmoniques de 0 à 1, tandis que le NHR exprime les harmoniques en décibels
Le HNR exprime les harmoniques par rapport au bruit en décibels, tandis que le NHR rapporte les composantes apériodiques aux périodiques de 0 à 1

Le HNR exprime les harmoniques par rapport au bruit en décibels, tandis que le NHR rapporte les composantes apériodiques aux périodiques de 0 à 1

Explication

Le HNR exprime en décibels la quantité de composantes harmoniques par rapport au bruit, alors que le NHR rapporte les composantes apériodiques aux composantes périodiques sur une échelle de 0 à 1. L’interprétation inversant ces rapports confond les deux indices.

30. Quel ensemble de paramètres constitue le DSI de Wuyts ?

TMP, fréquence fondamentale minimale, intensité maximale et shimmer mesuré sur trois secondes finales d’un [a] confortable
Parole continue, voyelle soutenue, HNR et NHR mesurés lors d’une lecture à voix haute
TMP, fréquence fondamentale maximale, intensité minimale et jitter mesuré sur trois secondes intermédiaires d’un [a] confortable
Étendue fréquentielle, dynamique d’intensité, fréquence minimale et intensité maximale mesurées sur plusieurs voyelles

TMP, fréquence fondamentale maximale, intensité minimale et jitter mesuré sur trois secondes intermédiaires d’un [a] confortable

Explication

Le DSI associe le TMP, la fréquence fondamentale maximale, l’intensité minimale et le jitter relevé pendant les trois secondes intermédiaires d’un [a] confortable. La parole continue et la voyelle soutenue forment plutôt les matériaux de l’AVQI 03.01.

31. Comment distinguer l’intervalle des scores du DSI de son seuil INAMI ?

Le score s’étend de 0 à 10 et le seuil INAMI est inférieur à 1,6
Le score s’étend de 0 à 10 et le seuil INAMI est supérieur ou égal à 2,95
Le score s’étend de −5 à 5 et le seuil INAMI est inférieur à 1,6
Le score s’étend de −5 à 5 et le seuil INAMI est supérieur ou égal à 2,95

Le score s’étend de −5 à 5 et le seuil INAMI est inférieur à 1,6

Explication

Le DSI varie de −5 à 5, tandis que le seuil INAMI est un score inférieur à 1,6. La plage de 0 à 10 et le seuil de 2,95 concernent l’AVQI 03.01.

32. Pour calculer l’AVQI 03.01, quelles productions sont combinées ?

Une voyelle [a:] soutenue et un [i] isolé, sans aucun échantillon de parole continue
Une lecture continue et la portion médiane de trois secondes d’un [a:] soutenu, sans l’attaque ni la fin
Un [a:] confortable et trois secondes de parole spontanée, en incluant l’attaque et la fin de la voyelle
Une lecture continue et un [a:] soutenu mesuré sur toute sa durée, attaque et fin comprises

Une lecture continue et la portion médiane de trois secondes d’un [a:] soutenu, sans l’attaque ni la fin

Explication

L’AVQI 03.01 combine de la parole continue, comme la lecture de « La bise et le soleil », et la portion médiane de trois secondes d’un [a:] soutenu, en excluant l’attaque et la fin. Le DSI repose sur un autre ensemble de paramètres multiparamétriques.

33. Un patient obtient un score AVQI non pathologique ; quelle conclusion est justifiée par les performances de l’indice ?

Une sensibilité de 100 % permet d’écarter une prise en charge sur la base du résultat
Une spécificité de 59,8 % rend le résultat non pathologique suffisant pour écarter une prise en charge
Une spécificité de 100 % et une sensibilité de 59,8 % signifient qu’un résultat isolé ne suffit pas à écarter une prise en charge
Une sensibilité de 100 % et une spécificité de 59,8 % imposent une prise en charge pour chaque résultat

Une spécificité de 100 % et une sensibilité de 59,8 % signifient qu’un résultat isolé ne suffit pas à écarter une prise en charge

Explication

L’AVQI 03.01 présente une spécificité de 100 % et une sensibilité de 59,8 %, si bien qu’un score non pathologique isolé ne permet pas d’écarter une prise en charge. Une sensibilité de 100 % n’est pas la performance indiquée et conduirait à une conclusion injustifiée.

34. Que vise à évaluer le phonétogramme, aussi appelé aire dynamique vocale ?

Les capacités physiologiques maximales du larynx selon un protocole standardisé
La périodicité d’une voix à partir des variations d’amplitude entre cycles
L’intelligibilité de la parole à partir d’un échantillon de lecture continue
La qualité vocale par l’analyse de six facteurs acoustiques

Les capacités physiologiques maximales du larynx selon un protocole standardisé

Explication

Le phonétogramme évalue les capacités physiologiques maximales du larynx au moyen d’un protocole standardisé de l’Union Européenne des Phoniatres. L’analyse de six facteurs acoustiques correspond à l’AVQI, et non au phonétogramme.

35. Quel type de résultats peut-on tirer d’un phonétogramme ?

La sensibilité et la spécificité d’un indice de sévérité de la dysphonie
Les fréquences minimale et maximale, leur étendue, les intensités extrêmes et les dynamiques d’intensité et vocale
La durée maximale de phonation et le score multiparamétrique du DSI
Le jitter, le shimmer, le HNR et le NHR calculés sur une voyelle confortable

Les fréquences minimale et maximale, leur étendue, les intensités extrêmes et les dynamiques d’intensité et vocale

Explication

Le phonétogramme fournit notamment les fréquences fondamentales minimale et maximale, leur étendue, les intensités minimale et maximale, ainsi que les dynamiques d’intensité et vocale. Le jitter, le shimmer, le HNR et le NHR sont d’autres mesures acoustiques, pas les résultats caractéristiques énumérés ici.

36. Quelle information un spectrogramme représente-t-il en trois dimensions ?

L’intensité en fonction de la distance et de la pression sous-glottique
La durée de phonation en fonction du jitter et du shimmer
L’amplitude en fonction de la fréquence et du temps
La fréquence fondamentale en fonction de l’âge et du genre

L’amplitude en fonction de la fréquence et du temps

Explication

Un spectrogramme représente l’amplitude d’un son selon la fréquence au cours du temps, ce qui constitue ses trois dimensions. La fréquence fondamentale, l’âge et le genre ne sont pas les trois axes définissant cette représentation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Évaluation des troubles de la voix.

Selon Dupessey & Coulombeau (2004), qu’est-ce que la dysphonie ?

Une altération de la fonction vocale d’origine organique ou fonctionnelle, pouvant aller jusqu’à l’aphonie.

Quels facteurs contribuent souvent à l’apparition de la dysphonie ?

Plusieurs facteurs concourent souvent à son apparition.

Quelle altération concerne la voix parlée ?

La dysphonie.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Évaluation des troubles de la voix.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM