QCM : Réflexes et transmission nerveuse (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel centre nerveux intervient dans un mouvement involontaire réflexe, par opposition à un mouvement volontaire ?

La moelle épinière, plutôt que l’encéphale
L’encéphale, plutôt que la moelle épinière
Les nerfs périphériques, plutôt que les centres nerveux
Les récepteurs sensoriels, plutôt que les centres nerveux

La moelle épinière, plutôt que l’encéphale

Explication

Un mouvement réflexe met en jeu la moelle épinière, tandis qu’un mouvement volontaire implique l’encéphale. Confondre ces deux centres revient à inverser la distinction entre action réflexe et action volontaire.

2. Quelles structures forment le système nerveux central et assurent l’intégration des informations ainsi que la commande nerveuse ?

L’encéphale et la moelle épinière
Les ganglions et les fibres nerveuses périphériques
Les nerfs et les récepteurs sensoriels
Les nerfs crâniens et les nerfs rachidiens

L’encéphale et la moelle épinière

Explication

Le système nerveux central comprend l’encéphale et la moelle épinière, qui servent de centres d’intégration et de commande. Les nerfs et les récepteurs sont associés au système nerveux périphérique, ce qui constitue une confusion fréquente.

3. Comment se forme un nerf rachidien et quelles fonctions portent ses deux racines ?

Il est formé de deux racines ventrales, l’une sensitive et l’autre motrice
Il résulte de la réunion d’une racine dorsale sensitive afférente et d’une racine ventrale motrice efférente
Il est formé de deux racines dorsales, l’une sensitive et l’autre motrice
Il résulte de la réunion d’une racine dorsale motrice efférente et d’une racine ventrale sensitive afférente

Il résulte de la réunion d’une racine dorsale sensitive afférente et d’une racine ventrale motrice efférente

Explication

Le nerf rachidien est mixte : sa racine dorsale transporte l’information sensitive vers le système nerveux central, tandis que sa racine ventrale conduit les commandes motrices vers la périphérie. L’inversion des fonctions des racines est une confusion plausible, mais incorrecte.

4. Quelle description caractérise un neurone ?

Une cellule musculaire polarisée qui transmet des messages au niveau de synapses
Une cellule sensorielle qui communique avec d’autres cellules par des nerfs entiers
Une cellule nerveuse polarisée qui communique avec d’autres cellules au niveau de synapses
Une cellule nerveuse non polarisée qui communique avec d’autres cellules par des jonctions musculaires

Une cellule nerveuse polarisée qui communique avec d’autres cellules au niveau de synapses

Explication

Un neurone est une cellule nerveuse polarisée qui communique avec d’autres cellules au niveau de synapses. Une jonction musculaire peut intervenir dans la transmission vers un muscle, mais elle ne remplace pas la définition générale du neurone.

5. Lorsqu’un neurone reçoit des informations provenant d’autres neurones, quelle partie assure principalement cette réception ?

Les dendrites, qui sont des prolongements ramifiés
Le corps cellulaire, qui contient le noyau
L’axone, qui se ramifie près de son extrémité
Le fuseau neuromusculaire, situé dans le muscle

Les dendrites, qui sont des prolongements ramifiés

Explication

Les dendrites sont des prolongements ramifiés qui reçoivent les informations venant d’autres neurones. L’axone est un distracteur plausible, mais il permet surtout la genèse et la propagation des messages nerveux.

6. Quelle structure neuronale permet la genèse et la propagation des messages nerveux, puis se ramifie à son extrémité ?

Le fuseau neuromusculaire, sensible à l’étirement musculaire
Le corps cellulaire, qui contient le noyau et les organites
L’axone, souvent unique et de diamètre constant
Les dendrites, ramifiées sur toute leur longueur

L’axone, souvent unique et de diamètre constant

Explication

L’axone permet la genèse et la propagation des messages nerveux et se termine par une arborisation. Les dendrites sont également des prolongements neuronaux, mais elles reçoivent principalement les informations d’autres neurones.

7. Un récepteur situé dans un muscle détecte une augmentation de sa longueur : de quel récepteur s’agit-il ?

D’un récepteur cutané, un mécanorécepteur sensible à la pression externe
D’un récepteur tendineux, un mécanorécepteur sensible à la tension du tendon
D’un récepteur articulaire, un mécanorécepteur sensible à la position d’une articulation
Du fuseau neuromusculaire, un mécanorécepteur sensible à l’étirement

Du fuseau neuromusculaire, un mécanorécepteur sensible à l’étirement

Explication

Le fuseau neuromusculaire est un mécanorécepteur situé dans le muscle, qui détecte les variations de longueur dues à l’étirement. Un récepteur tendineux est un distracteur proche, mais il est associé à la détection de la tension du tendon, et non à la longueur du muscle.

8. Quelle situation correspond à un réflexe myotatique ?

Une contraction involontaire, innée, stéréotypée et rapide en réponse à l’étirement d’un muscle
Une relaxation involontaire et lente déclenchée par la diminution de la longueur d’un muscle
Une contraction volontaire et rapide commandée par l’encéphale sans étirement musculaire
Une contraction volontaire, apprise et variable déclenchée par une décision consciente

Une contraction involontaire, innée, stéréotypée et rapide en réponse à l’étirement d’un muscle

Explication

Le réflexe myotatique est une contraction involontaire, innée, stéréotypée et rapide qui répond à l’étirement du muscle. Un mouvement volontaire commandé par l’encéphale ne relève pas de ce réflexe, même s’il peut aussi entraîner une contraction musculaire.

9. Lors d’un réflexe myotatique, quel trajet suit le message entre la détection de l’étirement et la contraction du muscle ?

Le fuseau est activé, le motoneurone conduit le message vers la moelle, puis le neurone sensitif commande le muscle
Le fuseau est activé, le neurone sensitif conduit le message vers la moelle, puis le motoneurone commande le muscle
Le muscle est activé, le neurone sensitif conduit le message vers l’encéphale, puis un nerf crânien commande le muscle
Le fuseau est activé, le neurone sensitif conduit le message vers un ganglion, puis un neurone sensitif commande le muscle

Le fuseau est activé, le neurone sensitif conduit le message vers la moelle, puis le motoneurone commande le muscle

Explication

L’étirement active le fuseau neuromusculaire ; le neurone sensitif transmet ensuite le message à la moelle épinière, où le motoneurone transmet la commande au muscle effecteur. Inverser les rôles du neurone sensitif et du motoneurone confond la voie afférente avec la voie motrice.

10. Pourquoi l’arc réflexe myotatique est-il qualifié de monosynaptique ?

Parce qu’un neurone sensitif et un motoneurone sont reliés par une seule synapse neuro-neuronale
Parce que le motoneurone établit une synapse unique avec un interneurone avant de rejoindre le muscle
Parce que deux neurones sensitifs sont reliés par une seule synapse avant d’activer le muscle
Parce que le neurone sensitif et le motoneurone sont reliés par un interneurone et deux synapses

Parce qu’un neurone sensitif et un motoneurone sont reliés par une seule synapse neuro-neuronale

Explication

L’arc réflexe est monosynaptique car il comprend un neurone sensitif et un motoneurone reliés par une seule synapse neuro-neuronale. Un interneurone intervient dans la boucle inhibitrice des muscles antagonistes, mais il n’appartient pas à cette liaison monosynaptique directe.

11. Quelle description caractérise un potentiel d’action neuronal ?

Une variation prolongée du potentiel de repos causée par la synthèse de neurotransmetteurs
Une modification brève et locale de la polarisation membranaire produite par des courants ioniques
Une modification permanente de la membrane provoquée par l’entrée de molécules énergétiques
Un déplacement continu de charges entre deux neurones sans changement de polarisation membranaire

Une modification brève et locale de la polarisation membranaire produite par des courants ioniques

Explication

Le potentiel d’action est un signal électrique neuronal correspondant à une modification brève et locale de la polarisation membranaire liée à des courants ioniques. Une variation prolongée du potentiel de repos ne décrit pas ce signal électrique bref.

12. Un neurone subit une dépolarisation qui atteint −55 mV-55\,\text{mV}, alors que son seuil se situe autour de −50 mV-50\,\text{mV}. Que se passe-t-il ?

Un potentiel d’action se déclenche, car toute dépolarisation suffit
Un potentiel d’action se déclenche avec une amplitude réduite
Aucun potentiel d’action ne se déclenche, car le seuil n’est pas atteint
La membrane entre en hyperpolarisation dès que la dépolarisation commence

Aucun potentiel d’action ne se déclenche, car le seuil n’est pas atteint

Explication

Le potentiel d’action naît lorsque le potentiel membranaire dépasse un seuil situé autour de −50 mV-50\,\text{mV} ; à −55 mV-55\,\text{mV}, ce seuil n’est pas atteint. Une dépolarisation ne suffit donc pas à déclencher le signal si elle reste sous le seuil.

13. Quelle succession de mouvements ioniques correspond aux phases d’un potentiel d’action ?

Entrée de Na⁺ lors de la dépolarisation, sortie de K⁺ lors de la repolarisation, puis entrée excessive de K⁺ lors de l’hyperpolarisation
Sortie de Na⁺ lors de la dépolarisation, entrée de K⁺ lors de la repolarisation, puis entrée excessive de K⁺ lors de l’hyperpolarisation
Entrée de Na⁺ lors de la dépolarisation, sortie de K⁺ lors de la repolarisation, puis sortie excessive de K⁺ lors de l’hyperpolarisation
Entrée de K⁺ lors de la dépolarisation, sortie de Na⁺ lors de la repolarisation, puis entrée excessive de Na⁺ lors de l’hyperpolarisation

Entrée de Na⁺ lors de la dépolarisation, sortie de K⁺ lors de la repolarisation, puis sortie excessive de K⁺ lors de l’hyperpolarisation

Explication

La dépolarisation est liée à l’entrée de Na⁺, la repolarisation à la sortie de K⁺, et l’hyperpolarisation à une sortie excessive de K⁺. L’option qui attribue l’hyperpolarisation à une entrée de K⁺ inverse le mouvement ionique indiqué.

14. Un neurone augmente la fréquence de ses potentiels d’action, tandis que chaque potentiel conserve la même amplitude. Comment le message est-il codé dans cette fibre ?

Par une fréquence accrue des potentiels d’action, et non par une hausse de leur amplitude
Par une durée accrue de chaque potentiel d’action, sans changement de fréquence
Par une diminution du nombre de potentiels d’action, compensée par leur amplitude
Par une hausse de l’amplitude de chaque potentiel d’action, à fréquence constante

Par une fréquence accrue des potentiels d’action, et non par une hausse de leur amplitude

Explication

Dans une fibre nerveuse, l’information est codée par la fréquence des potentiels d’action, dont l’amplitude isolée reste constante. Une hausse de l’amplitude de chaque potentiel confond le codage du message avec la taille du signal individuel.

15. Quelle distinction permet d’identifier une synapse neuromusculaire plutôt qu’une synapse neuro-neuronale ?

Elle relie un neurone sensoriel à un motoneurone, alors que l’autre relie deux muscles
Elle relie deux fibres musculaires, alors que l’autre relie un neurone à un muscle
Elle relie un motoneurone à une fibre musculaire, alors que l’autre relie deux neurones
Elle relie deux motoneurones, alors que l’autre relie une fibre musculaire à un neurone

Elle relie un motoneurone à une fibre musculaire, alors que l’autre relie deux neurones

Explication

La synapse neuromusculaire, ou plaque motrice, relie un motoneurone à une fibre musculaire ; la synapse neuro-neuronale relie deux neurones. Une jonction entre deux fibres musculaires ne correspond pas à la distinction définie ici.

16. Quel effet distingue une synapse excitatrice d’une synapse inhibitrice sur l’élément postsynaptique ?

La synapse excitatrice ralentit son activité, tandis que l’inhibitrice l’augmente
Les deux synapses bloquent son activité, mais par des mécanismes distincts
Les deux synapses augmentent son activité, mais à des rythmes différents
La synapse excitatrice augmente son activité, tandis que l’inhibitrice la ralentit ou la bloque

La synapse excitatrice augmente son activité, tandis que l’inhibitrice la ralentit ou la bloque

Explication

Une synapse excitatrice augmente l’activité de l’élément postsynaptique, alors qu’une synapse inhibitrice la ralentit ou la bloque. L’idée que l’excitation ralentit l’activité inverse précisément le rôle des deux types de synapses.

17. Quel enchaînement décrit la transmission chimique au niveau d’une synapse ?

Exocytose des vésicules, réponse postsynaptique, arrivée du potentiel d’action, puis diffusion et recapture des neurotransmetteurs
Arrivée du potentiel d’action, exocytose des vésicules, diffusion et fixation des neurotransmetteurs, réponse postsynaptique, puis dégradation ou recapture
Arrivée du potentiel d’action, fixation des neurotransmetteurs dans la cellule présynaptique, exocytose, puis réponse postsynaptique
Diffusion des neurotransmetteurs, arrivée du potentiel d’action, dégradation, puis fixation des molécules sur les récepteurs présynaptiques

Arrivée du potentiel d’action, exocytose des vésicules, diffusion et fixation des neurotransmetteurs, réponse postsynaptique, puis dégradation ou recapture

Explication

La transmission débute par l’arrivée d’un potentiel d’action et l’exocytose des vésicules ; les neurotransmetteurs diffusent ensuite, se fixent aux récepteurs postsynaptiques et provoquent une réponse avant leur élimination ou leur recapture. Placer la fixation dans la cellule présynaptique avant l’exocytose ne respecte pas cette séquence.

18. Lorsqu’un mouvement nécessite la contraction d’un muscle, quel rôle joue son muscle antagoniste ?

Il reste contracté après le mouvement, ce qui maintient la position de l’articulation
Il se contracte au même moment, ce qui stabilise le mouvement par opposition
Il se relâche, ce qui évite une contraction simultanée des deux muscles et permet le mouvement
Il déclenche la contraction du muscle actif en raccourcissant avant lui

Il se relâche, ce qui évite une contraction simultanée des deux muscles et permet le mouvement

Explication

Lorsqu’un muscle se contracte, son antagoniste se relâche ; cette coordination évite leur contraction simultanée et permet le mouvement. Une contraction simultanée des deux muscles ne correspond pas au mécanisme décrit.

19. À la jonction neuromusculaire, quelle suite d’événements suit l’action de l’acétylcholine ?

Entrée de sodium dans la fibre, libération immédiate de calcium, puis propagation du potentiel d’action vers la jonction
Sortie de sodium de la fibre, naissance d’un potentiel d’action musculaire, puis propagation vers le réticulum sarcoplasmique
Entrée de sodium dans la fibre, naissance d’un potentiel d’action musculaire, puis propagation vers le réticulum sarcoplasmique
Entrée de calcium dans la fibre, naissance d’un potentiel d’action musculaire, puis propagation vers les myofibrilles

Entrée de sodium dans la fibre, naissance d’un potentiel d’action musculaire, puis propagation vers le réticulum sarcoplasmique

Explication

L’acétylcholine provoque l’entrée de sodium dans la fibre musculaire, ce qui fait naître un potentiel d’action qui se propage jusqu’au réticulum sarcoplasmique. Une sortie de sodium ne correspond pas au déclenchement décrit.

20. Comment la propagation du potentiel d’action musculaire déclenche-t-elle la contraction ?

Elle ferme les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique, retenant le Ca²⁺ dans le réticulum
Elle ouvre les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique, libérant du Ca²⁺ dans le sarcoplasme
Elle ouvre les canaux sodiques du réticulum sarcoplasmique, libérant du Na⁺ dans le sarcoplasme
Elle provoque la recapture du Ca²⁺ par le réticulum sarcoplasmique, ce qui déclenche la contraction

Elle ouvre les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique, libérant du Ca²⁺ dans le sarcoplasme

Explication

La propagation du potentiel d’action ouvre les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique ; les ions Ca²⁺ libérés dans le sarcoplasme déclenchent la contraction. La recapture du calcium par le réticulum est l’inverse de la libération qui initie ce processus.

Révisez avec les flashcards

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Quel centre nerveux intervient dans les mouvements involontaires réflexes ?

La moelle épinière.

Quels éléments forment le système nerveux central ?

L’encéphale et la moelle épinière.

Quel est le rôle du système nerveux central dans le traitement des informations nerveuses ?

Il constitue les centres d’intégration des informations nerveuses.

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