QCM : Rhumatismes abarticulaires (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’expression « rhumatismes abarticulaires » ?

Des affections des bourses, des tendons et de leurs gaines autour des articulations
Des atteintes du cartilage et de la synoviale à l’intérieur des articulations
Des maladies inflammatoires touchant principalement les os sous-chondraux
Des lésions musculaires situées à distance des structures articulaires

Des affections des bourses, des tendons et de leurs gaines autour des articulations

Explication

Les rhumatismes abarticulaires concernent les structures juxta- et para-articulaires, notamment les bourses, les tendons et leurs gaines. Les rhumatismes articulaires atteignent au contraire l’articulation elle-même, ce qui rend la deuxième proposition incorrecte.

2. Quelles sont les trois articulations comprises dans l’épaule ?

Les articulations sternoclaviculaire, radio-ulnaire et scapulohumérale
Les articulations scapulothoracique, huméroradiale et sternoclaviculaire
Les articulations glénohumérale, huméro-ulnaire et acromioclaviculaire
Les articulations scapulohumérale, sternocostoclaviculaire et acromioclaviculaire

Les articulations scapulohumérale, sternocostoclaviculaire et acromioclaviculaire

Explication

L’épaule comprend l’articulation scapulohumérale, aussi appelée glénohumérale, ainsi que les articulations sternocostoclaviculaire et acromioclaviculaire. Les articulations huméroradiale et huméro-ulnaire appartiennent au coude.

3. Quels muscles constituent la coiffe des rotateurs ?

Le supra-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le subscapulaire
Le deltoïde, le grand rond, le grand pectoral et le subscapulaire
Le supra-épineux, le deltoïde, le petit rond et le grand dorsal
L’infra-épineux, le grand rond, le biceps et le triceps brachial

Le supra-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le subscapulaire

Explication

La coiffe des rotateurs associe le supra-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le subscapulaire autour de l’épaule. Le deltoïde et les autres muscles proposés participent aux mouvements du membre supérieur, mais ne font pas partie de cette coiffe.

4. Quel mécanisme peut provoquer un conflit sous-acromial lors de l’élévation du bras ?

Une hypersollicitation associée à une modification de l’acromion ou à un déséquilibre musculaire
Une lésion isolée du cartilage glénohuméral provoquant une usure de l’articulation
Une diminution de la vascularisation osseuse liée à une fracture de la clavicule
Une immobilisation brève entraînant une rétraction immédiate de la capsule articulaire

Une hypersollicitation associée à une modification de l’acromion ou à un déséquilibre musculaire

Explication

Lors de l’élévation, l’hypersollicitation, une morphologie acromiale défavorable ou un déséquilibre musculaire peuvent favoriser le conflit sous-acromial. La rétraction capsulaire correspond plutôt à un mécanisme de raideur articulaire et ne décrit pas ce conflit.

5. Où se situe la zone critique du supra-épineux associée à sa dégénérescence progressive ?

À environ 1 cm en dehors de son insertion sur le tubercule majeur
Dans la portion musculaire située près de l’épine de la scapula
Directement au centre de son insertion sur le tubercule majeur
À environ 1 cm en dedans de son insertion sur le tubercule majeur

À environ 1 cm en dedans de son insertion sur le tubercule majeur

Explication

La zone critique se trouve à environ 1 cm en dedans de l’insertion du supra-épineux sur le tubercule majeur et présente une fragilité vasculaire. L’insertion elle-même n’est donc pas la zone décrite comme la plus vulnérable sur le plan vasculaire.

6. Quelle caractéristique définit le mieux l’épaule douloureuse simple ?

Une infection articulaire aiguë touchant principalement la cavité glénohumérale
Une rétraction capsulaire progressive provoquant un enraidissement global de l’épaule
Une atteinte tendineuse fréquente, surtout du supra-épineux et du long biceps, après 40 ans
Une fracture osseuse entraînant une douleur constante chez l’adulte jeune

Une atteinte tendineuse fréquente, surtout du supra-épineux et du long biceps, après 40 ans

Explication

L’épaule douloureuse simple correspond à une atteinte tendineuse fréquente, observée le plus souvent après 40 ans et touchant notamment le supra-épineux et le long biceps. La rétraction capsulaire caractérise plutôt la capsulite rétractile, qui constitue la confusion la plus plausible.

7. Quelle évolution peut suivre une épaule douloureuse simple ?

Une gêne irradiant vers le bras, puis une douleur nocturne et une impotence douloureuse
Une douleur cervicale isolée, puis une perte sensitive sans limitation fonctionnelle
Une douleur limitée au coude, puis une paralysie complète sans atteinte de l’épaule
Une raideur immédiate de toutes les amplitudes, suivie d’une fracture spontanée

Une gêne irradiant vers le bras, puis une douleur nocturne et une impotence douloureuse

Explication

L’épaule douloureuse simple débute typiquement par une gêne au moignon de l’épaule irradiant vers la face externe du bras, puis peut devenir nocturne et entraîner une impotence fonctionnelle douloureuse. Un enraidissement global immédiat évoque davantage une capsulite rétractile.

8. Quel résultat est attendu lors de l’examen passif d’une épaule douloureuse simple ?

Les amplitudes sont limitées principalement par un blocage osseux sans douleur notable
Les amplitudes passives sont indolores, tandis que les mouvements actifs sont impossibles
Les amplitudes restent normales, mais la fin de course devient douloureuse
Les amplitudes sont réduites dans toutes les directions avec une douleur constante

Les amplitudes restent normales, mais la fin de course devient douloureuse

Explication

Dans l’épaule douloureuse simple, les mouvements passifs conservent une amplitude normale, mais deviennent douloureux en fin de course. Une limitation passive globale oriente plutôt vers une atteinte capsulaire telle qu’une capsulite rétractile.

9. Quelle caractéristique distingue le début d’une épaule hyperalgique d’une rupture trophique de la coiffe ?

Une installation brutale et fulgurante de la douleur
Une aggravation progressive après plusieurs années
Une faiblesse motrice précédant les douleurs
Une limitation passive apparaissant après un traumatisme

Une installation brutale et fulgurante de la douleur

Explication

L’épaule hyperalgique commence brutalement par une douleur fulgurante, souvent si intense que l’examen devient difficile. La rupture trophique évolue plutôt de manière insidieuse après des douleurs épisodiques.

10. Quelle succession de manifestations caractérise le syndrome de Parsonage-Turner ?

Douleur brutale, puis paralysie flasque et amyotrophie
Douleur progressive, puis limitation passive et crépitations
Paralysie flasque, puis douleur mécanique et tuméfaction
Douleur nocturne, puis calcification et récupération motrice

Douleur brutale, puis paralysie flasque et amyotrophie

Explication

Le syndrome de Parsonage-Turner est une neuropathie du plexus brachial qui associe une douleur brutale à un déficit moteur flasque et à une amyotrophie secondaires. L’épaule calcifiante provoque surtout une douleur intense sans cette paralysie flasque.

11. Quel résultat électromyographique et clinique évoque le syndrome de Parsonage-Turner ?

Une atteinte motrice avec sensibilité conservée et parfois une scapula décollée
Une atteinte motrice et sensitive avec une mobilité passive réduite
Une atteinte sensitive avec motricité conservée et une scapula fixée
Une activité électromyographique normale avec une amyotrophie absente

Une atteinte motrice avec sensibilité conservée et parfois une scapula décollée

Explication

Dans le syndrome de Parsonage-Turner, l’EMG montre une atteinte motrice tandis que la sensibilité reste intégrée, et l’atteinte du dentelé peut décoller la scapula. Une atteinte sensitive prédominante ne correspond donc pas au profil décrit.

12. Dans quelle situation une rupture traumatique franche de la coiffe est-elle typiquement suspectée ?

Après une raideur progressive apparaissant chez une femme en périménopause
Après une chute sur le bras tendu ou un effort vigoureux chez un adulte de plus de 50 ans
Après plusieurs années de douleurs épisodiques chez une personne âgée sans événement déclencheur
Après une infection virale accompagnée d’une paralysie flasque du membre supérieur

Après une chute sur le bras tendu ou un effort vigoureux chez un adulte de plus de 50 ans

Explication

La rupture traumatique franche touche souvent le supra-épineux après une chute importante sur le bras tendu ou un effort vigoureux, notamment après 50 ans. Une évolution lente sans traumatisme correspond davantage à une rupture trophique.

13. Quel ensemble de signes est caractéristique d’une rupture traumatique de la coiffe des rotateurs ?

Déficit d’abduction et de rotation externe avec mobilisation passive conservée
Douleur isolée avec mobilité active et passive entièrement conservées
Déficit sensitif diffus avec paralysie flasque et amyotrophie rapide
Enraidissement progressif avec diminution secondaire de la douleur

Déficit d’abduction et de rotation externe avec mobilisation passive conservée

Explication

La rupture traumatique entraîne un déficit d’abduction et de rotation externe alors que la mobilisation passive reste conservée, association considérée comme pathognomonique. L’enraidissement progressif avec baisse de la douleur évoque plutôt l’évolution d’une capsulite.

14. Comment se présente généralement une rupture trophique par perforation de la coiffe ?

Elle commence par une douleur intense suivie d’une paralysie flasque du bras
Elle débute insidieusement après plusieurs années de douleurs épisodiques chez un patient âgé
Elle apparaît après quelques mois de raideur chez une femme en périménopause
Elle survient brutalement après une chute sur le bras tendu chez un adulte jeune

Elle débute insidieusement après plusieurs années de douleurs épisodiques chez un patient âgé

Explication

La rupture trophique par perforation survient chez une personne âgée et s’installe progressivement après des années de douleurs intermittentes; elle peut évoluer vers une omarthrose. Le début brutal après un traumatisme correspond plutôt à une rupture traumatique.

15. Quelle structure est principalement atteinte dans la capsulite rétractile ?

La capsule articulaire, qui se rétracte et réduit les possibilités fonctionnelles
Le plexus brachial, qui entraîne une douleur suivie d’une paralysie flasque
Le supra-épineux, qui se rompt après un effort et provoque une impotence active
Les dépôts calciques, qui déclenchent une crise douloureuse fulgurante

La capsule articulaire, qui se rétracte et réduit les possibilités fonctionnelles

Explication

La capsulite rétractile correspond à une rétraction fibrosante de la capsule de l’épaule, avec coaptation excessive et diminution des capacités fonctionnelles. Une atteinte prédominante du supra-épineux renvoie plutôt à une pathologie tendineuse.

16. Quelle évolution temporelle est typique de la capsulite rétractile ?

Une installation insidieuse après plusieurs années, suivie d’une omarthrose progressive
Une douleur présente pendant quelques mois, suivie d’une baisse de douleur avec enraidissement progressif
Une douleur brutale suivie immédiatement d’une paralysie flasque et d’une amyotrophie
Une impotence immédiate après traumatisme, avec conservation de la mobilité passive

Une douleur présente pendant quelques mois, suivie d’une baisse de douleur avec enraidissement progressif

Explication

La capsulite rétractile évolue classiquement d’une phase douloureuse de plusieurs mois vers une diminution de la douleur accompagnée d’un enraidissement progressif. Une impotence immédiate après traumatisme évoque plutôt une rupture traumatique de la coiffe.

17. Comment définit-on l’épicondylite, aussi appelée tennis elbow ?

Une inflammation de la bourse située devant l’articulation du coude
Une tendinite d’insertion des muscles épicondyliens liée au surmenage
Une rétraction de l’aponévrose palmaire limitant les doigts
Une ténosynovite sténosante de la gaine du pouce

Une tendinite d’insertion des muscles épicondyliens liée au surmenage

Explication

L’épicondylite correspond à une tendinite d’insertion des muscles épicondyliens, souvent associée à un surmenage professionnel. La ténosynovite du pouce et la rétraction palmaire désignent respectivement la maladie de De Quervain et celle de Dupuytren.

18. Quel tableau clinique évoque le plus une épicondylite ?

Une douleur interne du coude avec flexion incomplète et extension conservée
Une douleur externe du coude avec extension incomplète et flexion conservée
Une douleur postérieure du coude avec limitation des deux mouvements
Une douleur diffuse du poignet avec mobilité complète du coude

Une douleur externe du coude avec extension incomplète et flexion conservée

Explication

L’épicondylite entraîne une douleur de la face externe du coude, aggravée par la pronation contrariée, ainsi qu’une extension incomplète par contracture réflexe, sans limitation de la flexion. Une limitation de la flexion orienterait davantage vers une atteinte articulaire.

19. Quelles structures sont atteintes dans la ténosynovite de De Quervain ?

La gaine du long abducteur et du court extenseur du pouce
Les tendons fléchisseurs communs des doigts et du poignet
Les insertions des muscles épicondyliens sur l’humérus
La gaine du long extenseur et du court fléchisseur du pouce

La gaine du long abducteur et du court extenseur du pouce

Explication

La maladie de De Quervain est une ténosynovite sténosante qui touche la gaine du long abducteur et du court extenseur du pouce. Les autres propositions concernent d’autres groupes tendineux ou l’épicondylite.

20. Quelle lésion caractérise la maladie de Dupuytren ?

Une rétraction de l’aponévrose palmaire avec nodules et cordes
Une rupture des tendons extenseurs avec perte de force digitale
Une inflammation de la gaine du pouce avec douleur radiale
Une tendinite d’insertion des muscles autour du coude

Une rétraction de l’aponévrose palmaire avec nodules et cordes

Explication

La maladie de Dupuytren est une rétraction de l’aponévrose palmaire qui forme des nodules et des cordes et réduit l’extension des doigts. La douleur radiale du pouce correspond plutôt à la ténosynovite de De Quervain.

21. Quelle caractéristique distingue la bursite trochantérienne d’une coxarthrose sur le plan de la mobilité ?

Les mobilités active et passive de la hanche restent conservées
La mobilité passive est réduite tandis que la mobilité active reste conservée
Les mobilités active et passive sont limitées dès les premiers mouvements
La mobilité active est réduite tandis que la mobilité passive reste conservée

Les mobilités active et passive de la hanche restent conservées

Explication

La bursite trochantérienne conserve les mobilités active et passive de la hanche, même si elle provoque une douleur trochantérienne. La coxarthrose, à l’inverse, peut limiter ces deux types de mobilité.

22. Quel ensemble de signes est le plus compatible avec une bursite trochantérienne ?

Douleur du grand trochanter, irradiation latérale, Lasègue négatif et rachis normal
Douleur inguinale, rotation limitée, Lasègue positif et raideur rachidienne
Douleur lombaire, irradiation postérieure, Lasègue positif et déficit neurologique
Douleur poplitée, irradiation médiale, Lasègue négatif et rachis douloureux

Douleur du grand trochanter, irradiation latérale, Lasègue négatif et rachis normal

Explication

La bursite trochantérienne donne une douleur du bord supérieur du grand trochanter irradiant vers la face externe de la jambe, avec un Lasègue négatif et un examen rachidien normal. Un Lasègue positif et une douleur lombaire orienteraient davantage vers une sciatique.

23. Quelle présentation correspond à une tendinobursite de la patte d’oie ?

Une douleur postérieure du genou due à une distension de la bourse poplitée
Une douleur latérale du genou au niveau du grand trochanter liée aux muscles fessiers
Une douleur plantaire du talon liée à l’insertion du ligament plantaire
Une douleur médiale du genou sous l’interligne liée à plusieurs tendons de la patte d’oie

Une douleur médiale du genou sous l’interligne liée à plusieurs tendons de la patte d’oie

Explication

La tendinobursite de la patte d’oie atteint notamment le semi-tendineux, le sartorius et le gracile, et provoque une douleur médiale sous l’interligne du genou. La douleur plantaire du talon correspond plutôt à la fasciite plantaire.

24. Quelle conduite thérapeutique est appropriée en cas de bursite achilléenne ou d’achilléite ?

Immobiliser la hanche et traiter la douleur par mobilisation forcée
Réaliser une infiltration précoce et reprendre rapidement les activités sportives
Utiliser une infiltration répétée afin de prévenir l’inflammation tendineuse
Éviter l’infiltration et privilégier repos, talonnette et suppression de l’irritant

Éviter l’infiltration et privilégier repos, talonnette et suppression de l’irritant

Explication

L’infiltration est formellement proscrite en raison du risque de rupture du tendon d’Achille; le traitement repose sur le repos, une talonnette et la suppression de l’élément irritant. Une infiltration répétée augmenterait le risque tendineux au lieu de le prévenir.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Rhumatismes abarticulaires.

Que regroupent les rhumatismes abarticulaires ?

Les affections des structures juxta- et para-articulaires.

Quelles sont les trois articulations de l’épaule ?

Scapulohumérale, sternocostoclaviculaire et acromioclaviculaire.

Quels muscles composent la coiffe des rotateurs ?

Le supra-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le subscapulaire.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Rhumatismes abarticulaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM