QCM : SP 4 (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude utilise des modèles animaux pour explorer une maladie humaine avant tout essai chez l’être humain. Cette étude relève de la recherche :

Appliquée, car elle peut contribuer au développement d’une intervention.
Pré-clinique, car elle utilise un modèle biologique animal.
Clinique, car elle prépare directement une prise en charge humaine.
Appliquée, car elle poursuit un objectif pratique déterminé.
Fondamentale, car toute étude animale vise seulement les mécanismes naturels.

Appliquée, car elle peut contribuer au développement d’une intervention. · Pré-clinique, car elle utilise un modèle biologique animal. · Appliquée, car elle poursuit un objectif pratique déterminé.

Explication

La recherche appliquée, ou pré-clinique, poursuit un objectif pratique et utilise des modèles in vitro ou animaux in vivo. La recherche clinique, elle, est réalisée sur la personne humaine, tandis que la recherche fondamentale vise d’abord la compréhension.

2. Les caractéristiques de la recherche translationnelle comprennent :

Le transfert de découvertes fondamentales vers des innovations médicales.
Le rapprochement rapide entre résultats pré-cliniques et pratique clinique.
L’application de connaissances scientifiques à des solutions thérapeutiques.
La réalisation d’études épidémiologiques sur la fréquence des maladies en population générale.
Le développement possible d’innovations diagnostiques.

Le transfert de découvertes fondamentales vers des innovations médicales. · Le rapprochement rapide entre résultats pré-cliniques et pratique clinique. · L’application de connaissances scientifiques à des solutions thérapeutiques. · Le développement possible d’innovations diagnostiques.

Explication

La recherche translationnelle transfère rapidement les découvertes fondamentales ou pré-cliniques vers des innovations diagnostiques ou thérapeutiques et vers la pratique clinique. Elle peut ainsi rapprocher les résultats pré-cliniques de la pratique, appliquer des connaissances scientifiques à des solutions thérapeutiques et contribuer au développement d’innovations diagnostiques. Les études épidémiologiques sur la fréquence des maladies en population générale relèvent de l’épidémiologie et ne caractérisent pas la recherche translationnelle.

3. Un projet de recherche comprend les étapes suivantes :

Définir un cadre méthodologique et un protocole.
Formuler une hypothèse avant de conduire l’étude.
Interpréter les résultats avant de définir le protocole.
Mener l’étude conformément au cadre défini.
Faire émerger des résultats sans lien avec de nouvelles hypothèses.

Définir un cadre méthodologique et un protocole. · Formuler une hypothèse avant de conduire l’étude. · Mener l’étude conformément au cadre défini.

Explication

Un projet de recherche formule une hypothèse, définit un cadre méthodologique et un protocole, puis conduit et interprète l’étude. Les résultats peuvent conduire à de nouvelles hypothèses, mais leur interprétation intervient après la réalisation de l’étude.

4. Concernant la recherche fondamentale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle étudie notamment les interactions entre l’organisme humain et d’autres entités.
Elle se distingue de la recherche appliquée par son objectif de compréhension.
Elle produit des connaissances sur les mécanismes biologiques.
Elle cherche à comprendre les phénomènes naturels du vivant.
Elle poursuit d’abord un objectif pratique déterminé.

Elle étudie notamment les interactions entre l’organisme humain et d’autres entités. · Elle se distingue de la recherche appliquée par son objectif de compréhension. · Elle produit des connaissances sur les mécanismes biologiques. · Elle cherche à comprendre les phénomènes naturels du vivant.

Explication

La recherche fondamentale produit des connaissances et vise la compréhension des mécanismes du vivant et de leurs interactions. L’objectif pratique déterminé caractérise plutôt la recherche appliquée.

5. La valorisation scientifique d’une étude vise notamment à :

Diffuser les résultats par des rapports destinés à communiquer les conclusions.
Permettre aux résultats de contribuer à l’évolution des pratiques cliniques.
Réserver les résultats à l’équipe de recherche afin de protéger leur interprétation.
Présenter les résultats dans des publications scientifiques.
Diffuser les résultats lors de congrès scientifiques.

Diffuser les résultats par des rapports destinés à communiquer les conclusions. · Permettre aux résultats de contribuer à l’évolution des pratiques cliniques. · Présenter les résultats dans des publications scientifiques. · Diffuser les résultats lors de congrès scientifiques.

Explication

La valorisation scientifique diffuse les résultats par des rapports, des publications et des congrès. Elle vise à les rendre utiles à la communauté scientifique et à permettre une évolution des pratiques cliniques ; elle ne consiste pas à les réserver à l’équipe de recherche.

6. Parmi les propositions suivantes concernant la recherche clinique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle peut contribuer au développement de connaissances médicales.
Elle utilise principalement des modèles animaux sans participants humains.
Elle regroupe des études réalisées sur la personne humaine.
Elle vise notamment à mieux comprendre ou traiter des maladies.
Elle peut rechercher des facteurs de risque de maladie.

Elle peut contribuer au développement de connaissances médicales. · Elle regroupe des études réalisées sur la personne humaine. · Elle vise notamment à mieux comprendre ou traiter des maladies. · Elle peut rechercher des facteurs de risque de maladie.

Explication

La recherche clinique comprend des études sur la personne humaine destinées à développer les connaissances biologiques ou médicales, comprendre ou traiter les maladies et identifier leurs facteurs de risque. Les modèles animaux relèvent plutôt de la recherche pré-clinique.

7. Concernant la préparation d’un projet de recherche, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La préparation concerne le suivi des patients, sans inclure la recherche de financements.
La préparation débute par l’analyse statistique avant la rédaction collective du protocole.
La préparation exclut les appels d’offres privés pour privilégier les financements institutionnels.
La préparation repose sur la rédaction individuelle du protocole, sans estimation budgétaire préalable.
La préparation associe la rédaction collaborative du protocole, le budget et la recherche de financements.

La préparation associe la rédaction collaborative du protocole, le budget et la recherche de financements.

Explication

La préparation comprend la rédaction collaborative du protocole, le calcul du budget et la recherche de financements publics ou privés. Les autres formulations retirent l’un de ces éléments ou les remplacent par des étapes appartenant à la conduite ou à l’analyse de l’étude.

8. Concernant les études expérimentales, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une étude expérimentale compare un critère clinique entre groupes exposé et non exposé.
Une étude expérimentale agit sur un facteur maîtrisable par les chercheurs.
Une étude expérimentale se contente d’observer une exposition sans intervention.
Une étude expérimentale évalue les conséquences cliniques d’une intervention.
Dans un essai contrôlé randomisé, le tirage au sort répartit les participants entre les groupes afin d’augmenter les biais.

Une étude expérimentale compare un critère clinique entre groupes exposé et non exposé. · Une étude expérimentale agit sur un facteur maîtrisable par les chercheurs. · Une étude expérimentale évalue les conséquences cliniques d’une intervention.

Explication

Une étude expérimentale intervient sur un facteur maîtrisable et compare un critère clinique entre groupes exposé et non exposé. Elle évalue ainsi les conséquences cliniques d’une intervention. L’observation sans intervention caractérise une étude observationnelle. Dans un essai contrôlé randomisé, le tirage au sort favorise la comparabilité des groupes et diminue les risques de biais.

9. La gestion des données comprend :

La gestion des données s’achève avec la saisie, sans contrôle de cohérence.
Le recueil et la saisie des données font partie de leur gestion.
Le gel de la base intervient avant son extraction pour l’analyse statistique.
Le contrôle des données aberrantes, illogiques ou manquantes est prévu.
La base est extraite pour l’analyse statistique avant toute vérification.

Le recueil et la saisie des données font partie de leur gestion. · Le gel de la base intervient avant son extraction pour l’analyse statistique. · Le contrôle des données aberrantes, illogiques ou manquantes est prévu.

Explication

La gestion des données associe le recueil, la saisie, le contrôle des données aberrantes, illogiques ou manquantes, puis le gel de la base avant son extraction. L’extraction ne précède donc pas les vérifications, et la saisie ne constitue pas la dernière étape.

10. Une personne ayant eu une infection au Covid-19 six mois auparavant bénéficie, selon les données étudiées, de quelles protections ?

La protection estimée est de 95 % lorsque l’infection date de moins de six mois.
Une infection datant de trois mois confère une protection estimée à 74 %.
La protection estimée est de 74 % lorsque l’infection date de plus de six mois.
La protection conférée diminue lorsque le délai depuis l’infection augmente.
Une infection datant d’un an confère une protection estimée à 95 %.

La protection estimée est de 95 % lorsque l’infection date de moins de six mois. · La protection estimée est de 74 % lorsque l’infection date de plus de six mois. · La protection conférée diminue lorsque le délai depuis l’infection augmente.

Explication

Une infection datant de moins de six mois conférait une protection estimée à 95 %, tandis qu’une infection datant de plus de six mois conférait une protection de 74 %. La protection conférée diminuait donc lorsque le délai depuis l’infection augmentait.

11. Un nouveau test diagnostique est comparé à un examen de référence afin d’évaluer sa capacité à classer correctement les patients. Quelles sont les réponses exactes au sujet de cet examen de référence ?

Il permet de comparer l’identification des personnes malades.
Il est appelé gold standard.
Il permet aussi d’évaluer l’identification des personnes non malades.
Il sert de référence pour évaluer le nouveau test.
Il correspond au test diagnostique nouvellement étudié.

Il permet de comparer l’identification des personnes malades. · Il est appelé gold standard. · Il permet aussi d’évaluer l’identification des personnes non malades. · Il sert de référence pour évaluer le nouveau test.

Explication

Le gold standard est le test de référence auquel on compare le nouveau test diagnostique. Il sert à évaluer l’identification correcte des personnes malades et non malades ; le nouveau test est celui qui est évalué.

12. Concernant les inclusions dans une étude, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Une inclusion excessive améliore la conformité éthique de l’étude.
La période d’inclusion doit respecter la période prévue dans le protocole.
Le nombre d’inclusions doit respecter celui prévu dans le protocole.
Une inclusion insuffisante garantit la démonstration statistique de l’hypothèse.
Les inclusions peuvent ignorer les démarches réglementaires prévues.

La période d’inclusion doit respecter la période prévue dans le protocole. · Le nombre d’inclusions doit respecter celui prévu dans le protocole.

Explication

Les inclusions doivent respecter le nombre de patients, la période et les démarches réglementaires prévus dans le protocole. Une inclusion excessive est contraire à l’éthique, tandis qu’une inclusion insuffisante peut empêcher de démontrer statistiquement l’hypothèse.

13. Parmi les étapes de la médecine fondée sur les preuves, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Formuler une question clinique avant la recherche documentaire.
Appliquer une conduite identique sans considérer la balance bénéfice-risque.
Évaluer de manière critique la fiabilité des données trouvées.
Rechercher les données pertinentes dans la littérature scientifique.
Déduire une décision clinique sans tenir compte des préférences du patient.

Formuler une question clinique avant la recherche documentaire. · Évaluer de manière critique la fiabilité des données trouvées. · Rechercher les données pertinentes dans la littérature scientifique.

Explication

La démarche comprend la formulation d’une question, la recherche documentaire et l’évaluation critique de la fiabilité des données. La conduite personnalisée tient aussi compte de la balance bénéfice-risque et des préférences du patient.

14. La gestion des données d’une étude comporte :

Le recueil et la saisie des données font partie de la gestion des données.
La base est gelée avant son extraction et sa transmission au statisticien.
La gestion des données s’arrête après la saisie des informations recueillies.
Le contrôle porte notamment sur les données aberrantes ou manquantes.
Les données sont transmises au statisticien avant le gel de la base.

Le recueil et la saisie des données font partie de la gestion des données. · La base est gelée avant son extraction et sa transmission au statisticien. · Le contrôle porte notamment sur les données aberrantes ou manquantes.

Explication

La gestion des données comprend le recueil, la saisie, le contrôle des données aberrantes, illogiques ou manquantes, puis le gel de la base. Après ce gel, la base est extraite et transmise au statisticien ; la saisie n’est donc pas l’étape finale.

15. Les étapes de la conduite d’une étude comprennent :

La mise en place des conventions avec les centres appartient à la conduite de l’étude.
La valorisation scientifique fait partie des activités de conduite de l’étude.
La gestion budgétaire et le suivi font partie de la conduite de l’étude.
Les analyses statistiques peuvent être intégrées à la conduite de l’étude.
La conduite exclut la gestion des données pour se limiter aux interventions.

La mise en place des conventions avec les centres appartient à la conduite de l’étude. · La valorisation scientifique fait partie des activités de conduite de l’étude. · La gestion budgétaire et le suivi font partie de la conduite de l’étude. · Les analyses statistiques peuvent être intégrées à la conduite de l’étude.

Explication

La conduite comprend les conventions avec les centres, l’intervention éventuelle, la gestion budgétaire, le suivi, la gestion des données, les analyses statistiques et la valorisation scientifique. Elle ne se limite donc pas à l’intervention et n’exclut pas la gestion des données.

16. Concernant le promoteur d’une recherche impliquant la personne humaine, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le promoteur assume une responsabilité globale concernant la recherche impliquant la personne humaine.
Le promoteur peut être une personne physique ou une personne morale responsable de la recherche.
Le promoteur surveille directement les patients dans chaque centre participant.
Le promoteur dirige la réalisation de la recherche sur un lieu et inclut les patients.
Le promoteur assure la gestion de la recherche et vérifie que son financement est prévu.

Le promoteur assume une responsabilité globale concernant la recherche impliquant la personne humaine. · Le promoteur peut être une personne physique ou une personne morale responsable de la recherche. · Le promoteur assure la gestion de la recherche et vérifie que son financement est prévu.

Explication

Le promoteur peut être une personne physique ou morale, assure la gestion de la recherche, vérifie son financement et en assume la responsabilité globale. La direction locale de la recherche, l’inclusion et la surveillance des patients relèvent de l’investigateur.

17. Le formulaire de recueil des données, ou CRF, rassemble pour chaque patient :

Les références bibliographiques utilisées pour rédiger le protocole.
Le numéro d’anonymisation et les critères d’inclusion du patient.
L’âge, les informations cliniques et les résultats d’examens.
Les résultats statistiques globaux calculés après la clôture de l’étude.
Les données nécessaires à l’étude recueillies pour chaque patient.

Le numéro d’anonymisation et les critères d’inclusion du patient. · L’âge, les informations cliniques et les résultats d’examens. · Les données nécessaires à l’étude recueillies pour chaque patient.

Explication

Le CRF rassemble les données nécessaires à l’étude, notamment le numéro d’anonymisation, les critères d’inclusion, l’âge, les informations cliniques et les résultats d’examens. Les résultats statistiques globaux et les références bibliographiques ne constituent pas les données individuelles recueillies dans le CRF.

18. Le taux d’incidence correspond :

À une mesure portant sur les cas apparus au cours d’une période donnée.
À un dénombrement incluant les cas nouveaux et les cas préexistants.
À une mesure pouvant être exprimée pour 100 000 personnes-année.
Au rapport entre les nouveaux cas observés pendant une période et la population source.
À un rapport entre les cas présents à un instant et la population considérée.

À une mesure portant sur les cas apparus au cours d’une période donnée. · À une mesure pouvant être exprimée pour 100 000 personnes-année. · Au rapport entre les nouveaux cas observés pendant une période et la population source.

Explication

L’incidence rapporte les nouveaux cas apparus pendant une période à la population dont ils sont issus pendant cette période. Elle peut être exprimée en personnes pour 100 000 personnes-année ; l’inclusion des cas préexistants et les cas présents à un instant décrivent plutôt la prévalence.

19. Concernant l’essai Discovery, quelles sont les réponses exactes au sujet des traitements comparés ?

L’hydroxychloroquine figurait parmi les interventions comparées.
Le lopinavir associé au ritonavir constituait un bras thérapeutique.
Le lopinavir-ritonavir pouvait être associé à l’interféron bêta.
Le remdesivir faisait partie des traitements évalués dans l’essai.
L’essai comparait les soins standards seuls à plusieurs stratégies thérapeutiques.

L’hydroxychloroquine figurait parmi les interventions comparées. · Le lopinavir associé au ritonavir constituait un bras thérapeutique. · Le lopinavir-ritonavir pouvait être associé à l’interféron bêta. · Le remdesivir faisait partie des traitements évalués dans l’essai. · L’essai comparait les soins standards seuls à plusieurs stratégies thérapeutiques.

Explication

Discovery comparait les soins standards seuls à des soins associés au remdesivir, au lopinavir-ritonavir, au lopinavir-ritonavir avec interféron bêta ou à l’hydroxychloroquine. Chaque proposition décrit donc un élément du protocole thérapeutique.

20. Dans une approche de santé publique, quelles étapes sont exactes ?

Une intervention peut viser à réduire la contamination ou les risques.
La surveillance de l’incidence fait partie des premières étapes de l’approche.
L’implémentation des mesures efficaces consiste à identifier les causes d’un risque.
Les mesures efficaces sont ensuite intégrées dans les pratiques.
L’identification des facteurs de risque contribue à rechercher les causes.

Une intervention peut viser à réduire la contamination ou les risques. · La surveillance de l’incidence fait partie des premières étapes de l’approche. · Les mesures efficaces sont ensuite intégrées dans les pratiques. · L’identification des facteurs de risque contribue à rechercher les causes.

Explication

L’approche comprend la surveillance de l’incidence, l’identification des facteurs de risque, l’intervention visant à réduire les risques, puis l’implémentation des mesures efficaces. L’identification des causes relève des facteurs de risque, tandis que l’implémentation concerne l’intégration dans les pratiques.

21. Parmi les propositions suivantes concernant les transports et le risque d’infection, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le métro était associé à un sur-risque d’infection de 20 %.
Le train était associé à un sur-risque d’infection de 50 %.
Le taxi était associé à un sur-risque d’infection de 20 %.
La voiture partagée avec des proches était associée à un sur-risque de 30 %.
L’avion était associé à un sur-risque d’infection de 30 %.

Le métro était associé à un sur-risque d’infection de 20 %. · La voiture partagée avec des proches était associée à un sur-risque de 30 %.

Explication

Le sur-risque était de 30 % en voiture partagée avec des proches ou amis et de 20 % dans le métro. Il atteignait 50 % en taxi, 30 % en train et 70 % en avion, ce qui contredit les autres valeurs proposées.

22. Concernant la prévalence d’une maladie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle fournit une mesure de la présence d’une maladie dans une population.
Elle dénombre les cas présents à un instant ou pendant une période donnée.
Elle ne prend en compte que les nouveaux cas observés pendant une période.
Elle rapporte les cas de maladie à la population considérée.
Elle inclut les cas nouvellement apparus et les cas préexistants.

Elle fournit une mesure de la présence d’une maladie dans une population. · Elle dénombre les cas présents à un instant ou pendant une période donnée. · Elle rapporte les cas de maladie à la population considérée. · Elle inclut les cas nouvellement apparus et les cas préexistants.

Explication

La prévalence dénombre les cas présents à un instant ou durant une période, qu’ils soient nouveaux ou préexistants, puis les rapporte à la population concernée. Le décompte des seuls nouveaux cas correspond à l’incidence.

23. Concernant la médecine fondée sur les preuves :

Elle écarte l’expérience clinique lorsqu’une donnée scientifique existe.
Elle associe les données scientifiques actuelles à l’expérience clinique du praticien.
Elle prend en compte les préférences du patient dans la prise en charge.
Elle vise une prise en charge personnalisée du patient.
Elle repose principalement sur l’intuition personnelle du praticien.

Elle associe les données scientifiques actuelles à l’expérience clinique du praticien. · Elle prend en compte les préférences du patient dans la prise en charge. · Elle vise une prise en charge personnalisée du patient.

Explication

La médecine fondée sur les preuves associe les meilleures données scientifiques, l’expérience clinique et les préférences du patient afin de personnaliser la prise en charge. Elle ne repose pas principalement sur l’intuition et n’écarte pas l’expérience du praticien.

24. Concernant les niveaux de preuve des études épidémiologiques, quelles sont les réponses exactes ?

Le niveau 1 comprend les méta-analyses d’essais randomisés.
Le niveau 4 correspond aux études de cohorte.
Le niveau 4 regroupe principalement les essais contrôlés bien conduits.
Le niveau 1 comprend les essais randomisés de bonne qualité.
Les études descriptives peuvent relever du niveau 4 de preuve.

Le niveau 1 comprend les méta-analyses d’essais randomisés. · Le niveau 1 comprend les essais randomisés de bonne qualité. · Les études descriptives peuvent relever du niveau 4 de preuve.

Explication

Le niveau 1 correspond aux méta-analyses d’essais randomisés et aux essais randomisés de bonne qualité. Les études descriptives peuvent relever du niveau 4, qui comprend aussi les études transversales ou fortement biaisées. Les études de cohorte correspondent au niveau 2 de preuve.

25. À propos des objectifs et limites des études descriptives :

Elles peuvent contribuer à connaître une pathologie et son évolution.
Elles établissent à elles seules un lien causal entre une maladie et un facteur.
Elles peuvent mesurer les besoins de soins d’une population.
Elles servent à générer des hypothèses de recherche.
Elles identifient avec certitude le facteur responsable d’une maladie.

Elles peuvent contribuer à connaître une pathologie et son évolution. · Elles peuvent mesurer les besoins de soins d’une population. · Elles servent à générer des hypothèses de recherche.

Explication

Les études descriptives permettent de connaître une pathologie, son évolution, les besoins de soins et de générer des hypothèses. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir un lien de causalité ni d’identifier avec certitude un facteur responsable.

26. La démarche scientifique de recherche comprend :

L’évaluation des effets des soins par des études expérimentales.
L’évaluation des interventions avant toute description du phénomène.
La recherche des facteurs associés à l’apparition du phénomène.
La description du phénomène après l’évaluation expérimentale des soins.
L’observation et la description initiale d’un phénomène étudié.

L’évaluation des effets des soins par des études expérimentales. · La recherche des facteurs associés à l’apparition du phénomène. · L’observation et la description initiale d’un phénomène étudié.

Explication

La démarche commence par observer et décrire un phénomène, puis recherche les facteurs associés, avant d’évaluer les soins et interventions par des études expérimentales. L’ordre inverse proposé dans les autres formulations ne correspond pas à cette démarche.

27. Une étude descriptive porte notamment sur :

La fréquence des maladies observées dans une population.
La variation d’un phénomène de santé au cours du temps.
La comparaison rétrospective de l’exposition entre malades et non-malades.
La survenue d’une maladie chez des sujets répartis selon leur exposition.
La répartition des facteurs de santé selon la géographie.

La fréquence des maladies observées dans une population. · La variation d’un phénomène de santé au cours du temps. · La répartition des facteurs de santé selon la géographie.

Explication

Une étude descriptive analyse la fréquence et la répartition des maladies et facteurs de santé selon la géographie, le temps et les caractéristiques des personnes. La comparaison rétrospective cas-témoins et le suivi selon l’exposition relèvent d’études analytiques.

28. Un protocole de recherche précise notamment :

La population, les critères de jugement et les facteurs de confusion y sont décrits.
Le protocole présente les résultats statistiques définitifs avant le début de l’étude.
Le protocole exclut les implications éthiques et les modalités concernant le personnel.
Les hypothèses, les objectifs et le type d’étude sont précisés dans le protocole.
La gestion des données, le budget, le calendrier et les références y figurent.

La population, les critères de jugement et les facteurs de confusion y sont décrits. · Les hypothèses, les objectifs et le type d’étude sont précisés dans le protocole. · La gestion des données, le budget, le calendrier et les références y figurent.

Explication

Le protocole décrit notamment les hypothèses, objectifs, type d’étude, population, critères de jugement et facteurs de confusion. Il précise aussi la gestion des données, le budget, le calendrier, les références, les implications éthiques et le personnel ; il ne contient pas les résultats définitifs avant l’étude.

29. Concernant l’interprétation des résultats d’un test diagnostique :

Un vrai positif correspond à un test positif chez une personne malade.
Un faux positif correspond à un test négatif chez une personne malade.
Un vrai négatif correspond à un test négatif chez une personne non malade.
Un faux négatif correspond à un test négatif chez une personne malade.
Un vrai négatif correspond à un test positif chez une personne non malade.

Un vrai positif correspond à un test positif chez une personne malade. · Un vrai négatif correspond à un test négatif chez une personne non malade. · Un faux négatif correspond à un test négatif chez une personne malade.

Explication

Un vrai positif associe maladie et test positif, tandis qu’un vrai négatif associe absence de maladie et test négatif. Un faux négatif est un test négatif chez une personne malade ; le test positif chez une personne non malade correspond au faux positif.

30. L’investigateur d’une recherche impliquant la personne humaine :

Inclut les patients selon le protocole de recherche établi.
Est propriétaire des données produites par l’ensemble de la recherche.
Surveille la réalisation de la recherche conformément aux bonnes pratiques cliniques.
Est une personne physique dirigeant la recherche sur un lieu déterminé.
Assure la responsabilité globale du financement et de la gestion de la recherche.

Inclut les patients selon le protocole de recherche établi. · Surveille la réalisation de la recherche conformément aux bonnes pratiques cliniques. · Est une personne physique dirigeant la recherche sur un lieu déterminé.

Explication

L’investigateur est une personne physique qui dirige et surveille la recherche sur un lieu, respecte les bonnes pratiques et le protocole, et inclut les patients. La responsabilité globale, le financement et la propriété des données relèvent du promoteur.

31. Parmi les propositions suivantes concernant la randomisation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La répartition des participants est choisie par les chercheurs avant l’intervention.
La randomisation consiste à répartir les participants selon leur préférence thérapeutique.
La randomisation augmente les risques de biais liés à la composition des groupes.
Le tirage au sort répartit les participants entre les groupes d’un essai contrôlé.
La randomisation favorise la comparabilité des groupes constitués.

Le tirage au sort répartit les participants entre les groupes d’un essai contrôlé. · La randomisation favorise la comparabilité des groupes constitués.

Explication

Dans un essai contrôlé randomisé, le tirage au sort répartit les participants et favorise la comparabilité des groupes. Une répartition décidée par les chercheurs ou choisie par les participants n’est pas une randomisation, et celle-ci vise à diminuer les biais.

32. À propos des études transversales et longitudinales :

Une étude longitudinale suit les mêmes individus au cours du temps.
Une étude longitudinale mesure l’exposition et le jugement lors d’une seule observation.
Une étude longitudinale permet d’étudier l’évolution des individus dans le temps.
Une étude transversale nécessite plusieurs mesures successives chez chaque participant.
Une étude transversale mesure exposition et jugement à un moment donné.

Une étude longitudinale suit les mêmes individus au cours du temps. · Une étude longitudinale permet d’étudier l’évolution des individus dans le temps. · Une étude transversale mesure exposition et jugement à un moment donné.

Explication

Une étude transversale mesure simultanément l’exposition et le critère de jugement à un moment donné. Une étude longitudinale suit les individus dans le temps et permet donc d’en étudier l’évolution; les deux autres descriptions inversent leurs caractéristiques.

33. Concernant l’hypothèse de recherche, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle correspond à une conclusion établie avant la collecte des données.
Elle constitue une réponse présumée à la question de recherche.
Elle oriente la réalisation du projet de recherche.
Elle peut être confirmée ou infirmée par l’étude.
Elle décrit la contribution attendue des chercheurs à un domaine.

Elle constitue une réponse présumée à la question de recherche. · Elle oriente la réalisation du projet de recherche. · Elle peut être confirmée ou infirmée par l’étude.

Explication

L’hypothèse est une réponse présumée à la question de recherche ; elle oriente le projet et peut être confirmée ou infirmée. La contribution attendue correspond à l’objectif de recherche, et l’hypothèse n’est pas une conclusion déjà établie.

34. La loi Jardé distingue les catégories suivantes de recherches impliquant la personne humaine :

Les recherches hors loi Jardé constituent une catégorie des recherches impliquant la personne humaine.
Les recherches observationnelles modifiant la prise en charge habituelle relèvent des recherches non interventionnelles.
Les recherches interventionnelles constituent une catégorie prévue par la loi Jardé.
Les recherches interventionnelles à risques et contraintes minimes constituent une catégorie distincte.
Les recherches non interventionnelles constituent une catégorie prévue par la loi Jardé.

Les recherches interventionnelles constituent une catégorie prévue par la loi Jardé. · Les recherches interventionnelles à risques et contraintes minimes constituent une catégorie distincte. · Les recherches non interventionnelles constituent une catégorie prévue par la loi Jardé.

Explication

La loi Jardé distingue les recherches interventionnelles, les recherches interventionnelles à risques et contraintes minimes et les recherches non interventionnelles. Les recherches hors loi Jardé ne relèvent pas de cette classification, et une modification de la prise en charge caractérise une intervention étudiée.

35. Parmi les responsabilités attribuées au promoteur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le promoteur est propriétaire des données recueillies pendant la recherche.
Le promoteur est garant de la qualité de la recherche menée.
Le promoteur inclut et surveille les patients sur le lieu de recherche.
Le promoteur constitue l’interlocuteur unique du Comité de Protection des Personnes et de l’Autorité Compétente.
Le promoteur est responsable de la sécurité des participants à la recherche.

Le promoteur est propriétaire des données recueillies pendant la recherche. · Le promoteur est garant de la qualité de la recherche menée. · Le promoteur constitue l’interlocuteur unique du Comité de Protection des Personnes et de l’Autorité Compétente. · Le promoteur est responsable de la sécurité des participants à la recherche.

Explication

Le promoteur veille à la sécurité des participants, garantit la qualité, possède les données et constitue l’interlocuteur unique des autorités mentionnées. L’inclusion et la surveillance des patients sur le lieu de recherche incombent à l’investigateur.

36. Concernant la distinction entre études diagnostiques et études épidémiologiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les études diagnostiques recherchent les déterminants de l’état de santé.
Les études épidémiologiques ne recherchent pas les déterminants de l’état de santé.
Les études diagnostiques évaluent la validité de tests diagnostiques ou de dépistage.
Les études diagnostiques peuvent également évaluer la fiabilité d’un test.
Les études épidémiologiques peuvent décrire l’état de santé d’une population.

Les études diagnostiques évaluent la validité de tests diagnostiques ou de dépistage. · Les études diagnostiques peuvent également évaluer la fiabilité d’un test. · Les études épidémiologiques peuvent décrire l’état de santé d’une population.

Explication

Les études diagnostiques évaluent la validité et la fiabilité des tests diagnostiques ou de dépistage ; elles ne recherchent pas les déterminants de l’état de santé. Les études épidémiologiques décrivent l’état de santé d’une population, recherchent ses déterminants et évaluent des interventions ; elles ne se limitent donc pas aux tests diagnostiques.

37. Parmi les exigences applicables à une recherche, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Selon le cas, une non-opposition ou un consentement exprès ou écrit est recueilli.
L’information du patient est requise pour toute recherche.
Une recherche peut débuter sans information du patient lorsque les données sont médicales.
Les formalités auprès de la CNIL et de l’ANSM peuvent être nécessaires.
Un avis éthique fait partie des démarches requises selon la recherche.

Selon le cas, une non-opposition ou un consentement exprès ou écrit est recueilli. · L’information du patient est requise pour toute recherche. · Les formalités auprès de la CNIL et de l’ANSM peuvent être nécessaires. · Un avis éthique fait partie des démarches requises selon la recherche.

Explication

Toute recherche nécessite l’information du patient ; selon la situation, une non-opposition ou un consentement exprès ou écrit est recueilli. Un avis éthique ainsi que les démarches requises auprès de la CNIL et de l’ANSM complètent le dispositif ; le caractère médical des données ne dispense pas d’information.

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Qu'est-ce que la médecine fondée sur les preuves utilise pour une prise en charge personnalisée ?

Les meilleures données scientifiques, l'expérience clinique et les préférences du patient.

Quelles sont les étapes principales de l'EBM ?

Formuler une question, rechercher, évaluer, puis déduire une conduite personnalisée.

Quels critères guident la conduite personnalisée en EBM ?

La balance bénéfice-risque et les préférences du patient.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur SP 4.

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