QCM : Risques liés aux addictions — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le plan gouvernemental SIMCA 2023-2027 qualifie-t-il les conduites addictives pour la société ?

Comme une difficulté principalement individuelle nécessitant des réponses médicales ponctuelles
Comme un défi majeur appelant une politique interministérielle constante et déterminée
Comme un phénomène culturel appelant une régulation conduite par le secteur associatif
Comme un problème économique appelant une action coordonnée entre les entreprises

Comme un défi majeur appelant une politique interministérielle constante et déterminée

Explication

Le plan SIMCA 2023-2027 considère les conduites addictives comme un défi majeur et préconise une politique interministérielle menée avec constance et détermination. L’idée d’un problème principalement individuel ne correspond pas à cette approche globale de société.

2. Quelle qualification convient aux comportements addictifs dans le cadre de leur prise en charge ?

Des antécédents médicaux nécessitant une approche de santé
Des habitudes culturelles relevant d’une analyse anthropologique
Un mode de vie relevant principalement des préférences personnelles
Des pratiques sociales nécessitant surtout une intervention éducative

Des antécédents médicaux nécessitant une approche de santé

Explication

Les comportements addictifs doivent être considérés comme des antécédents médicaux et non comme un mode de vie. Les réduire à des préférences ou à des pratiques culturelles risque de négliger leur dimension sanitaire.

3. Quelle caractéristique définit une drogue au sens psychoactif ?

Elle change principalement les caractéristiques physiques d’un aliment
Elle fournit une énergie nécessaire au maintien de l’activité cérébrale
Elle modifie la perception, les émotions, la pensée ou le comportement
Elle agit sur l’organisme sans modifier les fonctions psychiques

Elle modifie la perception, les émotions, la pensée ou le comportement

Explication

Une drogue est définie par sa capacité à modifier la manière de percevoir, de ressentir, de penser ou de se comporter. Une substance dépourvue d’effet sur les fonctions psychiques ne relève pas de cette définition.

4. Qu’est-ce qui caractérise une substance psychoactive ?

Elle agit sur le cerveau et modifie certaines de ses fonctions
Elle agit sur les muscles sans produire d’effet sur l’activité cérébrale
Elle modifie la composition du sang sans influencer le fonctionnement mental
Elle stimule les organes sensoriels sans intervention du système nerveux

Elle agit sur le cerveau et modifie certaines de ses fonctions

Explication

Une substance psychoactive agit sur le cerveau et en modifie certaines fonctions. Une substance qui n’a aucune action cérébrale ne peut pas être qualifiée de psychoactive.

5. De quels facteurs dépendent notamment les effets d’une substance psychoactive ?

De la réputation du produit, de son prix et de son conditionnement
De l’âge, du lieu de consommation et de la catégorie sociale
De la fréquence des repas, du sommeil et de l’activité physique
De la substance, de la dose et des associations de produits

De la substance, de la dose et des associations de produits

Explication

Les effets varient selon la substance, la dose consommée et les associations de produits, et peuvent toucher la perception, l’humeur ou le comportement. Le prix ou le conditionnement ne constituent pas les facteurs pharmacologiques mis en avant ici.

6. Quelle situation correspond à la définition de l’addiction ?

Adopter une pratique fréquente sans éprouver de compulsion persistante
Répéter une consommation ou un comportement malgré ses conséquences néfastes
Ressentir des effets physiques après l’arrêt d’une substance prescrite
Utiliser une substance pendant une période variable pour maintenir son équilibre

Répéter une consommation ou un comportement malgré ses conséquences néfastes

Explication

L’addiction est un état pathologique marqué par la compulsion à consommer ou à répéter un comportement malgré ses conséquences néfastes. Les phénomènes physiques et psychiques liés à l’utilisation d’une substance décrivent plutôt la dépendance.

7. Que désigne la dépendance selon la définition médicale retenue ?

Un ensemble de phénomènes psychiques et physiques rendant certaines substances indispensables
Une difficulté sociale liée à l’usage occasionnel d’une substance psychoactive
Une compulsion à répéter un comportement malgré ses conséquences défavorables
Une préférence durable pour une activité procurant un sentiment de satisfaction

Un ensemble de phénomènes psychiques et physiques rendant certaines substances indispensables

Explication

La dépendance regroupe des phénomènes psychiques et physiques qui rendent certaines substances indispensables à l’équilibre psychophysiologique après une durée variable d’utilisation. La compulsion malgré les conséquences néfastes relève plutôt de la définition de l’addiction.

8. Quel exemple relève d’une addiction sans produit exogène ?

La dépendance aux jeux d’argent et de hasard
L’usage régulier de cannabis associé à une tolérance croissante
La consommation répétée d’opiacés obtenus sur prescription
La prise prolongée d’un médicament détourné de son indication

La dépendance aux jeux d’argent et de hasard

Explication

Les jeux d’argent et de hasard font partie des addictions sans produit exogène, comme les achats compulsifs ou la dépendance aux écrans. Les autres exemples impliquent la consommation d’une substance.

9. Quelle distinction décrit correctement le risque par rapport au danger ?

Le risque concerne les conséquences médicales, tandis que le danger concerne les conséquences sociales et professionnelles.
Le risque dépend de la dose consommée, tandis que le danger dépend principalement de la fréquence d’exposition.
Le risque correspond à une probabilité évaluée par une personne, tandis que le danger peut exister indépendamment de cette évaluation.
Le risque désigne un dommage certain, tandis que le danger correspond à une inquiétude variable selon les personnes.

Le risque correspond à une probabilité évaluée par une personne, tandis que le danger peut exister indépendamment de cette évaluation.

Explication

Le risque est une probabilité dont l’importance dépend de la personne et de la valeur qu’elle attribue à l’événement. Le danger, lui, peut être présent sans dépendre de cette appréciation personnelle.

10. Quelle recommandation correspond aux repères de consommation d’alcool à moindre risque ?

Ne pas dépasser 10 verres standard par jour, à condition de les répartir sur la semaine.
Limiter la consommation à 3 verres standard par jour et 15 par semaine, sans règle concernant les jours de pause.
Ne pas dépasser 2 verres standard par jour et 10 par semaine, en prévoyant des jours sans alcool.
Respecter 2 verres standard par jour en moyenne, même si la consommation est quotidienne.

Ne pas dépasser 2 verres standard par jour et 10 par semaine, en prévoyant des jours sans alcool.

Explication

Les repères recommandent au maximum 2 verres standard par jour et 10 par semaine, avec des jours sans consommation. Respecter la limite quotidienne ne rend pas une consommation quotidienne dépourvue de risque.

11. Dans quelle situation toute consommation d’alcool est-elle considérée comme à risque ?

Lorsqu’un adulte consomme un verre lors d’un repas pris à son domicile un jour de congé.
Lorsqu’une personne pratique une activité sportive régulière après avoir mangé un repas équilibré.
Lorsqu’une personne conduit un véhicule après avoir consommé un médicament sans effet connu sur la vigilance.
Lorsqu’une personne boit une quantité inférieure aux repères hebdomadaires recommandés.

Lorsqu’une personne conduit un véhicule après avoir consommé un médicament sans effet connu sur la vigilance.

Explication

La conduite automobile et l’association avec des médicaments font partie des situations où toute consommation d’alcool est à risque. Les autres situations décrites ne correspondent pas, en elles-mêmes, aux contextes listés.

12. Quelle association distingue correctement le craving du sevrage dans un trouble de l’usage ?

Le craving est un besoin impérieux de consommer, tandis que le sevrage survient lors de l’arrêt de la substance.
Le craving concerne les conséquences sociales, tandis que le sevrage désigne les difficultés professionnelles liées à l’usage.
Le craving apparaît après l’arrêt, tandis que le sevrage correspond à une envie intense avant la consommation.
Le craving désigne une tolérance accrue, tandis que le sevrage correspond à une perte de contrôle des usages.

Le craving est un besoin impérieux de consommer, tandis que le sevrage survient lors de l’arrêt de la substance.

Explication

Le craving correspond à une envie impérieuse de consommer, alors que le sevrage apparaît lorsque la substance est arrêtée. Les deux notions ne désignent donc ni la tolérance ni les conséquences psychosociales.

13. Selon le DSM-5, comment est classé un trouble de l’usage reposant sur 4 critères ?

Comme une consommation sans trouble identifié.
Comme une addiction modérée.
Comme une addiction sévère.
Comme une addiction faible.

Comme une addiction modérée.

Explication

Selon le DSM-5, la présence de 4 à 5 critères correspond à une addiction modérée. Deux à trois critères correspondent à une forme faible, tandis que six critères ou davantage indiquent une forme sévère.

14. Quel exemple illustre un risque d’addiction pour autrui plutôt qu’un risque individuel ?

Rencontrer des difficultés professionnelles à cause de son usage.
Provoquer un accident de la route qui blesse d’autres personnes.
Subir un isolement social lié à ses habitudes de consommation.
Développer une atteinte chronique de sa propre santé physique.

Provoquer un accident de la route qui blesse d’autres personnes.

Explication

Les accidents de la route, comme les violences et la négligence parentale, constituent des risques pour autrui. Les atteintes à la santé, l’isolement social et les difficultés professionnelles concernent d’abord la personne elle-même.

15. Lequel de ces problèmes appartient aux complications respiratoires associées au cannabis ?

La neuropathie périphérique.
L’emphysème.
L’infarctus du myocarde.
L’insuffisance rénale aiguë.

L’emphysème.

Explication

L’emphysème fait partie des complications respiratoires associées au cannabis, avec notamment la BPCO, la laryngite chronique et le pneumothorax. L’infarctus relève plutôt des complications cardiovasculaires.

16. Chez les jeunes, quelle conséquence cognitive et scolaire peut être associée à la consommation de cannabis ?

Une amélioration des performances professionnelles grâce à une vigilance accrue.
Une amélioration de la mémoire immédiate, favorisant une meilleure concentration en classe.
Une diminution de l’attention et de la mémoire immédiate, pouvant s’accompagner de difficultés scolaires.
Une augmentation durable de la motivation, facilitant la réussite dans les tâches complexes.

Une diminution de l’attention et de la mémoire immédiate, pouvant s’accompagner de difficultés scolaires.

Explication

Chez les jeunes, le cannabis peut altérer l’attention et la mémoire immédiate, avec des difficultés scolaires ou professionnelles et un syndrome amotivationnel. Il ne produit donc pas une amélioration des performances cognitives.

17. Chez des adolescents prédisposés, quel effet est associé à une consommation massive de cannabis commencée avant 15 ans ?

Elle entraîne une diminution par 2 du risque de difficultés scolaires.
Elle divise par 4 le risque de schizophrénie.
Elle multiplie par 2 le risque de troubles respiratoires chroniques.
Elle multiplie par 4 le risque de schizophrénie.

Elle multiplie par 4 le risque de schizophrénie.

Explication

Une consommation massive de cannabis à l’adolescence avant 15 ans multiplie par 4 le risque de schizophrénie chez les jeunes prédisposés. Les autres propositions modifient soit le risque psychiatrique, soit l’effet associé.

18. Quel énoncé caractérise le risque routier associé au cocktail cannabis-alcool ?

Il multiplie par 4 le risque de causer un accident mortel, et un accident sur 10 est dû à l’alcool.
Il multiplie par 29 le risque de causer un accident mortel, et un accident sur huit est dû au cannabis.
Il multiplie par 8 le risque de causer un accident mortel, et un accident sur 29 est dû au cannabis.
Il réduit le risque d’accident mortel lorsque les deux substances sont consommées en quantités modérées.

Il multiplie par 29 le risque de causer un accident mortel, et un accident sur huit est dû au cannabis.

Explication

L’association du cannabis et de l’alcool multiplie par 29 le risque de provoquer un accident mortel, tandis qu’un accident sur huit est attribué au cannabis. Les autres réponses inversent ou remplacent les valeurs et les effets documentés.

19. Quelle situation correspond au tabagisme passif chez une personne non-fumeuse ?

Inhaler volontairement une cigarette allumée
Consommer une cigarette électronique sans nicotine
Respirer la fumée produite par l’entourage
Présenter une dépendance après avoir fumé régulièrement

Respirer la fumée produite par l’entourage

Explication

Le tabagisme passif concerne les non-fumeurs exposés à la fumée produite par d’autres personnes. Fumer soi-même relève du tabagisme actif, même si la dépendance peut être présente dans les deux situations.

20. Quelle affirmation caractérise le tabac en matière de mortalité en France ?

Il intervient principalement dans les décès accidentels
Il constitue la première cause évitable de mortalité
Il provoque environ 6 800 décès chaque année
Il représente la deuxième cause évitable de mortalité

Il constitue la première cause évitable de mortalité

Explication

Le tabac est la première cause évitable de mortalité et a provoqué 68 000 décès en France en 2023. Le chiffre de 6 800 décès sous-estime donc fortement l’impact mentionné.

21. Quel effet obstétrical est associé au tabagisme pendant la grossesse ?

Une augmentation du risque d’accouchement prématuré
Une diminution du risque de grossesse extra-utérine
Une prévention du retard de croissance utérine
Une réduction du risque de fausse couche

Une augmentation du risque d’accouchement prématuré

Explication

Le tabagisme pendant la grossesse augmente notamment les risques de fausse couche, de retard de croissance utérine, de grossesse extra-utérine et d’accouchement prématuré. Les autres propositions inversent ces associations de risque.

22. Quelle conduite est appropriée pour une personne qui fume et souhaite allaiter ?

Reporter l’allaitement jusqu’à la disparition complète de la dépendance
Maintenir l’allaitement et proposer une aide à la réduction ou à l’arrêt
Conseiller l’arrêt de toute aide afin de respecter son choix
Contre-indiquer l’allaitement dès qu’un tabagisme est constaté

Maintenir l’allaitement et proposer une aide à la réduction ou à l’arrêt

Explication

Le tabagisme ne doit pas conduire à contre-indiquer l’allaitement, et une aide à l’arrêt ou à la réduction des risques doit être proposée. La présence d’un tabagisme appelle donc un accompagnement plutôt qu’une interdiction automatique.

23. Quelle attitude soignante favorise l’établissement d’une relation thérapeutique de qualité ?

Se substituer aux professionnels chargés des décisions judiciaires
Limiter l’échange aux informations strictement administratives
Accueillir la personne avec empathie et sans jugement
Sanctionner les comportements considérés comme dangereux

Accueillir la personne avec empathie et sans jugement

Explication

L’accueil, l’empathie, l’écoute active, la disponibilité et l’absence de jugement permettent de construire une relation thérapeutique de qualité. La sanction relève de la justice, tandis que le soignant accompagne la personne.

24. Face à une modification de l’état clinique d’une personne en sevrage, quelle action relève du soignant ?

Surveiller les changements, alerter et transmettre des éléments précis
Attendre une aggravation avant de signaler les signes observés
Poser le diagnostic médical définitif et choisir le traitement
Remplacer l’évaluation clinique par une décision administrative

Surveiller les changements, alerter et transmettre des éléments précis

Explication

Le soignant surveille l’état clinique, repère les signes de sevrage, alerte et transmet des informations précises et pertinentes. Le diagnostic médical et la décision thérapeutique relèvent du médecin, ce qui n’empêche pas le soignant de signaler rapidement les changements.

25. Quel ensemble de signes peut évoquer un sevrage nécessitant parfois une intervention médicale urgente ?

Fatigue passagère, hydratation normale, sourire et détente
Tremblements, agitation, confusion et agressivité
Somnolence légère, appétit stable, calme et concentration
Douleur localisée, toux isolée, fièvre modérée et prurit

Tremblements, agitation, confusion et agressivité

Explication

Les tremblements, l’agitation, la confusion et l’agressivité peuvent faire partie des signes de sevrage et justifier une intervention médicale urgente. Les autres ensembles ne regroupent pas les manifestations caractéristiques indiquées.

26. Quelle orientation peut proposer un soignant dans une prise en charge des addictions ?

Interrompre le suivi dès qu’une réduction des risques est envisagée
Réserver l’accompagnement au médecin sans associer d’autres professionnels
Confier la situation à la justice afin qu’elle organise le suivi
Diriger la personne vers un psychologue, un psychiatre ou une assistante sociale

Diriger la personne vers un psychologue, un psychiatre ou une assistante sociale

Explication

Le soignant peut orienter la personne vers un psychologue, un psychiatre ou une assistante des services sociaux et participer à une prise en charge pluriprofessionnelle. La réduction des risques repose précisément sur la coordination de plusieurs intervenants.

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Qu'affirme C. Olievenstein sur l'existence des sociétés sans drogues ?

Il n'existe pas de société sans drogues.

Comment les cultures sont-elles liées aux consommations de drogues ?

Elles sont liées notamment par les rituels chamaniques et le vin sacré catholique.

Que considère le plan SIMCA 2023-2027 concernant les conduites addictives ?

Il les considère comme un défi majeur pour la société.

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